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Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…

22juil

Dans la continuité de mes articles de vendredi 19 et dimanche 21 juillet à propos du tout simplement merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

«  »

et «  »  ;

et en découvrant ce lundi matin sur le site du Monde ce commentaire louangeur-ci de Pierre Gervasoni :

  • Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy
    Franz Schubert – Leonid Desyatnikov
  • Franz Schubert : Divertissement à la hongroise, Fantaisie en fa mineur. Leonid Desyatnikov : Trompe-l’œil. Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy (piano)
Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. oui !

Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. HARMONIA MUNDI

Clé de voûte de ce programme aux subtiles correspondances, la célèbre Fantaisie en fa mineur, de Franz Schubert, est naturellement placée en dernière position. Avouons toutefois que l’on n’a pas respecté l’ordre choisi par les interprètes pour ce CD aux allures d’escape game, et que l’on a commencé _ à l’audition première de ce CD, déclare ici Pierre Gervasoni _ par la Fantaisie à quatre mains pour apprécier au mieux le duo londonien constitué par ces deux Russes de 35 ans. Sublime ! _ c’est dit ! Leur version est incomparable _ oui ! _, quoique la discographie de l’œuvre soit _ en effet _ d’une grande richesse. Sur le ton de la confidence comme sur celui de la déclamation, les musiciens offrent à chaque note un modelé idéal, entre verre et velours _ oui. C’est en effet fabuleux ! La plénitude de leur interprétation _ oui _ apparaît jusque dans les silences, espaces de réflexion _ méditation _ plutôt qu’éléments de séparation _ c’est très juste. Le _ génial !Divertissement à la hongroise ouvre le parcours avec une suprême élégance _ voilà ! _, et le Trompe-l’œil, de Leonid Desyatnikov _ d’après une commande ad hoc des deux interprètes  qui l’ont créé à Aldeburgh _ , extension prismatique de la Fantaisie de Schubert, s’impose dans un magistral dépassement des notions de consonance et de dissonance.

Pierre Gervasoni

je désire ce jour faire un peu mieux connaissance aussi avec le partenaire du magnifique Pavel Kolesnikov au sein de ce splendide Duo Kolesnikov & Tsoy :

Samson Tsoy

_ regardez pour commencer cette brève vidéo de présentation de Samson Tsoy (d’une durée de 4′ 59) ;

ainsi que celle-ci, très intéressante, avec Pavel Kolesnikov à la recherche de lieux atypiques de concerts, à Amsterdam, en mars 2022 (d’une durée de 4′ 23) ;

et aussi celle-ci, encore plus brève, et très poétique, avec leurs voix, à Gand, au mois de mars 2024 (de 1′ 00)…

À propos de ce Duo Kolesnikov & Tsoy, en mon article de samedi,

j’avais placé, en une modeste et trop rapide incise, ces quelques précisions-ci _ en anglais _ glanées sur le web :

« Praised for the “electrifying intimacy” _ belle et ô combien juste formulation ! _ of their playing (The Guardian), pianists Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy have been performing as a duo since 2009 _ voilà ! _ in addition to their flourishing solo careers « , lit-on en présentation d’un concert _ dont voici, je l’ajoute ce lundi, le détail du programme : STRAVINSKY The Rite of Spring for Piano Four Hands ; LEONID DESYATNIKOV Trompe-l’œil (US Premiere)SCHUBERT Fantasie in F Minor, D. 940 ; et Encores : RAVEL « Le jardin féerique » from Ma mère l’oye ;  J. S. BACH Sonatina from Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit, BWV 106 (transcr. for piano four hands by Kurtág) _ ayant eu lieu le 13 février dernier au Carnegie Hall à New-York, sur le site du Carnegie Hall _ qui ajoute aussi ceci, de passionnant :

Bios

Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy

In their 2023–2024 season, pianists Pavel Kolesnikovand Samson Tsoy make their duo debut _ voilà ! _ at New York’s Carnegie Hall, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke _ à Gand, en Belgique _, and Konzerthaus Berlin, as well as their return to Wigmore Hall _ à Londres.

et le 10 février précédent, un article du New-York Times intitulé « Two Pianists Make a Life Out of an Intimate Art Form« , déclarait aussi :

« Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo in school _ à Moscou. Now, they are dedicating their careers to it «  ;

mais surtout le site Interartists consacrant une notice au Duo « Kolesnikov Tsoy Ensemble« nous apprend plus précisément que « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo at the Moscow Conservatoire _ voilà ! en 2009… They came to London in 2011 _ voilà !  _, to continue their studies at the Royal College of Music » ; et développe ce qu’a été à partir de là leur carrière internationale…

Et voici donc maintenant le détail de ce que je me contentais alors seulement d’annoncer :

« The duo often dreamed of a stripped down and candid environment for genuine music making. They tried several spots in London _ voilà ! _ and in 2019 they found the Ragged School Museum _ c’est bien sûr à noter… _ ; and the first Ragged Music Festival was born. Together with their music friends they have established 3 editions of the festival in London _ voilà _, and the concept became quite popular. While the museum was closed for renovation, they brought the spirit and the concept to Muziekgebouw aan het IJ in Amsterdam _ voilà ! _ in the spring 2023. Not trying to replicate they made it in a site-specific way – something that could only really happen there, at that moment.

… 

For the Aldeburgh Festival 2023, the duo created several new duo productions for specific festival sites. Other 2023 highlights took place at Wigmore Hall _ cf ici la vidéo (de 17′ 40) de leur interprétation sur cette scène londonienne de la « Fantaisie en Fa mineur » D. 940, Op. 103 de Franz Schubert… _ and London’s Southbank and Barbican Centres – the latter in Poulenc’s Concerto for Two Pianos with the City of Birmingham Orchestra as part of Europe’s first Classical Pride Concert. 2024 Duo dates included their Carnegie Hall debut _ le 13 février 2024 _ and recitals at Konzerthaus Berlin, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke and Brussels’ BOZAR. They recorded Schubert’s Fantasie as part of a digital installation at the MoMu in Antwerp.

June 2024 Harmonia Mundi will release their first album _ HMM 902716 _, including Schubert’s Fantasie. »

Voilà.

Et maintenant c’est sur le parcours musical personnel de Samson Tsoy _ né au Kazakhstan le 24 octobre 1988 _ que je désire me pencher…

Voici d’abord, sur le site du Wigmore Hall, à Londres, un lien permettant d’accéder à une série de concerts donnés en ce lieu, sur cette scène, du 2 décembre 2019 au 14 mars 2024, par Samson Tsoy _ avec aussi, à plusieurs reprises, en Duo avec Pavel Kolesnikov, mais aussi d’autres musiciens amis invités…

Et on pourra en rechercher des vidéos.

Voici aussi un tout premier aperçu _ datant de février 2017 _ sur la carrière personnelle de Samson Tsoy, découvert sur le site du Château Mercier, à Sierre, en Suisse, à l’occasion d’un concert que celui-ci y donnait : 

Samson Tsoy, piano

12 février 2017 – 11:00

Au programme

Œuvres de Schubert et Schumann

« Son jeu est très naturel et raffiné. Sous ses mains, le piano a une sonorité merveilleuse et obéit à toutes les sollicitations de l’interprète. » Elisabeth Leonskaja

Né en 1988 _ le 24 octobre _ au Kazakhstan _ j’ignore en quelle ville _, Samson Tsoy _ qui a vécu en Russie à partir de 1996, avant de gagner Bruxelles, puis Londres, où il s’est installé en 2011… _ a étudié au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou, puis auprès de Maria Joao Pires à Bruxelles, ainsi que de Norma Fisher au Royal College of Music (RCM) à Londres. En 2016 il a obtenu un Master de soliste sous la houlette de Vanessa Latarche. Actuellement _ en 2017, donc _, Samson Tsoy parfait sa formation à Bâle avec le prof. Filippo Gamba. Il jouit également du soutien important de ses mentors Elisabeth Leonskaja et Imogen Cooper.

En 2012 Tsoy était demi-finaliste au concours international de piano de Santander Paloma O’Shea. Une année plus tard il fut lauréat du concours «Società Umanitaria» de Milan et fut nommé pour le prix Vendôme au Festival de Verbier.

En 2015 il gagnait le Premier Prix au concours international de piano de Campillo (Espagne).

Samson Tsoy fut désigné par un jury de prestigieux musiciens pour recevoir le soutien de la „City Music Foundation“ ce qui lui procure de nombreux concerts dans les plus grandes salles.

Il s’est produit dernièrement au Wigmore Hall à Londres sur invitation d’Elisabeth Leonskaja. D’autres concerts l’ont conduit à Paris (Salle Gaveau), Berlin (Konzerthaus) etc.

À côté de son activité solistique, Tsoy forme depuis 2009 un duo pianistique avec Pavel Kolesnikov, duo qui se produit internationalement avec grand succès.

Et forcément, bien sûr, à suivre…

Ce lundi 22 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

Comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov ?

21juil

Au surlendemain de mon article éperdu d’admiration « « ,

je me demande comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste si merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov _ né à Novossibirsk le 25 février 1989, et installé depuis longtemps (2011) à Londres… _ ?

Mais déjà, je peux commencer par reprendre et surligner en rouge les qualificatifs que je lui ai donnés rien que dans les titres des 7 articles de mon blog « En cherchant bien » qui ont précédé celui d’avant-hier 19 juillet 2024 _ pour le CD à quatre mains Harmonia Mundi HMM 902 716, avec son compère, parfait lui aussi, Samson Tsoy (enregistré à Dobbiaco au mois de novembre 2023, qui vient de paraître, lui, ce mois de juillet 2024, cette fois pour le label Harmonia Mundi _,

des articles que l’on pourra, bien sûr, parcourir grâce à ces liens- ci :

1) _ le 5 avril 2018 : «  » 

2) _ le 10 octobre 2018 : « « 

3 )_ le 23 octobre 2018 : « « 

4) _ le 2 juillet 2022 : « « 

5) _ le 6 juillet 2022 : « « 

6) _ le 11 août 2022 : « « 

_ 7) le 15 novembre 2022 : « « 

Et au passage, je m’avise que ma discothèque personnelle possède à ce jour 6 des 7 CDs de Pavel Kolesnikov enregistrés pour le label Hyperion, entre août 2013 et janvier 2021, à Monmouth et à Londres :

1) le CD Hyperion CDA 68 028 « Tchaikovsky – The Seasons » _ enregistré à Monmouth du 16 au 18 août 2013

2) le CD Hyperion CDA 68 137 « Chopin – Mazurkas » enregistré à Monmouth du 20 au 24 août 2015

3) le CD Hyperion CDA 68 224 « Louis Couperin » _ enregistré à Monmouth du 14 au 16 mars 2017 ;

le CD qui m’a fait découvrir et admirer (via Louis Couperin que je vénère !) le talent profond de Pavel Kolesnikov, au mois d’avril 2018…

4) le CD Hyperion CDA 68 237 « Beethoven » _ enregistré à Monmouth du 21 au 23 juin 2017

5) le CD Hyperion CDA 68 273 « Chopin – Impromptus – Valses – Mazurkas« enregistré à Monmouth au mois de juillet 2018 ; et c’est celui-ci qui manque à ce jour en ma discothèque personnelle, je viens de m’en aviser…

6) le CD Hyperion CDA 68 338 « Johann Sebastian Bach – Goldberg Variations » _ enregistré à Londres du 16 au 18 décembre 2019

7) le CD Hyperion CDA 68 383 « Reynaldo Hahn – Poèmes & Valses » enregistré à Londres du 7  au 9 janvier 2021

Voilà donc un début un peu prometteur pour tenter de cerner le plus justement possible l’idiosynceasie musicale magique de Pavel Kolesnikov…

À suivre…

Ce dimanche 21 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

Enregistrer les opéras de Nicola Antonio Porpora (1686 – 1768) : Carlo il Calvo (Rome, 1738), Polifemo (Londres, 1735), Arianna in Nasso (Londres, 1733) : les réussites discographiques d’Armonia Atenea, George Petrou, et la belle troupe menée par Max Emanuel Cenčić…

22déc

Comme en très riche complément opportunément bienvenu à mon article du 18 décembre dernier « « ,

voici que ce vendredi 22 décembre Jean-Charles Hoffelé consacre, sous le titre de « Pyrotechnie« , son article du site Discophilia

à l’œuvre opératique enregistrée et à enregistrer _ de préférence par Armonia Atenea et George Petrou…  _ de Nicola-Antonio Porpora (Naples, 10 août 1686 – Naples, 3 mars 1768) :

PYROTECHNIE

Fatal !, Max Emanuel Cenčić et son entourage de falsettistes devaient bien faire des ouvrages lyriques de Porpora l’objet central _ voilà !!! _ de leur insatiable appétit de découverte.

Porpora est à lui seul un continent lyrique _ rien moins… _ que l’on commence seulement à explorer _ à la scène comme au disque _ : plus de cinquante opéras ! _ voilà ! _, qui tentèrent de disputer vainement _ en effet… _ la primauté du genre à Haendel. Vienne ne goutât guère ses ouvrages, mais il y fut le professeur de Haydn _ tiens, tiens… _ qui dans ses opéras se souviendra du charme mélodique et de l’écriture volatile des œuvres de son professeur. Londres lui fut plus favorable, un cercle de mécènes éclairés fondant pour la création de ses opéras la classieuse société Opera of the Nobility, Las !, Haendel l’éclipsa progressivement _ voilà ! _, le ramenant à cette Italie où du moins Venise, Rome et Naples, sa patrie, restèrent fidèles à son style sur-orné, à sa si séduisante facilité mélodique _ c’est cela.

Écrit pour Rome, qui le créa au Teatro delle Dame au printemps de 1738, Carlo il Calvo nous plonge dans les intrigues qui suivirent la mort de Louis le Pieux, prétexte à un livret habilement troussé, plus dramatique que bien des opéras du Napolitain, avec un projet de meurtre sur une mère et son fils, ce dernier nommant l’opéra : Carlo il Calvo, désigné pour succéder à Louis le Pieux, n’a que six ans et pour seul protection sa mère Giuditta. L’intensité de l’ouvrage ne prive pas Porpora de déployer toutes les merveilles de son chant orné, surclassant le Carlo, Re d’Allemagna d’Alessandro Scarlatti (voir l’enregistrement de Fabio Biondi chez Agogique), également pour le sens dramatique qu’arde la direction flamboyante _ voilà ! _ de George Petrou.

Rome oblige, ce Charles le Chauve sera créé par une troupe uniquement constituée de castrats. Max Emanuel Cenčić ne va pas jusque-là, il le pourrait ayant dans son cercle assez de falsettistes, mais comment se passer de Julia Lezhneva et de ses pyrotechnies stellaires pour Giuditta ?

Le maître d’œuvre _ Max Emanuel Cenčić _ revient au rôle de Lottario dont il avait déjà gravé quelques arias au long de ses récitals, quelle merveille que son grand air de l’Acte II (Quando s’oscura il ciel), Bruno de Sá est idéal pour le rôle en demi-teinte de Berardo, belles surprises l’Eduige de Nian Wang, mezzo ambré, et le parfait Asprando de Petr Nekoranec. La troisième étoile de cette gravure réalisée en studio à Athènes, après que l’œuvre fut montée au Festival de Bayreuth, c’est Adalgisio. Une fois encore, Franco Fagioli délivre de son mezzo somptueux une éblouissante leçon de virtuosité dont le belcanto n’est jamais absent.

Du temps de Londres – il fut créé au bord de la Tamise le 1er février 1735Polifemo montre des ambitions supplémentaires _ voilà ! _, autant par l’habile livret de Rolli qui rassemble le meurtre d’Aci par Polifemo et l’aveuglement du cyclope par Ulysse, que par l’invention musicale débridée qu’y développe Porpora.

Est-ce la nécessité de rivaliser avec Haendel, le sujet pris à l’antique, qui lui inspirent un orchestre autrement inventif _ voilà _ et un chant où l’espressivo l’emporte _ oui _ sur la pure virtuosité de parade, quoi qu’il en soit on tient certainement l’un des chefs-d’œuvre _ voilà _ de Porpora, il suffit d’écouter la prégnante nostalgie de l’air de remerciement à Jupiter d’Aci à l’Acte III après sa métamorphose en source divine pour s’en convaincre.

Aci c’est Yuri Mynenko, lignes pures, timbre opulent, voix longue et flexible si sensible aux mots, il est l’autre héros de cette fable mythologique avec l’Ulysse de Max Emanuel Cenčić, héroïque et futé à la fois face à l’incroyable cyclope tonitruant et pourtant touchant incarné par Pavel Kudinov.

Magnifique évidemment Julia Lezhneva, tout comme la Calypso envoûtante de Sonja Runje, mais écoutez aussi le mezzo leste de Narea Sun que n’effraye aucune vocalise : « Une belta che sa » au début de l’Acte II vous convaincra qu’elle pourrait être bientôt une rossinienne stylée.

Toute l’équipe de chant ressuscite le niveau de celle, si relevée, de la création _ londonienne, le 1er février 1735, au Théâtre de Haymarket. Conscient de la valeur de l’ouvrage, Senesino _ oui _ quitta la troupe de Haendel pour celle de l’Opera of the Nobility, entraîinant avec lui la Cuzzoni, Francesca Bertolli, Antonio Montagnana, Farinelli les rejoignant _ une subite énorme hémorragie... Cet âge d’or du bel canto chez Porpora rayonne enfin _ ici, grâce à George Petrou _ dans toute sa gloire, emporté par la battue spectaculaire de George Petrou.

Si, pour le prochain opéra, Max Emanuel Cenčić et sa vaillante troupe, pouvaient révéler Arianna in Nasso qui avait ouvert avec tant de brio la parenthèse londonienne _ au Lincoln’s Inn Fields Theatre, le 29 décembre 1733.

LE DISQUE DU JOUR

Nicola Antonio Porpora (1686-1768)


Carlo il Calvo

Franco Fagioli,
contre-ténor (Adalgiso)
Max Emanuel Cenčić, contre-ténor (Lottario)
Julia Lezhneva,
soprano (Gildippe)
Suzanne Jerosme,
soprano (Giuditta)
Petr Nekoranec, ténor (Asprando)
Bruno de Sá, sopraniste (Berardo)
Nian Wang, mezzo-soprano (Eduige)

Armonia Atenea
George Petrou


Un livre-disque du label Parnassus Arts Productions PARATS002

Nicola Antonio Porpora (1686-1768)


Polifemo

Yuriy Mynenko,
contre-ténor (Aci)
Max Emanuel Cenčić, contre-ténor (Ulisse)
Pavel Kudinov,
baryton-basse (Plifemo)
Julia Lezhneva, soprano
(Galatea)
Sonja Runje, contralto (Calipso)
Narea Son, soprano (Nerea)

Armonia Atenea
George Petrou

Un livre-disque du label Parnassus Arts Productions PARATS003

Photo à la une : les contre-ténors Max Emanuel Cenčić et Franco Fagioli dans les représentations de Carlo il Calvo de Porpora, à Bayreuth –
Photo : © Falk von Traubenberg

 



Ce vendredi 22 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

Une bien intéressante sortie discographique : l’opéra « Polifemo » de Nicola Porpora (créé à Londres en 1735), par Armonia Atenea, sous la direction de George Petrou…

18déc

Le 1er février 1735, a été créé au King’s Theater de Haymarket, à Londres, l’opéra en 3 actes « Polifemo » de Nicola Porpora (Naples, 10 août 1686 – Naples, 3 mars 1768) sur un livret de Paolo Antonio Rolli.

Et voici que le label Parnassus Arts Productions nous en propose une passionnante interprétation discographique par Armonia Atenea, sous la direction de George Petrou, en 3 CDs Pararts003…

L’article bien détaillé de Guillaume Saintagne à la page 86 du numéro 728 de ce mois de décembre 2023 de Diapason _ qui a aussi décerné à ce triple CD un Diapason-Découverte _ donne de passionnantes précisions sur les circonstances de la création à Londres de ce fastueux « Polifemo » de Nicola Antonio Porpora _ avec « une distribution de stars en partie dérobée au Saxon : Senesino, Cuzzoni, Farinelli » ; excusez du peu de pareille entreprise !.. _ afin de faire pièces aux succès opératiques _ qui gênaient certains _ de Georg Friedrich Haendel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759) _ « un feu d’artifice finalement assez semblable à celui qu’allumait Haendel en arrivant dans cette même ville de Londres vingt-quatre ans plus tôt avec Rinaldo« …

À suivre…

Ce lundi 18 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le charme extrêmement prenant de Benjamin Appl à nouveau opérant et superbe dans un programme à nouveau original et assez singulier : un bouquet de 19 Lieder de Franz Schubert en des adaptations orchestrales d’Anton Webern (5), Max Reger (7), Alexander Schmalcz (2) et 5 autres compositeurs-orchestrateurs, avec la complicité du chef, natif lui aussi de Ratisbonne, Oscar Jockel, et le Münchner Rundfunkorchester : un album infiniment séduisant de clarté et naturel, justesse et poésie…

10oct

Benjamin Appl à nouveau superbe dans la réalisation très réussie _ quel beau timbre de voix, et quel subtil et évident art du chant ! _ d’un nouveau projet très original et singulier :

un bouquet magnifiquement composé de 19 Lieder _ avec piano, à l’origine _ de Franz Schubert en des adaptations orchestrales _ assez peu courues et ainsi rassemblées… _ d’Anton Webern (5), Max Reger (7), etc.,

avec la complicité du chef _ natif de Ratisbonne (le 24 décembre 1995) comme Benjamin Appl (né le 26 juin 1982) _ Oscar Jockel, et le Münchner Rundfunkorchester :

soit un album BR Klassik 900346 _ enregistré à Munich du 28 au 30 septembre, le 30 novembre, et les 1er et 2 décembre 2022 (Benjamin Appl vient d’avoir 40 ans ; et Oscar Jockel a tout juste 26 ans), et en une prise de son de Christine Voitz, d’une stupéfiante clarté et un exemplaire naturel ! ; l’album est sorti le 6 octobre dernier, il y a à peine 4 jours… _ à nouveau très prenant et vraiment plein de charme…

De Benjamin Appl _ baryton bavarois, formé au très fécond Regensburger Domspatzen de Ratisbonne (et ultime élève de Dietrich Fischer-Dieskau), et désormais installé à Londres _, mais cette fois avec le seul piano de James Baillieu _ né, lui, en Afrique du Sud au mois de mars 1982 _,

m’avait si fortement impressionné le très original et éminemment singulier CD Alpha 912 « Forbidden fruit » _ enregistré à Lugano du 27 au 30 juillet 2020 _, que je lui avais consacré rien moins que 4 articles, les 29, 30, 31 juillet et 1er août derniers :

« « ,

« « ,

« « 

et « « …

De même,

je m’étais tout de suite procuré le « Winterreise » schubertien de Benjamin Appl et James Baillieu, au piano, le CD Alpha 854 _ enregistré à Kentish Town, en Angleterre, au mois de septembre 2021 _, très réussi lui aussi.

Incontestablement,

ces 19 adaptations de Lieder avec piano seul de Franz Schubert (Lichtental, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1828) pour des interprétations avec accompagnement d’orchestre,

et par des compositeurs aussi différents qu’Anton Webern (Vienne, 1883 – Mittersill, 1945) pour 5 Lieder, Max Reger (Brand, 1873 – Leipzig, 1919), pour 7 Lieder,  ou le contemporain Alexander Schmalcz (né à Weimar en 1969), pour 2 Lieder,

mais aussi Johannes Brahms (Hambourg, 1833 – Vienne, 1897), Kurt Gillmann (Wannsee, 1889 – Hannovre, 1975), Felix Mottl (Unter Sankt Veit, 1856 – Munich, 1911), Benjamin Britten (Lowestoft, 1913 – Alderburgh, 1976), ou Jacques Offenbach (Cologne, 1819 – Paris, 1880), pour un Lied chacun,

surprend, étonne, charme et enrichit notre écoute…

En commençant ici par les 2′ 39 du très beau lied « Abendstern » de la première plage du CD, un lied de 1824 sur un poème de Johann-Baptist Mayrhofer, ici dans une orchestration d’Alexander Schmalcz,

on pourra écouter, en suivant, l’ensemble des 23 plages _ ainsi accessibles ici à l’écoute _ de ce très beau original CD…

De ce CD, je recommande tout spécialement la plage 5 (de 4′ 18) « Du Bist die Ruhe« , un lied de 1823 sur un poème de Friedrich Rückert, ici dans une orchestration d’Anton Webern,

et la plage 18 (de 3′ 44) « Nacht und Träume«  _ peut-être mon lied préféré de Franz Schubert : extatique !.. _, un lied de 1825 sur un poème de Matthäus von Collin, ici dans une orchestration de Max Reger…

À ces 19 Lieder chantés par le baryton éminemment charmeur _ quel naturel ! quelle clarté ! _ de Benjamin Appl,

le CD adjoint, aux plages 3, 7, 13 et 20,

10 « Deutsche Tänze (serie 1) » de Franz Schubert, adaptées pour l’orchestre par Johann von Herbeck (Vienne, 1831 – Vienne, 1877)…

Le très grand talent d’interprète de Benjamin Apple, aidé ici de celui d’Oscar Jockel, est de ne jamais tomber en une réalisation hyperbolique, opératique, de ces Lieder en ces versions avec accompagnement symphonique _ toujours tendre, précis, doux, délicat et infiniment léger _,

mais de savoir conserver et excellemment restituer l’intimité chaleureuse et tendre, complice, des humeurs des soirées de Liederabend, en un très attentif petit cercle d’amis proches, pour lesquels étaient donnés et créés ces Lieder avec un simple piano _ données du 26 janvier 1821, dans l’appartement de la famille von Schober, au 28 janvier 1828, chez Joseph von Spaun, pour ce qui concerne ces mémorables schubertiades auxquelles a participé Franz Schubert à Vienne… _,

tout en procurant à ces si touchants et très variés Lieder, d’une infinie délicatesse, sans le moindre surlignage de moindre mauvais goût, cette coloration symphonique qu’ils comportent aussi, en très fin subtil filigrane,

et que se sont amusés à leur apporter, à diverses époques de rayonnement de ces chefs d’œuvre intimes de Schubert _ très vite reconnus comme tels ! _, ces divers compositeurs ainsi orchestrateurs :

Jacques Offenbach (1819 – 1880),

Johannes Brahms (1833 – 1897),

Felix Mottl (1856 – 1911),

Max Reger (1873 – 1919),

Anton Webern (1883 – 1945),

Kurt Gilmann (1889 – 1975),

Benjamin Britten (1913 – 1976)

ainsi que notre contemporain et en activité _ en particulier pour le magnifique Matthias Goerne.. _ Alexander Schmalcz (né en 1969) _ ici, en ce programme, pour les Lieder « Abendstern » et « An Sylvia« , un lied de 1826 sur un texte de Shakespeare (extrait des « Deux gentilshommes de Vérone« ) adapté par Eduard von Bauernfeld…

Un CD tout simplement admirable : exceptionnel de justesse, clarté, naturel

…et poésie.

Benjamin Appl, décidément magnifique ; et plus que jamais à suivre…

Ce mardi 10 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

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