Posts Tagged ‘Andreas Staier

Le Mozart merveilleusement vivant, ressuscité en sa bondissante et fluide jeunesse, par le jeu clair et lumineux comme jamais de Julien Chauvin et son décidément excellent Concert de la Loge…

22oct

Ce sont deux écoutes successives, la première sur France-Musique (et mon auto-radio) le 30 septembre dernier en route vers Saint-Jean-de-Luz, tôt le matin, et qui fit découvrir le Mozart si véloce, si clair et si parfaitement juste _ comme jamais entendu ainsi aussi bien servi par une interprétation au disque… _, de Julien Chauvin et son Concert de la Loge dans la Symphonie n°40 en sol mineur K. 550 (joliement baptisée ici « La Dodécaphonique«  _ j’avais retenu ce détail _),

puis une autre fois, toujours sur mon auto-radio (et sur France-Musique), en un autre extrait de ce CD « Simply Mozart » Alpha 875,

qui m’ont fait me précipiter, à sa sortie, sur ce CD Alpha 875,

qui comporte aussi l’Ouverture de Don Giovanni K. 527 ;

ainsi qu’un magnifique Concerto pour piano et orchestre n° 23, en la majeur, K. 488, idéalement servi, aussi, au pianoforte, par un plus que jamais splendide Andreas Staier…

Grand merci ! et Bravo !!! à ces interprètes

si magnifiquement inspirés…

Ce samedi 22 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : la rageuse Mélodie hongroise pour piano D. 817 de Schubert, par Alfred Brendel ; et le Divertissement à la hongroise D. 818, par Andreas Staier et Alexei Lubimov

26avr

L’œuvre de Franz Schubert

(Lichtental, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1828)

ne se signale pas spécialement par l’expression de la joie…

Cependant vient parfois me trotter dans la tête

la paradoxale joie du piétinement obstiné _ presque rageur _

de sa Mélodie hongroise pour piano, en si mineur, D. 817

composée le 2 septembre 1824

à Szeliz _ aujourd’hui Zeliezovce, en Slovaquie _ au château du Comte Johann Esterhazy de Galantha,

pour la jeune Caroline Esterhazy

_ elle était née le 6 septembre 1805 à Presbourg (aujourd’hui’hui Bratislava).

Une anecdote rapporte que cette Mélodie hongroise pour piano

aurait été inspirée à Schubert par le chant d’une servante

qu’il venait d’entendre dans la cuisine du château des Esterhazy…

Cette mélodie hongroise _ Schubert dixit _ a aussi donné lieu

au 3éme mouvement du Divertissement à la hongroise pour piano à 4 mains, D. 818,

composé peu après,

toujours à Szeliz – Zeliezovce, début septembre 1824

Pour la Mélodie hongroise pour piano seul D. 817

j’opte ici pour la version _ la plus enlevée (et joyeuse !!!) _ d’Alfred Brendel,

accessible ici sur youtube

_ Alfred Brendel ayant enregistré cette Mélodie hongroise à diverses reprises… _ ;

et pour le Divertissement à la hongroise pour piano à quatre mains D. 818

j’opte ici pour la version d’Alexei Lubimov et Andreas Staier,

du CD Teldec 0630-17113-2, parue en 1998 ;

et dont voici un podcast accessible lui aussi sur youtube… :

le motif hongrois,

présent au début du 3e mouvement noté Allegretto

débute à 16′ 21 de l’enregistrement…

La joie schubertienne a quelque chose de joliment obsessionnel et rageur…



Ce dimanche 26 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Et les Diabelli de Gulda en novembre 1957 à Vienne

11fév

Et voici une autre version infiniment vivante _ et donc satisfaisante _

des Variations Diabelli de Beethoven

_ nécessairement un poil colérique ! _,

enregistrées à Vienne en novembre 1957

par le grand Friedrich Gulda

(Vienne, 16 mai 1930 – Weissenbach am See, 27 janvier 2000) ;

dénichées en un recoin du désordre de ma discothèque…

À ranger à côté des versions aimées de

Stephen Kovacevich,

Ronald Brautigam,

Andreas Staier,

et aussi, maintenant, Filippo Gorini.

Ce mardi 11 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Enfin une interprétation enthousiasmante des Variations Diabelli : par Andreas Staier, enchanteur diabolique, sur un pianoforte

09jan

Je désespérais de trouver enfin une version à mon goût

des Variations Diabelli, de Beethoven :

ni Ronald Brautigam

_ en son coffret Bis de Variations de Beethoven _,

ni Stephen Kovacevich

_ en son coffret Philips repris par Decca de l’intégrale des œuvres pour piano de Beethoven  _

ne m’avaient convaincu.

Ni, non plus, les assez récents CDs de Filippo Gorini et de Martin Helmchen

_ les CDs Alpha 296 et 386.

Etait-ce donc à l’œuvre même que je résistais ainsi ?..

Après tout, il y a tout un monde entre les Goldberg de Bach

_ que je porte au pinacle ! _

et les Diabelli de Beethoven.

Et la forme ludique,

ou même fantaisiste _ ou fantastique _,

du jeu débridé des Variations,

appartient surtout à ce qui se libère dans la pratique d’invention-composition au moment du Baroque…

Même si les diverses Variations de Mozart

et les diverses Variations de Haydn

s’écoutent aussi _ encore _ avec beaucoup de plaisir…

¨¨

Eh bien,

en rangeant une partie de mes piles de CDs,

je suis tombé sur le CD des Diabelli par Andreas Staier

_ dont je n’avais nul souvenir d’écoute… :

un CD Harmonia Mundi, HMC 902091, enregistré en 2010 et publié en 2012 _,

dont venait de me parler, pour me le recommander chaleureusement, Elisabeth, chez Mollat :

une interprétation sur un pianoforte d’après un modèle de Conrad Graf.

Un jeu extrèmement expressif et vivant, et formidablement ludique,

en effet !

Enchanteur !!!

Et diabolique…

Ce jeudi 9 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Des chefs d’oeuvre d’Espagne à découvrir : l’oeuvre vocale en latin du Padre Antonio Soler (1729 – 1783)

14oct

Le Padre Antonio Soler (Olot, 1729 – L’Escorial, 1783)

est surtout connu dans l’histoire de la musique

pour son fameux Fandango

_ par exemple dans l’interprétation célèbre de Rafael Puyana (1931-2013, claveciniste colombien) ;

Scott Ross, ou Andreas Staier, en ont aussi donné de flamboyantes versions ;

ou encore l’excellente claviériste espagnole Genoveva Galvez...

Aujourd’hui,

c’est la marque espagnole Lauda qui nous propose,

par La Grande Chapelle,

et sous la direction de ce pionnier de la recherche qu’est Albert Recasens,

un très beau et trèsriche CD

de la Obra vocal en latin

du Padre Antonio Soler :

le CD Lauda LAU 018.

Avec un panel d’œuvres diverses

et d’époques variées

de sa composition :

un Dixit Dominus a 4 y ripieno,

un Magnificat a 8,

L’Incipit Lamentatio. Aleph. Quomodo sedet de la Lamentation 1 du Jeudi Saint a 8,

le Largo d’un Verso para el Alzar,

un Salve Regina a 5,

et un Miserere a 8.


Une musique

qui compose

traditions bien installées en une Espagne fermement catholique,

et nouveautés plus audacieuses de l’actualité musicale européenne d’alors.


Des œuvres contemporaines de celles de

Boccherini,

Haydn _ qui composa les Sept dernières paroles du Christ en Croix pour Cadix, souvenons-nous en… _

ou du jeune Mozart

_ le Padre Soler correspondait régulièrement avec le Padre Martini, à Bologne _,

pour des institutions plutôt conservatrices, mais pas seulement.

Des musiques de très grande qualité !

Et qui enrichissent la connaissance (et le plaisir !) du répertoire,

en ce tournant du classicisme européen.

….

De même que les chefs d’œuvre inouis

(mais pour un tout autre répertoire !)

de Manuel Blasco de Nebra

_ par Josep Colom au clavier _,

ces très belles œuvres religieuses en latin du Padre Antonio Soler

_ par Albert Recasens à la direction des chanteurs et de l’orchestre _

comblent notre curiosité !!!

L’Espagne : encore et toujours décidément à explorer…


Ce dimanche 14 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

Chercher sur mollat

parmi plus de 300 000 titres.

Actualité
Podcasts
Rendez-vous
Coup de cœur