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Quelques questions sur des parents Cixous ayant pu être parfois de passage au 54 rue Philippe à Oran entre 1936 et 1945…

18nov

Jusqu’ici, en ces articles de ce blog, il m’est arrivé de mentionner, mais à peine _ faute de développements un tant soit peu substantiels dans les livres que j’ai pu lire jusqu’ici d’Hélène Cixous : rien que de très brèves elliptiques mentions de noms et prénoms, autant dire quasiment rien pour satisfaire mon endémique curiosité… _, quelques autres membres, oncles, tantes, frères, sœurs, beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines des proches de la petite Hélène Cixous et son petit frère Pierre,

seulement très furtivement évoqués _ même pas des ombres, et encore moins des fantômes qui parlent, et avec lesquels converser… _ qui peuvent apparaître sous forme d’un plus ou moins précis lien de parenté _ par exemple, en 17 pages de « MDEILMM Parole de taupe » : « ma cousine«  _, ou d’un prénom _ par exemple, à la page 140 de « MDEILMM Parole de taupe » : « Claire« , en la phrase : « La cousine s’oriente entre les Claire et les Deborah,  je m’y perds« ,

qui suit immédiatement cette autre phrase assez intéressante pour mes essais de repérage généalogique des Cixous d’Algérie : « Avec le temps les vingt-quatre progénitures tous mariés avec cousins cousines entreabrahamisés et automoïsés deviennent de plus en plus nombreux de plus en plus petits, il y a de plus en plus d’issus abrahamoïsés » ;

et la phrase qui lui succède, page 141, est la suivante : « Le petit peuple des souris, gent de beaucoup de cœur, est uni vers le cap de la Reine _ soit Reine Sicsu, veuve de Samuel Cixous, du 3e étage du 54 rue Philippe à Oran, ces années-là… _ _ Personne n’ayant le téléphone, des cousins arrivent au troisième étage sans prévenir, à la suite d’un tremblement de terre _ l’oncle Moïse Cixous (né à Tiaret le 2  février 1875 et qui décèdera à Fréjus le 4 juin 1963, frère d’Abraham et Samuel Cixous) et sa famille sont domiciliés à Orléansville ! Et Moïse Cixous, photographe, était président de la Ligue des Familles Nombreuses d’Orléansville..  _ ou d’une plaie _ afin de se faire soigner par le cousin médecin Georges Cixous… Parmi les traits remarquables de ces mouvements : la famille ne s’entredéchire pas. Un instinct  _ à défaut de téléphone _ guide les consanguins, qui leur évite les embouteillages. Alice semble avoir joué le rôle de centrale-Information« … _ dans ce « MDEILMM Parole de taupe« .

Il faut donc bien davantage préciser, pour commencer, les données d’identités de Claire Cixous, Déborah Cixous et Gabriel Cixous,

soient les deux sœurs et le frère de Georges-Jonas Cixous (Oran, 5 septembre 1908 – Alger, 12 février 1948),

soient aussi les deux tantes et l’oncle paternel d’Hélène (née à Oran le 5 juin 1937) et de Pierre Cixous (né à Oran le 11 novembre 1938) ;

et éventuellement leurs domicialisations respectives ces années-là, entre 1936 et 1945…

Si le nom de Claire Cixous est bien prononcé _ cf le détail qui en est donné un peu plus haut ici même… _ à la page 140 de « MDEILMM Parole de taupe« ,

nulle part, cependant, rien qui la concerne personnellement n’apparaît ici ; ni non plus, à mon souvenir du moins, que dans les ouvrages précédents que j’ai pu lire de sa nièce Hélène Cixous ;

et cela à la différence, du moins pour ce qui concerne cet opus-ci, de ce qui apparaît ici de sa sœur cadette Déborah (Oran, 17 janvier 1906 – Cachan, 27 août 1992)…

Ainsi Claire Cixous (Oran, 9 novembre 1903 – Paris, 28 septembre 1995) a-t-elle été mariée deux fois ; une première fois avec un monsieur Benhamou, dont elle a eu un enfant Benhamou ; puis, une seconde fois, à Oran, le 13 août 1928, Isaac-Fernand Amar, dont elle a eu avec trois enfants Amar, parmi lesquels, peut-être, ce cousin qu’Hélène Cixous nomme ici « mon Cousin Saul, le nain (…), l’archiviste demeuré, qui a découpé le petit scarabée de Journal _ soit l’avis du décès de Georges-Jonas Cixous, le père d’Hélène, paru dans Alger républicain en février 148 , et reproduit page 65 _ et l’a conservé, pour une durée perpétuelle, dans l’ambre poussiéreux de ses vieux cartons, parmi les avis de naissances, morts, et divers événements généalogiques  » et « c’est Saulqui a transformé la rumeur du monde en dalle funéraire, émondé le siècle de mon père, découpé au ciseau le flot sonore des jours, réduit le corps de mon père en scarabée d’or« , page 66 ; et aussi, page 158, celui qu’elle nomme le « neveu Saul-co-théosophe » de sa « Tante Déborah » Cixous…

Et qu’ailleurs, dans « Nacres Cahier« , cette fois, à la page 44, et sous l’en-tête « Chez Paul-les-Malheureux – 11 juin 2017« , elle nomme cette fois « Paul, mon cousin, 88 ans » ;  puis, page 66, « Paul, mon cousin« , immédiatement suivi de « Pi, ma cousine, 85 ans, longue chevelure blanche soyeuse qui fut brune jadis » ;

une notation de 2017 (dans « Nacres Cahier« ) qui vient à l’appui de celle de maintenant (dans « MDEILMM Parole de taupe« ) : « Elle _ « Ma Cousine« ... _ a les cheveux longs en soie blanche, longs, longs, qu’elle met depuis quatre-vingts ans, et c’est comme si elle me regardait dans mes cheveux très courts, de toute la longueur de ses cheveux, et je sautille. (…) La Cousine mange des gâteaux…« …

Je me demande donc si ce « Cousin Saul-le nain« , « neveu Saul-co-théosophe » de « Ma Tante Déborah » _ et un peu plus tôt « Paul, mon cousin, 88 ans«  (en juin 2017) _,

et cette « Ma Cousine » _ et un peu plus tôt « Pi, ma cousine, 85 ans«  (en 2017) _,

ne sont pas des enfants _ nés, Saul-Paul, en 1929, et sa sœur Pi, en 1932… _ de la sœur aînée de Déborah et Georges-Jonas Cixous, soit Claire Cixous, et de son second mari Isaac-Fernand Amar _ mariés à Oran le 25 janvier 1929, comme cette mention de mariage a été rajoutée sur l’acte d’état-civil de naissance de Claire Cixous, en date du 25 janvier 1929.. _, qui ont eus trois enfants ;

dont ce Saul-Paul, né vers 1929, et cette Pi, née vers 1932…

Et, concernant cette tante Déborah, de nombreux _ plus ou moins homériques _ qualificatifs, aidant un peu à la situer au sein de la galaxie familiale des Cixous (du second étage du 54 rue Philippe à Oran) :

_ page 141 : « Déborah La Malade née-pour-être-soignée, ou pour avaler le Couscous réservé au Fils par la mère et rien qu’à Lui » ;

_ page 149 : et à propos de la medium Alice Carisio  « Sa Fervente Déborah la Malade-Née-pour-être-Soignée » ;

_ page 150 : « Déborah-la-mauvaise-santé » ;

_ page 151 : « la Vie Secrète de la Vierge Déborah » et « Maigre Déborah » ;

_ page 153 : « maigre Déborah » ;

_ page 158 : « Ma tante Déborah, cas digne, aura laissé instruction à son neveu Saul-co-théosophe qu’il veille à ce que la Prière soit enterrée avec elle, afin que morte elle soit gardée des ennemis invisibles » ;

et page 159 : « Grêle Déborah couchée le regard tourné vers les photos de ses hommes récite à voix haute : Barnasa…« 

En revanche, rien n’apparaît dans ces récits d’Hélène Cixous sur le quatrième et dernier membre de la fratrie des 4 enfants de Samuel Cixous (Tiaret, 10 septembre 1877 – Oran, 6 juin 1933) et son épouse Reine Sicsu (Oran, 20 octobre 1881 – Paris, 7 juin 1965),

je veux parler ici de Gabriel Cixous (Oran, 24 octobre 1912 – ?, 1er juillet 1957),

qui a obtenu le baccalauréat de Philosophie au Lycée de Garçons d’Oran au mois de juillet 1926 ; a été diplomé de la Faculté de Médecine et Pharmacie d’Alger en juillet 1931 ; et qui a exercé en tant que médecin ou pharmacien à L’Arba en 1948 et 1949, selon les renseignements que j’ai pu glaner jusqu’ici…


Lui, Gabriel Cixous _ qu’il ne faut pas confondre avec un cousin Gabriel Cixous, d’Orléansville, photographe, fils de Moïse Cixous (Tiaret, 2 février 1875 – Fréjus, 4 juin 1963, « le photographe d’Orléansville«  dont a parlé Roger Cixous, fils de ce Gabriel et petit-fils de ce Moïse Cixous, en un article intitulé « Mon Grand-Père, le Photographe d’Orléansville »…) _,

n’est, semble-t-il, pas du tout entré dans l’imageance de sa nièce Hélène Cixous…

Il est vrai que j’ignore l’essentiel de ce qui est advenu des rapports d’Eve Klein, la veuve de Georges Cixous, avec les membres de sa belle-famille Cixous à la suite du décès, à Alger, du Dr Georges Cixous, survenu le 12 février 1948. il me semble que le tropisme ashkénaze tourné vers les racines d’Osnabrück a dû être plus puissant qu’un éventuel tropisme séfarade orienté vers les racines de Tétuan… Mais c’est surtout là mon ignorance qui s’exprime, et probablement bien à tort…

Ne serait-ce qu’au vu de la résonance infiniment durable et aux harmoniques profondes des souvenirs et fantasmes de la maison aux escaliers du 54 rue Philippe à Oran, entre 1936-37 et 1945-46…

D’où la présence prenante en ce récent opus qu’est « MDEILMM Parole de taupe« , la taupe continuant bien sûr de creuser et parler (page 63), de personnages comme « Monsieur Èmile » et sa sœur, la « medium-écrivain » (page 133), Alice Carisio _ et Madame Léonetti, « la théosophe la plus secrètement réputée de cette ville philosophique«  qu’est Oran (page 115) ; ou aussi le souvenir de la fameuse Madame Blavatsky (page 154), sans compter quelques références à un Artemidorus (page 30), ou à un Jonas Ramus (page 80), venant titiller et alimenter ici l’imageance poïétique fantastique et ailée d’Hélène Cixous… _ du quatrième étage, au haut des escaliers de l’immeuble, du 54 rue Philippe, à Oran…

À suivre…

Ce vendredi 18 novembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902…

18août

En forme de suite à mon article d’hier « « ,

cette réflexion-ci sur la diversité un peu contrastée des regards portés rétrospectivement sur Maurice Ravel, sa personnalité, ou encore son œuvre, par ses amis luziens de la famille Gaudin…

Et je me place à ce moment charnière du 28 septembre 1901, quand, par le mariage de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, Maurice Ravel, âgé alors de 26 ans, et reçu depuis bien longtemps dès son enfance en cette maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta, s’est trouvé devenir ainsi apparenté à la famille Gaudin au sein de laquelle sa grand-tante Gachucha Billac était depuis 1875 la domestique-gouvernante des enfants…

Les regards des « amis » Gaudin-Bibal-Dupous, à Saint-Jean-de-Luz, sur le petit Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, ont ainsi forcément « évolué« 

le jour, ce 28 septembre 1901, donc, où le petit Maurice _ âgé alors de 26 ans _ n’a plus été seulement le petit-neveu et filleul de la domestique de la maison Gaudin qui faisait office de gouvernante des enfants _ Charles (1875 – 1910), Marie-Pascaline (1876 – 1877), Pierre (1878 – 1914), Marie (1879 – 1976), Jane (1880 – 1979), Pascal (1883 – 1914) et Louis (1886 – 1899) Gaudin _ d’Annette Bibal et son époux Edmond Gaudin, Gachucha Billac (Ciboure,  15 mai 1824 –  Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), laquelle était la sœur de la grand-mère maternelle de Maurice, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874),

quand la cousine au 3e degré de Maurice, Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875) _ fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 octobre 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ; laquelle était la sœur de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782- Ciboure, 23 août 1855), l’arrière grand-mère de Maurice Ravel _, a épousé Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 19 novembre 1875), le fils aîné des 7 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-deLuz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936 _ lesquels s’étaient mariés le 27 janvier 1875 à Saint-Jean-de-Luz.

On peut probablement s’interroger aussi, au passage, déjà sur la position qu’avait occupée _ en tant que domestique ?.. en tant qu’amie de jeunesse ?.. _ la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), auprès de la famille Bibal-Dupous (et notamment auprès d’Annette Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845), avant le voyage et le séjour, en 1871 ou 72 _ les données biographiques demeurent ici confuses ! _ que Marie Delouart a fait en Espagne, pour accompagner et assister _ précisément en remplacement d’Annette Bibal, qui avait alors dû, cette année-là, demeurer à Saint-Jean-de-Luz afin de veiller sur son fiancé Edmond Gaudin, encore mal remis de blessures reçues lors de la guerre contre la Prusse en 1870 _ la modiste parisienne Madame Félix allant présenter à Madrid sa collection annuelle de chapeaux _ comme Annette Bibal l’avait fait les années précédentes _ ; voyage et séjour madrilènes au cours desquels Marie Delouart allait faire la rencontre _ peut-être dans les jardins d’Aranjuez… _ de Pierre-Joseph Ravel (19 septembre 1832 – Paris, 13 octobre 1908), qu’elle épouserait peu après, à Paris, le 30 avril 1873…   

De petit-neveu et filleul de la domestique de la maison Dupous-Bibal-Gaudin qu’était sa grand-tante Gachucha Billac, que le petit Maurice était jusqu’alors, 

ce 28 septembre 1901-là Maurice Ravel devenait en effet aussi un parent _ certes un peu éloigné dans les degrés de cousinage… _ de la famille Gaudin en tant que cousin au 3e degré de la belle-fille de la maison Dupous-Bibal-Gaudin _ au 41 rue Gambetta _, Magdeleine Hiriart-Gaudin,

la bientôt mère du premier petit-fils de cette maison Gaudin, le petit Edmond, qui allait naître à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903.

Même si les absences successives (en 1809 , puis en 1840) de pères légitimes connus pour les naissances d’enfants en cette famille Delouart _ dans la généalogie de la branche maternelle Delouart de Maurice Ravel, sa mère Marie Delouart, née en 1840, et sa grand-mère Sabine Delouart, née en 1809, sont toutes deux nées de père inconnu : le premier père légitime identifié remonte au cibourien Gratien Delouart (1748-1798), le père de Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1855), l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel… _ ne facilitaient pas la reconnaissance en des milieux en pleine ascension sociale tels que les Bibal et les Gaudin (et aussi les Hiriart) à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle…

Entre-temps _ c’est-à-dire entre le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart le 28 septembre 1901 et la naissance de leur fils unique le petit Edmond Gaudin le 30 mai 1903 _, et en cette même maison du 41 rue Gambetta, décèdera le 17 décembre 1902 la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac, âgée de 78 ans ; puis, deux semaines après le 30 mai, le 16 juin 1903, c’est la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, Victoire Dupous-Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1822 ; et veuve de Pierre Bibal depuis le 12 septembre 1855), qui disparaît à l’âge de 81 ans.

Le statut de Maurice Ravel, qui devenait ces années-là, et c’est à relever, un musicien de mieux en mieux reconnu, a-t-il pour autant vraiment changé au sein de la maison Gaudin du 41 rue Gambetta ? Du fait de la position de sa cousine au 3e degré Magdeleine au sein de cette famille Gaudin, Maurice Ravel est-il désormais regardé comme un parent _ le cousin qu’il est… _ au sein la famille Gaudin ?..

Au regard de la correspondance conservée et accessible _ in l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur _ de Maurice Ravel avec des membres de la famille Gaudin, cela n’est certes pas flagrant !..

Un ami, oui ; un cousin éloigné, non.

Pour un tel dossier à ouvrir, nous ne disposons en tout et pour tout jusqu’ici que de deux lettres de condoléances (en date des 8 octobre 1910 _ « Ma chère cousine« , à la page 246.. _ et 24 novembre 1914 _ « Mon cher Maurice«  « Votre cousine, Madeleine« , à la page 403… _) échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin à l’occasion des décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu en mission diplomatique noyé sur le fleuve Oubangui le 12 septembre 1910, puis des deux beaux-frères de Magdeleine Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914…

Et il nous faut aussi considérer que beaucoup de lettres, en particulier avec la très aimable Marie Gaudin, ont hélas disparu, ou ne nous sont pas accessibles… C’est fort dommage…

Et nous ne disposons pas non plus d’autres lettres échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin…

Mais le regard de la famille Gaudin sur Ravel et sa personnalité n’a pas évolué non plus dans ce qui demeure présent de la mémoire familiale transmise dans la famille Gaudin et la famille Courteault, aux témoignages développés et fort aimables des conversations détaillées que j’ai pu avoir, à plusieurs reprises, avec Maylen Gaudin-Lenoir, fille d’Edmond Gaudin, et son cousin Pascal Courteault, fils de Pierre Courteault…

À l’exception bien affirmée de la personnalité chaleureuse et ouverte et joyeuse de la très fidèle amie de toutes leurs vies, Marie Gaudin (1879 – 1976), ainsi que de la charmante Annie Courteault (1913- 1994),

il semble bien que le regard dominant porté sur Maurice Ravel, homme discret, humble et pudique, au sein de la famille Gaudin, est demeuré pour l’essentiel celui porté à l’origine sur le petit-neveu de la domestique Gachucha Billac, auquel, enfant, étaient réservées les assiettes ébréchées… ;

y compris, et bien plus tard _ et même musicalement ! _, de la part d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et de son cousin Pierre Courteault (1910 -2006), pour lesquels Maurice Ravel ne ménageait pas son affectueuse attention.

Des questions qui continuent de me travailler…

À suivre…

Ce jeudi 18 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

En poursuivant ma lecture de mes notes de l’été 2018 sur l’installation des Bioy en Argentine au XIXe siècle…

10août

En poursuivant ma lecture de mes notes de l’été 2018 sur l’installation des Bioy en Argentine au XIXe siècle,

j’ai retrouvé ce que j’avais relevé alors de l’histoire de l’arrivée en Argentine de divers parents Bioy venus d’Oloron…

L’histoire des Bioy en Argentine débute avec la venue d’Antoine Bioy Croharé (Oloron, 7 décembre 1809 – Oloron, 5 août 1883) en 1834-1835.

Peu après son mariage, à Préchacq-Navarrenx _ lieu de résidence de l’épouse (ainsi que la famille Lanusse)… _, le 23 septembre 1834 avec Marie-Anne Casamayou (1809 – 1889) _ à laquelle le liait peut-être (ainsi qu’aux Lanusse, de ce village) certains ancêtres communs : Poey, Mirande ?.. La chose deseure toujours à creuser… _ ;

et peu après la conception de leur premier enfant, Claire Elisabeth Bioy, qui naîtra à Oloron (maison Herrou, rue de la Sablière _ future rue Chanzy, puis rue Louis Barthou… _), le 8 juillet 1835 ; cette enfant décèdera dix jours plus tard, le 18 juillet 1835 ;

mais juste avant le retour d’Antoine Bioy Croharé chez lui à Oloron, et la conception du second enfant d’Antoine Bioy Croharé et son épouse Marie-Anne Casamayou : la petite Clotilde Marie Bioy (Oloron, 3 juin 1836 – Oloron, 1914), qui a été conçue _ à Oloron _ fin août 1835 , et qui naîtra à Oloron (maison Poey, rue la Sablière) le 3 juin 1836.

Entre temps, en Argentine, à Pardo (sur le territoire de Las Flores), Antoine Bioy construira une maisonnette, qui existe toujours, et qui porte la date de 1835 sur son fronton, sur un terrain qu’il avait « arrendado » (loué). Le lieu portera plus tard le nom de « El Rincon Viejo » ; et sera la propriété de son fils _ le troisième enfant du couple _ Jean-Baptiste Bioy Casamayou (Oloron, 6 août 1838 – Buenos Aires, 1919) ; puis de son petit-fils Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27 juillet 1882 – Buenos Aires, 26 août 1962) ; puis de son arrière-petit-fils Adolfo Bioy Casares (Buenos Aires, 15 septembre 1914 – Buenos Aires, 8 mars 1999) ; en maintenant du fils aîné de Marta Bioy Ocampo (New-York ? ou bien en France ?, 8 juin 1954 – Buenos Aires, 4 janvier 1994), Florencio Basavilbaso Bioy (Paris, 27 juillet 1973)…

Une ambiguïté demeure quant à un éventuel retour (en 1850) ou pas d’Antoine Bioy Croharé en Argentine et à Pardo : les récits d’Adolfo Bioy Domecq et d’Adolfo Bioy Casares divergent sur ce point _ d‘importance…

Toujours est-il que c’est le fils d’Antoine, Jean-Baptiste Bioy Casamayou _ dit Juan Bautista Bioy Poey dans certaines généalogies argentines… _ qui, fin 1853 – début 1854, fit, avec ses amis _ et probablement lointains parents _ Lanusse (de Préchacq-Navarrenx), le voyage du Béarn vers l’Argentine ; et qui est venu à Pardo, retrouver _ puis agrandir _ la maison construite en 1935 par son  père. 

À suivre…

A titre d’information,

voici un riche et dense courriel que j’avais adressé, le 22 août 2018, à Bruno Lucbéreilh,

membre d’une famille oloronaise apparentée aux Bioy :

Voici cher Monsieur,
un aperçu de mes recherches sur Adolfo Bioy Casares et sa famille
tant en Béarn qu’en Argentine.
 
C’est surtout sur quelques points encore un peu obscurs de la généalogie des Bioy
ainsi que leurs diverses demeures à Oloron
que des lumière béarnaises me seraient d’un certain secours…
J’espère ne pas être trop confus dans le compte-rendu de ces recherches…
 
Récapitulatif de courriels (du 9 juillet au 21 août) :

 
1) à Françoise : « Parenté des Bioy et des Lucbéreilh » 9-7-2018 à 9h 30
2) « Rectification : Les Bioy, les Noblet, les Daguzan, etc. » 10-7, à 10h 01
3) à Françoise : « Questions sur Antoine Bioy (1809-1883) et Marie Anne Casamayor (1809-1889) : identités des personnes et des maisons à Oloron + Hervé Lucbereilh » 21-7, à 11h 56
4) à Jacques : « Ajouts et corrections à mon message « Avancées de mes recherches sur les Bioy en Argentine » du 15 juillet » 23-7, à 10h 53
5) à Agnès Lanusse« Les parentés Lanusse-Bioy », 23-7, à 15h 47
6) à Jacques : « Rappel : autres générations Bioy et Daguzan et liens avec les Supervielle et les Lucbereilh » 24-7, à 7h 47
7) à Agnès : « les frères Pierre & Antoine Lanusse-Larroudé et Jean-Baptiste Bioy » 26-7, à 14h 32
8) à Françoise : « Louise Domecq à 14 ans en Argentine, en 1858 » 28-7, à 8h 30
9) à Françoise :  « Mes avancées de recherche de ce matin : les frères Bioy Domecq suicidés et les bisaïeules Bioy (Casamayou, Lanusse…) en Béarn » 30-7, à 15h 16
10) à François : « Estacion Erize (suite) + nom du village d’origine des Erize en Navarre : Las- iur » 21-8, à 10h 17
 
1) « Parenté des Bioy et des Lucbereilh »
L’ancêtre commun aux Bioy et aux Lucbereilh
est Jean Bioy, Bidos, 22-4-1699 – Bidos, 20-9-1771 (époux de Marie Casenave)
père de Jean-Baptiste Bioy, Bidos, 11-9-1737 – Bidos, 7-11-1785 (époux d’Isabeau Muchadaa)
& de Geneviève Bioy, Oloron, 3-1-1746 – Oloron, 19-5-1838 (épouse de Jacques Guillaume Noblet).
Entre Jean Bioy et nous, il y a 6 générations :
1) Jean-Baptiste Bioy (Bidos, 1737),
2) Jean-Baptiste Bioy (Bidos, 1768),
3) Antoine Bioy (Oloron, 1809),
4) Marcelin Bioy (Oloron, 1840),
5)Paul Bioy (Oloron, 1878),
6) Marcelle & Marie-France Bioy (Nantes, 1912 & Tarbes, 1918),
7) Francis Lippa (Libourne, 1947) & Françoise Morin (Talence, 1950)
et entre Jean Bioy et Hervé & Bruno Lucbereilh, il y a 8 générations :
1) Geneviève Bioy (Oloron, 1746),
2) Elisabeth Noblet (Oloron, 1772),
3) Marie Elisabeth Josèphe Montaut (Oloron, 1798),
4) Bernard Capdevielle (Oloron, 1821),
5) Mélanie Capdevielle (Agnos, 1847),
6) Catherine Loustalot (Agnes, 1866),
7) Jean Marcel Emile Lucbereilh-Laborde-Lacoste (Lomas de Zamora, 1896),
8) François Joseph Marie Lucbereilh-Laborde-Lacoste (?),
9) Hervé Marcel François Marie Lucbereilh-Laborde-Lacoste (1958) & Bruno Lucaereilh-Laborde-Lacoste.
 
2) « Rectification : Les Bioy, les Noblet, les Daguzan, etc. »
 
En me relisant,

je m’aperçois que j’a fait une erreur parmi l’entrecroisement des parentés des familles d’Oloron.
 
Voici ce que j’ai écrit hier :
 
Et dans mes recherches,
je m’aperçois de plus en plus de l’importance des épouses des Bioy,
et de l’entrecroisement de ces familles d’Oloron…
 
Par exemple,
l’épouse de notre ancêtre Jean-Baptiste Bioy (1737 – 1785) était Isabeau Muchadaa (1756 ou 1741 – 1809)
dont la nièce Marie-Josèphe Muchada (Oloron, 14-3-1759 – Oloron, 15-12-1796) était l’épouse de Jacques-Guillaume Noblet (c. 1740 – 3-5-1776), écrivais-je.
Non, ici je fais erreur : le mari de Marie-Josèphe Muchada n’était pas Jacques-Guillaume Noblet, mais un Daguzan,
Jean-Pierre Daguzan (1753 – 20-1-1832) :
fils de Jean Daguzan (Bidos, 3-8-1718 – ) et Jeanne Baron,
petit-fils de Pierre Daguzan dit Toulouse (Bidos, c. 1659 – Bidos, 20-11-1763) et Jeanne Loustau-Comeig,
et arrière petit-fils de nos ancêtres (Daguzan) Jean Daguzan et Marie Bonnecaze ;
dont descend notre arrière-grand-mère Marie Isabelle Daguzan (Oloron, 15-8-1847 – Oloron, 28-2-1900),
épouse le 23-8-1871 à Oloron de Marcelin Bioy (Oloron, 14-4-1840 – Oloron, 1917).
 
L’épouse de ce Jacques-Guillaume Noblet (c. 1740 – 3-5-1776)
était Geneviève Bioy (3-6-1746 – 9-5-1838) _ dont descendent Hervé et Bruno Lucbereilh _,
la fille de Jean Bioi (22-4-1699 – 20-9-1771) et Marie Casenave,
et soeur de ce Jean-Baptiste Bioy (11-9-1737 – 7-11-1785), époux d’Isabeau Muchadaa (Oloron, 1741 – Oloron, 12-9-1809),
arrière-grands-parents (Bioy) de notre arrière-grand-père Marcelin Bioy.
 
Jacques-Guillaume Noblet (c. 1740 – 3-5-1776) était
membre d’une famille de peintres connus
(son père Pierre Noblet est né à Boulogne sur Mer en 1715 et est mort à Mirande en 1774) ;
et qui a très probablement un lien de parenté avec François Noblet (1868 – 1933),
l’époux d’Anna Bioy (1877 – 1952,
et elle-même soeur des frères Jean-Baptiste et Célestin Bioy d’Hasparren ; ainsi que de Julie Bioy, épouse Plumet).
François Noblet et Anna Bioy sont les parents de Marie-Amélie (Mimi) Noblet, épouse de Robert Erize ;
et de Xavier Noblet, le pharmacien de Biscarrosse.
 
Mais je n’ai pas encore réussi à établir le lien entre Jacques-Guillaume Noblet (mort en 1776)
et  François Noblet (né en 1868).
 
Jacques-Guillaume Noblet a eu au moins deux fils :
Pierre Joseph Noblet (25-11-1773 – 23-4-1813) 
et François Noblet (26-7-1785 – 5-1-1864) ;
mais je n’ai pas pu identifier leurs descendants…
La petite-fille de François Noblet (et Anna Bioy),
et fille aînée de Xavier Noblet,
Marie Claire Noblet,
a été, succédant à son père, pharmacienne à Biscarrosse.
Elle a pris sa retraite ; et je lui ai rendu visite à Biscarrosse le 4 août dernier.
 
La veuve de Xavier Noblet, Marie-Thérèse Bardet, est décédée à Biscarrosse le 18-10-2016.
Marie-Claire Noblet a deux soeurs :
Marie-Christine Noblet est mariée à Patrice Ménard ;
et Nicole Noblet est la compagne de Frédéric Vastel.
3) « Questions sur Antoine Bioy (1809-1883) et Marie Anne Casamayor (1809-1889) : identités des personnes et des maisons à Oloron + Hervé Lucbereilh »
Dans la généalogie des Bioy que vous, Jacques et François Bioy, avez établie,

les parents de Clotilde Bioy (1836-1914), Jean-Baptiste Bioy (1838-1919), Marcelin Bioy (1840-1917) et Xavier Bioy (1842-1931)
sont nommés Antoine Bioy (1809-1883) et Marie Anne Casamayou (1809-1889).
Et ils se sont mariés à Préchacq-Navarrenx le 23-9-1834.
 
Mais dans une généalogie argentine
(d’après La Descendencia de Francisco de Paula Saubidet de Marcelo Aubone Ibarguren, Ed. Buenos Aires 2007),
les parents de Jean-Baptiste Bioy (né à Oloron en 1838)
sont nommés cette fois Juan Bioy et Margarita Poey
_ Marguerite Poey dont les parents pourraient être
Jean-Baptiste Poey (Gurs 23-9-1783 – ?)
et Marie Marguerite Casamayor Rey (Sainte-Marie 17-7-1770 – Sainte Marie, maison Lichets, 19-3-1840).
 

Existe probablement un lien de famille entre les Casamayor (ou Casamayou) et les Poey ; 

il me semble avoir lu quelque part que Marie Anne Casamayou était une enfant naturelle ; 
son père était-il un Poey, de Gurs ? Ou d’Oloron
(c’est dans une maison Poey, rue de la Sablière, que naît le 3-6-1836 le second enfant d’Antoine Bioy et son épouse Marie Anne Casamayou, Marie Clotilde Bioy _ l’année précédente, le 8-7-1835 (et alors qu’Antoine Bioy se trouvait parti en Argentine, à Pardo, où il construisit l’amorce de ce qui sera bien plus tard, complétée par son fils Juan Bautista Bioy, la maison nommée, en 1868 El Alambrado, puis, en 1871, El Rincon Viejo), était née maison Herrou, rue de la Sablière, à Oloron, leur premier enfant, mais qui décède à l’âge de dix jours : Claire Elisabeth Bioy….

Cf cette généalogie des Casamayor :
 
Ce que pourrait corroborer l’indication du nom de la maison de naissance (le 3-6-1836) de Clotilde Bioy,
la maison Poey rue Sablière, à Oloron.
 
L’année précédente, le 8-7-1835, était née une soeur Claire Elisabeth Bioy (qui décèdera à l’âge de dix jours) maison Herrou rue de la Sablière à Oloron.
Et le 24-5-1844 naîtra maison Bonnecaze rue Sablière à Oloron un frère Clément Bioy, qui décèdera deux mois et demi plus tard, le 9-8-1844.
 
Le nom de la maison de naissance de Jean-Baptiste Bioy (le 6-8-1838) n’est pas indiqué dans la généalogie réalisée par Jaques Bioy ;
non plus que le nom de la maison de naissance de Marcelin Bioy (le 14-4-1840) ;
En revanche, est indiqué le nom de la maison de naissance de Xavier Bioy (le 3-12-1842) : la maison Croharérue des Maisons Neuves..
 
S’agirait-il en 1835 (pour Claire Elisabeth), 1836 (pour Marie Clotilde) et 1844 (pour Clément), de la même maison, rue de la Sablière ?
 
Et même s’agit-il de la maison qui deviendra la maison Bioyau 28 de la rue devenue rue Chanzy ?
Cette rue Chanzy qui deviendra ensuite la rue Louis Barthou, et avec un autre numérotage.
Cf l’indication maison Bioy 28 rue Chanzy donnée lors du décès de l’épouse de Marcelin Bioy, Marie Isabelle Daguzan, le 28-2-1900…
 
Est-de ce mariage d’Antoine Bioy et de Marie Anne Casamayor Poey (?) que date l’installation des Bioy à Oloron,
auparavant résidant à Bidos ?..
 
La maison Croharé se trouvait à Oloron rue des Maisons Neuves _ je ne sais pas la situer…
 
Francis
P. s. : je recherche aussi qui pouvait bien être la « abuela o bisabuela de mi padre » dont parle Adolfo Bioy Domecq en son premier livre de Souvenirs, Antes del 900, page 185,
et qui serait, écrit-il, une Lanusse…
 
Du côté du grand-père paternel d’Adolfo Bioy Domecq, Antoine Bioy (Oloron, 7-12-1809 – Oloron, 5-8-1883),
voici les noms des épouses Bioy :
Jeanne Claire Croharé Pachabat (épouse de Jean-Baptiste Bioy Muchadaa ; et fille de Marie Pachabat),
Isabeau Muchadaa Lagarde (épouse de Jean-Baptiste Bioy Casenave ; et fille d’Anne Lagarde),
Marie Casenave (épouse de Jean Bioy Loupon).
 
C’est donc du côté des ancêtres de sa grand-mère paternelle,
Marie Anne Casamayor (ou Casamayou), ou Marie Marguerite Poey,
 qu’il faut probablement rechercher une aïeule qui serait une Lanusse _ ou apparentée ; existent des liens entre les Mirande (de Castetnau-Camblong : le grand-père maternel de Louise Domecq ), et les Poey (de Gurs)…
 
Parmi les ancêtres Lanusse et les ancêtres Bioy
se trouvent bien en commun des Lafore…
Mais jusqu’ici je n’ai pas encore trouvé l’identité précise de cette « abuela o bisabuela Lanusse » de Juan Bautista Bioy Casamayor (ou Poey),
le père d’Adolfo Bioy Domecq… 
Cf aussi cet article à propos d’une réunion des descendants Lanusse le 11 novembre 2017 à San Isidro :
Je vais tâcher d’en savoir un peu plus auprès d’Agnès Lanusse, à Pau,
épouse de Benoît Larradet.
4) « Ajouts et corrections à mon message « Avancées de mes recherches sur les Bioy en Argentine »
Antoine Bioy (Oloron, 7-12-1809 – Oloron, 5-8-1883) :
 
Antoine Bioy, se serait rendu en Argentine vers 1835 (il s’est marié à Préchacq-Navarrenx le 23-9-1834, avec Marie Anne Casamajor, née le 24-6-1812),
et aurait alors créé la propriété à Pardo,
qui prendra le nom d’ El Alambrado en 1868, puis d’ El Rincon Viejo, en 1871 ou 72. Antoine engendrera à Oloron sa fille Marie Clotilde qui naît le 3-6-1836 ; il était donc rentré d’Argentine à la fin août 1835…

Des ambiguïtés demeurent sur l’identité (et la filiation paternelle) de cette conjointe d’Antoine Bioy (leur mariage a eu lieu le 23-9-1834 à Préchacq Navarrenx ; Claire Elisabeth naîtra à Oloron le 8-7-1835 ; elle a été conçue fin septembre 1834 ; consulter les dates !),

qui est nommée Marie Marguerite Poey dans certaines généalogies argentines.
Ce qui concorderait avec le nom « Poey » de la maison située rue Sablière à Oloron
dans laquelle est née la fille d’Antoine et Marie Anne : Clotilde Bioy le 3-6-1836 !
L’épouse d’Antoine Bioy, Marie Anne (née en 1809), pourrait être fille de
Marie Marguerite Casamayor Rey (Sainte-Marie, 17-7-1770 – Sainte-Marie, maison Lichets, 19-3-1840)
et de Jean-Baptiste Poey (Gurs, 23-9-1783 – ?)
qui se sont mariés à Gurs le 11 février 1806… Pourquoi au moment de son mariage à Préchacq-Navarrenx le 23-9-1834, est-elle déclarée fille naturelle de sa mère?

 
Mais Antoine Bioy
_ s’est-il entendu à Pardo avec les membres _ indigènes natifs et occupants du lieu _ de la famille Pardo ? : c’est plus que probable !!! _,
revient vite à Oloron _ pour ne plus repartir en Argentine ? ainsi que le dit Adolfito dans un entretien avec Maria Saenz Quesada _,
où naissent _ c’est bien sûr à noter ! _ tous ses enfants, entre 1835 et 1844 :
Claire le 8-7-1835 ; Clotilde le 3-6-1836 ; Jean-Baptiste, le 6-8-1838 ; Marcelin, le 14-4-1840 ; Adolphe, le 15-10-1841 ; Xavier, le 3-12-1842 ; Clément, le 24-5-1844.
 
Antoine Bioy serait peut-être brièvement revenu à Pardo en 1850 _ mais je ne retrouve plus dans mes notes où j’ai trouvé mention de cela…
 
Et c’est son fils Juan Bautista (né à Oloron le 6-8-1838 ; et venu en Argentine en 1854, avec Pierre et Antoine Lanusse, de Préchacq-Navarrenx) qui fit poser en 1868 (Antes del 900, page 52 ! « En aquella época se llamo « El Alambrado »  a la estancia »)
la toute première clôture en cette région.
Cette estancia ne prenant son nom de « Rincon Viejo » que « tres o cuatro ans despues » (soit en 1871 ou 72), page 52.
L’histoire de Juan Bautista Bioy Casamayou (ou peut-être Poey, comme l’indiquent les généalogies argentines),
comme celle de son épouse Louise Domecq Mirande (originaire de Jasses, un village situé entre Navarrenx et Dognen ; et proche aussi de Préchacq-Navarrenx),
demande(-nt) à être considérablement précisée(s) ! Et c’est même une priorité pour fixer l’historique de l’installation des Bioy en Argentine… Il semble que tous deux aient un lien fort avec Pardo : où Antoine avait construit une maison ; et Louise étant amie au collège à Buenos Aires avec Gregoria Pardo, originaire de Pardo !
 
Le mariage de Jean-Baptiste et Louise a-t-il eu lieu en Argentine ?.. Très probablement... Et à quelle date ? et en quel lieu ?
Leur premier né, Javier Bioy Domecq, est né le 6-5-1867 à Las Flores _ à l’estancia de Pardo probablement,
qui ne s’appelait encore ni « El Rincon Viejo » (en 1871). ni même « El Alambrado » (en 1868)…
 
Louise Domecq Mirande (née le 15-1-1844, à Jasses)
est allée au collège à Buenos Aires (avec Gregoria Pardo, la fille de don Felipe Pardo), écrit Adolfo Bioy Domecq à la page 18 de Antes el 900.
Les Pardo (Lino 1, Felipe, Lino 2, Pascasio, Remigio, Gregoria) _ indigènes de Pardo _ avaient donc des liens non seulement avec Antoine Bioy,
mais aussi avec les Domecq (au moins Louise, sinon ses oncles Mirande, ou ses frères Domecq) !!!
Ces liens passent-ils seulement par le collège de Buenos Aires dans lequel Gregoria Pardo et Louise Domecq furent condisciples ?

L’aîné des oncles Domecq (Juan, Enrique et Emilio) d’Adolfo Bioy Domecq était né à Jasses (de même que Louise en 1844) le 28-2-1826 ; et il revint mourir à Jasses.

Emilio Domecq, lui aussi né à Jasses, en 1846, est revenu mourir à Jasses, en 1887.
Seul Enrique Domecq, né à Jasses le 16-4-1838, est décédé (d’un cancer) en Argentine : « en su quinta de Barracas », écrit Adolfo Bioy Domecq à la page 93 de son Antes el 900.
A quelle date ces Domecq vinrent-ils donc sinstaller en Argentine ?
 
Et en effet ont vécu aussi en Argentine 3 frères Domecq de Louise :
Juan, l’aîné, « nacido antes de 1830 », page 93 (le 28-2-1826 à Jasses) ; et mort à Jasses, une fois retourné en France pour se soigner, page 94 (le 9-12-1882) ;
Enrique (« murió de cancer a los 42 anos », page 93 (né à Jasses le 16-4-1838, et mort en su quinta de Barracas en 1880) ;
et Emilio (1846 – 1887), le parrain de baptême de son neveu Adolfo Bioy Domecq, page 92.
Cette fratrie Domecq Mirande était donc bien installée en Argentine ; et peut-être même à Pardo ou dans les environs…
 
Juan Bautista Bioy « tenia veinte anos (en 1858) cuando se conocieron _ à Pardo ! _ con don Lino (Pardo) », écrit Adolfo Bioy Domecq à la page 15 d’Antes el 900.

Et ce sont les Pardo qui ont donné leur nom au village, où fut commencé de construire en 1835 par Antoine Bioy ce qui deviendra El Rincon Viejo de son fils Juan Bautista…

Ce qu’attestent diverses photos conservées dans la famille (cf page 67) :
« Había también sobre esa mesa un daguerreotipo de mi padre a los decinueve o veintiuno anos (a uno de las veinte _ et il était né le 6 août 1838 à Oloron : ce qui donne en 1857 ou 1859 pour cette photo ! _)
que conservo actualmente (en 1953) en mi poder » ; etc.
5) « Les parentés Lanusse-Bioy »
Dans le premier volume de ses Souvenirs, intitulé Antes del 900
Adolfo Bioy Domecq  évoque,
outre un ancien lien de parenté (en Béarn) entre les Bioy et les Lanusse
la abuela o bisabuela de mi padre _ son père : Juan Bautista Bioy Casamayor (ou Poey) _ era una Lanusse », page 185 : je cherche à l’identifier !)
la très grande amitié qui unissait la casa Bioy et Pedro Lanusse (Larroudé), en Argentine, pages 181-182.
 
Si bien que le jour de la mort de Pedro Lanusse Larroudé, le 6 novembre 1897,
la porte de la casa Bioy calle Alsina à Buenos Aires a été recouverte de noir.
« El afecto era tan hondo y tan puro que superaba cualquier vinculo de sangre », page 185.
 
Je note aussi que « durante el verano de 1899-1900, estábamos en Pardo. (…)
Acompanaban a mi madre _ née Louise Domecq Mirande, à Jasses le 15-1-1844, et épouse de Juan Bautista Bioy _ en el veraneo
Malena e Isabel Lanusse », page 153 :
c’est-à-dire Maria Magdalena Lanusse Fernandez (née à Buenos Aires le 23-4-1852)
et Isabel Lanusse Fernandez (née à Buenos Aires le 19-11-1860),
laquelle épousera Emilio Juan Javier Bioy (né à Las Flores le 6-5-1867),
le fils aîné de Juan Bautista Bioy (Oloron, le 6-8-1838 – Buenos Aires, 1919) et Mathilde Louise Domecq (Jasses, le 15-1-1844 – Buenos Aires, 1913).
 
Maria Magdalena et Isabel Lanusse Fernandez
sont filles de Jean Philippe Lanusse Mouras (Préchacq Navarrenx, le 1-5-1814 – Buenos Aires, le 22-8-1869)
et Maria Ramona Fernandez Martinez (San Antonio de Areco, le 31-8-1818 – Buenos Aires, le 25-2-1874), qui se sont mariés à Buenos Aires le 20-5-1848.
 
Jean-Philippe Lanusse Mouras (1814 – 1869) était l’oncle paternel de Pierre Lanusse Larroudé (1839-1897),
dont le père Pierre Lanusse Mouras (Préchacq Navarrenx, le 26-2-1808 – Préchacq Navarrenx, le 16-3-1883) était le frère aîné.
Vers 1854, le neveu Pierre Lanusse Larroudé (et son frère Antoine) a rejoint l’oncle Jean-Philippe Lanusse Mouras
qui l’avait précédé en Argentine, et s’y était marié en 1848. Pierre et Antoine firent le voyage avec Jean-Baptiste Bioy !!!!
Encore un autre lien familial entre les Bioy et les Lanusse,
en plus du mariage entre Javier Bioy Domecq (né le 6-5-1867) et Isabel Lanusse Fernandez :
le mariage entre Juan Bautista Bioy Domecq (né le 2-6-1874 – Buenos Aires, 2-5-1938)
et Margarita Lanusse Cazenave (Buenos Aires, le 1-6-1881 – Buenos Aires, le 15-1-1964),
fille de Pierre Lanusse Larroudé (1839-1897) et de Marie Cazenave Larralde (c. 1851 – Buenos Aires, le 4-6-1929).
6) « Rappel : autres générations Bioy et Daguzan et liens avec les Supervielle et les Lucbereilh »
voici,
parmi le rappel d’autres généalogies Bioy que j’ai élaborées récemment,
les liens de parenté qui existent entre les Bioy, les Daguzan et les Supervielle à Oloron.
 
L’arrière-grand-père Bernard Xavier Supervielle (Oloron, 30 avril 1848 – Paris, 2 juillet 1901) de Silvia Baron Supervielle
a pour arrière-grand-mère Marie Jeanne Daguzan (c. 1751 – Oloron, 21 septembre 1819),
dont la fille Marie Véronique Bergez
est l’épouse de Bernard Supervielle (Oloron, 12 juillet 1786 – 21 novembre 1838)
et la mère de Romain Dominique Supervielle (7 août 1807 – 7 janvier 1889).
 
Et la mère de mon grand-père Paul Bioy,
est Marie Isabelle Daguzan (Oloron, 15 août 1847 – Oloron, 28-2-1900) _ cousine germaine de Monseigneur Daguzan.
 
L’ancêtre commun côté Daguzan (à Oloron) est
Jean Daguzan, époux de Marie Bonnecaze,
dont les deux fils Antoine (c. 1672 – 1749), époux de Marie Cassou
et Pierre (c. 1689 – 1763), époux de Jeanne Loustau Comeig,
sont à la racine de nos 2 lignées (disons Supervielle et Bioy), que voici :
 
Lignée de Pierre Daguzan (c. 1789 – 1763) : Lignée d’Antoine Daguzan (c. 1672 – 1749) :
 
Jean Daguzan (1718 – ), époux de Jeanne Baron, Pierre Daguzan (1717 – 1790), époux de Catherine Gourgues,
Marie Jeanne Daguzan (c. 1751 – 1819), épouse de Joseph Bergès, Pierre Daguzan (1758 – 1815), époux de Marie Anne Estoucou,
Marie Véronique Bergès (1781 – 1840), épouse de Bernard Supervielle, Urbain Daguzan (c. 1783 – 1849), époux de Magdelaine Fourcade,
Romain Dominique Supervielle (1817 – 1889), époux de Anne Etchehon, Jean Daguzan (1816 – 1854), époux de Marguerite Bastide,
Bernard Xavier Supervielle (1848 – 1901), époux de Mariana Munyo, Marie Isabelle Daguzan (1847 – 1900), épouse de Marcelin Bioy,
Ana Supervielle Munyo (1881 -1969) épouse de Jean Etienne Baron, Antoine Bioy (1872 – 1950), époux de Stéphanie Durcudoy,
Paul Bioy (1878 – 1954), époux de Léontine Leroy,
Andres Baron Supervielle (1905 – 1999), époux de Raquel Garcia Arocena, Edouard Bioy (1908 – 1999), époux de Jeanne Marre
Marie France Bioy (1918), épouse de Benedykt Lippa,
Silvia Baron Supervielle Garcia Arocena (1934) Francis Lippa (1947)
 
Côté Bioy, cette fois,
existe un autre lien de parenté entre les familles Bioy et Supervielle :
 
Clotilde Marie Bioy (Oloron, 3 juin 1836 – Oloron, 1914), épouse d’Auguste Antoine Camille Lezla _ et dite Maman Lezla _,
sœur aînée de Jean-Baptiste Bioy (dont Adolfo Bioy Domecq est un fils ; et Adolfito Bioy Casares, le petit-fils)
et de Marcelin Bioy (dont Paul Bioy, mon grand-père, est le fils, ma mère Marie France Bioy, la petite-fille, et moi-même, Francis Lippa, l’arrière petit-fils,
 
Clotilde Bioy, donc,
est la mère de
Marie Antoinette Joséphine (dite Mariquite) Lezla (1867 – 1936), épouse de Jean Baptiste Eugéne Bourgeade (1854 – 1910)
et la grand-mère de
Marie Augusta Anna Bourgeade (Bordeaux, 26 novembre 1895 – 21 mars 1963),
épouse d’ Auguste Romain Nicolas Supervielle (Oloron, 3 avril 1890 – Oloron, 1984),
fils de Ferdinand Hilarion Supervielle,
et neveu de Bernard Xavier Supervielle, l’arrière-grand-père de Silvia Baron Supervielle.
 
Anna et Auguste Supervielle ont eu un fils, Jean Supervielle,
père de trois enfants : 
Jacques, Hervé et Catherine Supervielle.
 
Dans nos archives familiales,
se trouve une lettre (de Buenos Aires, datée du 28 avril 1948)
du frère aîné, Antoine Bioy (Oloron, 9 avril 1872 – Buenos Aires, 31 août 1950 ; grand-père paternel de Jacques et François Bioy),
à son frère Paul (Oloron, 26 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), mon grand-père,
lettre mentionnant Auguste Supervielle (Oloron, 3 avril 1890 – Oloron, 1984)
et surtout un de ses cousins _ Supervielle ? lequel ? _ à Buenos Aires :
 
« Aujourd’hui, nous sommes allés _ Antoine Bioy avec son fils Edouard, cardiologue, 40 ans alors _ chez un cousin lequel ? d’Auguste Supervielle, le banquier _ époux de la cousine des Bioy née Anna Bourgeade _, qui voulait connaître Edouard _ excellent médecin (Buenos Aires, 18 mai 1908 – Pau, 23 novembre 1999), et chez lequel, une fois qu’Edouard fut revenu en France, à Pau, descendit régulièrement Adolfito, à chacune de ses venues en Béarn et à Oloron. Mes cousins François et Jacques Bioy possèdent toujours, en plus de propriétés dans la Pampa (à Erize), l’appartement qu’Antoine Bioy avait acheté Calle Pueyrredon (n° 939 2° piso A). Il lui a dit qu’il le prendra comme médecin. Auguste lui avait certainement parlé de lui lors de son dernier voyage à Paris. »
 
Si l’on prend strictement à la lettre l’expression « un cousin d’Auguste Supervielle, le banquier »,
conviennent
le cousin Luis Julio Supervielle (1879 – 1951)
et le cousin Jules Louis (1884 – 1960), le poète !
Auquel cas Antoine n’aurait vraisemblablement pas manqué de préciser l’état civil de ce cousin illustre…
Mais existaient peut-être aussi d’autres cousins d’Auguste Supervielle à Buenos Aires…
 
 
L’autre fille de Clotilde Bioy-Lezla _ et l’aînée par rapport à Mariquite Bourgeade _,
est Anna Marie Lezla (Oloron, 3 juillet 1864 – 1945),
partie très jeune en Argentine,
épouse, en 1883 à Las Flores, de Francisco Erize (Oloron, 2 août 1862 – 16 juillet 1935),
le fondateur de l’estancia d’Erize.
 
Leur fils aîné Javier Erize Lezla (18 avril 1889 – 31 mars 1959), époux d’Amelia Arrechea Carricart,
a eu lui-même pour fils aîné Francisco Erize Arrechea (1916 – 1990), époux de Jeannette Arata Rufz (Buenos Aires, 30 juin 1922 – Buenos Aires, 8 août 2013).
Et eux-mêmes sont les parents de
Francisco Javier Erize Arata (Buenos Aires, 13 mai 1943)
et Luis Alberto Erize Arata (1er janvier 1946),
bien connus tous les deux à Buenos Aires…
 
Au tout début des années 30, Javier Erize (1889 – 1959) est venu rendre visite à mon grand-père Paul Bioy à Bordeaux. Leur fils Francisco (1916-1990) était lui aussi de ce voyage en Europe, qui s’est achevé par leur retour en Argentine par Vigo.
 
 
Quant à Adolfito Bioy Casares (Buenos Aires, 15 septembre 1914 –  Buenos Aires, 8 mars 1999),
il est le fils d’Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27 juillet 1882 – Buenos Aires, 26 août 1962), époux de Marta Casares Lynch
et le petit-fils de Jean-Baptiste Bioy (Oloron, 6 août 1838 – 1919), époux de Mathilde Louise Domecq,
et frère de Clotilde Bioy (Oloron, 3 juin 1836 – 1914)
et de Marcelin Bioy (Oloron, 14 avril 1840 – Oloron, 1917).
 
Mon grand-père Paul Bioy et son frère Antoine Bioy sont donc les cousins germains d’Adolfo Bioy Domecq,
de même que ma mère Marie-France Bioy (1918) et son cousin palois le Dr Edouard Bioy (1908-1999) sont cousins au second degré d’Adolfito Bioy Casares (1914-1999).
 
C’est Juan-Bautista Bioy qui le premier, après son père Antoine, en 1835, a fait le voyage du Béarn vers l’Argentine _ en 1854, il se rend en Argentine avec « Pedro y Antonio Lanusse », de Préchacq-Navarrenx
(Interview d’ABC avec Maria Saenz Quesada, publiée en 2012 dans Los Estancieros _ desde la epoca colonial hasta nuestros dias) _ JB Bioy et ces Lanusse étaient probablement parents, via Marie Anne Casamayou : les frères Lanusse étaient de Préchacq-Navarrenx ; et le mariage d’Antoine Bioy et Marie Anne Casamayou a eu lieu aussi à Préchacq-Navarrenx…
C’est en 1858, semble-t-il, que Juan Bautista Bioy _ qu’a-t-il fait depuis son arrivée à Buenos Aires en 1854? _ fait la connaissance à Pardo de don Lino Pardo (déclare Adolfo Bioy Domecq, à la page 15 d’ Antes de 900) _,
rejoint par sa nièce Anna Marie Lezla (née à Oloron le 3-7-1864), très jeune lors de son propre départ vers l’Argentine (avant 1883),
et qui épouse, à Las Flores, en 1883 (à l’âge de 19 ans), Francisco Erize, âgé de 21 ans, et lui aussi originaire d’Oloron…
7) « les frères Pierre & Antoine Lanusse-Larroudé et Jean-Baptiste Bioy »
En poursuivant mes recherches,

j’ai trouvé un entretien donné par Adolfo Bioy Casares à Maria Saenz Quesada
(aux pages 397 à 403 du livre de celle-ci Los Estancieros _ dès de la exposa colonial hasta nuestros dias)
dans lequel ABC déclare que « Su hijo (c’est-à-dire celui de son « bisabuelo Bioy » Antoine)
Juan Bautista Bioy _ né à Oloron le 6-8-1838, peut-être maison Poey rue Sablière _ vino al pais junto con otros jóvenes bearneses,
los hermanos Pedro (Préchacq Navarrenx, 2-3-1839 – Buenos Aires, 6-11-1897) y Antonio Lanusse, contadores como el ».
 
Je ne parviens pas à préciser l’identité de cet Antoine Lanusseau sein de cette fratrie Lanusse Larroudé :
Didier, né à Préchacq Navarrenx le 13-2-1835 ;
Pierre (Préchacq-Navarrenx 1839 – Buenos Aires 1897) ;
Jean-Henri (PN, 14-7-1844 – 8-6-1915) ;
Marc ;
François. 
 
J’essaie de déterminer la date de l’arrivée de ces trois-là _ JB Bioy, Pierre et Antoine Lanusse Larroudé : en 1854 ! _ en Argentine,
sachant que « mi abuelo _ J B Bioy, précise en son entretien A Bioy Casares _ trabajo un tiempo en la casa de comercio de Udaondo ;
y antes de 1860 compro el terreno que había arrendado su padre _ Antoine Bioy en 1835.
Se caso _ j’en ignore la date et le lieu, en Argentine ! _ con una Domecq _ Mathilde Louise, née à Jasses le 15-1-1844 : Louise Domecq Mirande est-elle apparentée aux Lanusse ? Peut-être via la parenté entre des Mirande (de Castetnau-Cablong) et des Poey (de Gurs)… A creuser… _
y siguió muy unido con sus compañeros de travesía : fue de los primeros clientes de la finca Lanusse » _ savez-vous où se trouvait cette finca Lanusse ?.. 
 
Pierre Lanusse Larroudé, lui, a épousé à Buenos Aires le 28-9-1867 Marie Cazenave Larralde (native de Saint-Jean-de-Luz vers 1851).
 
Le premier né de J B Bioy et Louise Domecq, Xavier Bioy Domecq, est né à Las Flores le 6-5-1867 ;
et le premier né de Pierre Lanusse Larroudé et Marie Cazenave Larralde 
est Romulo Diego Lanusse Cazenave, né à Buenos Aires le 17-2-1869.
 
Je me demande si ce Pierre Lanusse Larroudé et Jean Baptiste Bioy n’avaient pas un lien de parenté,
puisque Adolfo Bioy Domecq écrit, à la page 185 de son Antes del 900,
« la abuela o bisabuela de mi padre _ Antoine Bioy _ era una Lanusse » !
 
Bien à vous,
 
Francis Lippa, à Bordeaux
Tél. : 06 70 63 43 93
P. s. : j’ai découvert qu’existait un Los Lanusse _ mas de 150 anos de historia argentina,
par Miguel Ricardo Lanusse et Augusto Golletti Wilkinson,
Editorial Sudamericana, 1991.
8) « Louise Domecq à 14 ans en Argentine, en 1858 »
Quelques remarques sur l’installation des Bioy à Pardo, et Louise Domecq Mirande,
l’épouse de Jean Baptiste Bioy,
la mère d’Adolfo Bioy Domecq
et la grand-mère d’Adolfito…

Ayant racheté les Romans d’ABC en Bouquins,

je découvre, dans l’Introduction générale de Michel Lafon, page X,
que c’est en 1858, à l’âge de 14 ans, que Louise Domecq, accompagnée de sa sœur aînée (laquelle ?), débarque à Buenos Aires,
où se trouvent déjà ses oncles maternels Mirande (« qui travaillent aux chemins de fer français » :
le premier Ferrocarril, le Ferrocarril Oeste de Buenos Aires, a été ouvert le 29-8-1857 ; ses actionnaires étaient anglais…).
 
Dans Antes del 900, pages 91 à 95, Adolfo Bioy Domecq, évoque longuement 3 frères de Louise,
ses oncles Emilio (1846 – 1887 : « su estancia El Candil » se situait « en el partido de Tapelque » ), 
Enrique (1838 – 1880 : sa maison était « en el pueblo de Las Flores » ; et il est mort dans « su quinta en Barracas ») 
et Juan Domecq (1826 – 1882 : « en el pueblo de La Guardia del Monte tenia casa, y también en la estancia (en El Monte) y también en Buenos Aires »),
tous les trois eux aussi installés en Argentine _ mais à partir de quand ?
Emilio et Juan Domecq sont retournés mourir chez eux à Jasses, en Béarn : chacun était rentré en France afin de se soigner…
 
Adolfo Bioy Domecq parle aussi, page 39, de « la gran amiga de mi madre Elena Lanusse de Conde » :
il s’agit d’Elena de Los Dolores Lanusse Fernandez, épouse de Francisco Conde Perez,
fille (née le 3-8-1842 à Buenos Aires) de Jean Lanusse Mouras (né à Préchacq-Navarrenx le 15-10-1811)
et Marcelina Fernandez Martinez (née en Argentine le 2-6-1814)
qui s’étaient mariés à Buenos Aires le 9-11-1839 _ probablement le premier Lanusse à avoir fait le voyage d’Amérique du Sud; et qui put y accueillir des neveux de Préchacq-Navarrenx…
 
Et page 153, durant « el verano de 1899 – 1900 », « acompanaban a mi madre Malena e Isabel Lanusse »,
c’est-à-dire Magdalena Lanusse Fernandez (née à Buenos Aires le 23-4-1852)
et Isabel Basilia Lanusse Fernandez (née à Buenos Aires le 19-11-1860)
_ qui épousera le 4-4-1904 Javier Bioy Domecq (né à Las Flores le 6-5-1867), le fils aîné de Louise et Juan Bautista Bioy.
Apparemment, ils n’auront pas de descendance.
Et je n’ai pas pu trouver la date de leur décès _ peut-être par suicide dans le cas de Javier Bioy Domecq…
Ce Javier Bioy Domecq _ l’aîné de la fratrie _ est-il, ou pas, le 3éme des frères (avec Pedro Antonio et Enrique) d’Adolfo Bioy Domecq
à s’être suicidé ? Fin de l’incise.
Cette fois, avec Magdalena et Isabel Basilia Lanusse Fernandez,
il s’agit là de deux (doublement) cousines d’Elena de Los Dolores Lanusse Fernandez,
car filles, cette fois, de Juan Felipe Lanusse Mouras (né à Préchacq-Navarrenx le 1-5-1814 et frère de Juan)
et Maria Ramona Fernandez Martinez (née en Argentine le 31-8-1818 et soeur de Marcelina) ;
les deux frères Jean et Jean Philippe Lanusse Mouras ayant épousé les deux soeurs Marcelina et Maria Ramona Fernandez Martinez.
 
Et c’est le neveu de ces deux frères Lanusse Mouras,
et fils de leur frère aîné Pierre Lanusse Mouras (né à Préchacq-Navarrenx le 25-12-1808),
Pierre Lanusse Larroudé (né à Préchacq-Navarrenx le 2-3-1839)
qui sera le grand ami de Juan Bautista Bioy (né à Oloron le 6-8-1838) :
 
c’est ensemble _ et avec Antonio Lanusse _ que Jean Baptiste Bioy (Casamayor _ Daniel Martino lndique en une note à un texte d’ABC de 1952 : « Marie Casamayou, de Navarrenx, fue una de las bisabuelas paternas de Bioy Casares », plutôt que Poey ?) et Pierre Lanusse Larroudé
ont traversé l’Atlantique pour venir s’installer en Argentine : la date demeurant à préciser ! Probablement 1854.
 
Pierre Lanusse Larroudé épousera à Buenos Aires le 28-9-1867 Maria Cazenave Larralde
et Jean Baptiste Bioy épousera _ lieu et date à préciser _ Louise Domecq Mirande…
 
Autre chose encore, page 18 d’Antes del 900 :
Louise Domecq Mirande (née à Jasses le 15-1-1844 ; et débarquée avec sa sœur aînée à Buenos Aires à l’âge de 14 ans en 1858)
est allée « a la escuela en Buenos Aires » « junta » avec la « hija Gregoria » de don Remigio Pardo
_ un des fondateurs « en el ano 1829 o en el 30 » (page 14) du village de Pardo, et qui lui ont donné leur nom !
 
« Dona Gregoria (Pardo, et qui épousera Santana Ramirez) era exactamente de la misma edad que mi madre,
habian estado juntas en la escuela, en Buenos Aires,
por lo que la llamaba Luisa, simplemente, y no Misia Luisa como todos los demás. »
Et « Don Remigio tenia devoción por mi padre » _ Juan Bautista Bioy _, écrit encore Adolfo Bioy Domecq, le père d’ABC.
 
Je m’interroge donc sur les liens qui passent par Louise Domecq Mirande
avec Pardo, le village de la famille Pardo,
celui-là même où Antoine Bioy avait en 1835 commencé à construire la maison qui deviendra, par son fils Juan Bautista, en 1868 « El Alambrado »
et en 1871-ou 72 « El Viejo Rincon ».
9) « Mes avancées de recherche de ce matin : les frères Bioy Domecq suicidés et les bisaïeules Bioy (Casamayou, Lanusse…) en Béarn »
Voici ce que j’ai pu établir dans mes recherches d’hier et de ce matin

sur l’histoire des Bioy :
 
Les 3 oncles suicidés d’ABC sont 
l’aîné Javier Bioy Domecq (né à Las Flores le 6-5-1867, et époux, le 4-4-1909 à BA, d’Isabel Basilia Lanusse Fernandez, née à BA le 19-11-1860 ; apparemment sans descendance) ;
le 5e de la fratrie Pedro Antonio Bioy Domecq (né en 1876 ; apparemment sans descendance)
et le 6e de la fratrie Enrique Bioy Domecq (né au mois de novembre 1879 , et décédé à BA le 26-11-1917), suite surtout à une rupture sentimentale (sans descendance).
Très peu de renseignements sur Javier et Pedro Antonio Bioy.
 
Les 2de et 3e de la fratrie sont les tantes
Maria Luisa Bioy Domecq (née en 1869, épouse de Pedro Cazenave, décédée en 1960 ;
et mère de 7 enfants Cazenave Bioy : Marguerite, Albert, Pierre, Marie Louise dite Licha, Hector, Rodolphe et Henri Cazenave Bioy) ;
et Marcelina Bioy Domecq (née en 1870 ou 71, épouse de Juan Jose Lemos Villanueva, décédée en 1961 ;
et mère de 6 enfants Lemos Bioy : Virginie, Jean Louis, Marie Odile, Ernest, Guillaume et Eduardo Lemos Bioy).
 
Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27-7-1882 – BA 26-8-1962, époux, le 10-10-1913, de Marta Ignacia Casares Lynch, née en 1888, et décédée à BA le 20-8-1952 ;
et parents d’un fils unique Adolfito Bioy Casares, né à BA le 15-9-1914 et décédé à BA le 8-3-1999)
est le 7e de cette fratrie.
 
Avant lui,
le 4e de la fratrie Bioy Domecq est
Juan Bautista Bioy Domecq (né le 2-6-1874 et décédé à BA le 2-5-1938, époux de Margarita Lanusse Cazenave, née à BA le 1-6-1881
_ fille de Pierre Lanusse Larroudé (le grand ami de Juan Bautista Bioy Domecq : ils vinrent ensemble en Argentine en 1854 !!!) et de Marie Cazenave Larralde _, 
et décédée à BA le 15-1-1964 ;
parents de 4 enfants Bioy Lanusse :
un fils Juan Bautista Bioy Lanusse dit El Cabito (sans descendance, lui aussi)
et trois filles, Margarita Bioy Lanusse, dite Margot, épouse de Juan Cruz Saubidet Duffy (5 enfants Saubidet Bioy : Juan Cruz, Margarita, Enrique, Carlos Maria et Pedro Saubidet Bioy),
Luisa (sans descendance)
et Maria Mercedes Bioy Lanusse, épouse de Leandro Matienzo Garcia (3 enfants Matienzo Bioy : Mercedes, Ana Luisa et Juan Bautista Matienzo Bioy).
 
Et le 8e et dernier de la fratrie Bioy Domecq est Augusto Clément Bioy Domecq (né à Oloron le 27-9-1885, époux de Nina Gorostiaga ; et parents de Ninita Bioy Gorostiaga).
 
Jusqu’ici, je n’ai pas découvert les dates des suicides de Javier et Pedro Antonio Bioy Domecq.
 
Ce n’est pas Juan Bautista Bioy Domecq _pas plus qu’Augusto Clément Bioy Domecq _ qui héritera de l’estancia El Viejo Rincon del Pardo,
mais Adolfo Bioy Domecq, au moment du partage entre les frères des diverses estancias Bioy ; et de la crise qui va ruiner beaucoup d’entre eux.
 
Au moment de la crise de 1929 qui ruine les membres restants de la famille Bioy, qui vendent alors leurs estancias,
Adolfo Bioy Domecq choisit, lui, de ne pas vendre El Rincon Viejo, mais plutôt de le louer.
En 1930-31, il occupera divers postes gouvernementaux.
 
Ce qui fait qu’en 1936, Adolfito, âgé de 22 ans, demandera à son père de devenir le gestionnaire de l’estancia du Rincon Viejo.
Il y vivra jusqu’en 1940, y lira et y écrira beaucoup (notamment L’Invention de Morel), y recevra fréquemment Borges et Silvina Ocampo,
qu’il épousera à Las Flores le 15-1-1940…
 
 
D’autre part,
une note de bas de page, page 581, ligne 31 du Premier Volume de l’Obra Completa d’ABC réalisé par Daniel Martino aux Ediciones Emecé en 2016,
à propos de l’expression d’ABC dans son Homenaje a Francisco Almeyra (en son Historia prodigiosa , publiée en 1956)
« señores Casamayou, unos franceses de Navarrenx »
indique ceci :
« Marie Casamayou, de Navarrenx, fue una de las bisabuelas paternas de Bioy Casares ».
 
Les deux grand-mères paternelles d’Adolfo Bioy Domecq (et arrière-grands-mères paternelles d’Adolfito)
étaient
Marie Anne Casamayou _ et pas Marguerite ¨Poey _, épouse d’Antoine Bioy et mère de Juan Bautista Bioy Casamayou
et Marie Mirande, épouse de Pierre Domecq  et mère de Louise Domecq Mirande.
 
Reste à expliquer l’affirmation d’Adolfo Bioy Domecq à la page 185 d’Antes del 900 :
« la abuela o bisabuela de mi padre _ J B Bioy Casamayou _ era una Lanusse »…
 
Du côté Domecq-Mirande
(les Domecq habitant Jasses (commune limitrophe de Navarrenx, au sud-est), et les Mirande, habitant Castetnau-Camblong (sur la rive opposée à Navarrenx sur le gave d’Oloron, au nord-ouest),
les bisaïeules sont 
Marie Capdevielle (née en 1769 – ?), mère de Pierre Domecq Capdevielle (Jasses, 31-7-1799 – Jasses, 10-6-1869)
et Marie Lascaray (épouse de Pierre Mirande), mère de Marie Mirande Lascaray (de Castetnau-Camblong).
 
Antoine Bioy Croharé (Oloron, 1-12-1809 – Oloron, 5-12-1883) a épousé Marie Anne Casamayou (père Poey, de Gurs ? voire un Lanusse ?) le 13-9-1834 à Préchacq-Navarrenx,
le village des Lanusse !!!
 
Ce qui justifierait peut-être la venue conjointe en 1854 en Argentine des deux Lanusse (dont Pierre) avec Jean Baptiste Bioy
Puis leur très grande proximité dans la durée ; et mariages de leurs descendants…
 
Et du côté Bioy,
les bisaïeules sont 
la mère d’Antoine Bioy Croharé et épouse de Jean-Baptiste Bioy Muchadaa : Jeanne Claire Croharé Pachabat ;
et la mère de Marie Anne Casamayou : Marie Casamayou… Un personnage-clé !
10) « Estacion Erize (suite) + nom du village d’origine des Erize en Navarre : Las- iur »
Voici quelques articles
concernant les frères Juan Erize (Oloron, 1857 – Pau ,1957)
et Francisco Erize (Oloron, 2-8-1862 – 16-7-1935)
et leur installation (en 1873, pour l’aîné, en 1883, pour le cadet) à Erize.
 
… 
 

Un article sur les frères Juan et Francisco Erize à la Estacion Erize :

 

6

Nuestra Familia / Puan, Octubre de 2013

Ecos de nuestro pasado

por Tito Jacquier

“Villa Castelar” – Estación Erize F.C.S. – Partido de Puan

Posiblemente todo comenzó aproximadamente en el año 1873, cuando Juan Erize se establece en el paraje, con una posta lindera a la Zanja de Alsina, en tierras que el Gobierno Nacional luego de finalizada la llamada campaña del Desierto comienza a vender en subasta pública, que dieron comienzo al nacimiento de grandes latifundios, entre ellos y que en el presente artículo nos ocupa, un importante lote de 10.000 hectáreas que fueron adquiridas por Alejandro y Antonio Leloir, que contaban como vecinas al Fortín Escudero.

El lugar, vaya a saber por qué circunstancias, es elegido por este inmigrante, y en el levantó un rancho donde se establece, naciendo así un punto de referencia: una posta que sin duda fue el inicio y concentración de un precario comercio al cual comenzaron a concurrir criollos, los primeros pobladores del paraje -la mayoría extranjeros- todos conviviendo en paz y tranquilidad con los aborígenes nativos del lugar.

La posta fue incrementando su actividad y Juan Erize, en 1883, incorpora a su hermano Francisco para trabajar en conjunto, quién más adelante compra algunos terrenos cercanos a la misma, seguramente antes de 1900. Este es el inicio y gestación, por parte de Leloir, de lotear a la vera de la huella e incipiente camino de Puan a Carhué varios terrenos con vistas a fundar un pueblo.

Para ello recurre a una firma agrimensora en Buenos Aires llamada “Villa Castelar”. Posiblemente de ahí proviene el nombre otorgado al lugar. Logrado y aprobado el loteo, Leloir comienza a vender, siendo los primeros compradores Teodoro Otazú, Miguel Marcos, José Zanarini, Francisco Castellanos, Marcelino Rodil, José Bentancour, Francisco Hasperen, Manuel López, Gaspar del Campo, José P. Robilotte y Jorge Abraham.

Esta edificación contaba con una importante comodidad : un hall, seis habitaciones, tres cocinas, dos baños, tres locales de negocio, una oficina o escritorio tres locales o depósitos.En este edificio Rodil tuvo una importante actividad comercial.

El lugar contó con un numeroso grupo de familias, entre las que se rescatan: Almada, Aldecoa, Bicartt, Ba- rragán, Bentancour, Briani, Bargas, Cas- tiñeiras, Candia, Di Bella, Días, Erman- traut, Eberarth, Finoia, Guevara, Ikes, Izzoli, Klein,Lik,Lucero, Otarola, Pilo, Rodil,Sandoval, Strack, Tizera, Wagner… Veintisiete hogares, el primer horno de ladrillos de Manuel Arias, el conventillo edificación en ladrillos con un aljibe en el centro del patio, varias piezas cielorraso de bolsas de alpillera y piso de tierra, la modista Amelia Bentancour, la carnicería de Sandoval, el almacén de Klein y la comadrona (partera) Doña María de Bicartt y, además en época de cosecha los peones golondrina fueron los que en esos lejanos años le dieron presencia y vida social a Castelar.

Toda una población comprendida en las tareas rurales trabajando en las chacras vecinas, mensuales, alam- bradores, reseros, las cuadreras también estaban presente periódicamente, las que se realizaban en el campo de Berardi.

El movimiento cooperativo también tuvo cabida y actividad. Un grupo de productores agropecuarios fundaron la Cooperativa Agrícola Ganadera Limitada de Erize, con sede en esta Villa, que con el tiempo se fusionó a la Cooperativa de Adolfo Alsina (Carhué).

Pero el transcurso del tiempo y el avance del progreso trajo aparejado una inevitable realidad. Comenzó la emigración de la juventud en busca de nuevos horizontes y el lugar fue notando paulatinamente el decaimiento de la población hasta que hoy, de ese conjunto de casas y familias, queda solamente el recuerdo para propios y eventuales allegados de, seguramente gratos momentos de sus vidas en “Villa Castelar”.

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Varias edificaciones surgieron a partir de esa fecha, entre ellas un importante edificio, que sin poder precisar con certeza su data, se estima que fue construido por Gaspar del Campo y Antonio C. Leloir, a su venta en 1910 y adquirido por Marcelino Rodil.

Nuestra Familia / Puan, Octubre de 20

Un autre extrait d’article :
 
Para entender mejor el panorama de Erize es necesario retroceder  en el tiempo y, en perspectiva, ver hoy la cruda realidad que atraviesa el poblado. Realidad común a cientos de parajes que hoy sobreviven a duras penas, víctimas finales del cierre de los ramales ferroviarios y del progreso. En 1873 Juan Erize llegó de Francia, escapando del hambre español. Como tantos inmigrantes, buscaron su camino y el de Juan resultó en Castelar, un poblado que se estaba gestando a pocos metros de lo que hoy es Erize. Allí levantó “La Posta de Erize”, un almacén de ramos generales que se convirtió pronto en el eje de la actividad comercial y social de toda la región, hizo fortuna porque se llevaba bien con los indios –que asolaban la región- y con la paisanada.  Pronto aquel lugar perdido en la pampa bonaerense, sobre la Zanja de Alsina, le resultó chico y se fue a Bahía Blanca, su hermano Francisco se hizo cargo del almacén, al tiempo que compró 300 hectáreas en el espacio donde el Ferrocarril del Sud planeaba hacer una estación del ramal que iba a unir 25 de Mayo con Saavedra. El 17 de abril de 1899 –día que se toma como nacimiento de Erize- se inaugura la estación al tiempo que Francisco traslada su Posta en donde hoy se halla emplazado el pueblo que lleva su apellido y que llegó a tener mil habitantes y un movimiento comercial sin igual. Llegamos entonces a nuestros días, los restos de aquel Erize hoy se pueden ver en construcciones señoriales que permanecen en pie, sin techo, en ruinas pero de pie, como si fueran mudas y orgullosas wwwigos de aquellos años. El paraje hoy está aislado, llegar hasta él implica transitar un camino por lo menos peligroso, sin señalización, sólo apto para baqueanos.

Des photos de Erize aujourd’hui :
 
Un article sur les Fortins de la Zanja de Alsina (dont le Fortin Ayudante Escudero, sur le rivage ouest de la Laguna Erize) :

FORTINES

Un total de 26 fortines correspondía a la División Costa Sur, cuyo frente se extendía: desde 2 leguas al norte del actual pueblo de Erize hasta una legua al sur de las lagunas Las Encadenadas en el actual límite entre los partidos de Saavedra y Tornquist.
Para su construcción se usaban los elementos que la naturaleza ponía a disposición del hombre. El mismo soldado era el artífice fundador de estos ranchos, humildes que servían para cobijarse de las inclemencias del tiempo. Foso externo, zanja y parapeto conformaban su diseño.
El soldado estuvo aquí en la plenitud de la soledad y con el deber de patria por cumplir….
-FORTIN MORALES: a tres leguas al norte de Erize sobre la margen izquierda del camino a Carhué
-FORTIN MAYOR BALDOMERO DIAZ: a 1 legua al norte de Erize sobre el mismo camino a Carhué. Lleva el nombre del oficial muerto en el Campamento Puan.
-FORTIN AYUDANTE ESCUDERO: sobre la costa oeste de la laguna de Erize. Lleva el nombre del oficial muerto por los indios en 1875.
-FORTIN MATEO MARTINEZ: en el campo del señor Jorge Vázquez sobre el alambrado de la calle, señalado con un monolito.
-FORTIN SARGENTO SEGOVIA: en el campo de Brizzola
-FORTIN LEGION MILITAR: a la vera de la laguna de Brizzola. Lleva su nombre por la Legión Agrícola Militar.
-FORTIN CATALAN: en el campo de Félix Villasuso. Lleva el nombre del oficial Amaro Catalán, fallecido en combate en Santa Rosa ( Mendoza) en 1874
-FORTIN JUSTO REYES: señalado con un monolito en el campo que perteneciera a Néstor Castaño. Fue construido por orden directa de Alsina. Se presupone que su forma era de una estrella.
-FORTIN REGIMIENTO PRIMERO: En el campo “ La Grampa chica” sobre el alambrado de la calle.
-FORTIN RIO BAMBA: en la cúspide del cerro de Puan, donde actualmente se erige el Millennium.
-FORTIN CORONEL RUIZ: en el campo que fuera de don Pedro Alazard ( próximo a la Colonia Santa Rosa).
-FORTIN GENERAL VEDIA.

A suivre…
 
Pour se repérer sur la carte :
 
Villa Castelar et Estacion Erize se trouvent au nord de Puan
et de Bahia Blanca.
Et au sud de Carhue.
Et Espartillar se trouve à l’est d’Estacion Erize.
 
Pardo se trouve loin au nord-est d’Estacion Erize…
 
Francis
 
P. s. : sur le document indiquant le village d’origine des Erize en Navarre, au nord de Pamplona et non loin d’Irurzun,
manquent une ou deux lettres Las- ? -iur.
 
J’ai cherché sur une carte de la région,
je n’ai rien trouvé qui s’en approche.
 
Existent plusieurs villages nommés Erice dans le coin : un sur la route nationale Pamplona-Irurzun, un autre au nord de Pamplona, en une zone plus montagneuse…
 
 
 
 
 
Bien sûr, je viens de relire tout cela,
mais il faudrait réaliser une synthèse claire…
 
Francis Lippa
68 rue Jules Ferry 33200 Bordeaux
Tél. : 06 70 63 43 93
 
Voici aussi, sur mon blog Mollat En cherchant bien,
un listing de podcasts et vidéos d’entretiens que j’ai eu chez Mollat avec divers auteurs :
 
Le jeudi 20 septembre prochain,
je m’entretiendrai chez Mollat, au Studio Ausone, à 18 heures
avec le philosophe belge Pascal Chabot 
à propos de sa pièce L’Homme qui voulait acheter le langage (qui paraît aux Presses Universitaires de France, PUF).
 
Notre objectif est d’aider à faire connaîtrait apprécier l’oeuvre de notre cousin Adolfo Bioy Casares,
en Béarn et Aquitaine…

Ce mardi 10 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

En tournant autour des ascendances béarnaises d’Adolfo Bioy Casares : un premier compendium d’articles…

30juil

Ce vendredi soir 30 juillet 2021,

je rassemble ici la très récente série des articles que je viens de consacrer aux ascendances béarnaises d’Adolfo Bioy Casares (Buenos Aires, 15 septembre 1914 – Buenos Aires, 8 mars 1999),

dont le grand-père paternel, Jean-Baptiste Bioy Casamayou (Oloron, 6 août 1838 – Buenos Aires, 1919), était natif d’Oloron…

En espérant susciter un peu de curiosité chez les éventuels lecteurs de ces articles autour des Bioy d’Argentine et de leurs cousins béarnais d’Oloron et environs…

Ce vendredi 30 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

« Une recherche injuste  » : un échange de courriels en réponse à l’envoi de mon article « A propos de notre cousin argentin Adolfo Bioy Casares (1914 – 1999) et de sa descendance : « Bioy Casares, l’homme qui aimait les femmes »… »

25juil

Voici une réponse qui n’a pas manqué de me surprendre, suite à l’envoi à quelques parents et amis s’intéressant d’un peu près à Adolfo Bioy Casares, de mon article du 21 juillet dernier : .

Il s’agit là de la réponse d’une amie universitaire émérite, et éminente connaisseuse de l’œuvre de Bioy,

à ce courriel mien de présentation de mon article, que, pour commencer, voici :

« La question que m’a adressée hier soir mon cousin toulousain Bioy à propos de l’identité de la mère de Marta Bioy, m’a fait revenir au dossier de la naissance de celle-ci, le 8 juillet 1954.


Où Marta Bioy est-elle née ? À New-York ? En Suisse ? À Pau ? À Paris ?.. Là-dessus, les pistes sont bien brouillées…
Et les témoignages des fils du Dr Edouard Bioy, palois, n’arrangent rien à cette élucidation…
Adolfito était, il est vrai, un expert en mirages…
Voici donc l’article que je viens d’en tirer :
À suivre…« 

Et voici maintenant la réponse un peu surprenante :

« Je pense que les cousins français n’ont aucune information sur cette naissance et que leur vision de Bioy, comme tous les souvenirs personnels, n’est pas disons « historique » . Bioy lui-même avait refusé de répondre et à _ son fils adultérin _ Fabiàn _ né à Buenos Aires le 15 août 1963 _ et à ma chère amie Noemi ULLA _ Santa Fé, 1940 – Buenos Aires, 22 mai 2016. Silvina _ Ocampo, l’épouse de Bioy : leur mariage a eu lieu à Las Flores le 15 janvier 1940 _ avait élevé cette fille _ Marta Bioy _ née d’une liaison d’Adolfo ou d’une naissance « impure » comme on disait autrefois dans la famille Ocampo.
 Personnellement j’admets parfaitement cette recherche, mais je la trouve disons injuste, car toute famille a droit à ses secrets.
Fabiàn m’a dit n’avoir jamais compris que Bioy était son père, et que cela le rasait profondément d’avoir à répondre aux questions de cet ami de la famille qui tous les vendredis téléphonait pour lui demander ce qu’il avait étudié, si le latin marchait, etc ; et c’est un copain qui lui a dit : « Mais tu ne comprends pas que Bioy est ton père« …
Dans une de mes familles amies, un beau jour l’ami de la famille, petit industriel aux belles Jaguar, s’est révélé l’amant de la mère depuis de longues années, et a « enlevé » cette dernière à son mari et à ses enfants parce qu’il était veuf sans enfants depuis huit jours.
Alors par pitié, vous saurez tout aux Enfers antiques ou dantesques, mais ne nous jouez pas les Pandore.
La vérité, quelle farce ! » 

À méditer…

Un écrivain qui laisse un énorme Journal posthume, ou des Mémoires,

et pas seulement des récits de fiction,

est un auteur qui se livre peu ou prou au public.

Et qui doit forcément s’attendre à ce qu’existent bientôt des recherches posthumes sur ce qu’il a raconté et publié de lui…

La famille d’un tel écrivain n’est pas tout à fait dans la situation de la plupart des familles…

Surtout vingt ans après le décès de l’écrivain _ lui-même fils unique _,

25 ans après le décès de sa fille Marta,

et 15 ans après le décès de son fils Fabiàn _ décédé sans descendance…

Quant aux trois enfants de sa fille _ Florencio Basavilbaso Bioy, Victoria Basavilbaso Bioy et Lucila Frank Bioy _,

ils demeuraient en liens suivis avec la mère naturelle de leur mère : il n’y avait donc pas là de secret pour eux…

Ce dimanche 25 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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