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Le charme tendre de « Quand je fus pris au pavillon », de Reynaldo Hahn …et Charles d’Orléans

17sept

Une sorte de quintessence de l’art français

nous est offert par certaine mélodies de Reynaldo Hahn ;

par exemple, « Quand je fus pris au pavillon »,

sur un poème de Charles d’Orléans.

Et par exemple, dans l’interprétation de Véronique Gens,

accompagnée au piano par Susan Manoff _ en un CD Alpha 215, paru en 2015.

C’est délicieux !

Ce jeudi 17 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : le délicieux bonbon fondant de la mélodie « A Chloris » de Reynaldo Hahn

22mai

La mélodie française,

pour poursuivre l’élan de mon inspiration d’hier à propos des saisissantes Nuits d’été de Berlioz

_  _,

est très souvent capable d’un charme fou, vraiment ;

avec la capacité de légèreté, tendresse, douceur, élégance

et merveilleuse délicatesse,

de l’art français.

J’en veux pour preuve quelques unes des mélodies de Reynaldo Hahn

(Caracas, 9 août 1874 – Paris, 28 janvier 1947),

absolument délicieuses.

Par exemple _ et je ne m’en lasse pas _,

sur un poème de Théophile de Viau (Clairac, 1590 – Paris, 25 septembre 1626),

la merveilleuse À Chloris.

Dont m’a enchanté l’interprétation

_ au tout premier abord un peu surprenante _,

en un CD étonnant et magnifique, le CD Virgin Classics 50999 216621 2 6, intitulé _ d’après une très belle mélodie, aussi, de Camille Saint-Saëns _ Opium,

de Philippe Jaroussky ;

qui avait, pour l’occasion _ très heureuse ! _, troqué sa voix de haute-contre, pour celle de ténor léger :

son meilleur disque, à mon goût, tout du moins…

Sur ce magnifique CD Opium de Philippe Jarossky,

une autre très réussie interprétation

d’une autre merveilleuse mélodie de Reynaldo Hahn,

et sur un poème, cette fois, de Charles d’Orléans (Paris, 24 novembre 1394 – Amboise, 5 janvier 1465) :

Quand je fus pris au pavillon

Bien sûr, on trouvera des interprétations un peu moins surprenantes de ces deux mélodies,

sur ces petits merveilleux chefs d’œuvre de la plus haute poésie française

_ quel goût, déjà, de la part de Reynaldo Hahn ! _,

telle, par exemple, celle

et celle encore

de la magnifique Véronique Gens, en son très beau récital intitulé Néère,

soit le CD Alpha 215.

Reynaldo Hahn sait être prodigieusement simplement délicieux…

Ce samedi 23 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

A propos du Roma de Bernard Plossu : un très bel article de Fabien Ribéry

11jan

Ce jour,

mon ami Bernard Plossu m’a fait parvenir un superbe article de Fabien Ribery

à propos de son superbe album, aux Éditions Filigranes,

Roma.

Voyages à Rome, par Bernard Plossu, photographe

par fabienribery

© Bernard Plossu
« Tout au 50 mm en noir et blanc, effets interdits, vision pure, classique – moderne quoi
Il y a le monde, oui, peut-être, gisant là comme un pantin effondré _ qui se découvre, ainsi donné et surtout saisi, au vol, en marchant voire dansant, en une sorte de sidération émerveillée, mais active et lucidissime : quel œil fantastiquement lucide que celui de Plossu ! _, et le monde _ aussi : quel plus ! délicieusement richissime, instantanément cultivé pluriellement, tout surgit immédiatement en ce regard… _ selon William Klein, Robert Frank, Walker Evans, Pablo Picasso, Jean Siméon Chardin, Giorgio Morandi, et Le Bernin, Borromini, Mimar Sinan _ c’est-à-dire le monde vu par bien d’autres artistes éclaireurs vivaces du regard (sur les espaces) ; et pas des moindres ; et des plasticiens d’abord (photographes, peintres, sculpteurs, architectes), mais pas uniquement ; la culture faite sienne par soi est nécessairement ouvertement plurielle (la musique y a aussi sa part, comme la cuisine, et les odeurs et les parfums, un peu typés ; comme les couleurs). La culture, ce sont des ponts, des voies, et pas des murs ou des remparts et fossés…
Il nous faut Paul Cézanne pour approcher un peu ce qu’est une pomme _ certes ; et l’on connaît l’assidue fréquentation aixoise par Plossu de l’atelier de Cézanne au chemin des Lauves…
Il nous faut Marcel Proust pour comprendre les mystères du temps _ merveilleusement retrouvé, repris, et travaillé, re-travaillé.
© Bernard Plossu
Il nous faut Le Christ voilé _napolitain _ de Giuseppe Sanmartino pour ne plus craindre de mourir totalement.
Il nous faut Ordet de Carl Theodor Dreyer _ là, j’y suis un peu moins : Rome est ultra-catholique… _ pour recommencer à prier.
Et il nous faut maintenant Bernard Plossu pour entrer à Rome _ entrer est magnifiquement choisi ! Entrer, et arpenter, ré-arpenter, joyeusement, à l’infini…
Livre publié par Filigranes Editions – tirages de l’ami italianophile Guillaume Geneste -, Roma _ 1979 – 2009  _ est le fruit de trente ans d’arpentages _ ce mot qui me plaît tant ! cf mes 5 articles sur Arpenter Venise du second semestre 2012 : , , et _, de déambulations, de flâneries amoureuses _ voilà _ dans la ville délicieuse _ on ne le soulignera jamais assez : quelles délectations nouvelles rencontrées à l’improviste chaque fois !
voilà
© Bernard Plossu
Le regard est d’un passionné de cinéma (De Sica), de peinture (La Scuola Romana), de littérature (Andrea Camilleri _ mais plus encore les vraies romaines que sont Rosetta Loy et Elisabetta Rasy ! _), parce que la culture _ plurielle, formidablement, et sans casiers jamais clos : la culture vraie, ce ne sont que des ouvertures et des invites à regarder toujours mieux un peu plus loin et d’abord tout à côté ; et pas toujours fétichistement au même endroit et sous la même sempiternelle focale… _ n’est pas que l’apparat de la domination analysé par Bourdieu, mais un mode d’accès majeur _ voilà : accéder (et surmonter) n’est pas si courant, tant nous en barrent les clichés des copier-coller à l’identique de la comm’ _ à l’autre, à l’être, à soi _ oui : l’autre, l’être, soi : constitué de myriades de pièces s’ajointant (et s’enrichissant ainsi) à l’infini d’une vie vraiment ouverte.
Ici, les ruines ne sont pas abordées comme un spectacle de délectation romantique _ à la Gœthe lors de son long séjour (de plus de deux années) romain : c’est seulement à la fin de son séjour que Gœthe en vient à s’affranchir enfin des clichés partagés ; cf mes articles des 22 et 23 mai 2009 :  et … Et en les relisant, je me rends compte que je m’y entretenais avec Bernard Plossu ! _, mais comme une source de vie _ oui ! _, une puissance _ éminemment constructive de joie bien effective _ existentielle _ à la Spinoza _, des directions sensibles _ à arpenter, step by step, toujours un petit pas plus loin ; cf le regard sur Rome du sublime L’Eclisse d’Antonioni (en 1962)…
A Rome, malgré la vulgarité marchande effrayante (relire les Ecrits corsaires de Pier Paolo Pasolini _ cher à mon ami René de Ceccatty _ ; revoir Ginger et Fred, de Federico Fellini), nous pouvons ne pas être seuls, mais portés, aspirés, exaltés _ oui _, par des siècles de raffinement, de délicatesse _ oui _, de _ très _ haute civilisation.

© Bernard Plossu
Pour Plossu, Rome est un aimant, un amer, un amour : « Rome m’attire sans arrêt, j’y vais presque chaque année et je photographie en désordre _ oui _, surtout rien de systématique ni d’organisé ! _ bien sûr : en parfaite ouverture à l’inattendu du plus parfait cadeau de l’imprévu non programmé, qu’il va falloir saisir au vol de sa marche dansée, quand il va être croisé… Divin Kairos ! Quartier par quartier _ bien sûr : aux frontières-passoires étranges, par exemple celles du Ghetto du Portico d’Ottavia, avec sa fantastique pâtisserie… _, n’écoutant que mon instinct et surtout ma passion _ pour Rome _ : je suis amoureux fou de cette ville et, en même temps _ c’est un autre pan essentiel du goût de Bernard pour quelque chose d’essentiel de l’Italie _, de toutes les petites îles italiennes où je vais le plus souvent possible » _ et je suis impatient aussi de la publication à venir de ses regards sur les îles (surtout les plus petites : les plus îliennes des îles !) de la Méditerranée.
A Rome, il y a les amis, installés ou de passage _ les Romains de longtemps, c’est tout de même mieux… _, le couple Ghirri, l’architecte Massimiliano Fuksas, Jean-Christophe Bailly, Patrick Talbot qui lui fait découvrir l’intégralité du _ sublime _ palais Farnèse _ pas seulement la galerie des Carrache _ (un cahier de plus petit format est inséré dans l’ouvrage), tant d’autres.
Toute occasion, invitation, proposition, est _ certes _ bonne _ utile _ à prendre _ pour le photographe voyageur _, qui permettra d’effectuer _ voilà : œuvrer, et s’accomplir, en photographe de la plus pure et simple, non banale (à qui sait la percevoir et la capter), quotidienneté... _ de nouvelles photographies, de faire des découvertes _ voilà le principal ; en tous genres, et à foison !

© Bernard Plossu
Non pas d’épuiser le lieu _ ce qui est bien heureusement impossible : quel fou rêverait de cela ? _, mais de l’ouvrir toujours davantage _ et l’attention aux détails les plus particuliers des instants intensément ressentis, au passage si furtif du présent, mais ainsi saisis (par le pur instantané de l’acte photographique) en leur éternité, est ici tout particulièrement d’une richesse incroyablement profonde et infinie pour qui les regarde, ne serait-ce qu’un instant, ainsi vivifié-magnifié, maintenant… Voilà ce qu’apporte le regard sur le livre.
Aucune grandiloquence _ superficiellement décorative et extérieure, répétitive _ ici _ non : rien que du singulier délicieux raffiné _, mais de l’intimité _ oui _, de la familiarité _ mieux encore _, du simple _ comme le plus chaleureux et fraternel de ce qu’offre une vie, notamment dans les rues _, comme dans un tableau du maître Camille Corot.
Le sublime est un kiosque à journaux inondé de soleil, une devanture de magasin, un tunnel de périphérique, une moulure de cadre, une chaise, les longues jambes d’une passante, un pavé luisant, un if _ l’un après l’autre, et en une telle diversité : à l’infini de ce qui se prodigue si généreusement à qui passe ; tels les si incroyables merveilleusement imprévisibles, et surtout plus délicieux les uns que les autres, parfums des glaces de Giolitti, Via degli Uffici del Vicario, 40, peut-être le centre même du monde. A fondre de bonheur sous la langue… Il y a aussi les restaurants romains que connaît si bien ma fille Eve, pour avoir été romaine une année…
Venant de Santa Fe, passé par le désert _ oui : le contraste est assez impressionnant, mais pas tant que ça, à un peu y réfléchir : il y a en chaque vie un côté de Guermantes et un côté de chez Swann… _, Bernard Plossu découvre à Rome _ et s’en réjouit à l’infini _ un summum de présence _ voilà : fémininine, généreuse, maternelle ! _, une énigme métaphysique _ offerte _ à sa mesure, une joie de Nouvelle Vague _ cinématographique aussi, en effet _ poursuivie jusqu’à aujourd’hui _ sauf que le cinéma italien a, lui aussi, maintenant, pas mal hélas décliné. Bernardo Bertolucci est décédé le 26 novembre 2018.

© Bernard Plossu
De la classe _ toujours : et à un point extraordinaire ! _ en pantalon moulant ou robe de soirée, de la piété _ aussi, et aussi populaire _, des palais _ à foison ; des églises aussi, même si le plus souvent fermées au public ; avoir la chance d’y pénétrer quelques instants, à l’occasion furtive de quelque messe ou cérémonie, se prend et reçoit avec gratitude comme un petit miracle…
Des statues ont perdu leur nez, ou leur tête, ou leur phallus, si belles et fortes dans leur vulnérabilité même _ une richesse poétique du temps et de son œuvre ouverte.
Cité du dieu unique des catholiques, Rome est aussi _ bien sûr _ païenne, polythéiste _ oui _, animée de mille entités de grande vigueur _ assurant sa pérennité.
Le photographe la parcourt en tous sens _ bien sûr, Rome, elle aussi, est un labyrinthe : peu de voies qui soient tout uniment droites _ à pied, la regardant aussi de la vitre d’un train, d’un autobus, d’une voiture _ un dispositif très plossuien, intégrant (et surmontant) une dimension de défi à la vitesse, tout en étant protecteur : une distance demeure, hors viol. Et aidant au cadrage…

© Bernard Plossu
Rome est Cinecittà, kinésique, cinétique, cinématographique _ oui.
Vous arrivez à Roma Termini _ ou à Roma Ostiense, parfois aussi : en plein cœur déjà de la Ville… _ mais tout ne fait pourtant que commencer, recommencer, reprendre vie _ voilà, avec éclat, mais sans excès de théâtralité : pas pour quelque galerie extérieure ! juste pour dérouler son propre innocent plaisir, sa joie… Ni vulgarité trash, ni affèterie, jamais, chez Plossu… _ dans la bande passante _ voilà _ de votre regard _ dont témoigneront quelques unes, heureuses, des milliers de photos alors prises.
Un pyramidion, une arche, un parapluie _ oui.
Des voitures, des escaliers, des jardins _ belles spécialités romaines, en effet.
Des empereurs, des cyclistes, des naïades _ voilà ; les fontaines sont aussi une splendeur romaine…
Comme dans ce que donnent à apercevoir de Rome, par exemple, les merveilleux Journal intime de Nanni Moretti (en 1993) et La Luna de Bernardo Bertolucci (en 1979).

© Bernard Plossu

Des rails et des murailles.
Le Colisée _ sans y _ et ses lions.
Les toitures et les chambres d’hôtel _ Bernard m’a fait cadeau d’un tirage d’une magique vue de nuit prise d’une fenêtre de sa chambre d’hôtel près de Sant’Eustacchio… Un quartier que j’idolâtre, moi aussi, autour du sublime Panthéon, et non loin de Navona.
Les anonymes, le peuple, la rue _ si importants ici, en la noblesse sans apprêts de leurs allures chaloupées et rapides.
Roma témoigne du corps de son auteur _ marchant, dansant, lui aussi _, d’un esprit _ ouvert _ sans cesse en mouvement, d’une volonté de voir _ vraiment ce qui passe, se croise, dans le plus vif de l’instant bientôt évanoui _, encore et encore, jusqu’à l’ivresse _ oui, comme en témoignent les photos qui restent. Bref, ce qu’offre Rome à qui s’est dépris des œillères des clichés.
Roma _ le livre que, page après page, nous regardons _ traverse le temps, entre ici et là, regarde un arbre, une place, une foule, un prêtre, une femme.
Roma ? Amor fati bien sûr _ en ayant le malicieux divin Kairos de son côté, avec soi : à la suite du regard de Bernard Plossu…


Bernard Plossu, Roma, 1979-2009, textes Alain Bergala, Patrick Talbot et Bernard Plossu, Filigranes Editions, 2019, 320 pages
Filigranes Editions

© Bernard Plossu

Roma, pour rajeunir dans l’éternité la plus fraîche et vive que peut offir une vie

_ sa vie à soi, ouverte au meilleur le plus réjouissant de la vie des autres,

par la grâce d’un vrai pur regardeur tel que Bernard Plossu _,

ou la joie même.

Un bien bel article de Fabien Ribery.

Pour un nouveau chef d’œuvre de l’ami Bernard Plossu.

Ce samedi 11 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Redécouvrir Reynaldo Hahn : le coffret de l’intégrale des mélodies (pour voix seule) par Tassis Christoyannis _ et Jeff Cohen au piano

02déc

L’œuvre de Reynaldo Hahn

(Caracas, 9 août 1874 – Paris, 28 janvier 1947)

est encore étrangement méconnue

au sein de la musique française du XXe siècle.

Jusqu’ici,

d’un assez vaste choix de mélodies de Reynaldo Hahn

n’existait qu’un double album Hyperion _ CDA 77141/2 _

avec d’excellents chanteurs

_ Felicity Lott, Stephen Varcoe, Susan Bickley, Ian Bostridge, ainsi que le London Schubert Chorale  _,

accompagnés par le piano de Graham Johnson ;

et comprenant quelques mélodies avec chœur : par exemple le merveilleux Phydilé….

Et voici que le Palazzetto Bru-Zane nous offre un coffret de 4 CDs _ BZ 2002 _,

intitulé Reynaldo Hahn Complete Songs

par le baryton Tassis Christoyannis,

et le piano de Jeff Cohen _ ne comprenant pas de mélodies avec chœur : Phydilé ne s’y trouve donc pas.

Mon article du 4 novembre dernier

s’était contenté d’annoncer l’événement ;

en y ajoutant tout de même l’adjectif « délicieux« …

Un mois plus tard,

voici venir sur son site Discophilia

un article de Jean-Charles Hoffelé

intitulé Trésors cachés

TRÉSORS CACHÉS


Le monde de Proust ? Oui évidemment, mais ce que révèle aujourd’hui le Palazzetto Bru Zane en publiant la première intégrale des Mélodies  _ pour voix seule, avec piano _ de Reynaldo Hahn est encore plus important. Il y eut entre Fauré et Debussy, en même temps qu’eux et au-delà d’eux, un maître de la mélodie les égalant, annonçant le dépouillement sensuel de Ravel, et ce maître aura longtemps passé _ hélas _ pour un compositeur de petit rayon.

Depuis le début du XXIe siècle heureusement, le génie singulier de Reynaldo Hahn est enfin réévalué _ oui ; les intimidations bouléziennes ayant fait leur temps, probablement… _ et tout ce qui nous en est rendu stupéfie _ en effet ! _ par la qualité _ oui _ de la facture, l’intemporalité _ classique _ de l’inspiration. Les mélodies auront un temps survécu grâce à Andrèze, qui les a magnifiées dans sa langue parfaite, de sa longue voix si belle. Néère, A Chloris _ ces chefs d’œuvre ! _ seront restés au répertoire des mezzo-sopranos, bis favoris de certaines, mais prendre conscience de l’ensemble du corpus _ oui _ ouvre un vertigineux territoire inexploré _ en effet _ où le goût d’un antique stylisé voisine avec un symbolisme quintessencié, où ce chant ose la parole et le piano ose le minimum _ c’est fort bien vu !_, désarmant de nudité parfois dans sa simplicité _ oui ! _, splendide comme un petit orchestre parfois _ aussi…

Je n’entre pas ici dans un détail, chacun d’entre vous aura son propre itinéraire _ fort bien ! _ et pourra se laisser guider par les excellents textes _ mais oui _ d’Alexandre Dratwicki et de Sylvain P. Labartette, mais il faut simplement rendre hommage _ absolument ! _à Tassis Chistoyannis qui parachève dans cette admirable boîte sa grande anthologie _ absolument remarquable, en effet ! _ de la mélodie française, accompagné par l’impeccable _ ouiJeff Cohen.

Ils font ici un miracle _ oui _, le livret est une mine d’informations _ oui _ et comprend une remarquable iconographie, une vraie œuvre d’art.


LE DISQUE DU JOUR


Reynaldo Hahn (1874-1947)
Les Mélodies (Intégrale)

Études latines
Venezia
Chansons grises
Mélodies inédites
La dame aux camélias
Premier Recueil
Rondels
Les Feuilles blessées
Second Recueil
Troisième Volume
9 Mélodies retrouvées
5 Little Songs
Love without Wings

Tassis Christoyannis, baryton
Jeff Cohen, piano


Un coffret de 4 CD du label Bru Zane BZ 2002

Photo à la une : le compositeur Reynaldo Hahn au piano – Photo : © Palazzetto Bru Zane

 


Un régal de délices…

Ce lundi 2 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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