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Le plaisir partagé d’un éditeur de disques de voir ses enregistrements reconnus et célébrés : Eric Rouyer (Le Palais des Dégustateurs) , pour le double CD des Trios avec piano de Schubert, par Robert Levin, Noah Bendix-Balgley et Peter Wiley

07juil

L’éditeur des superbes CDs du Palais des Dégustateurs, Eric Rouyer,

m’a fait partager sa joie de voir son double CD PDD021 des Trios avec piano de Schubert par Robert Levin, Noah Bendix-Balgley et Peter Wiley,

reconnu « Révélation Juillet-Août 2021 » par le magazine Gramofon, en Hongrie…

http://www.gramofon.hu/archivum/nemes-egyszeruseg-es-csendes-nagysag

Les Trios de Schubert version Robert Levin/ Noah Bendix-Balgley/ Peter Wiley : révélation Juillet-Août en Hongrie par Gramofon, que le Dr Balàcs Zay considère comme la plus grande interprétation de l’histoire du disque, devant Jacques Thibault / Alfred Cortot / Pablo Casals, et même celle avec David Oistrakh, qui sont « correctement romantiques et férocement engagées » par rapport à la pureté et l’élévation de l’interprétation, la simplicité noble et la grandeur tranquille du coffret du label Le Palais des Dégustateurs. 
L’unique version que l’on peut qualifier d’exceptionnelle.
Enregistrement effectué au Couvent des Jacobins de la Maison Louis Jadot à Beaune. 

Bravo !


Ce mercredi 7 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : les sublimes Lamentos de la famille Bach par le sublime Henri Ledroit, en 1984

01juin

Pour poursuivre _ encore un instant Monsieur le bourreau ! _

avec l’inépuisable joie que continuent de nous donner, à profusion,

et pour l’éternité,

l’art et la voix sublimes du regretté Henri Ledroit (Villacourt, 11 mars 1946 – Nancy, 10 mai 1988),

je mets sur ma platine, ce matin du lundi de Pentecôte,

le CD,

enregistré en l’église Saint-Jean, de Beaufays, en Belgique, les 1er, 2 et 3 décembre 1984,

sobrement intitulé Solokantaten

_ le CD Ricercar 020002 _

qui nous permet de continuer  _ encore un instant, Monsieur le bourreau !à nous réjouir si intensément _ à dimension transcendante d’éternité _

de cet art, et de cette voix,

incroyablement sublimes

_ les anges eux-mêmes ne nous enchanteraient pas mieux !!! _

d’Henri Ledroit ;

dans un récital parfait de merveilleuses Cantates de la famille Bach :

non seulement

de Johann-Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1695 – Leipzig, 28 juillet 1750),

mais aussi de Johann Bach (Wechmar, 26 novembre 1604 – Erfurt, 13 mai 1673),

de Johann-Michael Bach (Arnstadt, 9 août 1648 – Gehren, 17 mai 1694), le beau-père de Johann-Sebastian,

et Johann-Christoph Bach (Arnstadt, 6 décembre 1642 – Eisenach, 31 mars 1703), un des cousins germains du père de Johann-Sebastian ;

tous compositeurs magnifiques.

Et j’ai choisi ici l’intensité lumineuse et profonde, incomparable !, de l’interprétation d’Henri Ledroit et du Ricercar Consort,

avec, notamment, le premier violon de François Fernandez, et Bernard Foccroulle à l’orgue positif,

dans deux merveilleux Lamentos _ qu’on en juge ici par les podcasts ! _

qui nous tirent des larmes de bonheur :

la cantate Ach, dass ich Wassers genug hätte, de Johann-Christoph Bach,

et la cantate BWV 53 Wiederstehe doch der Sünde, de Johann-Sebastian Bach.

Dans le livret de ce CD Ricercar 020002,

et concernant ces deux Cantates,

William Hekkers indique ceci :

« Rien d’étonnant à ce que le Lamento de Jean-Christophe Bach et la Cantate de Jean-Sébastien Bach soient proches parentes par leur écriture : dissonances omniprésentes dans les harmonies hypertendues, dans les intervalles diminués et le chromatisme des lignes mélodiques.

Le thème qu’illustrent les deux œuvres est le même : le péché, source de souffrance, qui « décentre » l’être humain et le fait entrer dans le monde de la « pathopoiia », l’éloigne de l’« Harmonia » universelle en l’éloignant de ses semblables et de son Dieu.

Dès le début de la Cantate BWV 54, nous sommes d’emblée décentrés sans aucune préparation, par une dissonance qui ne retrouvera, très provisoirement, sa résolution et son point d’appui sur un accord parfait de tonique, qu’après dix mesures.

Ici, le figuralisme et la rhétorique baroques se font les serviteurs de la théologie avec une puissance dramatique et expressive rarement atteinte.

Luther n’écrivait-il pas que « Dieu a aussi prêché l’Evangile par la musique ? » »…


C’est cette extraordinaire « puissance dramatique et expressive »  que le génie si idiosyncrasique _ unique ! irremplacé… _ de l’interprétation d’Henri Ledroit,

par la souplesse merveilleuse de son art et le timbre _ à la fois fragile et considérablement portant.. _, si émouvant de sa voix,

unique,

sait nous faire si jubilatoirement ressentir

et partager.

A chaque écoute,

et comme à la fraîcheur innocente de la toute première fois,

l’élévation du chant d’Henri Ledroit nous fait frémir et transcender de joie.

Un grand merci aussi à Jérôme Lejeune,

le directeur artistique de ces CDs Ricercar,

pour la qualité transcendante, elle aussi, de son travail…

Ce lundi 1er juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le bien que la musique de Bach fait-faisait à Claude Sautet : infinie gratitude !

02sept

A l’instant,

peu avant 8 heures, sur France-Musique,

et en 8 minutes _ musique comprise

et sous les doigts de Leon Fleisher en 2004 _,

ce magnifique _ si juste, profond, avéré de la plupart d’entre nous _ propos de Claude Sautet _ 1924 – 2000 _

en 1982,

à l’émission _ merveilleuse et irremplacée ! _ de Claude Maupomé

talençaise, décédée le 31 mars 2006 ; elle officia splendidement (et en parfaite modestie) de 1975 à 1990 sur France-Musique ;

la notice nécrologique Claude Maupomé, productrice à France Musique de Gérard Condé dans Le Monde du 15 avril 2006

est excellente ! _

Comment l’entendez-vous ?,

à la fois sur Jean-Sébastien Bach

et sur le bien que l’écouter lui faisait-fait _ nous fait _ :

le propos sur Bach de Claude Sautet 

Écoutez-le !

Infinie gratitude !!!

Ce dimanche 2 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

P. s. :

généraliser aveuglément

_ tels les algorithmes paresseux qui trop souvent nous mutilent et nous font fulminer ! _

est certes stupide ;

mais nous pouvons étendre ce propos à presque toute la musique

_ presque toutes les musiques,

quand elles atteignent, du moins, la perfection : certaines chansons de trois minutes (par exemple le Respect d’Aretha Franklin) ;

et, aussi, que nous sommes en disposition (ce n’est hélas pas toujours le cas) de les recevoir le mieux possible,

condition sine qua non, et toujours perfectible… _ ;

et à tous les chefs d’œuvre de l’art

_ y compris les très grands (et très longs) livres : par exemple, Proust, Faulkner, etc. ! ;

pas seulement un bref poème (par exemple verlainien) qui nous touche et bouleverse pour jamais ;

il faut que tout un monde plein s’ouvre

et s’emplisse de lumières par là :

c’est la une voie d’accès privilégiée, et parfaitement temporelle (immédiate et dynamisante !), à l’éternité, rien que cela !!!

et en toute simplicité et évidence

pour peu qu’on sache l’accueillir, saisir, prendre, suivre, nous laisser conduire par elle

et ses multiples affluents et confluents _,

même s’il ne s’agit en rien _ à commencer pour leurs auteurs _ de médicaments

_ à consommer mécaniquement à la Pavlov (tous sens fermés, éteints, anesthésiés, quasi morts)…

Mais entrer

_ si peu que soit, pour commencer, et par quelque sens que ce soit ; même furtivement, mais à plein !… _

dans quelque moment de joie

élève

tel est l’effet (euphorisant) de cette irrésistible dynamique ! à poursuivre… _

l’entrant

qui est amené à rencontrer et partager ainsi l’aisthesis

infiniment riche en quelques traits simplement réunis

de l’œuvre !

Et à l’approfondir et cultiver, ensuite

et surtout !

Une culture se construisant, pas à pas, œuvre à œuvre,

inter-connectées

par notre sensibilité s’aiguisant et se formant

_ et c’est là l’œuvre (de larges confluences) de toute une vie

peu à peu de mieux en mieux nôtre !

En la singularité de ses riches partages multiples formateurs (et non formatés)…

Jusqu’à peut-être former-inaugurer son propre style, à soi…

C’est tout un monde plein et lumineux qui vient ainsi s’ouvrir-offrir à nous,

si nous savons l’accueillir

et y répondre…

En ligne : le podcast de la conférence d’Etienne Bimbenet sur l’animalité humaine, à la Station Ausone le 13 février dernier

08mar

Le podcast (de 70′)

de la très remarquable conférence d’Etienne Bimbenet, le mardi 13 février dernier

_ avant dernière conférence de la saison 2017-2018 de la Société de Philosophie de Bordeaux ;

la prochaine et dernière sera la conférence de Frédéric Gros, le vendredi 4 mai prochain, à propos de son essai de philosophie politique Dés-obéir, aux Éditions Albin Michel _,

présentant son livre Le Complexe des trois singes _ essai sur l’animalité humaine (aux Éditions du Seuil),

vient d’être mis en ligne.

L’analyse menée,

en plus de s’appuyer sur la recherche la plus pointue en tout ce qui concerne les dernières avancées tant de la connaissace que de la réflexion et du questionnement en anthropologie

_ cf mon article de présentation du 3 février dernier : «  _,

est d’une finesse et d’une clarté proprement admirables ;

tout en osant et justifiant des thèses courageuses,

qui sont loin de faire le consensus :

pour que progresse en vérité le débat !

Ce jeudi 8 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

La justesse de l’immanentisme du décentrement et de l’élévation d’Etienne Bimbenet en son passionnant Complexe des trois singes _ essai sur l’animalité humaine

03fév

Simplement,

ce _ court, pour une fois (urgence obligeait) _ très amical échange de courriels avec Etienne Bimbenet à propos de son très riche et lucidissime Complexe des trois singes _ essai sur l’animalité humaine (paru le 5 octobre dernier aux Éditions du Seuil),

le 28 janvier dernier :

mon envoi, à 8 h 50,

intitulé Pour te féliciter et te remercier de la justesse de ton immanentisme du décentrement et de l’élévation :

Cher Etienne,

bousculé que je suis par mes diverses activités et urgences,

j’achève à l’instant de lire, dans ton très précis et passionnant Complexe des trois singes,
ton Pour un anthropocentrisme élargi (soit ce qui constitue ta deuxième partie, pages 209 à 331) ;
avec ton chapitre 1, ou Introduction (Un zoocentrisme, pages 9 à 36)
et ta conclusion (pages 333 à 340)…

Je tâcherai de lire un peu plus tard les trois chapitres (Un naturalisme, Un moralisme, Une antimétaphysique)
de ta première partie, Un nouveau fétiche (pages 37 à 208) _ sur lesquels, pour parer au plus pressé, j’ai hélas pour le moment fait l’impasse…

Eh bien, j’applaudis à la magnifique justesse de tes raisonnements comme à la parfaite probité de ta démarche (en permanence réflexive),
dont je me sens, très humblement, parfaitement solidaire.

En un immanentisme du décentrement et de l’élévation, par minuscules mais très efficients degrés, d’un humanisme hyper-lucide
et en permanence auto-critique,
et en ferme et radicale opposition, en ses paris que je partage (!), aux divers cynismes égocentrés et strictement utilitaristes
qui tiennent maintenant le haut du pavé et écrasent le paysage idéologique…

Sois assuré, cher Etienne, de ma solide amitié,
si besoin était de m’en ré-assurer en te lisant, livre après livre, ainsi,

Francis
et peut-être à jeudi prochain, si jamais tu es _ mais probablement pas… _ à Bordeaux pour la conférence de Jocelyn Benoist

Et la réponse d’Etienne, le même jour à 11 h 37 :

Merci mon cher Francis pour ce gentil mail. Tu es le lecteur idéal, sincère, honnête et juste ! Celui que tout un chacun rêverait d’avoir !
Avec toute mon amitié,
Etienne

Ce livre riche et passionnant

 

dont voici la quatrième de couverture :

« Quelque chose a changé dans notre rapport aux animaux. La « cause animale » est à l’ordre du jour, et le vivant humain est désormais plus essentiellement animal qu’humain. Cela s’appelle un zoo-centrisme : au centre de notre humanité, l’animalité. En apparence, nous avons tout à gagner à cette nouvelle image de l’homme. Elle nous vient de la biologie de l’évolution, qui nous a situés, quelque part dans l’ordre des primates, en bonne compagnie avec nos cousins les grands singes. Elle est aussi un appel à réformer et à moraliser nos relations avec les animaux que nous exploitons : on respecte d’autant mieux qui nous ressemble. Enfin l’animalité humaine fait de nous des esprits forts, qui ont su en finir avec les dualismes et les grands partages métaphysiques d’antan. Bref : c’est à tous égards une pensée progressiste, car ouverte à la science, généreuse envers les animaux, et philosophiquement éclairée. Il se pourrait pourtant que ces raisons d’en finir avec la différence homme-animal ne soient qu’un ensemble de pensées bancales qui, entre oubli des sciences humaines, réduction de la vie humaine à sa seule vulnérabilité et déni de ce que nous vivons en première personne, composent finalement le portrait idéologique d’un progressisme stérile. Pouvons-nous échapper au « complexe des trois singes », ces trois façons de méconnaître ce que nous vivons et faisons comme vivants humains ? Et pouvons-nous imaginer un progressisme de vérité conscient de tout ce que nous devons aux animaux sans pour autant renier ce que nous sommes ? »

est, en effet, un modèle de probité de la recherche la plus ouverte et pointue _ et la mieux actualisée _, de l’analyse la plus fine et détaillée, et de la réflexion la mieux critique et auto-critique permanente, qui soient

en philosophie de l’anthropologie.

Une entreprise et un chantier plus qu’indispensables…

Et qui poursuit l’enquête qu’ont marquée les deux ouvrages précédents d’Etienne,

que sont L’Animal que je ne suis plus (paru le 6 octobre 2011, dans la collection Folio-Essais aux Éditions Gallimard)

et L’Invention du réalisme (paru le 6 mars 2015, aux Éditions du Cerf) ;

ouvrage pour lequel j’avais reçu Etienne pour notre Société de Philosophie de Bordeaux, dans les salons Albert Mollat, le 6 décembre 2016 ;

et dont voici un lien au podcast.

Notre Société de Philosophie de Bordeaux recevra, pour ce nouveau livre important qu’est ce Complexe des trois singes _ essai sur l’animalité humaine, Etienne Bimbenet mardi 13 février prochain à 18 heures à la Station Ausone,

8 rue de la Vieille-Tour.


Ce samedi 3 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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