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Musiques de joie : l’élégance splendide du tendre lullyste megevois Georg Muffat (1653 – 1704)

19juin

Parmi mes compositeurs préférés

du XVIIe siècle baroque,

le tendre et magnifique megevois _ et lullyste _ Georg Muffat

(Megève, 1er juin 1653 – Passau, 23 février 1703).

Parmi les musiciens à s’être rendus à Paris prendre des leçons de Jean-Baptiste Lully

(Florence, 28 novembre 1632 – Paris, 22 mars 1687)

puis à Rome, celles de Bernardo Pasquini

(Massa di Valdinievole, 7 décembre 1637 – Rome, 21 novembre 1710)

_ à Rome, où Muffat fut particulièrement séduit par les réalisations de son contemporain Arcangelo Corelli

(Fusignano, 17 février 1653 – Rome, 8 janvier 1713) _,

le savoyard (d’ascendance écossaise) Georges Muffat

voyagea pas mal entre Savoie, France, Italie, Allemagne et Autriche :

en Alsace (Strasbourg, Molsheim et Selestat) ;

en Italie (Rome) ;

en Bavière (Ingolstadt) ;

en Autriche (Vienne, Salzburg) ;

en Bohème (Prague) ;

pour achever sa carrière à Passau, sur le Danube,

maître de chapelle du Prince-Evêque Johannes-Philipp von Lamberg.

Sa musique,

de style français,

est d’une splendide élégance,

et d’une tendresse merveilleusement touchante, et sans excès.

De son œuvre _ de très grande qualité _,

j’ai choisi son recueil inaugural de cinq Concerti Grossi

_ les premiers de ce genre nouveau à être publiés : avant ceux de Corelli, en 1715... _

intitulé Armonico Tributoet publié à Salzbourg en 1682.

Et pour l’interprétation discographique,

_ après écoute attentive de 4 CDs de ma discothèque_,

j’ai choisi celle, magnifique, de l’Ensemble 415, dirigé par la violoniste Chiara Bianchini et le claveciniste Jesper Christensen,

en un superbe enregistrement d’octobre 1995, publié par Harmonia Mundi en 1996 :

soit le CD HMC 901581.

Georg Muffat,

ou une des premières réalisations,

et merveilleusement aboutie,

de ce que François Couperin

(Paris, 10 novembre 1668 – Paris, 11 septembre 1733)

nommera, quelques années plus tard, en 1724, « les Goûts réunis« …

Et voici, par l’Ensemble 415,

le podcast du Concerto n°3, en La majeur ;

ainsi que le podcast du Concerto n°4, en mi mineur,

de cet Armonico Tributo.

 Ce vendredi 19 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Retour au splendide Mendelssohn de Johannes Moser et Alasdair Beatson : une fête de fées…

06nov

En un article de ce jour de son blog Discophilia,

par un article intitulé Ivresse,

 

Jean-Charles Hoffelé me permet de revenir

_ cf mon article du mercredi 11 septembre :  _

au très beau CD consacré

par le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson

à des œuvres de Fanny et Felix Mendelssohn :

le CD Pentatone intitulé Felix & Fanny Mendelssohn : PTC 5186781.

Ivresse

IVRESSE



Le giocoso qui ouvre la Deuxième Sonate de Mendelssohn a un petit côté Songe d’une nuit d’été, c’est une pure musique de plaisir _ voilà, comme si souvent dans l’œuvre de Mendelssohn, surtout en sa jeunesse ; mais il est mort à l’âge de 38 ans seulement … _ où le violoncelle se fait chanteur _ oui _ avant que faire paraître Puck dans les pizzicatos du scherzando.

Il n’aura jamais sonné aussi enjoué et léger _ c’est là sa marque de famille ; d’où une certaine étrangeté en une période de romantisme assez souvent enclin au dolorisme et à un certain appesantissement… _ qu’ici, Alasdair Beatson jouant un Erard magique, piano-harpe éolienne qui fait la musique de Mendelssohn ce qu’elle est, celle des fées _ voilà ! Felix est aussi et peut-être d’abord un héritier en ligne directe, via ses maîtres à Berlin, de l’Empfindsamkeit de Carl-Philipp-Emanuel Bach _, bonnes ou mauvaises.

Dans un clavier si leste, l’archet de Johannes Moser ne pèse pas, qui envole _oui _ la sonorité de grand alto du magnifique Guarneri joué à cette occasion. Et si l’on tenait enfin le duo parfait qu’attendaient les deux Sonates ? La Première est tout aussi réussie, comme les Variations concertantes si rarement enregistrées, et les deux amis ajoutent une Romance sans parole, un Feuillet d’album et deux pièces de Fanny Mendelssohn délicieuses à force de fantaisie discrète _ oui. Quelle fête ! _ c’est cela ! _, qui inaugure bien des futurs disques de ce duo inspiré.

LE DISQUE DU JOUR

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)


Sonate pour violoncelle et piano No. 2 en ré majeur,
Op. 58, MWV Q 32

Variations concertantes,
Op. 17, MWV Q 19

Lied ohne Worte,
Op. 109, MWV Q 34

Sonate pour violoncelle et piano No. 1 en si bémol majeur, Op. 45, MWV Q 27
Albumblatt en si mineur, MWV Q 25


Fanny Mendelssohn-Hensel (1805-1847)


Sonata o Fantasia in G Minor, H-U 238
Capriccio in A-Flat Major, H-U 247

Johannes Moser, violoncelle
Alasdair Beatson, piano Erard

Un album du label PentaTone PTC5186781

Photo à la une : le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson – Photo : © DR

Mendelssohn, sublime dans la joie…

Ce mercredi 6 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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