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Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Le critère décisif de la joie iconique…

17nov

Ce mardi,

je viens poursuivre la réflexion rétrospective entâmée de rédiger hier

en mon article : ,

au final de ma proposition d’un nouveau choix de 12 images supplémentaires

_ en plus des 13 + 22 de mon choix du 5 novembre dernier : … ; je crains toujours de ne pas retenir assez ce qui mérite d’être vraiment conservé, ne serait-ce qu’au souvenir… _,

afin de pouvoir « rattraper » in fine les images que j’aurais peut-être à tort un peu trop vite écartées,

que j’aurais un peu inconsidérément refusé de retenir,

lors de mes choix de 13, puis de 22 images « préférées« , le 5 novembre dernier,

en mon article 

Je reprends donc ici, pour amorcer la réflexion d’aujourd’hui,

les lignes finales de mon article d’hier.

Et à la réflexion,

ce troisième parcours d’images (de rattrapage !) _ en fait, un contrôle d’épreuve a posteriori du degré de fiabilité de mon propre jugement de regardeur… _ afin de vérifier rétrospectivement que je n’avais surtout pas fait de tort à nulle image en l’ayant injustement écartée de mes « préférées« ,

en fait me rassure,

en venant conforter, mais oui !, mes deux précédents choix (de 13, puis 22 images) _ cf mon article du 5 novembre : _ ;

c’est là que je m’étais arrêté hier ;

je vais donc poursuivre et accomplir maintenant ma réflexion rétrospective…

Oui,

même si il est tout à fait possible, et peut-être même à l’infini, de trouver quelque véritable agrément à chacune, sans exception, de ces 80 images proposées par le choix même _ forcément raisonné _ de publication de son auteur, par ce « Tirages Fresson » de l’ami Bernard Plossu,

il faut bien admettre aussi que le goût _ plus ou moins riche et complexedu regardeur

dispose, lui aussi, de sa marge, non certes _ heureusement pas tout à fait ! _ d’arbitraire, mais d’une part incompressible de subjectivité _ pouvant, mais surtout devant (!) viser, à certaines conditions (de visée), à une légitimité incontestable, à dimension d’universalité ; et ici je suis parfaitement Kant en ses lumineusement décisives analyses du jugement esthétique de goût en sa « Critique de la faculté de juger«  !.. _ ;

une part incompressible de subjectivité, voilà,

liée à l’idiosyncrasie, plus ou moins singulière _ et très souvent, hélas, bien peu personnelle… _, et forcément partielle _ à suivre, ici, « La Monadologie » de Leibniz… _ de la propre formation, histoire personnelle, culture,

et pas seulement culture iconique,

du regardeur…

Et donc le regardeur a bien le droit, et surtout le devoir !, lui aussi _ forcément ! _, de hiérarchiser _ réflexivement, s’il le faut _ ses propres préférences,

et donc, a fortiori, ses propres réticences _ quand elles lui sont véritablement propres !.. et non, comme le plus souvent, paresseusement panurgiennes… _,

à condition expresse, bien sûr, de pouvoir les justifier,

et avec un maximum d’exigence de vérité _ c’est-à-dire de justesse de son acte de juger, de goûter _ : le mieux possible…

Et donc dans mon cas,

et pas seulement en matière de goût iconique,

par exemple aussi en matière de goût musical _ cf la significative série à cet égard de mes articles de 106 « Musiques de joie » du premier confinement : … ;

et le critère spinozien (de « L’Éthique« ) de la joie étant à mes yeux, ici comme partout, existentiellement fondamental ! _,

ou de goût littéraire,

j’ai peu à peu apppris à comprendre que je privilégie _ à l’instar aussi du passionnant constat de Jean-Louis Chrétien en son remarquable essai, en 2007, « La joie spacieuse _ essai sur la dilatation« ce qui vient, par la joie, la vraie joie, augmenter véritablement notre puissance existentielle _ heureuse _ fondamentalement dynamique d’être,

c’est-à-dire de devenir,

de vraiment nous accomplir _ à dimension d’éternité : « Deviens ce que tu es !« , le formulait Nietzsche _ ;

et donc,

en ces sublimes « Tirages Fresson » de l’ami Plossu,

je privilégie le jeu subtil, naturel, fluide, et toujours discret, chez lui en son œuvre, mais formidablement libérateur de puissance heureuse,

de la lumière et de ces fabuleuses couleurs

que Bernard Plossu,

en tout premier lieu _ et tout premier moment, sur le vif, Kairos aidant… _ et là-même, hic et nunc, « sur le motif » que vient lui offrir de formidablement bonne grâce _ « aide-toi, et le Ciel t’aidera«  !.. _ la générosité du réel _ tout le réel (presque sans exception) rencontré ! sans vraiment presque nul reste, ni déchet, à jeter à la poubelle… _,

a appris à savoir si bien, dans le réel offert, rencontrer, reconnaître ;

et puis, en ses images photographiques _ à quelque dimension d’éternité, ici aussi _, capter, fixer, retenir _ sur la pellicule _ ;

et que, au final, il possède !

_ à moins que ce ne soit lui qui soit génialement possédé par ce jeu si riche et subtil de lumière et couleurs naturelles du réel quasi à l’infini offert à lui… _ ;

cet art d’instantanément repérer à saisir photographiquement, oui,

parmi ce réel divers, furtif, mobile, parfois évanescent, et à peine visible à la plupart

_ mais que lui sait tout spécialement se donner une totale liberté de percevoir, immédiatement, à la seconde (quelle vista ! quel œil !), et en sa vérité, en le croisant, à l’aventure, n’importe où, n’importe quand, mais assurément pas n’importe comment ! _,

de très judicieuses potentielles images ;

puis, ensuite, cet art _ complémentaire et absolument indispensable _ de conforter à « réaliser » pleinement (et accomplir !) de telles images, hors de la pellicule initiale ;

puis diffuser, par le choix crucial, à sa table de travail, des images qui vont être « à tirer » _ en l’occurrence, ici, par les merveilleux bienveillants sorciers Fresson, en leur antre magique de Savigny-sur-Orge _ parmi le labyrinthe invraisemblablement touffu et emmêlé, si divers, des images encore dormantes (et encore inaccomplies) sur ses planches-contact ;

se placera alors, ensuite et complémentairement, le nécessaire accomplissement _ à dimension d’éternité _ de l’opération _ fondamentale, bien sûr, elle aussi ! _ du tirage,

et par d’autres mains que les siennes, mais des mains de fées, envers lesquelles l’ami Plossu a totale confiance ! ;

puis, encore, par la mise en place – réalisation de l’exposition _ avec le commissaire de l’exposition, lors de l’opération d’accrochage sur les cimaises… _

ainsi que par l’organisation – réalisation _ avec l’éditeur, pour l’opération tout aussi essentielle, elle aussi, et à son tour, de mise en pages _ du beau  livre,

qui _ exposition et beau livre _ seront proposés aux futurs regardeurs que nous sommes ;

pour nous offrir, à notre tour, à nous les regardeurs un tant soit peu attentifs, qui ne voudront pas, nous non plus, laisser échapper notre chance,

je veux dire la chance insigne _ émerveillée _ de pouvoir, de ces images, partager un peu quelque chose du splendide bonheur iconique

propre, de ces images devant nos yeux réalisées.

Soit,

et à chacune de ces étapes,

tout un merveilleux parcours complexe et coordonné d’extrêmes exigences, pour chaque opération, de regards _ de chacun des participants-intervenants de cette chaîne… 

Par un enchaînement quasi miraculeux et cohérent _ à chacun de ces stades _ de grâces !

Par conséquent,

et pour en revenir plus précisément à mon propre cheminement de regardeur

de ce si riche volume de ‘tirages Fresson » des Éditions Textuel,

ce troisième choix-ci _ de « rattrapage » de ce que mes premiers regards auraient éventuellement pu manquer _ de 12 images,

après celui du choix des premières 13, et celui du choix complémentaire de 22

_ et même si d’autres feront, selon leur propre idiosyncrasie, d’autres choix, encore, que les miens : à chacun le prisme de sa palette… _,

vient, au final, conforter mon attitude de regardeur aimant privilégier en son regard

la joie…

La joie spacieuse.

Ce mardi 17 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Et chantons sous la pluie !..

21sept

Ce soir, il pleut ! Enfin…

Et bien sûr revient à nos yeux la miraculeuse séquence, avec Gene Kelly, du film de Stanley Donen,

de 1952, déjà…

Simplement la revoir, , est un moment de pur bonheur…

Ce lundi 21 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : la sérénité heureuse des Suites françaises, de Johann-Sebastian Bach, pour sa jeune épouse Anna-Magdalena, à Coethen, en 1722

25mai

C’est probablement pour aider sa jeune épouse

_ leur mariage eut lieu à Köthen le 3 décembre 1721 ; Johann-Sebastian Bach avait perdu sa première épouse, Maria-Barbara Bach (Gehren, 20 octobre 1684 – Köthen, juillet 1720), un an et demi auparavant… _,

Anna-Magdalena Wilcke (1701 – 1760)

à se faire les doigts,

et, bien sûr, plus encore le style adéquat, en toutes les subtilités de sa relative complexité,

au clavier,

 

elle qui était d’abord une bonne cantatrice

_ les cinq premières de ces Suites sont en effet notées dans le manuscrit de l’important Petit Cahier dit d’Anna-Magdalena Bach _,

que Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) composa,

pour celle-ci, à Köthen, en 1722,

ses paisibles et alertes _ heureuses ! _ admirables  Suites françaises

_ qualifiées ainsi très postérieurement à leur composition de 1722 :

en 1762, par le compositeur et musicologue Friedrich Wilhelm Marpurg (Altmärkische Wische, 21 novembre 1718 – Berlin, 22 mai 1795) ; puis, à sa suite, en 1802, par Johann-Nikolaus Forkel (Meeder, 22 février 1749 – Göttingen, 20 mars 1818) en sa célèbre et marquante Vie de Johann-Sebastian Bach ;

mais en 1754, en sa Nécrologie de Bach, Lorenz Christoph Mizler (Heidenheim, 26 juillet 1711 – Varsovie, 8 mai 1778), qui fut aussi le premier à avoir enseigné l’histoire de la musique en une université allemande (celle de Leipzig, entre 1736 et 1743), avait simplement répertorié, parmi les manuscrits de partition laissés par Bach, les Suites dites plus tard Suites anglaises (parce que se trouve, ajoutée sur la partition, l’annotation, peut-être de la main même de Bach, « Suites pour les anglois« ) ; ainsi que ces Suites-ci, tout simplement ainsi :

« 11. 6 suites de clavecin ;

12. 6 autres suites, de même, mais plus brèves » ;

ainsi, dans les enregistrements de Christophe Rousset pour Ambroisie, en février 2003, puis février 2004,

les durées de ces Suites, sont-elles respectivement de 126′ 23 pour les Suites anglaises, et de 95′ 50 pour les Suites françaises… ;

on notera encore, au passage, que, au moment de ses études à l’université de Leipzig, de 1731 à 1734, Lorenz Christoph Mizler avait été l’élève de Bach…

Pour goûter, à l’écoute discographique, toute la finesse de ces Suites

dites ainsi françaises _ depuis Marpurg, en 1762 ; puis Forkel, en 1802 _,

j’ai choisi l’interprétation merveilleuse, alerte et toute de délicatesse _ pure de toute mièvrerie et maniérismes _, de l’excellent Christophe Rousset,

sur un superbe clavecin signé Johannes Ruckers, daté de 1632 et 1745,

restauré en 1987 par Reinhard von Nagel ;

et conservé au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel ;

dans le double album Ambroisie AMB 9960,

enregistré en ce Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel au mois de février 2004 ;

avec une somptueuse prise de son de Jiri Hegel,

sous la supervisée artistique de Nicolas Bartholomée, le producteur d’Ambroisie.

En émane la paix bienfaisante d’une sérénité lumineuse…

En voici, à écouter, la Suite n°1

Ce lundi 25 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : et le radieux Magnificat de Johann-Sebastian Bach, une oeuvre de grâce et d’espérance ; par Jonathan Cohen et Archangelo, ou bien Philippe Pierlot et le Ricercar Concert…

13avr

Et le radieux Magnificat de Johann-Sebastian Bach

_ BWV 243 _,

que je me souviens d’avoir entendu pour la première fois en un concert

donné à la cathédrale Saint-André, à Bordeaux, dans les années 80 du siècle dernier,

peut-être par les Arts Florissants…

Mon impression jubilatoire est demeurée à jamais fixée en ma mémoire.

Même la nuit, au sortir de ce concert et de la cathédrale,

me semblait transfigurée,

clémente…

Pour écouter en CD cette œuvre de grâce _ mariale _

et espérance,

et après écoutes de plusieurs versions 

_ dont Harnoncourt en 1984 (Teldec), Herreweghe en 1990 (Harmonia Mundi), Lionel Meunier et Vox Luminis en 2017 (Alpha) _,

deux interprétations s’imposent à mon goût

par leur alliance justissime de radiance heureuse et de vivacité :

celle de Philippe Pierlot avec le Ricercar Consort,

soit le CD Mirare MIR 102,

en 2009 ;

et celle de Jonathan Cohen avec son Ensemble Arcangelo,

soit le CD Hyperion CDA 68157,

en 2015.

L’œuvre a été composée à Leipzig à l’occasion de Vêpres de Noël…

Ce lundi 13 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie (encore !) : Domenico Scarlatti, forcément ; et par Pierre Hantaï, bien sûr !

18mar

En matière de musiques de joie,

le champion des champions est

bien sûr

Domenico Scarlatti,

dont les 550 et quelques Sonates pour clavier,

toutes prestes et sans la moindre lourdeur, jamais (!),

enchanteront toujours

en leur crépitement merveilleux de quelques minutes !

Quelle superbe politesse _ au passage _ du compositeur !

Et mon choix d’interprétation

se porte immédiatement

sur les 6 CDs _ jusqu’à présent, chez Mirare _ de l’admirable Pierre Hantaï,

qui a tout compris de cette musique prodigieuse !

Le coffret Mirare MIR 273 de 50 Sonates pour clavecin _ paru en 2014 _

rassemble les trois premiers CDs Scarlatti de Pierre Hantaï _ parus en 2002, 2003 et 2004.

Le volume Scarlatti 4, de 17 Sonates _ le CD Mirare 285 ;  cf mon article du 30 avril 2016 : _, est paru en 2016 _ 12 ans après le volume 3 paru en 2004 ! _ ;

le volume Scarlatti 5, de 16 Sonates _ le CD Mirare 326 ; cf mon article du 9 avril 2018 : … _, est paru en 2017 ;

et le volume Scarlatti 6, de 17 Sonates _ le CD Mirare 422 ; cf mon article du 13 septembre 2019 :  _, est paru en 2019.

Après,

c’est tout simplement le comble de l’embarras du choix

mirifique

_ le bonheur à portée de l’oreille ! Une joie diaprée infiniment variée… _

parmi les 100 Sonates (18 + 16 + 16 +17 + 16 + 17)

de Domenico Scarlatti (1685 – 1757)

dont nous a gratifiés jusqu’ici au CD

Pierre Hantaï le magnifique !

Chaque nouvelle parution est donc profondément méditée

par l’infiniment exigeant et scrupuleux Pierre Hantaï…

Ce mercredi 18 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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