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Ecouter les stupéfiantes « Etudes » de Debussy par les magnifiques Steven Osborne et Philippe Bianconi…

03jan

C’est la toute récente parution du CD Hyperion CDA 68409 « Debussy – Études pour le piano – Étude retrouvée – Berceuse héroïque – La Plus que lente » par l’excellent Steven Osborne _ qui achève ainsi en beauté sa superbe Intégrale Debussy pour le piano ; cf mes articles « «  du 23 janvier 2017 pour le CD CDA 68161 (enregistré à Londres du 31 octobre au 2 novembre 2016), avec « Images«  ; et « «  du 27 octobre 2022 pour le CD CDA 68390 « Early ans Late Piano Pieces » (enregistré à Londres du 2 au 4 août 2021)... ; quant à son CD CDA 67530 « Préludes«  paru en 2006 (enregistré à Londres du 6 au 8 janvier 2006), je n’en ai pas écrit d’article à sa sortie parce que mon blog « En cherchant bien«  n’existait pas encore ; il a débuté le 3 juillet 2008…  _

qui m’a donné envie de me procurer aussi le CD LA Dolce Volta LDV 84 _ enregistré à Metz du 3 au 6 janvier 2020 _ « Debussy – 12 Études – Le Martyre de saint Sébastien » par l’excellent aussi Philippe Bianconi _ dont j’avais tant apprécié le double CD La Dolce Volta LDV 109.0 (enregistré à Metz du 11 au 18 avril 2022) « Philippe Bianconi – Ravel / L’Œuvre pour Piano » ; cf mes articles «  »  et «  » en date du 27 septembre et du 29 septembre 2023…

Quelles superbes merveilleuses interprétations de ces stupéfiantes « Études » de Claude Debussy !

Voici le très éloquent article « Les Études du Faune » de Jean-Charles Hoffelé paru hier 2 janvier sur son site Discophilia :

LES ETUDES DU FAUNE

Le crayon et le pinceau. Steven Osborne bouclant son intégrale Debussy menée avec patience _ les 4 CDs Hyperion sont parus en 2006, 2017, 2022 et 2023 _ en aborde les Études comme un paradis sonore _ oui ! un Eden… _, couleurs jetées à baquet comme dans l’abondance faussement désordonnée d’une toile de Bonnard, échappées belles lyriques que des mains infiniment mobiles, des poignets souples décorent d’infinies nuances qui jamais ne distendent les rythmes.

Tout cela, dans un Steinway si opulent et si véloce, confine à un érotisme _ oui, paradoxalement… _ qu’avait déjà illustré avec cette même magnificence Joseph Moog. Ce sont les Études du Faune, lascives, sensuelles, flamboyantes _ voilà ! _, et soudain mystérieuses pour les échos des Sonorités opposées où rode un clairon fantomatique dans des écharpes de brume.

Admirable version _ oui ! _, qui ajoute après celle de Philippe Bianconi _ oui, oui !! _ un autre disque majeur consacré à cet opus fondateur _ voilà ! _ du piano moderne _ absolument ; au point que c’en est même fascinant… Steven Osborne donne aussi l’Étude retrouvée par Roy Howat en coda d’un album où il magnifie en trois poèmes poudreux ou fulgurants Pour le piano _ Prélude, Sarabande et Toccata _, raffine La Plus que lente, et ose une lecture au noir, quasi tragique de la Berceuse héroïque.

LE DISQUE DU JOUR

Claude Debussy (1862-1918)


12 Études, Livres I & II,
CD 143, L. 136

Pour le piano, CD 95, L. 95
La plus que lente, CD 128,
L. 121

Berceuse héroïque, CD 140,
L. 132

Étude retrouvée (reconstruction : Howat)

Steven Osborne, piano

Un album du label Hypérion CDA68409

Photo à la une : le pianiste Steven Osborne – Photo : © Benjamin Ealovega

Et voici le bel article « Philippe Bianconi magistral et poignant dans le Debussy des dernières années » de Pierre Carrive paru dans le numéro de Crescendo du 4 février 2021 :

Philippe Bianconi magistral et poignant dans le Debussy des dernières années

LE 4 FÉVRIER 2021 par Pierre Carrive

Claude Debussy (1862-1918) : Douze études ; Élégie ; Le Martyre de saint Sébastien (suite pour piano transcrite par André Caplet) ; « Les Soirs illuminés par l’ardeur du charbon ». Philippe Bianconi, piano. 2020. 71’29. Livret en français, en anglais, en japonais et en allemand. 1 CD La Dolce Vita. LDV 84.

 

Après un premier Debussy en 2012, un Chopin en 2014 (Joker Absolu de Crescendo) et un Schumann en 2016 (Joker Absolu de Crescendo), c’est le quatrième enregistrement de Philippe Bianconi pour La Dolce Vita.

Dans le passionnant texte de présentation (en réalité, assez concis, car le livret doit son épaisseur aux traductions, aux photos et à la mise en page) qui, comme toujours chez cet éditeur, consiste en un entretien avec l’interprète, le pianiste compare les Études de Debussy _ composées l’été 1915 _ à celles de Chopin, à qui elles sont dédiées _ oui. Philippe Bianconi voit celles de Chopin comme « un formidable outil pédagogique », mais déclare : « Chez Debussy, le but pédagogique ne me semble pas totalement atteint. » Il met plutôt l’accent sur l’acte créateur : « Je me plais à imaginer que Debussy s’est lancé à lui-même le défi de composer des pièces à partir d’un matériau élémentaire, comme un simple intervalle. » Et ce qui ressort à la lecture de ce texte, c’est la grande admiration, mêlée de crainte à cause de leur difficulté, pour ces Études

En effet, le soin qu’il met à les jouer est éblouissant _ en effet. On admire son humour élégant dans Pour les « cinq doigts » – d’après Monsieur Czerny, sa souplesse voluptueuse dans Pour les tierces, son sens du mystère et du fantasque dans Pour les quartes, sa tendresse rêveuse dans Pour les sixtes, sa précision percussive dans Pour les octaves, et, pour finir le Livre I, sa légèreté fluide dans Pour les huit doigts. Dans le Livre II, Philippe Bianconi fait varier à l’infini les bruissements de toutes les bestioles volantes imaginables dans Pour les degrés chromatiques, se fait charmeur, avec beaucoup de chic, dans Pour les agréments, maîtrise magistralement la résonnance de son piano dans Pour les notes répétées, nous hypnotise dans le monde étrange et irréel de Pour les sonorités opposées, nous amuse, sans oublier pour autant de nous émouvoir, avec un sens particulièrement subtil de la parodie dans Pour les arpèges composés, et finalement nous convainc, dans les contrastes extrêmes de Pour les accords, que ces Études, d’un abord moins immédiat _ certes _ que bien des pièces pour piano de Debussy, peuvent être considérées, ainsi qu’il le dit dans l’entretien, comme le « suprême chef-d’œuvre pour piano » _ oui !!! _ de leur auteur.

Après une sombre et douloureuse Élégie, auquel Philippe Bianconi donne une certaine douceur, c’est Le Martyre de saint Sébastien. On n’attendait pas Debussy sur un sujet religieux. Il s’y est pourtant plongé tout entier. Mais les délais étaient si courts qu’il dût confier l’orchestration de son œuvre à André Caplet _ voilà. Souvent critiqué, on en joue de ce Mystère en cinq actes, sur un texte de Gabriele D’Annunzio, surtout quelques Fragments symphoniques. C’est encore André Caplet qui en a tiré la Suite pour piano de ce CD. C’est une excellente idée que d’y avoir inclus ces pièces, peu jouées et qui datent, comme le reste du programme, des terribles dernières années de Debussy _ en effet. Philippe Bianconi y fait à nouveau preuve de toutes les qualités que nous avons admirées précédemment, et il « raconte » ce Martyre avec toute sa science instrumentale et sa sensibilité discrète mais généreusement éloquente _ voilà.

Le CD se termine avec « Les Soirs illuminés par l’ardeur du charbon » (avec des guillemets, car c’est une citation du poème Le Balcon de Charles Baudelaire). Découverte tout récemment, c’est la toute dernière œuvre de Debussy. Les rares textes qui circulent sur cette pièce disent pudiquement qu’elle aurait été écrite pour remercier son marchand de charbon. En réalité, il se pourrait bien qu’elle ait été tout simplement un moyen de paiement dans ces années de guerre et de pénurie. Même en faisant abstraction du contexte de sa composition, c’est une œuvre bouleversante _ oui. Et Philippe Bianconi met dans ces deux minutes et demie tout son art de l’éloquence, tout en pudeur. Cet adieu de Debussy à la musique conclut magnifiquement un enregistrement où tout est savamment pensé, intimement senti, et poétiquement réalisé _ à la perfection, en effet.

Son : 10 – Livret : 10 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10

Pierre Carrive

 

Deux réalisations discographiques stupéfiantes pour un sommet bouleversant et fascinant de l’œuvre pianistique de Debussy…

Ce mercredi 3 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

Une nouvelle splendeur discographique du merveilleux pianiste Steven Osborne : son décidément parfait CD « Debussy Early and Late Piano Pieces »…

27oct

Après ses déjà plus qu’excellents deux premiers albums Debussy publiés par Hyperion

en 2006 (« Préludes« ) _ le CD Hyperion CDA 67530 _

et 2017 (« Images. L’Isle joyeuse. Estampes. Masques. Chlidren’s Corner. D’un Cahier d’esquisses« ) _ le CD Hyperion CDA 68161 _,

enregistrés à Londres en janvier 2006 et octobre-novembre 2016,

voici que ce pianiste magnifique qu’est Steven Osborne vient à nouveau nous enchanter superlativement d’un troisième merveilleux CD Debussy, intitulé « Early and Late Piano Pièces«  _ le CD Hyperion CDA 68390 _, enregistré toujours à Londres, au mois d’août 2021,

qui,

pour notre tranquille sidération infiniment admirative de mélomane amoureux tout spécialement de l’infiniment subtil et doux répertoire français en sa plus parfaite idiosyncrasie et singularité remarquable,

vient de paraître ce bel octobre-ci 2022…

Comme, sous de tels doigts, tout cela chante…

De l‘œuvre complet pour piano seul de Claude Debussy (1862 – 1918),

ne restent plus à enregistrer à Steven Osborne _ quelles ont été les raisons de ses choix d’interprète d’une telle répartition, voilà, de ces œuvres pour piano seul de Debussy en 4 CDs ?.. _

que :

_ « Pour le Piano » (1894 – 1896, publiée en 1901), d’une durée d’environ 14′ ;

_ « La plus que lente » (1910), d’une durée d’un peu plus de 4′ ;

_ « Berceuse héroïque » (novembre 1914), d’une durée d’environ 4′ aussi ;

_ et enfin « 12 Études » (5 août – 20 septembre 1915), d’une durée d’environ 45′ ;

ce qui promet un quatrième CD de piano seul de Debussy d’une durée d’un peu plus d’une heure…

 

Avec impatience discographique, donc, de notre part…

Ce jeudi 27 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

A propos de ce bijou de CD renversant d’évidence prodigieuse qu’est le nouveau Steven Osborne / Rachmaninov chez Hyperion

29juin

Pour continuer, amplifier même, mon appréciation enthousiaste du 11 juin dernier «  » du nouveau CD Rachmaninov du prodige écossais Steven Osborne, pour le label Hyperion,

avec le splendide CD « Rachmaninov » CDA68365,

voici une nouvelle appréciation, cette fois de « chef d’œuvre » _ discographique _, pour ce merveilleux d’évidence splendide CD « Rachmaninov » de Steven Osborne,

par Jean-Charles Hoffelé, en date d’hier 28 juin, sous le titre de « La Sonate de Faust« .

LA SONATE DE FAUST

Au rayon « sonates » chez Rachmaninov, les élans de la Deuxième auront fait oublier le sombre poème pianistique de la Première.

Attention, chef-d’œuvre ! _ voilà ! et tout est dit là ! Steven Osborne se garde bien, comme tant d’autres de la brusquer, il conduit au long des trois mouvements un voyage dans cette fresque dont le sous-texte s’abreuve au Second Faust de Goethe, une vaste réflexion quasi philosophique, donnant toute leur ampleur aux climax dramatiques sans jamais saturer l’espressivo par la surabondance du son, détaillant les nombreux replis lyriques qui confèrent à l’ensemble sa couleur nostalgique derrière l’éloquence.

Admirable _ oui, oui, oui _ proposition, à l’égal de celle des Moments musicaux délivrés de tout pathos, d’une fluidité dans l’Andantino qui tient du rêve. Tout le cycle sous ses doigts est simplement prodigieux _ sans nul doute _, émouvant jusque dans l’exaltation du Maestoso. Peu de pianistes auront si bien compris les arrière-plans, la lyrique, le raffinement de ce cycle majeur auquel Steven Osborne offre un sublime prélude : la transcription signée par le compositeur de l’onirique Nunc dimittis des Vêpres.

Au centre de l’album trois raretés : un sombre Prélude posthume, et deux brèves pièces qui rappelle que peu à peu, Steven Osborne, discrètement, assemble le cycle Rachmaninov majeur de ce début de XXIe siècle.

LE DISQUE DU JOUR

Sergei Rachmaninov (1873-1943)


Sonate pour piano No. 1 en ré mineur, Op. 28
Prélude en ré mineur,
Op. posth.

Oskolki « Fragments »
Esquisse orientale
Nunc dimittis (No. 5, extrait des « Vêpres, Op. 37 », arr. pour piano : Rachmaninov)
6 Moments musicaux, Op. 16

Steven Osborne, piano

Un album du label Hypérion CDA68365

Photo à la une : le pianiste Steven Osborne – Photo : © 2013 Benjamin Ealovega

 

Steven Osborne est décidément un très grand !

Ce mercredi 29 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ecouter aussi la Sonate pour piano n°2 de Rachmaninov, par exemple par Ivo Pogorelich, saisissant sa poésie et sa fulgurance…

13juin

Pour poursuivre un peu l’élan de mon article d’avant-hier 11 juin «  » à propos de l’art de ce magnifique pianiste,

en particulier en la Sonate pour piano n°1 Op. 28 de Serge Rachmaninov,

et faute de disposer actuellement du CD Hyperion CDA 67936 comportant l’interprétation par Steven Osborne de la célèbre Sonate pour piano n°2, Op. 36,

je me suis tourné vers quelques unes des interprétations de cette fameuse Sonate n°2 présentes en les CDs de ma discothèque,

et suis tombé sous le charme saisissant de l’interprétation, fulgurante de vie et de poésie, en septembre 2018, à Raiding, dans le CD Sony 19075956602, d’Ivo Pogorelich…

Cf, déjà, à propos de ce CD publié par Sony en 2019, mon article du samedi 18 septembre 2019 « « …

Rachmaninov, oui,

un compositeur tout à fait marquant,

au moins en ses œuvres pour le piano…

Ce lundi 13 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Une splendide réalisation discographique de la Sonate pour piano n°1 en ré mineur Op. 28 de Serge Rachmaninov, par le magnifique Steven Osborne…

11juin

Steven Osborne (Edinburgh, 12 mars 1971) nous propose aujourd’hui, pour le label Hyperion _ soit le CD Hyperion CDA68365 _,

une interprétation discographique somptueuse de la Sonate n°1, en ré mineur, Op. 28 (de 1907), de Serge Rachmaninov (1873 – 1943).

« Sa seule œuvre majeure qui est rarement jouée au concert.

Même avant de l’avoir terminée, Rachmaninov avait peur que la longueur et la complexité de cette œuvre puissent être un obstacle à une bonne réception de la part du public« ,

nous apprend en sa présentation, à  la page 6 de la notice de ce CD, Marina Frolova-Walker…

Steven Osborne est un superbe pianiste,

dont ma discothèque personnelle comporte _ seulement ! _ à ce jour 8 CDs _ Tippett, Prokofiev, Alkan & Chopin, Ravel, Ravel & Falla, Debussy, Rachmaninov, Rachmaniniov _,

enregistrés respectivement en 2006 & 2007, 2013, 2007, 2010, 2016, 2016, 2017 et 2020…

Manquent donc pour le moment à l’appel un troisième CD Rachmaninov (& Medtner), de 2014, et _ assez étrangement… _ quatre CDs Beethoven, de 2010, 2012, 2016 et 2019…

Cette interprétation par Steven Osborne de la Première Sonate (de 1907) de Serge Rachmaninov a quelque chose de miraculeux…

Ce samedi 11 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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