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Un premier listing de mes articles sur (et podcasts de mes entretiens avec) le philosophe et ami bruxellois Pascal Chabot : pour préparer notre entretien à venir, à la Station Ausone à Bordeaux, le mardi 22 novembre 2022, à propos de l’ensemble de son parcours philosophique pour penser le réel…

25août

Afin de réaliser un point un peu substantiel sur le parcours philosophique de Pascal Chabot,

et préparer ainsi l’entretien que j’aurai avec lui à la Station Ausone le mardi 22 novembre prochain, dans le cadre de la saison 2022-2023 des conférences de notre Société de Philosophie de Bordeaux,

et en même temps que je procède à une lecture-relecture suivie de l’ensemble de son œuvre philosophique,

en commençant par son « L’Âge des transitions » de 2015 _ je viens de le relire aujourd’hui _,

je commence par passer en revue les articles de mon blog que je lui ai consacrés jusqu’ici :

0) _ d’abord, le passage très admiratif concernant le magistral « Global burn-out » de Pascal Chabot _ paru le 4 mars 2013 : un ouvrage tout à fait incisif qui m’a considérablement marqué et enthousiasmé par l’acuité et finesse de sa formidable lucidité vis-à-vis du réel qui est le nôtre ! _,

dans l’article du 25 avril 2013 « « …

0 bis) _ mais aussi cette première rencontre, chaleureuse et très positive _ nous avions immédiatement sympathisé et échangé nos coordonnées _, le 28 mai 2016, à Saint-Émilion, avec Pascal Chabot, lors de l’édition 2016 du Festival Philosophia de Saint-Émilion, dont le thème était cette année-là « la culture« ,

après avoir assisté à sa conférence, passionnante, intitulée « La Pédagogie intéresse-t-elle les philosophes ?« …

1) _ ensuite, la présentation de sa conférence « Le Système, les Ultra-Forces et le Soi » du dimanche 25 mai 2018 à Saint-Émilion dans la salle des Dominicains _ qui exposait en les explicitant les conclusions principales de son lumineux travail de 2017 « Exister, résister _ ce qui dépend de nous«  _,

au sein de l’article du 27 mai 2018 consacré à une présentation du programme de l’édition 2018 du Festival Philosophia de Saint-Émilion, sur le sujet de « La Vérité« , in l’article « « …

Et ce fut là notre seconde rencontre, toujours à Saint-Émilion, et à nouveau à l’occasion du Festival Philosophia.

2) _ une présentation rapide de « L’Homme qui voulait acheter le langage« , drame philosophique de Pascal Chabot, paru en 2018,

dans l’article du 15 septembre 2018 « « …

3) _ le podcast de mon entretien avec Pascal Chabot (de 49′) le 20 septembre 2018 au Studio Ausone à propos de son « L’Homme qui voulait acheter le langage _ drame philosophique« .

Et ce fut bien évidemment là, à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux, bien davantage qu’une troisième rencontre, mais un entretien très détaillé…

4) _ l’article du 21 septembre 2018 « « …

5) _ la mention de ce podcast du 20 septembre 2018, que je viens de citer,

au sein de l’article du 6 avril 2022 « « ,

comportant un commode listing récapitulatif de l’ensemble de mes entretiens qui ont été vidéo et podcastés…

6) _ l’annonce de la conférence-entretien de Pascal Chabot (avec Martin Legros) intitulée « Petite métaphysique de la Terre »  _ et regarder ici la vidéo de cet entretien de 64′ _ le samedi 28 mai 2022 à la salle des Dominicains à Saint-Émilion, au cours de l’édition 2022 du Festival Philosophia de Saint-Émilion, et pour une quatrième rencontre, à nouveau à Saint-Émilion, et toujours pour Philosophia,

in l’article du 23 mai 2022 « « …

7) _ l’article du 25 mai 2022 « « , à propos de son excellentissime « Avoir le temps _ essai de chronosophie« … 

8) _ un premier très rapide schéma de regard panoramique sur le parcours de penser de Pascal Chabot,

in l’article _ immédiatement en suivant _ du 26 mai 2022 « « …

9) _ une lecture de l’important et très éclairant « Traité les libres qualités » de Pascal Chabot,

en mon article du 27 mai 2022 « « …

10) _ l’article immédiatement rétrospectif _ et enchanté ! _ de mes deux rencontres ce samedi 28 mai 2022 au Festival Philosophia 2022 à Saint-Émilion, avec mes amis Pascal Chabot et Karol Beffa,

en mon article de ce même 28 mai 2022 « « …

Notre entretien à venir à la Station Ausone le 22 novembre prochain, dans le cadre de la saison 2022-2023 de notre Société de Philosophie de Bordeaux _ dont je suis vice-président _constituera ainsi notre cinquième rencontre philosophiqueet notre second entretien, vidéocasté cette fois…

À suivre…

Ce jeudi 25 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

le soir de la naissance, à 18 h, à la clinique franco-britannique de Levallois-Perret, de notre petit-fils Noé,

fils de notre fille Agathe Lippa et son compagnon Pascal De Sa, et petit frère de Gaïa…

Ecouter Denis Kambouchner analyser l’expression « Quelque chose dans la tête » et la manie du souci de « transmettre » : l’entretien au Studio Ausone le 26 novembre dernier avec Francis Lippa, pour la Société de Philosophie de Bordeaux

10déc

Vient d’être mis en ligne

hier soir 9 décembre

sur son site par la librairie Mollat

le podcast (de 62′) _ cliquez sur podcast, et vous accéderez à son écoute ! _

de l’entretien du 26 novembre dernier à la Station Ausone,

_ et en ouverture de la saison 2019 – 2020 de la Société de Philosophie de Bordeaux _,

de Denis Kambouchner

_ président de la Société française de Philosophie _

avec Francis Lippa

_ vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux _

à propos du magnifique passionnant petit livre

_ de 154 pages : quelle lumineuse finesse et ampleur d’analyse ! _

de Denis Kambouchner,

paru le 28 août dernier aux Éditions Flammarion

Quelque chose dans la tête, suivi de Vous avez dit Transmettre ? ;

muni du bandeau suivant :

« Nous avons perdu la culture de la mémoire : avons-nous gagné celle du jugement ? » 

Cette question des moyens, outils et aliments

de la riche _ et positivement complexe : quelle variété de ressources et méthodes à apprendre à mettre en œuvre et inventivement connecter (ainsi que donner à cultiver à d’autres), sans esprit fermé de système, non plus que de formalismeformation et « culture » _ à tous égards _ du jugement

de tout un chacun et quiconque,

à commencer, bien sûr, par les enfants et les adolescents

_ auxquels s’adresse d’abord, originellement du moins, en sa conception première, le premier des deux essais, Quelque chose dans la tête ;

mais la question, bien sûr, ne s’arrête à nulle génération d’âge, ni d’époque :

apprendre à bien juger est l’affaire de l’entièreté, de son début à sa fin, de toute vie d’une personne,

je veux dire de la vie entière de tout un chacun ! et cela sans la moindre exception : face aux dangers et chausse-trapes incroyablement multiples des situations à tâcher d’éviter, auxquelles échapper quand elles surviennent, à entreprendre de surmonter, en apprenant comment y faire face et s’en dépêtrer et sortir vainqueur et vivant, et pas trop amoché, cabossé, blessé, souffrant… ; Montaigne nous en avertissait en ouverture du Livre III de ses Essais : « Personne n’est exempt de dire des fadaises » (ni de commettre des bêtises !)

et cela ne concerne pas seulement, bien évidemment, la vie humaine : puisque cet enjeu ô combien vital fait à coup sûr déjà partie des conditions de la vie et survie animales : que d’erreurs s’avèreront mortelles… _,

est en effet cruciale,

tant à l’échelle des individus,

qu’à celle des sociétés

et civilisations…

Et cette question-là

des « nourritures » fondamentales et ouvertes

_ ainsi qu’en chantier inventif et constructif permanent… _

du bien (ou toujours mieux) juger

ne cesse,

à côtés de ses recherches proprement cartésiennes

_ afin d’essayer toujours de mieux pénétrer les micro-subtilités infinies (et passionnantes) du travail philosophique de Descartes,

tâche peut-être principale du travail de Denis Kambouchner en sa carrière et œuvre philosophique _,

de constituer un pan essentiel du questionnement foncièrement pragmatique,

et à visée d’authentiques progrès de l’esprit,

de Denis Kambouchner.

Cet art de distinguer les nuances magnifiques et merveilleuses, à bien les considérer, du pensable

caractérise, me semble-t-il bien,

et court la culture philosophique française :

Montaigne, bien sûr, Descartes _ et le sillage des très nombreux cartésiens _, Pascal,

Voltaire, Diderot, Rousseau,

Bergson, Jankélévitch, Ricœur, Derrida, etc.

Tous assez peu adeptes du concept et de ses un peu trop rigides fermetures,

qui va dominer, me semble-t-il encore, la conquérante philosophie universitaire allemande,

au moins à partir de Kant et Hegel.

Oui, l’art des nuances subtiles, à partir de comparaisons ;

et même de métaphores

riches d’humour…

Afin de former et donner consistance à la finesse de la « sagacité » _ une notion cartésienne…

Quant au second des deux essais qui se répondent, « en écho« ,

Vous avez dit transmettre ?..,

celui-ci entreprend de mettre en garde _ délicatement, sans rechercher quelque polémique médiatique _ contre une tentation désagréablement fermée de concevoir l’enseignement de manière exclusivement conservatrice et rétrograde _ celle de certains idéologues réactionnaires, à la versaillaise ! _,

et de défendre un partage ouvert et inventif-créatif _ véritablement progressiste : mais à quels mots se fier parmi l’incroyable déchaînement orwellien de notre époque ? _ de la culture :

le maître judicieux étant seulement « un nain » _ humblement _ juché sur des « épaules de géants« ,

selon une formulation de Bernard de Chartres,

reprise notamment par Montaigne et Pascal…

Le vocable de « transmission » ne convenant, à proprement le penser,

qu’à l’opération de léguer à quelques proches

un héritage bien précis et spécifié à laisser en propriété et usufruit à ses descendants,

un patrimoine à ne pas laisser se disperser et disparaître, se dissoudre,

un secret de création-fabrication à ne pas laisser se perdre en le confiant ainsi à quelque disciple élu

qui saura en faire, à son tour, son miel propre…

Alors que la culture à même d’alimenter richement le bien juger d’autres que soi-même

est de l’ordre de ce « pollen » multiple et divers (de mille fleurs)

dont les abeilles _ montaniennes _ sauront faire leur « miel« ,

« en se l’incorporant » vraiment :

« Les abeilles pillotent de ça de là les fleurs ; mais elles en font après le miel qui est tout leur ; ce n’est plus thym, ni marjolaine ; ainsi les pièces empruntées d’autrui, il les transformera et confondra pour en faire ouvrage tout sien, à savoir son jugement : son institution, son travail et étude ne vise qu’à le former.

Qu’il cèle tout ce duquel il a été secouru, et ne produise que ce qu’il en a fait. Les pilleurs, les emprunteurs, mettent en parade leurs bâtiments, leurs achats, non pas ce qu’ils tirent d’autrui. Vous ne voyez pas les épices d’un homme de parlement : vous voyez les alliances qu’il a gagnées, et honneurs à ses enfants. Nul ne met en compte publique sa recette : chacun y met son acquêt

Le gain de notre étude, c’est en être devenu meilleur et plus sage« , Essais, Livre I, chapitre 26, De l’institution des enfants

C’est cette profondeur et intensité de l’incorporation d’une authentique culture personnelle

par celui qui la reçoit,

comme par celui qui la donne _ et l’a donnée _,

qui,

en son authenticité généreuse et désintéressée _ pardon du pléonasme _ seulement,

en fait l’efficace seul effectivement consistant et durable.

Le reste, utile à court terme, se dissipera sitôt l’usage effectué…

Ensuite, selon le mot _ authentiquement progressiste et libérateur _ de Nietzsche, à propos de ce que donne le maître à son disciple :

« Vademecum, vadetecum« …

Tel est le paradoxe généreux du libérateur…

Ce mardi 10 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

P. s. :

voici encore, à titre de complément de luxe,

de quoi écouter le podcast de l’entretien _ merveilleux ! _ que j’ai eu avec Denis Kambouchner le 18 septembre 2013 à la librairie Mollat,

à propos de son essentiel _ lucidissime ! _ L’École, question philosophique.

L’altérité de la personne de l’autre : pourquoi un tel abîme entre pratique et discours ?..

24mai

A l’occasion du colloque à Bordeaux L’Âge classique dans les fictions du XXIe siècle,

ce matin au Studio Ausone,

deux communications d’universitaires auxquelles j’ai assisté :

La Carte de Tendre dans L’Eveil de Line Papin (2016), par Frédéric Briot ;

La Chine dans La Blessure et la soif  (2009), par Laurence Plazenet.


La communication de Frédéric Briot m’a au moins appris l’existence d’au moins trois Cartes de Tendre au sein de l’œuvre de Madeleine de Scudéry

_ dont la plus célèbre, la seconde, se trouve dans son roman Clélie (10 volumes, publiés de 1654 à 1660) _ ;

alors que l’usage qui est fait de cette fameuse Carte, dite _ de façon bien erronée ! _ « du tendre« ,

est d’un extraordinaire succès à travers les siècles ;

et toujours aujourd’hui…

Il faudrait aussi s’interroger sur le succès, en 1668, des Lettres de la religieuse portugaise,

et du thème des Bérénice de Racine et de Corneille…












La communication de Laurence Plazanet porte, elle, sur son propre roman, La Blessure et la soif, de 2009.

Et nous y apprenons que son goût, ici, pour la très grande estrangeté _ ou estrangèreté ? _ de la Chine (au XVIIe siècle,

au moment très précis de la violente disparition de la dynastie des Ming ; en 1644, Pékin est conquise par les Mandchous)

fonctionne, en la singularité de son imaginaire d’auteur de fictions _ à distinguer de ses fonctions (annexes) d’universitaire, prend-elle bien soin de préciser… _,

comme un analogue de son goût pour l’estrangeté profonde _ et fascinante _ de l’augustinisme _ et du jansénisme de Port Royal _,

exactement au même moment en France (sous la Fronde et ses suites) : de 1648 à 1662…

Et la conférencière de citer comme exemple d’écrivain admiré par elle

en ses méthodes comme en ses goûts d’écriture,

Pascal Quignard _ dont elle a rencontré l’œuvre au moment du film Tous les matins du monde ; avant de la lire goulûment in extenso très vite…

Il se trouve que j’ai moi aussi lu presque tout Quignard,

du moins jusqu’à un certain moment _ celui (2009) du film Villa Amalia

Film et livre m’ont profondément agacé. Le charme était rompu.

Cf mon article du 26 avril 2009 : 

De même que j’ai fini par m’agacer de la thématique (de l’altérité _ sacralisée en paroles _) de François Jullien,

que j’avais fait inviter à de nombreuses reprises chez Mollat et à la Société de Philosophie de Bordeaux,

avant de m’apercevoir de la très profonde cécité _ narcissique ; et en actes… _ à l’autre de cet auteur…

Les yeux se décillent. 

A ma question sur les rapports entre son goût de la passion et le masochisme _ un mot électrique ! _, le sadisme _ qui évoque déjà le raffinement (extatique ! ) de cruauté de certains supplices chinois, au moins dans nos imaginaires… _, la pulsion de mort et les pulsions de vie _ et autres concepts freudiens ! _,

Laurence Plazanet a choisi de botter immédiatement en touche,

en avançant que toute référence postérieure au XVIIème siècle

tombait forcément hors de propos _ pour profond anachronisme ; et incapacité d’approcher la singularité historique et civilisationnelle visée par son approche documentaire extrêmement rigoureuse et poussée, mais aussi fictionnelle… _ pour elle…

Dont acte.

Son dolorisme se trouve ainsi placé comme au-dessus de toute approche, et par conséquent hors d’atteinte.

Dogmatiquement : il n’a pas à être _ confusément et hors de propos _ discuté.

J’ai trouvé cette position archi-romantique…

J’ai relevé aussi l’aveu de la conférencière de sa vive passion des ruptures…

Ah ! bon…

Pour ma part, je préfère Montaigne à Pascal _ et Augustin et l’augustinisme _,

et j’aime la subtilité sobre et infiniment fine de Marivaux.

Ce jeudi 24 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

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