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L’étrangeté des réticences à la recherche des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ; et les ressources documentaires de la correspondance la plus anodine de la vie quotidienne (suite)

08avr

Ce n’est pas seulement de ma réflexion d’hier

que je m’interroge sur l’assez extraordinaire étrangeté _ du moins à mes yeux d’invétéré curieux _ des réticences, à Ciboure comme à Saint-Jean-de-Luz, à rien qu’entendre évoquer seulement la simple idée d’un commencement de mise en œuvre un peu sérieuse d’une recherche méthodique et concrète de cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;

cf par exemple mon article du 28 mai 2019 :  ;

et plus encore _ entretemps ma propre recherche avait pas mal progressé ! _ celui du 11 octobre 2019 :  

Bien sûr les réticences familiales de certains des Gaudin-Courteault _ et je n’y inclus certes pas (!) la générosité magnifique de Madame Maylen Lenoir à me faire part, et à diverses reprises, de ses souvenirs familiaux personnels, notamment à propos de sa chère grand-mère née Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1868), LA cousine de Maurice Ravel (et c’est par elle, Magdeleine Hiriart, que certains des Gaudin sont très effectivement cousins avec Maurice Ravel ; cf mon décisif article du 13 mai 2019 :  …), ou à propos de son cher père Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 juin 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), LE  chauffeur de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1911 – Paris, 28 dévembre 1937) par tout le pays basque à la fin des années 20 et le début des années 30 ; et à me montrer divers très précieux documents familiaux en sa possession, ainsi que des recherches sur Ravel de son frère Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006)… _ sont d’une autre nature que les frilosités que j’ai pu éprouver de la part de bien des membres de la pourtant très dynamique (et féconde) Association Jakintza que j’ai pu rencontrer à de nombreuses reprises aux réunions du samedi matin au siège de Jakintza, à Ciboure _ dans la maison natale de Maurice Ravel, Quai Maurice Ravel ! _, lors de mes déplacements et séjours  à Saint-Jean-de-Luz…

C’est peut-être _ et c’est une hypothèse parmi d’autres _ que l’aura artistique qui surplombe l’image iconique du si génial compositeur vient provoquer une forme de timidité _ voire de tabou… _ qui éloigne immédiatement de la moindre velléité de recherche à propos des bien trop prosaïques cousinages cibouro-luziens que j’envisage de retrouver-retracer…

Je ne sais…

C’est tout de même assez étonnant…

De formidables gisements documentaires persistent probablement un peu encore, en attendant la mise à la décharge de tout ce qui est jugé d’absolue sans valeur, dans quelques lettres qui existent encore, dans quelques tiroirs de commodes, ou en quelques greniers, concernant la vie quotidienne, les réunions de famille, ou de petits voyages, auxquels aura pu participer Maurice Ravel en pays basque…

Mais le temps pour les retrouver, aujourd’hui, et surtout y prêter un minimum d’attention et d’intérêt, s’amenuise,

quand il ne s’agit pas _ en ces correspondances miraculeusement conservées, ainsi abandonnées à la poussière des tiroirs de commodes abandonnées dans des greniers _ de récits un tant soit peu excitants de manifestations un peu brillantes et officielles…

Qui prête attention au plus anodin de la vie quotidienne ?

À suivre…

Ce jeudi 8 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ravel et le rare trésor des correspondances privées : d’étranges réticences à la recherche des cousinages cibouro-luziens du génial (et si discret et si humble) compositeur basque

07avr

La passion des correspondances privées m’est arrivée par surprise :

par l’idée-désir de participer très activement (et assez originalement _ dans les pas d’un Sainte-Beuve s’intéressant aux liens secrets entre l’œuvre et la vie d’un créateur _ à la composition d’un programme de concert et de disque, à l’occasion du 300e anniversaire de la mort de Jean de La Fontaine, en 1995, à un moment où j’étais « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et son chef, Hugo Reyne, et sur la proposition qui en était faite, en ma présence _ j’étais récitant pour un concert de La Simphonie du Marais dans l’abbatiale de Saint-Michel-en-Thiérache _, par Jean-Michel Verneiges, pour le Conseil général de l’Aisne, le département de naissance de La Fontaine (natif de Château-Thierry, à l’extrémité méridionale de ce département…)  ;

soit bâtir tout un programme _ de concert et de disque _ sur le fil conducteur de sa très puissante passion, avérée toute sa vie, de sa première à sa dernière lettre (toutes deux adressées à son ami de jeunesse Maucroy), pour la musique…

En conséquence de quoi, j’ai commencé par lire les biographies existantes de La Fontaine, et, surtout, j’ai entrepris de relever très méthodiquement, dans les deux volumes des Œuvres complètes de La Fontaine, tout _ absolument tout ! _ ce qui concernait, sous la plume de l’écrivain-poète, et sous le moindre des rapports, la musique.

Et en ont résulté plusieurs importants concerts _ à l’Auditorium de la Bibliothèque Nationale, pour la clôture de l’année La Fontaine ; à Laon, la préfecture du département de naissance de La Fontaine, l’Aisne ; etc. _, pour cette « année La Fontaine« , 1995 ;

et le CD _ tout simplement merveilleux ! _  EMI-Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« .

Puis, j’ai entrepris un semblable travail de recherche, à partir des biographies de Madame de Sévigné, et surtout des trois volumes de la Bibliothèque de la Pléïade de sa Correspondance _ principalement, mais pas exclusivement, à sa fille, Madame de Grignan _ pour ce qui concernait sa passion, à elle aussi, la marquise _ qui adorait chanter ! _, comme pour La Fontaine _ tous deux étaient des amis fidèles de cet homme de très grand goût qu’était le Sur-Intendant Nicolas Fouquet _ de la musique,

en vue d’un semblable projet de programme de concerts et de CD : au fil des jours de la marquise…

Le projet, in fine, n’a pas abouti jusque là ; ne s’est pas réalisé _ pas de concerts, ni de CD _ ;

mais j’avais découvert pour toute ma vie la valeur inestimable des correspondances intimes et privées, pour obtenir un juste regard « de côté« , profond, sur un créateur singulier, à côté de son œuvre principale même…

Quand est parvenue entre mes mains la Correspondance de Maurice Ravel réunie et publié par Manuel Cornejo,

c’est une nouvelle fois un angle un peu de biais que j’ai choisi pour orienter mon regard sur Ravel : relever tout ce qui relevait, en ces lettres, de la présence, et sous quelque forme que ce soit, du pays basque ; soit le pays (presque par hasard) natal de Maurice Ravel, né le 7 mars 1875 à Ciboure, la ville natale de sa mère, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), qui avait fait, enceinte, le voyage de Paris, où elle était domiciliée auprès de son mari, Joseph Ravel, à Ciboure, probablement pour revoir une dernière fois sa mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) très gravement malade _ celle-ci est décédée à Ciboure le 22 décembre 1874 : soit 2 mois et 13  jours avant l’accouchement, par Marie Delouart, du petit Maurice Ravel, à Ciboure… _, puis s’occuper de ce que sa mère laissait ;

et ensuite demeurer à Ciboure auprès de la tante de sa mère, Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) ; au domicile de laquelle (une loge de concierge dans la superbe maison Estebenia) Marie Delouart-Ravel accouchera du petit Maurice le 7 mars 1875…

L’intérêt inestimable et magnifique des correspondanes privées et intimes, est qu’en elles, en effet, tout de la vie, des préoccupations, sentiments et pensées de leur auteur, se mêle et s’entremêle, joliment ; et qu’y abondent, au passage, de sublimes détails qui n’intéressent en rien la plupart des lecteurs, et même des biographes, focalisés qu’ils sont sur ce qu’eux jugent constituer l’essentiel de la vie, de la personne et de la personnalité, ainsi que de l’œuvre admirable de leur auteur ; mais qui sont autant d’infiniment précieux trésors pour celui qui, parvenant à les extraire de leur gangue de grise banalité apparente,vient les faire palpiter de merveilleux éclats de lumière _ ou l’art du biographe…  

Je suis donc un traqueur de détails, et même de micro-détails ;

qui me feront de passionnants judicieux indices afin de découvrir un peu plus loin et un peu à côté de ce que beaucoup de biographes jugent le principal, des facettes un peu plus secrètes de l’auteur de la lettre, au-delà de la quotidienneté prosaïque apparemment inessentielle de celle-ci…

Dans le cas de la vie et de l’œuvre de Maurice Ravel, et de son ancrage familial,

par l’ancrage foncièrement basque de sa mère, Marie Delouart,

je demeure tout simplement stupéfait que personne jusqu’ici n’a jamais manifesté, à Ciboure comme à Saint-Jean-de-Luz, la moindre curiosité envers ce que je nomme « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel ;

même si, et j’y viens, l’affaire était ici un peu délicate dans la mesure où la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, était née (le 24 mars 1840, à Ciboure) de père inconnu ; où la grand-mère maternelle de Ravel, Sabine Delouart, était née (le 11 mars 1809, à Ciboure) de père inconnu :

son arrière-grand-mère maternelle, Marie-Baptiste Delouart (née le 29 juin 1782) étant la première _ en remontant vers l’amont la lignée féminine dont Maurice Ravel est le fruit (à Ciboure, le 7 mars 1875) _ à être née d’un père connu et légitime : Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), marin, fils de marin… 

Cette stupeur mienne étant renforcée du peu _ et c’est un euphémisme pour signifier son absence absolue ! _ de coopération rencontrée de la part de la pourtant extrêmement active Association de recherche patrimoniale Jakintza, dont le siège se trouve à Ciboure, et au rez-de-chaussée de la maison même où est né Maurice Ravel !, en ma recherche patiente et assidue _ et féconde ! _ de ces « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel..

Ce qui laisse émerger, en quelques recoins de mon cerveau, peut-être d’autres raisons, non dites _ solidement retenues _, à pareille réticence de leur part à une telle recherche des cousins basques de ce génial _ et modeste, humble, discret, secret _ artiste musicien qu’a été Maurice Ravel…

À suivre…

Ce mercredi 7 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quelques utiles précisions sur les Gaudin de la branche d’Hasparren

06avr

Jusqu’ici,

dans la généalogie des Gaudin de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz,

je m’étais principalement focalisé sur la branche Gaudin du 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de Luz,

soient les ascendants et les descendants du couple formé, par leur mariage à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875,

par St-Martin Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, rue Neuve n° 38, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta, 28 décembre 1920)

et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, Grand Rue n° 21, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, Rue du Midi, 21 novembre 1936).

La perspective de dénicher quelque inattendu document attestant de rencontres pianistiques entre Maurice Ravel et l’excellente pianiste qu’était Louise Schlaegel (Hasparren, 28 janvier 1850 – Hasparren, 19 août 1929), l’épouse _ à Hasparren, le 30 septembre 1874 _ du frère aîné de St-Martin-Edmond Gaudin, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, rue Neuve, n° 39, 12 novembre 1841 – Saint-Jean-de-Luz, Grand Rue n° 4, 9 novembre 1897),

ainsi qu’avec cette autre excellente pianiste qu’était leur fille Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 9 décembre 1877 – Saint-Jean-de-Luz, 6 avril 1945) _ d’à peine deux ans plus jeune que Maurice Ravel, né le 7 mars 1875 à Ciboure : Maurice et Marie ont-ils eu l’occasion de se fréquenter à Saint-Jean-de-Luz ?… _,

m’amène à me pencher d’un peu plus près sur cette branche des Gaudin d’Hasparren _ l’officier d’origine alsacienne Jean-Claude Schlaegel (Lyon, 1798 – Hasparren, 17 décembre 1872), alors qu’il était en garnison avec son régiment à Bayonne, avait épousé à Hasparren le 23 avril 1849 Marie-Delphine Harriague (Bonloc, 1822 – Hasparren, 28 septembre 1868), dont il a eu 2 enfants : Jeanne-Marie-Françoise- Louise Schlaegel, le 28 janvier 1850, et Paul Schlaegel (Hasparren, 20 janvier 1851 – Cambo, 18 novembre 1919), prêtre… _ ;

grâce à ce lien généalogique.

Des 7 enfants de Charles Gaudin et Louise Schlaegel,

4 sont demeurés célibataires (dont un était prêtre, Jean _ Saint-Jean-de-Luz, 8 setembre 1882 – ?, 1940 _, et une autre était religieuse carmélite, Marie-Thérèse _ Hasparren, 2 décembre 1886 – Marseille, 20 août 1986 _),

parmi lesquels Marie (Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n° 8, 9 décembre 1877 – Saint-Jean-de-Luz, 6 avril 1945) et Eugène (Hasparren, 5 septembre 1880 – tombé d’un train à Magnac-Sur-Touvre, Charente, le 1er avril 1921). 

Des 3 autres, qui ont pris épouse,

l’aîné Paul, né à Saint-Jean-de-Luz le 26 juillet 1875, marié à la navarraise (née à Vera de Bidasoa le 28 octobre 1881) Maria Salomé Inarra, à Hidalgo del Parral (Chihuaha, Mexique), le 19 juin 1902,

n’a pas eu de descendance ;

le 5e de la fratrie, Marcel (Hasparren, 4 septembre 1884 – Orthez, 24 novembre 1859), marié à la mexicaine (baptisée à Hidalgo del Parral le 14 août 1885) Concha Legarda, a eu 3 enfants :

_ Carlitos Gaudin (né à El Paso, Texas, le 29 août 1914 – ?,?), qui épousera Monika Seevonn) : le couple a eu 3 enfants, Dominic, Lilona et Victor Gaudin ;

_ Jacques Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 6 janvier 1916, et qui décèdera à Pau le 22 septembre 1993), qui épousera la béarnaise Simone Lassale-Calès (née à Orthez le 17 avril 1926, et qui décèdera à Pau le 15 avril 1917) : le couple a eu 4 enfants, Françoise, Philippe, Jean-Marie et Marie-Hélène Gaudin ; 

et _ Juliette (Lilita) Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz, le 1er janvier 1918 – ?,?), qui épousera John Howland) : le coule a 3 enfants : Paul, Jock et Perry Howland ;

et le 7e et dernier de cette fratrie des enfants de Charles Gaudin et Louisa Schlaegel, est Henri Gaudin (Hasparren, 12 septembre 1889 – Saint-Jean-de-Luz, 6 août 1953), marié à Jeanne-Marguerite-Marie Draper, ou Drapié, ou Drapé (née à Port-Vendres le 26 juin 1890, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 20 juin 1969 ;

le couple a eu une fille, Henriette-Marie-Thérèse Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 9 juillet 1924 – Saint-Jean-de-Luz, 1er novembre 2009), qui épousera Henri Louis Aguillon (Laruns – Les-Eaux-Chaudes, 30 août 1920 – Versailles 6 août 2015), présent à Londres dès le 3 juillet 1940 _ Henri Aguillon avait pris, à Saint-Jean-de-Luz, le 21 juin 1940, le premier bateau en partance vers l’Angleterre, le « Batory« . 

Le couple de Henri Aguillon et Henriette Gaudin auront 7 enfants :

Paul, Danielle, Françoise, Jean, Catherine, Maïté et Pierre Aguillon.  

Dans la magnifique Correspondance de Maurice Ravel publiée à ce jour par les soins de l’excellent Manuel Cornejo, n’existe pas, à ma connaissance, de lettre échangée avec aucun des membres de cette famille Gaudin – Schlaegel, de la branche devenue celle des Gaudin d’Hasparren.

Cependant, dans la lettre (n° 35, à la page 82) datée du 16 octobre 1902 à Jane Gaudin (au 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz),

l’adresse des « souvenirs affectueux à tous » de Maurice Ravel, assortie de la précision : « (comprenez dans ce tous la famille de votre tante et les Hiriart) sans oublier Mme Bibal et ma chère tante Gachuch« se réfère à la famille d’une tante de Jane :

la famille d’une tante

ou bien du coté Gaudin (d’Edmond Gaudin, le père de Jane) : il s’agit alors de la famille de Louise Schlaegel, veuve de Charles Gaudin, le frère aîné de St-Martin Edmond Gaudin, et de leurs enfants ;

ou bien du côté Bibal (d’Annette Bibal, la mère de Jane) : il s’agit alors de la famille de Dorotea Iburuzqueta, veuve de Pascal Bibal, le frère cadet d’Annette Bibal, et de leurs enfants.

Certains des membres de la famille issue de Charles Gaudin et de l’haspandar Louise Schlaegel, partent s’installer, au moins jusqu’en 1915 _ ils vont revenir en France pour accomplir leurs obligations militaires durant la Grande Guerre _, au Mexique, à Hidalgo del Parral, dans l’Etat de Chihuahua ;

et certains des membres de la famille issue de Pascal Bibal et de la guipuzcoane de Zarautz Dorotea Iburuzqueta, partent s’installer à Cuba, à La Havane _ où ils feront fortune.

Je m’étais précédemment interrogé sur ces diverses références, si importantes, de cette lettre du 16 octobre 1902 à Jane Gaudin :

la marraine et grand-tante Gachucha, de Maurice, mourra deux mois et un jour plus tard : le 17 décembre 1902, au 41 rue Gambetta… 

Relire aussi le bien utile article du 2 novembre 2019 :

Ce mardi 6 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Parmi les pianistes que Maurice Ravel a pu écouter jouer à Saint-Jean-de-Luz en son enfance : outre Louisa Schlaegel (1850 – 1929), sa fille Marie Gaudin (1877 – 1945), cousine de Marie Gaudin (1879 – 1976)

04avr

Plusieurs personnes des familles que Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1837) fréquentait à Saint-Jean-de-Luz quand il y a séjourné pour des vacances,

étaient de très bonnes pianistes _ et parfois étaient aussi professeurs de piano.

Parmi elles, Louisa Schlaegel (Hasparren, 28 janvier 1850 – Hasparren, 19 août 1929 _ sa mère, Marie-Delphine Harriague, était native de Bonloc, en 1822 ; et décèdera à Hasparren le 28 septembre 1868 _), l’épouse de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1841 – Saint-Jean-de-Luz, 9 novembre 1897),

le frère aîné d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) ; et donc beau-frère d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) ; chez lesquels Edmond Gaudin et Annette Bibal, la grand-tante (et marraine) de Maurice Ravel, Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), faisait office de gouvernante des 7 enfants, tous nés à Saint-Jean-de-Luz _ Charles (le 19 novembre 1875), Marie-Pascaline (le 10 novembre 1876 ; et décédée le 30 avril 1877), Pierre (le 7 février 1878), Marie (le 3 mars 1879), Jeanne (le 16 octobre 1880), Pascal (le 31 janvier 1883) et Louis Gaudin (le 23 février 1886 ; et décédé le 2 novembre 1899) _ de ce couple Gaudin-Bibal _ leur mariage avait été célébré à Saint-Jean-de Luz le 27 janvier 1875.

Charles Gaudin _ négociant et juge de paix, d’abord à Saint-Jean-de-Luz, puis Hasparren… _ et son épouse Louisa Schlaegel _ leur mariage avait été célébré à Hasparren le 30 septembre 1874 _ avaient eux-mêmes aussi 7 enfants :

Paul (né à Saint-Jean-de-Luz le 26 juillet 1875),

Marie (née à Saint-Jean-de-Luz le 9 décembre 1877 _ elle décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 6 avril 1945 ; sa sépulture se trouve au cimetière d’Aïce Errota, dans le même caveau que son frère Henri Gaudin ; et que sa nièce Henriette Gaudin, épouse de Henri Aguillon _),

Eugène (né à Hasparren le 5 septembre 1882),

Jean (né le 8 septembre 1882),

Marcel (né à Hasparren le 4 septembre 1884),

Marie-Thérèse (née à Hasparren le 2 décembre 1886)

et Henri (né à Hasparren le 12 septembre 1889 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 6 août 1853).

Et il se trouve que, de même que sa mère Louisa, la petite Marie Gaudin était, elle aussi, une excellente pianiste.

Dont Maurice Ravel a eu l’occasion d’apprécier fort le jeu au piano lors de séjours au pays basque ;

ce qu’a transmis la mémoire familiale de cette branche haspandar des Gaudin.

Et il se trouve que nous manquons cruellement, pour le moment de données sur l’enfance et l’adolescence de Maurice Ravel ;

ainsi que sur ses séjours d’alors _ avant 1900, ou 1902 (sa marraine et grand-tante Gachucha Billac est décédée, dans la maison Gaudin du 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902) _ au pays basque, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz principalement…

Ce dimanche 4 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quand le message de la bouteille à la mer reçoit une réponse : un bienvenu retour aux cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel…

03avr

Hier, coup de fil surprise d’une personne membre d’une des familles cibouro-luziennes apparentées à Maurice Ravel !

Qui, tapant sur Google quelques mots-clés de ses propres centres d’intérêt _ familiaux, à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure _,

a eu, immédiatement accès à quelques uns de mes articles, commençant de lui apporter des réponses à des questions que cette personne se posait, en vain, jusque là…

Et qui souhaitait s’entretenir plus précisément avec moi, pour s’aider à trouver de nouvelles précisions ;

pour commencer…

D’où échange d’informations détaillées.

Ce qui m’a permis d’apporter aussitôt de pertinentes réponses à des éléments de recherche demeurés non identifiés jusque là…

Ainsi ai-je pu enrichir tout spécialement mon article du samedi 8 juin 2019 : ,

à propos du faire-part de décès de Monsieur Edmond Gaudin, décédé chez lui à Saint-Jean-de-Luz _ 41 rue Gambetta, la Grand’ Rue _ le 28 décembre 1920, en sa 77éme année

Je viens donc de mettre en rouge les magnifiques apports de ce jour à cet article vieux de bientôt deux ans…

Un article à relire, par conséquent…

Mais mon correspondant m’a aussi soumis, de son propre chef, un élément d’interrogation particulièrement original, qui va susciter un travail de recherche absolument passionnant ;

et que je peux seulement annoncer ici, sans rien en déflorer…

Nous découvrirons plus tard ce qui en sortira, ou pas.

Bien des documents _ et de diverses formes _ ayant trait à cette personnalité si discrète (et secrète) de Maurice Ravel, dorment encore dans bien des tiroirs de plus ou moins lointains _ ou proches _ cousins et amis de Maurice Ravel…

La recherche a besoin d’aliments documentaires divers ;

puis d’un travail de fond sérieux et approfondi sur eux, et leurs connexions…

Bref, il est réjouissant de découvrir qu’une recherche méthodique et patiente, désintéressée, visant exclusivement le progrès de la connaissance, indépendamment de tout projet éditorial, peut ainsi rencontrer une lecture attentive et passionnée qui y trouve de petits éléments de réponse, en aliments à sa propre curiosité _ familiale ici : nous sommes dans de la micro-histoire…

À suivre…

Ce samedi 3 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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