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Pour les 10 ans du décès de la pianiste Tatiana Shebanova (1953 – 2011), ré-édition de ses sublimes 14 CDs Chopin !

06sept

Ce fut avec un profond émerveillement que j’ai découvert l’année 2010 précédant son décès _ dont j’ignorais tout alors : nul n’en ayant jamais parlé jusqu’alors en une revue musicale française !.. _ les enregistrements Chopin de cette extraordinaire (et trop discrète) interprète de Chopin qu’a été la sublime Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011).

Mon article du samedi 30 juin 2012

fit le récit enthousiaste _ et très détaillé, en même temps qu’un peu rétrospectif _ de cette découverte infiniment reconnaissante :

quelle parfaite interprète de Chopin nous avons eue là !..

Le sublime Chopin « en vérité » de Tatiana Shebanova _ in memoriam

— Ecrit le samedi 30 juin 2012 dans la rubriqueMusiques”.

C’est un peu par hasard, l’été 2011, que j’ai découvert, d’abord la collection merveilleuse « The Real Chopin« , en son œuvre complète sur instruments anciens _ un piano Pleyel de 1848 et un piano Érard de 1849, pour commencer ; vient de s’y adjoindre (en novembre 2010) un piano Érard de 1838 pour un CD de Janusz Olejniczak, le CD NIFCCD 030, comportant des Mazurkas (6), des Polonaises (2), des Valses (4), des Nocturnes (3) et la Ballade opus 23 : tous instruments admirables ! _, du Narodowy Institut Fryderyka Chopina, de Varsovie, éditée pour le deux-centième anniversaire de la naissance de Frédéric Chopin (Varsovie, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849)  ;

puis que, en approfondissant ma recherche, CD après CD, j’ai admiré et aimé considérablement les doigts proprement magiques de Tatiana Shebanova (Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011), en de sublimes cadeaux, l’un après l’autre de 5 CDs _ les CDs NIFCCD 005, 007, parus en 2007, 017 et 018, parus en 2010, puis, cette année-ci, 2012, le CD « in memoriam«  021, comportant les 24 Préludes opus 28 (ainsi que le Prélude opus 45), enregistrés le 30 juin 2009, et la Sonate en si bémol majeur opus 35, dite « funèbre« , enregistrée le 20 avril 2010… _, de cette musique de Chopin sublimement donnée ici en sa rayonnante toute simple mais sidérante chaleureuse vérité et beauté : sur le piano Érard de 1849 de l’Institut…

L’Institut Frédéric Chopin de Varsovie a, en effet, publié en novembre 2010 un coffret de 21 CDs

(numérotés de 000 _ pour un enregistrement de Raul Koczalski (1884-1948) sur un piano Pleyel de 1847, le 21 février 1948 _ à 020 _ les enregistrements des 20 CDs 001 à 020 se sont déroulés de mars 2005 à décembre 2009 (et même le 19 janvier 2010 pour quelque(s) pièce(s) du CD 0018, par Tatiana Shebanova, justement… : probablement la Sonate « funèbre » opus 35 de 1839 _),

donnant à écouter l’œuvre intégral de Frédéric Chopin sur ces pianos Pleyel (de 1848) et Érard (de 1849) aux sonorités chaleureuses confondantes… Et c’est un élément décisif de leur si réjouissante réussite !!!

J’avais bien relevé, auparavant, une excellente critique d’un enregistrement Chopin de cette collection par Nelson Goerner, mais je devais alors avoir d’autres centres d’intérêt que la musique de Chopin pour ne pas demander à l’écouter, ni me le procurer… Et c’est probablement le nom du pianiste Howard Shelley qui, en ce début d’été 2010, m’a incité à écouter, puis m’a fait découvrir, CD après CD, avec une jouissance immédiate ! passionnément mêlée à une non moins hyper-jouissive curiosité à profusion comblée !, cette merveilleuse collection d’enregistrements sur instruments anciens de l’œuvre du « real Chopin » !

Si bien que j’ai demandé à en écouter, après ce tout premier CD Shelley de la collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie, d’autres,

à commencer par les enregistrements de Nelson Goerner, tous mieux qu’excellents, proprement enthousiasmants ! :

les CDs 003 (les 4 Ballades ainsi que 3 Nocturnes),

009 (les œuvres pour piano et orchestre autres que les 2 concertos pour piano : les justement fameuses Variations opus 2 sur Là ci darem la mano de Don Giovanni de Mozart, fameuses par le mot d’enthousiasme pur de Robert Schumann pour la musique d’un musicien parfaitement inconnu de lui jusque là et dont il découvrait, à la seule lecture, la partition : « Chapeau bas, Messieurs, un génie ! » ; la Fantaisie sur des Airs polonais opus 13 ; le Rondo de Concert à la Krakowiak opus 14 ; et l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante opus 22)

et 016 (les Mélodies opus 74, Nelson Goerner accompagnant la soprano Aleksandra Kurzak et le baryton Mariusz Kwiecien) ;

et plus tard le CD 023 (les 9 Mélodies de l’opus 74 pour voix de soprano, Nelson Goerner accompagnant cette fois la délicieuse Dorothee Mields, les chantant une fois en polonais et l’autre en allemand).

Puis j’ai écouté (et beaucoup aimé aussi) les CDs de Janusz Olejniczak de cette collection :

le CD 008 (5 Mazurkas, la Sonate opus 35, etc.),

et le CD 011 (3 Polonaises, 2 Nocturnes, 5 Mazurkas et 1 Valse) ;

et plus tard, tout récemment, le CD 030, sur un piano Pleyel de 1838, cette fois (6 Mazurkas, 2 Polonaises, 4 Valses, 3 Nocturnes et la Ballade opus 23).


De même que j’ai extrêmement apprécié le CD 010 de Kevin Kenner (les 4 Impromptus, le Scherzo opus 39, etc.).

Au total, j’ai acheté ainsi, un par un, 14 de ces 20 CDs, par des artistes divers…

Mais ma découverte fondamentale _ voilà !!! _ fut le jeu magique proprement stupéfiant de grâce et de justesse chopinienne de la magnifique Tatiana Shebanova !

J’ignorais tout de cette interprète, à l’exception de ce dont m’informaient, au fil de mon écoute de ces quatre premiers CDs _ 005, 007, 017 et 018 _, les notices de ces disques de cette collection de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie ; et ne fus guère récompensé, non plus, par ma recherche sur Google : l’indication, sur un site en anglais, que la musicienne « passes away » _ mais sans mention de date ! _ me troubla profondément, cet été 2011-là, mais je ne réussis ni à la confirmer, ni l’infirmer, nulle part, alors… J’en restais donc à cette hypothétique disparition dont nul media n’avait fait, à ma connaissance, ni mention, ni a fortiori commentaire !..


Bien sûr, je communiquais _ et fit partager ! _ mon enthousiasme musical à mes disquaires préférés, au fil de mes écoutes (enchantées !) successives ; et je leur commandais illico presto 2 des CDs de Tatiana Shebanova sur lesquels je n’étais pas parvenu à mettre la main…


Je ne me souviens plus aujourd’hui quel avait été l’ordre de ces écoutes-découvertes progressives miennes de ces CDs Chopin de Tatiana Shebanova ; mais l’enthousiasme ne se démentit certes pas, bien au contraire ! j’étais de plus en plus stupéfait d’enthousiasme pour cette justesse absolue d’interprétation du « real Chopin » !!! de Tatiana Shebanova ; et je remarquais au passage combien les Mazurkas, moins célèbres que les Etudes ou les Polonaises, constituaient sans doute le cœur battant de la création la plus intime et vibrante de sens _ et chaleureuse ! _ de Frédéric Chopin !.. Et les réalisations de Shebanova constituaient le summum de cette magnifique collection : bientôt je me procurais l’intégrale de ces enregistrements en mettant la main sur le coffret des 21 CDs !


Bref, je proclamais partout haut et fort cette jubilatoire _ et chaleureuse _ admiration…

Si bien que, quand parut au printemps 2012 _ car la collection d’enregistrements anciens de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie se poursuit : et toujours magnifiquement ! même sans Shebanova désormais : nous en sommes à ce jour au numéro 023… _, en mars ou en avril, un nouveau CD _ proprement sublime ! _, intitulé « in memoriam Tatiana Shebanova« , des 24 Préludes opus 28 (+ le prélude opus 45) et la Sonate dite « funèbre » opus 35, je fus au comble et de la jouissance pour ce CD miraculeux (NIFC CD 021) de justesse de beauté,

et de la détresse, pour la perte prématurée (hélas confirmée ainsi !) de cette musicienne magicienne qu’avait été Tatiana Shebanova (Moscou, 12-1-1953 – Varsovie, 1-3-2011) :

je note au passage que Tatiana Shebanova est morte (d’un cancer) 201 ans jour pour jour après la naissance de Frédéric Chopin, le 1er mars 1810 !

Voici deux messages adressés à mon amie la Fée Morgane pour lui donner à partager cet enthousiasme musical :

De :   Titus Curiosus
Objet : Chopin/Shebanova au Fryderyk Chopin Institute de Varsovie
Date : 19 mai 2012 18:32:19 HAEC
À :   Fata Morgana

Voici les 5 CDs Chopin/Shebatova existant
dans l’édition du Fryderyk Chopin Institute de Varsovie…

Pour moi,
la quintessence de Chopin
se trouve dans les Mazurkas…

Vient de paraître aussi, mais sans Shebatova hélas, un excellent DVD (Glossa GVD 921114)
retransmettant un des concerts de l’anniversaire Chopin à Varsovie,
sur le même piano Érard de 1849,
avec Nelson Goerner, Kevin Kenner et Janusz Olejniczak (tous très bons !!!)
et l’orchestre du XVIIIe siècle dirigé par Frans Bruggen,
pour les œuvres de Chopin avec piano et orchestre : un Chopin mozartien…

Titus


Chopin: 24 Preludes, Op. 28

Chopin:

24 Preludes, Op. 28

Prelude Op. 45 in C sharp minor (No. 25)

Piano Sonata No. 2 in B flat minor, Op. 35 ‘Marche funèbre’

Tatiana Shebanova (piano)

This CD has been released in memory of Tatiana Shebanova, who died last year, not long after these recordings were made _ 10 mois et 10 jours très exactement. It shows the exceptional relationship _ voilà ! _ which she had with the historic Erard piano heard here. She fell in love with the instrument the very first time she played it.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD021

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Polonaises, Rondo in C major & Mazurkas

Chopin:

Rondo in C major, Op. 73

working version

Polonaise No. 10 in F minor, Op. 71 No. 3

Polonaise No. 1 in C sharp minor, Op. 26 No. 1

Mazurka No. 41 in C sharp minor, Op. 63 No. 3

Mazurka No. 20 in D flat major, Op. 30 No. 3

Mazurka No. 40 in F minor, Op. 63 No. 2

Mazurka No. 34 in C major, Op. 56 No. 2

Mazurka in A minor, Op..posth.

Mazurka No. 46 in C major, Op. 68 No. 1

Nocturne No. 6 in G minor, Op. 15 No. 3

Mazurka No. 33 in B major, Op. 56 No. 1

Mazurka No. 39 in B major, Op. 63 No. 1

Introduction & Variations ‘Der Schweizerbub’ KKIVa/4

Polonaise No. 15 in B flat minor B13/KKIVa:5

Polonaise No. 14 in G sharp minor B6/KKIVa:3

Galop in A flat major ‘Marquis’, WN 59

Tatiana Shebanova (piano)

Shebanova interprets further works by Chopin. She is more than qualified to do so, as she did Postgraduate studies at the Warsaw Fryderyck Chopin Music Academy and since 1983 has given annual lectures at the Chopin Master Classes in Duszniki-Zdrój. She performs on an Erard 1849 fortepiano.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD018

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Walzes, Barcarolle, Berceuse & Ecossaises

Chopin:

3 Écossaises, Op. 72 No. 3

Barcarolle in F sharp major, Op. 60

Berceuse in D flat major, Op. 57

Waltzes Nos. 1-14

Tatiana Shebanova (piano)

Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto _ c’est à noter !

The disc features new recordings of the Waltzes, Ecossaises, Op. 72, Barcarolle in F sharp major, Op. 60, Berceuse in D flat major, Op. 57.

Recordings made on an Erard piano from 1849.

Recorded in Witold Lutoslawski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 19-20 May 2007.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD005

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Études, Opp. 10 & 25

Chopin:

12 Études, Op. 10

12 Études, Op. 25

Tatiana Shebanova (piano)

Tatiana Shebanova is one of the most eminent pianists performing today. She is the winner of international competitions in Prague (1969), Geneva (1976) and Brussels (1990), among others. Polish audiences remember her performances during the Tenth International Fryderyk Chopin Piano Competition in Warsaw in 1980, when she received Second Prize and the special prizes for the best performances of a polonaise and a concerto.

The disc features new recordings of the Fryderyk Chopin 12 Etudes Op. 10 (1829–1832) and 12 Etudes Op. 25 (before 1837) Erard piano from 1849.

Recorded in Witold Lutoslwski Polish Radio Concert Studio, Warsaw, 29 September 2007.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD007

(CD)

€16,75

In stock – usually despatched within 1 working day.

Chopin: Variations, Mazurkas & Rondos

Chopin:

Largo in E flat major, BI 109

Variations brilliantes in B flat major on ‘Je Vends des Scapulaires’, Op. 12

Rondo a la Mazurka, Op. 5

Rondo in C major for two pianos, Op. 73

_ à deux pianos (l’autre étant le Pleyel de 1848), avec _ Jaroslaw Drzewiecki _ le mari de Tatiana Shebanova _

Marche Funebre, Op. 72 No. 2

Fugue in A minor

Mazurka No. 56 in B flat major, K.IIa/3

Mazurka No. 58 in A flat major

Mazurka No. 57 in C major

Mazurka No. 55 in G major, K.IIa/2

Moderato in E, KKIVb/12

Variations in D major for 2 pianos

Stanislaw Drzewiecki _ le fils de Tatiana Shebanova et Jaroslaw Drzewiecky _

Variations in A – Souvenír de Paganini

Variations on a March from Bellini’s I Puritani

Polonaise No. 16 in G flat major B36/KKIVa:8

Allegretto in F sharp major

Waltz No. 17 in E flat major, Op. post., KKIVa:14, B 46

Wiosna B117

Tatiana Shebanova (piano)

Tatiana Shebanova graduated from the Pyotr Tchaikovsky Conservatory in Moscow with a Gold Medal and is a Grand Prix winner of international music competitions in Prague, Geneva and Brussels. She has led an intensely musical life and, as well as being a soloist, has performed piano duets with her husband and son. She is performing on an Erard 1849 fortepiano.

Frederick Chopin Institute The Real Chopin – NIFCCD017

(CD)

€16,75

Usually despatched in 2 – 3 working days.

Et cet autre message-ci,

en réponse à une demande adjacente de conseil de priorité d’écoute :

De :   Titus Curiosus
Objet : Les CDs Shebanova sur piano Erard
Date : 21 mai 2012 06:25:33 HAEC
À :   Fata Morgana


Après ré-écoute des 4 CDs du coffret anniversaire,
et après celle du nouveau CD des Préludes (CD 021),
voici mon ordre de priorité :

1) Les Préludes et la Sonate « funèbre » (CD 021)
2) Les Études (CD 007)
3) Les Valses (CD 005)
4) Les Polonaises, Mazurkas, etc. (CD 018)
5) Les Variations, Mazurkas, etc. (CD 017).

Les Mazurkas sont le plus intime de Chopin.
La chaleur des Etudes, et des Valses, est exceptionnelle
avec cet Érard de 1849 sous les doigts parfaits de Shebanova.
Quelle perte !

Titus

Dossier auquel je me fais un plaisir de joindre encore cette superbe (!!) chronique d’Alain Lompech à la page 94 du numéro de Diapason de mai 2012, à propos de ce même CD « In memoriam Tatiana Shebatova« ,

auquel le magazine Diapason a attribué un « Diapason d’or » ce mois de mai :

« On doit à Tatiana Shebanova ce qui me semble être la meilleure intégrale _ rien moins !!!! _ de l’œuvre pour piano de Chopin _ parue chez Dux _, loin devant celles de Vladimir Ashkenazy (Decca), d’Idil Biret (Naxox). Seul Nikita Magaloff (Philips) pourrait s’approcher de cette réussite exemplaire. Hélas !, Shebanova est morte en 2011, à l’âge de cinquante-sept ans. L’Institut Frédéric Chopin lui rend hommage _ « in memoriam«  _ avec la publication d’un récital _ en fait en deux prises : l’une (les Préludes ?..), le 30 juin 2009, l’autre (la Sonate « funèbre » ?..), le 20 avril 2010 _enregistré, admirablement, sur un Érard de 1849, dont cette grande artiste tire des sonorités ensorcelantes _ oui ! _ de rondeurs sombres, d’éclats feutrés, d’aigus translucides mais pleins et chantants _ tous ces oxymores sont mieux que justissimes ! Ce pianisme somptueux n’est pas mis au service du culte du beau son, il est la logique d’une assimilation du style chopinien _ oui ! jusqu’à l’incarnation ! _ par une musicienne qui en avait pénétré l’essence _ rien moins ! On sent dans ces interprétations une telle intimité _ oui ! _ avec les Préludes et avec la Sonate « funèbre » que toute barre de mesure, toute idée même d’interprétation s’envolent : Shebanova recrée dans l’instant ce qu’elle joue _ voilà ! _ avec une incertitude apparente _ celle du compositeur lui-même improvisant et créant _, qui n’a d’égale que la détermination _ en radieuse jubilation ! _ d’aller au bout de chaque phrase _ avec l’autorité de la justesse la plus rayonnante : formidablement chaleureuse.
C’est bouleversant. » 

On ne saurait mieux dire la perfection de justesse de beauté

de ce travail admirable

d’une vie

de Tatiana Shebatova au service _ éminemment chaleureux ! _ du génie même de Chopin

en sa plus éminente vitalité.

Si « tout ce qui est beau est difficile autant que rare »  (Spinoza),

« a thing of beauty is a joy for ever » (Keats)…

C’est bien à ce degré d’éternité-là qu’ici de plain-pied parfaitement nous sommes !

Merci Madame !

Titus Curiosus, ce 30 juin 2012

 

Et lors de ma récapitulation de 100 « Musiques de joie«  lors du premier confinement (mars-juin 2020),

en mon article  du samedi 20 juin 2020,

j’y suis bien sûr revenu !

Et voici que ce jour du 6 septembre 2021,

je découvre,

à la page 80 du numéro 703 de la Revue Diapson de ce mois de septembre 2021,

un article développé de  Loïc Chahine faisant un très vibrant éloge d’un coffret de 14 CDs, muni d’un archi-mérité Diapason d’Or,

que, pour l’anniversaire des 10 ans _ c’était le 1er mars 2011, à Varsovie _ de la disparition de Tatiana Shebanova,

le label NIFC (Narodowy Institut Fryderyka Chopina) consacre à l’intégralité des enregistrements chopiniens que nous a laissés _ pour l’éternité _ cette sublime interprète.

Qu’on se le dise…

Le plaisir sera ainsi partagé…



Ce lundi 6 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : la merveille du magique parfait Chopin (1810-1849) de la parfaite Tatiana Shebanova (1953-2011) sur un piano Erard de 1849

20juin

Jusqu’ici, pas encore de Chopin dans mes « Musiques de joie »…

D’urgence il me faut réparer pareille injustice !

Et illico presto me voici en quête de la magnifique série des CDs enregistrés par et pour le Narodowy Instytut Fryderyka Chopina, de Varsovie,

en vue des célébrations du bi-centenaire, en 2010, de la naissance, en 1810, de Frédéric Chopin

(Zelazowa Wola, 1er mars 1810 – Paris, 17 octobre 1849) ;

et, parmi ces 20 CDs

_ et le 21éme de ces éditions est lui encore sous les doigts de la même (parfaite !) interprète ! _,

les 4 CDs _ ou plutôt les 5 : les CDS NIFCCD n° 005, 007, 0017, 0018 et 0021  _ sous les doigts justissimes de la très regrettée merveilleuse _ c’est une fée ! _ Tatiana Shebanova

(Moscou, 12 janvier 1953 – Varsovie, 1er mars 2011) ;

et sur un splendide piano Erard de 1849

_ écoutez-en la différence ! _,

conservé au Narodowy Instytut Fryderyka Chopina, à Varsovie.

Ensuite, il me reste à faire un choix entre ces 5 CDs Chopin de Tatiana Shebanova enregistrés tout spécialement pour cet anniversaire

_ l’artiste avait aussi enregistré une intégrale du piano de Chopin, en 10 CDs, pour la marque Dux :

je parle ici du coffret Dux 0650, paru en 2009.

Pour être le plus pleinement fidèle à mon critère de la joie,

j’opte donc pour le CD NIFCCD 005,

enregistré les 19 et 20 mai 2007,

qui comporte 14 Valses _ op. 18, op. 34 n° 1, 2 et 3, op. 42, op. 64 n° 1, 2 et 3, op. 69, n° 1 et 2, op. 70 n° 1, 2 et 3, et la sans numéro WN 29 _les 3 Écossaises op. 72, la Barcarolle op. 60, et la Berceuse op.57.

Et voici le podcast

de la Grande Valse brillante en mi bémol majeur, op. 18, composée en 1831.

La joie que donne la musique de Chopin est unique entre toutes !

Et cette extraordinaire fée qu’est Tatiana Shebanova

est elle aussi une interprète merveilleusement unique de Chopin !!!

Écoutez-la !!!

C’est pour l’éternité.

Ce samedi 20 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Un très beau CD Chopin « Late piano works » par Edoardo Torbianelli

13mar

Il y a pas mal de temps déjà,

le claviériste Edoardo Torbianelli avait fait paraître, à l’automne 2004, chez Pan Classics, un très intéressant CD Muzio Clementi, intitulé Muzio Clementi Late works for pianoforte.

De fait, sur la page d’accueil du site d’Edoardo Torbianelli,

nous découvrons, en référence à ce CD de 2004, la page suivante :

Muzio Clementi:
Late works for pianoforte

Clementi: Late works for pianoforte4 stars de la Musique.

Pan Classics PC 10171, 2003

Edoardo Torbianelli – fortepiano (« Clementi & Co. » 1812)

  • Sonata op.41
  • Capriccio op.47 n.1
  • Capriccio op.47 n.2
  • Monferrine op.49
  • Fantaisie « Au clair de la lune » op.48

Reg. gennaio 2003, Museum Schloss Kremsegg, Kremsmünster

RECENSIONI

Marc Vignal, Le Monde de la Musique, 09/04

Màtyàs Kiss, Piano, 01/05

« Edoardo Torbianelli, grâce à une technique solide et à une musicalité qui s’affirme tout au long du présent enregistrement, réussit à déjouer tous les « pièges » posés par cette musique qui apporte une fraîcheur et une insouciance rares. »
(Fèlix Matus-Echaiz, ResMusica.com)

« Un très intéressant, et plein de charme, « Late Works for Pianoforte » de Muzio Clementi (compositeur injustement décrié…) par Edoardo Torbianelli, très en verve : Vladimir Horowitz n’avait pas nécessairement mauvais goût ; en tout cas, un tel enregistrement nous oblige à mieux repenser l’histoire et l’esthétique du clavier, au tournant d’un certain classicisme : ce n’est déjà pas rien… »
(« L’agenda de Francis Lippa », Alpha Productions)

Oui, j’étais bien l’auteur de cette chronique à propos de ce CD qui m’avait plu, pour un Agenda que Jean-Paul Combet m’avait proposé de tenir, pour Alpha Productions…

Or, très récemment, cette fin d’année 2017, le même excellent claviériste Edoardo Torbianelli fait paraître, chez l’éditeur Glossa, un très beau CD Chopin (GCD 922517), sur un grand piano d’Ignace Pleyel de 1842,

qu’il a intitulé Frédéric Chopin Late piano works

avec un choix d’œuvres des années 1841/42 à 1846 (+ un opus posthume daté de 1835).

L’interprétation _ que je pourrai rapprocher des réussites, raffinées et directes, sur ce même répertoire chopinien, de l’excellent Alain Planès _ est magnifique,

et je voudrais recommander ce très beau CD.

Ce mardi 13 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

 

Pour découvrir des compositeurs très discrets, 3 merveilles discographiques de derrière les fagots

31mai

Parmi les CDs qui ne quittent pas mes platines,

3 CDs absolument merveilleux,

tant par les œuvres si magnifiques qu’ils donnent à découvrir,

que par des interprétations si parfaites

que ce serait une faute de ne pas donner à en partager si peu que ce soit de l’enthousiasme de leur écoute…

Dans l’ordre chronologique des siècles de composition des œuvres ainsi mises à notre portée aujourd’hui,

voici d’abord le CD Minoritenkonvent _ Manuscript XIV 726 / Vienna Praha Kromeriz, 1700 (CD MUSO mu-008),

par Aliquando, constitué ici de la violoniste Stéphanie Paulet et de l’organiste Elisabeth Geiger,

pour des Sonatas anonymes (elles sont au nombre de 5)

et de Heinrich Ignaz Franz Biber (2), Giovanni Buonaventura Viviani (1), Jan Ignac Frantisek Volta (1), Nikolaus Faber (1) et Johann Caspar Teubner (1),

toutes issues d’un même manuscrit (important) du Couvent des Minorites de Vienne ;

recueil que commente ainsi Stéphanie Paulet au début de sa présentation à la page 4 du livret, « du choix de l’Orgue Silberman des Sœurs grises de Haguenau comme unique instrument de continuo » dans cette réalisation pour ce superbe, et même sublime, disque :

« Le manuscrit du Couvent des Minorites de Vienne (Autriche), connu depuis de nombreuses années par les musicologues, se révèle aujourd’hui encore peu exploré par les instrumentistes ; à le lire tout entier, il surprend, par sa beauté, et atteste d’une activité florissante autour du violon dans la période de Biber (1644-1704).

Rien n’est précisé sur le caractère religieux de ces sonates, et bien que certaines le suggèrent, le libre choix de l’instrumentation pour la ligne du continuo était laissé ouvert.

Nées dans un contexte fortement religieux, encourageant les Arts, les sonates de ce recueil témoignent de multiples influences, et la musique apparaît tour à tour méditative, illustrative, ou de danse, appelant un continuo varié en timbres et en nuances. (…)

Ainsi, l’orgue riche de toutes ces possibilités (soient, par exemple, la capacité d’expression du caractère de l’intime, comme une prière, comme du caractère majestueux d’une passacaille ; la capacité de tenir un bourdon invitant à l’improvisation de longs mélismes méditatifs pour le violon ; la capacité d’évoquer par le jeu d’anches typé du Cromorne les danses de la Renaissance ; etc.), pouvait s’imposer comme un partenaire à part entière du violon, le faisant même apparaître parfois comme un registre supplémentaire du jeu de cordes.

Alliant la richesse d’un instrument de tribune et la douceur d’un instrument de continuo, l’orgue baroque d’André Silbermann  de l’église Sainte-Madeleine à Strasbourg (où se trouve maintenant déposé l’Orgue Silberman des Sœurs grises de Haguenau), par la beauté de ses timbres du passé, s’est imposé comme une évidence pour le choix de notre continuo, et a nourri en retour l’univers suggestif de ces sonates« .

Et quant à la nature de cet important « Manuscrit XIV 726 du Couvent des Minorites« ,

voici ce qu’en indique le Dr Greta Haenen aux pages 8 à 10 du livret de ce CD :

« Le Manuscrit XIV 726 du Couvent des Minorites à Vienne, dont sont extraites les sonates du disque, est considéré comme le recueil le plus important de la musique pour violon soliste du Saint Empire Romain Germanique. Pour l’essentiel, il s’agit de pièces de la fin du 17e siècle. (…) La copie du Manuscrit qui nous intéresse dans cet enregistrement n’est pas datée, mais tout laisse à penser qu’elle a été réalisée dans la dernière décennie du 17e siècle. (…) Les pièces qui y sont recopiées sont toutes parues avant 1690. (…) Ce Manuscrit fut en son temps une source d’une importance considérable pour l’œuvre instrumentale soliste de Biber. (…) Hormis ces récollections rassemblées, le recueil présente aussi des œuvres soit anonymes, ou de compositeurs ayant tous un lien direct avec l’environnement esthétique de la cour de Vienne _ ainsi Schmelzer, Teubner, Viviani ou Bertali _, de Prague _ avec le médecin et violoniste Ian Ignac Frantisek Vojta (ca.1660 -ca.1725) _, ou de Kromeriz : Heinrich Ignaz Franz Biber y travailla plus longtemps qu’à Vienne, où l’on ne peut attester qu’un court « concert-invité » en 1677 ; Faber, lui, était probablement en lien avec un des musiciens de cette cour de Kromeriz. (…) Les œuvres anonymes, comme c’est le cas pour d’autres recueils, sont très probablement nées dans ce large environnement habsbourgeois (Vienne, Kromeriz ou Prague) de compositeurs de l’entourage amical des copistes. (…) Quelques sonates restées anonymes figurent exclusivement dans ce Manuscrit, sans concordance avec d’autres _ ce sont donc des hapax _, comme les sonates n°4 (piste 3), n°77 (piste 1), et n°87 (piste 2). Elles affichent clairement un contexte viennois : éléments de style italien, technique de violon locale, évocation certaine de musique de « violoneux » qui subsiste dans le répertoire du sud-est de l’Empire plus longtemps qu’en Italie ou en Allemagne du nord, et ceci sûrement pour des raisons socio-culturelles. En effet, la culture dans le nord est urbaine, la musique n’y a pas les mêmes fonctions qu’à la cour » ;

puis le CD « Farewell to the homeland » Polish Romantic Music (CD NIF CCD 104),

par le pianofortiste Tobias Koch,

pour des Polonaises (6), Nocturnes (2), Valses (1), Etudes (1), Rondos (1) et Mazurkas (9) de Frédéric Chopin (2), Michal Kleophas Oginski (1), Karol Kurpinski (5), Maria Szymanovska (6), Jozef Elsner (1), Ignacy Feliks Dobrzynski (1), Jozef Krogulski (1), Karol Mikuli (1), Karol Zaluski (1) et Ignacy Friedman (1).

Ces pièces, toutes brèves, sont en majorité antérieures _ c’est le cas des treize premières (n° 1 à 11 et n° 13-14) _ à la période de composition de Frédéric Chopin _ dont sont présentes ici 2 Mazurkas (la pièce n° 12, d’avant 1832, et la pièce n° 20, de 1849) _.

Seules deux Mazurkas (la pièce n° 15, de 1840, d’Ignacy Feliks Dobrzynski, et la pièce n° 16, de 1836, de Jozef Krogulski) sont contemporaines de la période de création de Frédéric Chopin.

Et trois dernières Mazurkas (la n° 17, de 1860, de Karol Mikuli, la n° 18, après 1849, de Karol Zaluski et la n°19, de 1912, d’Ignacy Friedman) sont postérieures à l’œuvre de Frédéric Chopin.

Merveilleusement interprétées par le pianofortiste Tobias Koch _ dont j’ignorais bien à tort l’existence jusqu’à ce jour : il faut vite réparer cette injustice ! _,

sur quatre magnifiques instruments anciens (un Erard de 1838, un Pleyel de 1848, un Erard de 1849 et un Pleyel de 1854) si judicieusement mis à profit par la formidable collection de CDs du Narodowy Institut Fryderyka Chopina _ cf mon article du 30-6-2012 Le sublime Chopin « en vérité » de Tatiana Shebanova _ in memoriamde Titus Curiosus _,

cette succession de pièces spécifiquement polonaises nous donne à très finement percevoir le très riche terreau polonais de l’œuvre si singulière de Frédéric Chopin…

Et c’est à l’infini que l’écoute de ce CD nous offre son enchantement…

;

et le CD « Complete piano works » de Gustave Samazeuilh (Grand Piano GP 669),

par le pianiste Olivier Chauzu.

 

Titus Curiosus, ce dimanche 31 mai 2015

 

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