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Accéder au plus fin du monde d’Europe centrale par la sensibilité orchestrale du magnifique Antal Dorati interprétant Bartok, Dvorak, Enescu, Kodaly et Smetana…

06nov

C’est la découverte de la Suite tchèque Op. 39 d’Antonin Dvorak _ j’ignorais jusqu’ici cette œuvre symphonique… _, dans l’interprétation d’Antal Dorati,

qui m’a donné le désir d’en entendre bien davantage du riche « monde musical » du chef hongrois Antal Dorati (Budapest, 9 avril 1906 – Gerzensee, 13 novembre 1988 _ naturalisé américain en 1947 _)…

C’est ainsi que j’ai passé commande à mon disquaire préféré du coffret de 10 CDs, intitulé « The World of Antal Dorati » _ réunissant des œuvres orchestrales de Bela Bartok, Antonin Dvorak, George Enescu, Zoltan Kodaly et Bedrich Smetana _, publié par le label Decca en 2018, au cas où ce petit trésor serait encore disponible… Et il l’était.

Dirigeant divers excellents orchestres _ Detroit Symphony Orchestra, London Symphony Orchestra, Minneapolis Symphony Orchestra, Netherlands Radio Philharmonic Orchestra, New Philharmonia Orchestra, Philharmonia Hungarica, Royal Concergebouw Orchestra, Toyal Philharmonic Orchestra _, et en des enregistrements _ superlatifs ! _ allant de 1958 à 1986,

Antal Dorati en ces interprétations superbement réunies en ce coffret

nous fait accéder idéalement au plus intime _ symphonique _ de l’âme de ces 5 compositeurs, hongrois (Bartok, Kodaly), tchèques (Dvorak, Smetana) et roumain (Enescu), ici choisis,

et qu’il affectionnait tout particulièrement…

Ce dimanche 6 novembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

L’enivrante magie du violon magistral (et de Transylvanie) de Johanna Martzy (1924 – 1979)…

24août

Le coffret de 9 CDs Warner « Johanna Martzy Her Columbia Gramophone Recordings«  _ Warner 0190296488573 _

nous restitue l’enivrante magie du violon transylvanien de Johanna Martzy (Timisoara, 26 octobre 1924 – Zurich, 13 août 1979)…

Merci à l’article « Légende » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en date du 21 août dernier, de nous avoir rappelé, à l’occasion de la parution de ce précieux coffret de 9 CDs Warner, l’excellence de cette violoniste virtuose…

LÉGENDE

Willem Mengelberg la dirigeant à Budapest en 1943 fut soufflé : belle fille certes, mais d’abord un violon si parfaitement joué, avec cette pointe de paprika, une pure fantaisie dans les accents, un archet très libre tel celui des ménétriers de sa Transylvanie natale _ la Transylvanie natale aussi de Béla Bartók (Nagyszentmiklós, 25 mars 1881 – New-York, 26 septembre 1945)….

Peu après elle s’exile, fuyant la montée des Nationalistes hongrois. Apatride comme tant d’autres de ces Hongrois de Roumanie, elle s’installe en Suisse, remporte en 1947 le Concours de Genève.

À l’avènement du « long playing », Elsa Schiller, muse de Deutsche Grammophon, lui fait graver quelques pièces de virtuosité puis deux concertos : le 4e de Mozart avec Jochum, parfait de style, d’expression pudique, et le Dvořák, piquant mais nostalgique, d’un caractère bien trempé en accord avec la battue fouettée de Fricsay : on n’a pas fait mieux _ c’est dire !

Walter Legge, alerté, lui signe un contrat. Cadeau de noces, le Concerto de Brahms avec son Philharmonia et Kletzki. Résultat : magie pure_ voilà ! _ , un archet infini, des phrasés affirmés (Hubay avait dû les lui souffler) ; jamais le Finale ne fut si hongrois et pourtant si peu appuyé.

La poignée d’enregistrements qu’elle concéda à His Master’s Voice suffira à faire son art légendaire, et ses long playing la lubie des collectionneurs. Après ce Brahms d’anthologie _ oui _, rien que du grand répertoire classique, le Mendelssohn deux fois, surtout le 3e Concerto de Mozart où l’on croirait entendre dans l’Andante La Comtesse des Noces (Sawallisch n’y est pas pour peu).

Legge avait rendu les armes, Martzy lui avait fait comprendre qu’elle seule était maîtresse à bord, par l’art, mais aussi par le carnet de chèques _ cf aussi la remarque de Nicolas Derny sur sa rupture avec Legge. Elle enregistrerait ce qu’elle voulait, et d’abord les Sonates et Partitas de Bach, l’Évangile d’Enesco puis de Menuhin, qu’aucun archet féminin n’avait osé aborder au disque. Lecture claire, ardente, qui fait tout entendre de ce violon polyphonique _ voilà.

Puis, délivré absolument de Legge, pour Electrola, tout ce que Schubert aura écrit pour le violon et le piano, ensemble resté magique, plus proche du ton si humain d’un Busch que de ceux qui s’y risqueront ensuite.

Tout cela n’avait pas été réuni depuis un ancien coffret Toshiba réservé au marché japonais, l’éditeur proposant ici une nouvelle mouture sonore conçue par Art et Son Studio qui rend plus sensible ce jeu ardent _ oui _, son art étant admirablement détaillé par la plume de Nicolas Derny dans un essai qui fera date.

LE DISQUE DU JOUR


Johanna Martzy


Her Columbia Grammophone Recordings

The Complete Warner Classics Edition

CD 1


Johannes Brahms (1833-1897)
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 77
Philharmonia OrchestraPaul Kletzki, direction

CDs 2-4


Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Les Sonates et Partitas pour violon seul (Intégrale)
Sonate No. 1 en sol mineur, BWV 1001
Partita No. 1 en si mineur, BWV 1002
Sonate No. 2 en la mineur, BWV 1003
Partita No. 2 en ré mineur, BWV 1004
Sonate No. 3 en sol majeur, BWV 1005
Partita No. 3 en mi majeur, BWV 1006

CD 5-7


Franz Schubert (1797-1828)
Sonate pour violon et piano en ré majeur, D. 384
Sonate pour violon et piano en la mineur, D. 385
Rondeau brillant pour violon et piano en si mineur, D. 895
Fantasie pour violon et piano en ut majeur, D. 934
Sonate pour violon et piano en sol mineur, D. 408
Sonate pour violon et piano en la majeur, D. 574 « Grand Duo »
Jean Antonietti, piano

CD 8


Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64


Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Romance pour violon et orchestre No. 1 en sol majeur, Op. 40
Romance pour violon et orchestre No. 2 en fa majeur, Op. 50
Philharmonia OrchestraPaul Kletzki, direction

CD 9


Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, K. 216


Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64
Philharmonia OrchestraWolfgang Sawallisch, direction

Johanna Martzy, violon

Un coffret de 9 CD du label Warner Classics 0190296488573

Photo à la une : la violoniste Johanna Martzy – Photo : © Warner Classics

Quel violon !!!

Ce mercredi 24 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ecouter avec attention la singulière musique de George Crumb (1929 – 2022)

21août

La lecture de l’article élogieux « George Crumb enregistré en live à Deauville » de Patrick Jézéquel, paru hier 20 août sur le site ResMusica, à propos du CD B Records comportant « Black Angels«  LBM040, par le Quatuor Hanson, ainsi que « Music for a summer evening« , par les pianistes Philippe Hattat _ cf mes divers articles à son propos, dont, par exemple, celui du 14 avril dernier : « «  _ et Théo Fouchenneret et les percutionnistes Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry,

m’a vivement incité à aller regarder quels CDs du compositeur George Crumb (Charleston, 24 octobre 1929 – Media, 6 février 2022), recelait jusqu’ici ma discothèque :

au moins 2 CDS Bridge de la « Complete Crumb Edition » :

le volume Seven _ Bridge 9139 _, paru en 2003, avec justement « Black Angels » ainsi que « Unto the Hills » ;

et le volume Nine _ Bridge 9170 _, paru en 2005, avec « Ancient Voices of Children« , « Eine Kleine Mitternachtmusik » et les livres I à IV des « Madrigals« …

Ce qui me fournissait l’occasion d’écouter déjà ce « Black Angels » (de 1970) de George Crumb, par le bien connu Miró Quartet _ par eux (et avec le violoncelliste Matt Haimovitz), je possède le CD « Epilogue« , comportant le Quatuor Op. 80 de Felix Mendelssohn et le Quintette D.956 de Franz Schubert, OX2006, du label Oxingale Records, enregistré à Banff, Alberta, en janvier 2001, et paru en 2004… _, en cet enregistrement _ de référence _ pour le label Bridge, à New-York, les 26-27 juin 2003 ;

sur you-tube, et entre autres vidéos accessibles de ce singulier « Black Angels « ,

voici par exemple celle (de 21′ 42) par l’Ensemble Intercontemporain, enregistrée à la Cité de la Musique à Paris le 3 avril 2011 ; mais on en trouve plusieurs autres, tout à fait excellentes, enregistrées par divers ensembles américains…

Et du « Music for a summer evening » de George Crumb (de 1974),

voici une passionnante vidéo _ à regarder avec attention _ (de 38′ 31) enregistrée à Cleveland le 25 juin 2015 par les pianistes Roman Rabinovich et  Orion Weiss, et les percutionnistes Scott Christian et Marc Damoulakis…

Et il faut aussi écouter la remarquable vidéo (de 2′ 37) de présentation de leur travail par les excellents interprètes, à Deauville, de ce présent très intéressant CD B-Records LBM040…

Et j’ajoute que ma discothèque comprend aussi un autre CD George Crumb _ Naxos 8.559290 _ comportant « Songs, Drones, and Refrains of Death » (de 1962-68) et « Quest » (de 1994)… 

Voici donc l’article très précis de Patrick Jézéquel sur ce récent CD live à Deauville du label B Records :

George Crumb enregistré en live à Deauville

Deux œuvres du compositeur américain George Crumb jouées en public en 2021 au 20e Août Musical de Deauville par le Quatuor Hanson, deux pianistes et deux percussionnistes : l’occasion de (re)découvrir cette musique à nulle autre pareille, tendue, parcourue de symboles, de sonorités insolites, de citations et de références extramusicales. Tout un monde physique et métaphysique à habiter.

La musique de George Crumbest une musique qui n’enferme pas : c’est une invitation à investir son propre imaginaire par le truchement du sien. Ainsi, dès le début de Black Angels / Thirteen Images from the Dark Land (1970), où les cordes du Quatuor Hanson trouent violemment le silence par leurs staccatos et glissandos suraigus et criards, redoublés mais pianissimo, jusqu’au mutisme. Dans cette première section, « Threnody I : Night of the Electric Insects », d’une minute et demie, les insectes électriques sont les Black Angels du titre général, à comprendre métaphysiquement comme les anges déchus, et, politiquement par le compositeur Robert Greenberg, comme les hélicoptères américains qui ont noirci le ciel du Vietnam. Le titre est assez explicite, il s’agit d’un thrène, et l’opus a été composé en 1970, « in tempore belli », comme l’a noté George Crumb. La pièce était d’ailleurs écrite originellement pour « quatuor électrique » et réclamait un maximum de réverbération. En réalité, elle est toujours interprétée par un quatuor amplifié et dérivé. Dans le livret, Anton Hanson explique avoir travaillé avec le réalisateur en informatique Étienne Dumoulin afin de trouver l’équilibre qui ne nuirait pas à la grande expressivité des motifs. Auprès des cordes et de l’électronique s’invitent, sporadiquement, gongs, maracas, verres de cristal, cris et chuchotements. Ici, le rôle traditionnel du violoniste a éclaté. Quant au sous-titre – Treize Images du Pays sombre –, il indique une succession de tableautins plutôt qu’une véritable narration, même s’il y trois parties – « Departure », « Absence » et « Return », qui sont, de l’aveu du compositeur, les trois étapes du voyage de l’âme. Chacune de ces parties comporte un « Threnody » numéroté : autant de points de suspension (sections 1, 7 [symboliquement le Bien] et 13 [symboliquement le Mal) de l’arche que forme la composition entière, ainsi que l’indique encore le musicien. Il est vrai que l’ensemble donne une impression de flottement, de fuite dans le silence – comme une sorte de vie après la mort, cette dernière planant continument. Comme on le voit, la symbolique du nombre est ici importante, à tel point que Black Angels se présente comme un palindrome musical, car les effectifs des treize sections sont successivement les suivants : quatuor, trio, duo, solo, duo, trio, quatuor, trio, duo, solo, duo, trio, quatuor. De la même façon, hauteurs, intervalles, durées, références et citations ont une forte valeur symbolique et entrent en résonance avec les titres auxquels ils appartiennent : sons saturés, musique bruitiste (section 4, « Devil Music »), triton (section 4), les « trilles du Diable » de la sonate en sol mineur de Tartini (section 7, « Threnody II : Black Angels ! »), le « Dies Irae » du Requiem grégorien (section 5, « Danse Macabre »), le début du deuxième mouvement du Quatuor La Jeune Fille et la Mort de Schubert (section 6, « Pavana Lachrymae », première de la deuxième partie, « Absence »), une (sublime) sarabande originale (section 8, « Sarabanda de la Muerte Oscura »), glissandi aller-retour en pizzicati (sections 11 et 12, « Ancient Voices » et « Ancient Voices [Echo])… La pièce se referme sur ce sur quoi elle s’était ouverte : « Threnody III : Night of the Electric Insects ». On l’aura compris : cette musique très expressive, hantée par de multiples fantômes, mixant très habilement les techniques et les époques, ménage sans cesse des effets saisissants. La mise en son est magnifique.

La magie opère également dans la superbe Makrokosmos III / Music for a summer evening pour deux pianos amplifiés et percussions (1974), mais différemment puisqu’ici importent surtout les recherches sonores et que les instruments sont autres. La référence à Bartók et la source d’inspiration qu’a été sa Sonate pour deux pianos et percussion vont d’ailleurs dans ce sens. Dans le livret, le percussionniste Rodolphe Théry insiste sur l’importance que revêtait pour George Crumb les sonorités métalliques et la dimension circassienne du jeu de l’interprète induite ici par l’étonnante variété des percussions : xylophone, timbale, tam-tam, claves, wood-blocks, cymbales, crotales, cloches tubulaires, bols tibétains, pierres de prière tibétaines, flûte à coulisse, ou encore mâchoire d’âne. En même temps, les titres des cinq mouvements sont très évocateurs : « Nocturnal Sounds [The Awakening] », « Wanderer-Fantasy », « The Advent », « Myth » et « Music of the Starry Night ». Bref, un monde très habité – et comment ! – où priment tout au long le travail sur le timbre et l’expressivité. Et en même temps… Comment ne pas saisir d’emblée que tout ici est mystère et que tout est à la fois nécessaire ? Le compositeur lui-même parle de « drame cosmique » (à ce propos, il faut de nouveau saluer le travail sur la sonorisation, laquelle ouvre un espace infini). Écouter la musique de George Crumb n’est jamais un simple divertissement, au sens pascalien, mais une épreuve qui peut nous emmener loin. Justement, embarquons ! Tout d’abord pour les « Nocturnal Sounds [The Awakening] », où s’entendent les traits précipités et si brefs des deux pianos sonorisés auxquels font échos les percussions. Tout un monde sonore grouillant qui ne développe rien, mais finit par enfler avant de disparaître dans le decrescendo de sons cristallins. C’est certain, Bartók est présent par le caractère essentiellement percussif de ce mouvement. « Wanderer-Fantasy » s’ouvre sur le son solitaire de la flûte à coulisse, comme l’appel d’un berger céleste, que rejoint un piano discret et un peu mélancolique, légèrement soutenu par diverses percussions, l’ensemble évoquant un carillon. Puis réexposition par la flûte à coulisse de sa mélopée venue d’une autre sphère. Conclusion avec les pianos, qui dans le grave, ont la solennité, le hiératisme et le caractère sombre de la Sonate de Bartók. Encore plus énigmatique et plus beau est le troisième mouvement : « The Advent ». C’est une véritable cérémonie, comme une lente procession (un avènement dit le titre), qui marie des voix flottantes doublant les notes faites par les cloches tubulaires et les pianos grattés directement sur les cordes comme des guitares avec les ongles ou la pulpe des doigts. Du jamais ouï ! « Myth », moins emphatique, n’en est pas moins cérémoniel, mais l’on est passé du côté de l’Orient, plus précisément du Japon, avec ses cris comme des kiaïs, ses soupirs, son archet courant sur une cymbale, ses roulements de timbale, ses claves de plus en plus fortes, ses furtifs bols tibétains, sa flûte méditative… : tout une liturgie où chacun prend le relais sur fond de silence. « Music of the Starry Night », le dernier des mouvements et le plus long (12:16), est une œuvre en soi, résumant tout l’art de George Crumb. C’est, entre passages nocturnes et intrusions brutales de percussions métalliques, une pluie rafraîchissante tombant d’un ciel étoilé (le titre). Johann Sebastian Bach s’entend brièvement, fondu dans un halo de bruits d’ailes battant à toute volée. Se souvenir est si important pour Crumb ! Et son inventivité est à chaque minute incroyable. Rêvons-nous, sommes-nous bien éveillés ? À quel point l’étrangeté peut nous paraître familière, si belle et si plénière !

L’originalité et la profondeur de la musique, la qualité d’interprétation, l’amplification par l’électronique, la prise de son, le témoignage enthousiaste des musiciens dans le livret, sans oublier la jolie pochette cartonnée grise et jaune, tout concourt à faire de ce disque une très heureuse surprise. Le résultat est exceptionnel _ et c’est bien sûr à relever !

George Crumb (1929-2022) :

Black Angels / Thirteen Images from the Dark Land (1970) ;

Makrokosmos III / Music for a Summer Evening pour deux pianos amplifiés et percussions (1974).

Quatuor Hanson (Anton Hanson, violon ; Jules Dussap, violon ; Gabrielle Lafait, alto ; Simon Dechambre, violoncelle) ;

Philippe Hattat et Théo Fouchenneret, piano ; Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry, percussions.

1 CD B Records. Enregistré à Deauville, à la chapelle des Franciscains, les 7 et 10 juillet 2021.

Notice français-anglais.

Durée : 61:10

À suivre…

Ce dimanche 21 août 2022; Titus Curiosus – Francis Lippa

Un récapitulatif commode de mes 106 « Musiques de joie » pour situation de confinement : du dimanche 15 mars au dimanche 28 juin 2020

29juin

Sous forme de courriels à certains de mes amis

avec lesquels je me suis initié à la recherche (et découverte !) de circonstances extra-musicales méconnues de la création musicale,

voici un récapitulatif commode de liens à mes 106 articles de « Musiques de joie« ,

au départ du dimanche 15 mars, premier tour des Élections Municipales 2020,

au dimanche 28 juin, second tour ;

pour temps de confinement…

Chers vous,
 
cette collection de 106 « Musiques de joie »
_ d’un dimanche d’Élections à un autre dimanche d’Élections,
avec cette expérience rare de confinement prolongé, qui m’a permis de mettre mieux (ou enfin !) à profit le trésor désordonné des piles de CDs de ma discothèque personnelle _
constitue, bien sûr, et forcément, un choix partiel et subjectif,  que j’espère cependant pas trop arbitraire.
 
Une sorte de vagabondage heureux à travers l’histoire, assez hiératique et imprévue, non calculée en tout cas, de la formation assez variée de mes goûts de mélomane vraiment curieux,
à défaut d’être effectivement musicien ;
ou comment retourner (un peu) à son profit les insuffisances rédhibitoires de sa formation…
 
Ce qui m’a offert d’étonnantes et bien belles rencontres, totalement imprévues et improgrammées, que j’ai appris aussi à cultiver avec passion en même temps que recul, de cette place un peu étrange et atypique, me semble-t-il, de mélomane inlassablement curieux, ouvert et …passionné !
 
Voilà pourquoi je tenais à inclure en ce bouquet de « Musiques de joie » ce qui a aussi marqué ce parcours personnel _ et atypique _ de réelles découvertes,
à travers l’attention méthodique que j’ai pu porter par exemple à La Fontaine et Marc-Antoine Charpentier, ou à Lucien Durosoir…
 
Ce qui a enrichi considérablement ce que j’ai naguère nommé « l’aventure d’une oreille »…
Et qui est aussi le charme d’une vie (un peu philosophique) épanouie à sa façon…
 
Avec reconnaissance,
 
Francis
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10) mardi 24 :  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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         73) mardi 26 :    

 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Réjouissez-vous !

Ce lundi 29 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : l’apocalypse joyeuse du Concerto pour violon et orchestre Op. 35 d’Erich Wolfgang Korngold, en 1945

06juin

Après Bartok et Szymanowski,

et avant Janacek, Martinu et Kodaly,

l’aire _ en un sens très large _ de l’empire habsbourgeois

vient solliciter aimablement mes bons souvenirs musicaux.

Aujourd’hui,

place au beau _ et un peu kitsch, mais si délicieusement !Concerto pour violon et orchestre en ré Majeur, opus 35,

d’Erich Wolfgang Korngold (Brno, 29 mai 1897 – Hollywood, 29 novembre 1957) ;

un concerto commencé à Vienne

_ et à l’intention du violoniste virtuose Bronislaw Huberman (Czestochowa, 19 décembre 1882 – Corsier-sur-Vévey, 15 juin 1947) _ ;

et achevé en Californie, l’été 1945.

Dédié à Alma Mahler-Werfel

_ née Schindler (Vienne, 31 août 1879 – New-York, 11 décembre 1964), réfugiée comme Korngold à Los Angeles-Hollywood, et veuve de Franz Werfel (Prague, 10 septembre 1890 – Beverly Hills, 26 août 1945) _

le Concerto pour violon opus 35 de Korngold

fut créé par le grand Jascha Heifetz _ Vilnius, 2 février 1901 – Los Angeles, 10 décembre 1987 _

à Saint-Louis, le 15 février 1947.


Exilé en Californie,

loin de Vienne,

Korngold gagna un temps sa vie à Hollywood pour l’industrie du film,

mais sans négliger complètement la poursuite de son œuvre classique :

d’où la ré-utilisation, ici, de plusieurs thèmes de musiques de film précédemment composées par lui.

Avec un résultat plein de charme,

et éclatant de vie ;

que les plus grands violonistes mettent à leur répertoire de concert,

ou discographique.

Faute de réussir à mettre la main _ où peut-il se cacher ? _ sur le CD Warner de ce Concerto par l’étincelante Vilde Frang,

dont voici le podcast !,

j’ai choisi la brillante interprétation de l’excellent Kristóf Baráti, 

avec la Philharmonie Zuidnederland, sous la direction d’Otto Tausk,

soit le CD Brilliant Classics 95006, enregistré le 24 janvier 2014 à Eindhoven.

L’œuvre a quelque chose du feu d’artifice brûlant

de la Vienne (1880 – 1938) ou l’Apocalypse joyeuse,

pour reprendre l’expression de l’ami Jean Clair…

Ce samedi 6 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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