Archives de la catégorie “Villes et paysages”

Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague…

20mar

Poursuivant les réflexions et recherches

de ma lecture exhaustive de l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel,

j’en suis venu à m’interroger

sur les parentés cibouriennes du compositeur.

Dans mon article précédent de dimanche dernier, 17 mars :

,

je me demandais pourquoi

Maurice Ravel,

au sein de la famille luzienne de ses amis Gaudin

_ dont la maison, Mirentxu, se situe au 41 de la rue Gambetta _,

qualifiait de « cousine »

Magdeleine Gaudin-Hidiart

_ la veuve (1875 – 1968) de Charles Gaudin (1875 – 1910), l’aîné, lui, de la fratrie des sept enfants Gaudin _ ;

et pas ses proches amies et correspondantes de toute sa vie,

ni Jane Courteault-Gaudin (1880 – 1979),

ni Marie Gaudin (1879 – 1976),

belle-sœurs de Magdeleine, la veuve _ en octobre 1910 _ de leur frère Charles…

Était-ce donc entre les Hiriart et les Delouart

_ le nom de sa mère Marie (1840 – 1917),

de sa grand mère Sabine (1809 – 1874)

de son arrière grand-mère Marie-Baptiste (1784 – 1855) ; ce sont là les dates qu’a proposées Jean-Noël Darrobers…

et de son bisaïeul Gratien Delouart (1758 – 1798), tous natifs de Ciboure… _

qu’existait quelque _ même un peu lointaine _ parenté ?..

Je l’ignore encore.

Mais je me suis aussi penché sur le cas d’autres liens de parenté des Delouart-Ravel

avec d’autres cibouriens,

et tout particulièrement avec celle que le compositeur nomme sa « tante Gachuch » :

Gracieuse Billac

_ dont je ne suis pas en mesure d’indiquer les dates précises de sa naissance (en 1825 à Ciboure ?) et de son décès ( à Saint-Jean-de-Luz ?)…

À ce jour je ne peux me fier qu’aux faits que

1°) c’est Gracieuse Billac _ qui ne savait ni lire, ni écrire _,

qui, le lundi 8 mars 1875, à midi, est venue procéder à la déclaration à la mairie de Ciboure

de la naissance, la veille, dimanche 7 mars, à dix heures du soir, chez elle,

de son petit-neveu Maurice Ravel,

en indiquant qu’elle-même _ de profession marchande de poissons _ était née en 1825 à Ciboure,

de Jacques Billac (né en 1801 _ sans plus de précision _ à Ciboure)

et Marie-Baptiste Delouart,

née en 1784 à Ciboure : de Gratien Delouart (1758 – 1798) et Sabine Laxague (1758 – 1821) ;

de même que

2°) c’est elle, Gracieuse Billac,

qui fut la marraine du petit Joseph-Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure,

le samedi 13 mars 1875 :

Gracieuse Billac étant la tante maternelle _ la demi-sœur de Sabine Delouart _ de Marie Delouart-Ravel ;

de même que _ le fait est moins connu et surtout, à ma connaissance, pas du tout commenté _

3°) c’est un autre parent de Marie Delouart-Ravel, la mère de Maurice Ravel _ le compositeur à venir du Boléro _,

qui représenta le parrain officiel absent (à Paris) _ qui n’était autre que le père de l’enfant : Joseph-Maurice Ravel (1832 – 1908) _,

en la personne du cibourien, encore, Simon Goyenague _ j’ignore ses dates de naissance et de décès _,

fils de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849)

et …Marie Delouart  _ dont le mariage avait eu lieu à Ciboure le 28 février 1821 ; la date doit être remarquée.

Mais qui était au juste cette Marie Delouart-là, épouse de Michel Goyenague ?

_ était-ce la Marie-Baptiste Delouart _ née en 1784, semble-t-il… C’est ce qu’a affirmé Jean-Noël Darrobers _ déjà mère, le 11 mars 1809, et toujours à Ciboure, de Sabine Delouart, la future grand-mère de Maurice Ravel ?

_ ou était-ce bien plutôt une Marie Delouart qui, née le 17 août 1786, à Ciboure _ et elle aussi de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _, serait rien moins que la sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart ? Tout en étant la future épouse, le 28 février 1821, de Michel Goyenague ; et la future mère, le 26 juillet 1827, à Ciboure, de Marie Goyenague (future épouse, à Ciboure, le 17 juillet 1850, de Martin Passicot _ né à Urrugne le 24 octobre 1824, et décédé à Buenos Aires le 27 août 1888 _, et décédée à Buenos Aires après 1898…) ; ainsi que de Simon Goyenague (le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 à l’église Saint-Vincent de Ciboure) ? Sur ce dernier, peu de précisions jusqu’ici…

Et toutes deux, Marie-Baptiste et sa sœur Marie Delouart, ayant encore pour frère _ issu des deux mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague _, Jean Delouart, né à Ciboure le 27 août 1788 ; et futur époux, le 30 avril 1823, à Ciboure, de Marguerite Larrea (lesquels auront pour enfants une autre Sabine Delouart, née à Ciboure le 24 juin 1825 (et future épouse, toujours à Ciboure, le 12 août 1852, de Bernard Cerciat ; ainsi qu’un autre Jean Delouart, âgé de 28 ans le 13 novembre 1861 _ il serait donc né en 1833 _, le jour de son mariage à Ciboure avec Dominique Etchepare, âgée de 30 ans)…

Mais jusqu’ici, je n’ai pas encore trouvé de généalogie claire et complète des descendants de Gratien Delouart (1758 – 1798) et Sabine Laxague (1758 – 1821), qui simplifierait bien la tâche de préciser ces parentés cibouriennes, par sa mère, Marie Delouart, de Maurice Ravel…

Un dernier élément au dossier de ces parentés cibouriennes de Maurice Ravel :

Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel, avait, semble-t-il, un demi-frère, et toujours hors mariage de sa mère, Sabine Delouart (1809 – 1874) : un nommé Pierre Casabon, qui serait né, lui, en 1838.

Mais dont je n’ai trouvé nulle mention _ ni même une quelconque allusion _ dans le copieux volume de cette Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de (et à propos de) Maurice Ravel. A nul moment je n’ai eu la plus petite intuition que Maurice Ravel disposait d’un oncle (ou de cousins) à Ciboure ou Saint-Jean-de-Luz…

En cherchant un peu,

j’ai trouvé qu’avaient existé là un Pierre Casabon (1871 – 1932), père d’un Michel Casabon (1907 – 1992), lui-même père d’une Marthe Casabon, épouse d’un André Laurent.

J’ignore donc si Maurice Ravel a eu connaissance effective d’un membre de cette famille de cousins Casabon. 

En tout cas, a existé tout au long de la vie du compositeur, et via sa « tante Gachuch« , un discret réseau de liens familiaux cibouriens…

Car Gracieuse Billac

était bien la tante de Marie Delouart (née le 24 mars 1840 à Ciboure), la mère du compositeur,

et la demi-sœur de Sabine Delouart (née le 11 mars 1809 à Ciboure), la grand-mère maternelle de Maurice Ravel.

Et c’était en la loge (de concierge) que Gracieuse Billac occupait à la Maison Estebania, à Ciboure,

que Marie Delouart, désormais épouse Ravel,

avait tenu _ il faut le souligner ! _ à accoucher de son premier enfant,

ainsi cibourien.

Maurice Ravel,

de même que sa mère,

demeurèrent toute leur vie extrêmement attachés à leur « pays natal« ,

où ils aimaient tant venir se ressourcer…

Et Maurice Ravel, attaché à sa « tante Gachuch« …

Même si le compositeur, extrêmement discret et pudique, ne se répandait certes pas en confidences sur lui-même en tant que personne privée, en sa correspondance _ du moins celle qui nous demeure…

Mais Simon Goyenague _ le presque parrain du petit Maurice : ce n’est pas rien ! _ étant donc lui aussi parent, et de Gracieuse Billac, et des Delouart _ il était cousin germain de Sabine Delouart, la grand-mère maternelle du compositeur, et sa demi-sœur Gracieuse _,

cette généalogie familiale des Delouart aurait tout à fait besoin d’être mieux précisée…

Ce mercredi 20 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

L’élégance et l’éclat de l’exposition « Renversant ! » à la Cité du Vin de Bordeaux : le dialogue bien vivant du verre et du vin…

15mar

Hier soir, jeudi 15 mars, à 18 heures,

vernissage de la 5éme exposition thématique

de la Cité du Vin de Bordeaux :

sur les noces

des contenants en verre

_ verres, bouteilles et carafes… _

et le vin à déguster !

Et après les expositions

Bistrot ! De Baudelaire à Picasso,

la Géorgie, berceau de la viticulture,

le Vin et la Musique : accords et désaccords,

et Douro : l’air de la terre au bord des eaux

Cf mon article du 5 octobre 2018 :

Et celui de la veille, le 4 octobre :

Tous deux permettant

de retrouver la série de mes propres interventions à la Cité du Vin,

depuis son inauguration :

celle du 17 juin 2016 :

celle du 28 juin 2017 : 

 

celle du 27 avril 2017 :

 

celle du 23 mars 2018 :

  

Hier soir,

j’ai retrouvé avec très grande joie

l’esprit de sensibilité et d’intelligence qui a si bien animé l’équipe de la Cité du Vin

en ses deux précédentes _ splendides ! _ expositions thématiques ;

ainsi que la saine et très vive réussite des Géorgiens

qui avaient tant à cœur

de nous faire connaître _ et partager _ leurs vins, leurs vignobles,

ainsi que leur pays, la Géorgie, au pied du Caucase…

Jusqu’ici, dans la presse, je n’ai repéré qu’un article, celui du Figaro :

À Bordeaux, dialogue entre le verre et le vin

Le voici :

À Bordeaux, dialogue entre le verre et le vin


À travers une centaine d’œuvres d’artistes et de designers, la Cité du vin, à Bordeaux, mène, avec «Renversant !», une réflexion sur les contenants et leurs contenus. Un parcours 100 % contemporain.

L’architecture spectaculaire et résolument contemporaine de la Cité du vin de Bordeaux mérite sans doute à elle seule le déplacement. Mais les 700 m2 dédiés à «Renversant !», illuminés de grands aplats jaune d’or qui jouent, comme des rayons de soleil, avec la transparence du verre, offrent une autre bonne raison de s’y rendre. Depuis ce matin, et jusqu’au 30 juin 2019, la fragile matière est l’invitée star de cette troisième exposition temporaire, portée par la Fondation pour la culture et les civilisations du vin. «Après “Bistrot! De Baudelaire à Picassoen 2017 etLe Vin et la Musique, accords et désaccords en 2018, nous avions envie d’aborder le domaine du design», confie Bettina Tschumi, la commissaire de la manifestation. Et plus particulièrement d’évoquer la relation entre le verre et la culture de la vigne.

«L’idée était de s’inscrire dans le XXIe siècle, de bousculer les codes. Nous sommes partis de l’objet utile pour aller vers l’artistique, le symbolique, souligne Marion Eybert, responsable des expositions temporaires. À travers ce type d’événements, nous avons une approche très différente de ce qui existe déjà à la Cité.» Un lieu riche en propositions pour appréhender l’univers du vin sous de multiples facettes.

6. Bouteille Estomac de Fabrice Hyber, 1993.

Installations, objets, dessins, vidéos…

Cette fois, ce sont près d’une centaine de créations et pour ainsi dire autant de designers et d’artistes français et internationaux qui interpellent à travers quatre thématiques fortes: «Fonctions», «Symboles», «Détournements», «Images du vin». L’occasion de découvrir tour à tour les productions du design industriel, telle l’élégante carafe, élancée comme une flamme, de Riedel, les trouvailles ingénieuses ou décalées d’étudiants d’écoles belge et allemande autour du décanteur, les bouteilles coupées à froid avant d’être transformées en verres à boire de Laurence Brabant. La section «Symboles» s’intéresse à l’addiction, avec une œuvre signée Berdaguer & Péjus, dont les serpents de verre dressés semblent tendres aux visiteurs, des fioles aux bouchons pointus comme des seringues. Elle aborde aussi le rapport à la religion. Un propos illustré par le Kit de vocation de Joël et Stéphane Rivoal – un ciboire et une couronne d’épines qui s’illumine quand on glisse un euro dans le tronc qui les supporte -, la série de carafes en verre translucide Les Minarets ou encore la carafe Crâneuse, dont le crâne intérieur, telle une vanité, évoque la fragilité de la vie. En préambule, trois œuvres de Nicolas Boulard, dont une pyramide de flacons de romanée-conti d’un millésime qui n’a jamais existé, le DRC 1946. La vigne, cette année-là avait été dévastée par le phylloxera! Au rang des détournements, voir la suspension en bouteilles de couleur réalisée pour Lasvit en 2013, ou encore le service à vin Distiller d’Octave de Gaulle pour trinquer en apesanteur. Avec Eat Me, Fabien Verschaere a laissé esprits malins, elfes et farfadets s’inviter à table sur un service de 24 pièces. Une diablerie qui accompagne une certaine image du vin.

Contactée en 2016, à la suite du travail accompli sur l’exposition «Ceci n’est pas une bouteille», Bettina Tschumi a mis deux bonnes années pour écumer la création européenne – en France, mais aussi en Italie, Suisse, Espagne, Angleterre, République tchèque… et américaine. «J’ai rassemblé une sélection d’œuvres de ces vingt dernières années. Mais, avec matali crasset, que je connaissais déjà, nous avons également intégré le processus de création.» La designer a planché pour la circonstance autour d’un «buvant» en se penchant sur l’art de la dégustation, un domaine de prime abord réservé aux spécialistes par ses rituels et son vocabulaire. Elle y a vu l’occasion d’interroger nos pratiques actuelles, de réfléchir à la dégustation en tant qu’expérience collective pour aboutir à l’objet. «C’est assez compliqué de proposer de nouvelles logiques, parce que nous avons tous peur de la nouveauté, a-t-elle confié à Marion Eyber lors d’un entretien. Mais, en proposant des logiques centrées sur l’humain, nous arrivons à donner un fondement à ce processus. J’essaie de trouver les choses les plus universelles ou celles que nous avons oubliées. Par rapport à ce projet, le vin, c’est quelque chose de très fort. Le vin et le contenant, d’ailleurs. Depuis la nuit des temps, l’homme a voulu contenir pour conserver.» Il en est résulté Vino sospesole vin suspendu»), un objet rond, à la fois verre et carafe, que l’on accroche, comme une boule de Noël, à un arbre… Pour goûter, sentir différemment, en osmose avec la nature qui produit le vin. Et pas n’importe lequel. «Très vite, nous avons envisagé la culture du vin en biodynamie, que nous voulions associer à une autre culture du verre», précise Bettina Tschumi.

7. Verres Cold Cuts de Laurence Brabant, 2008.

Pendant un an – le temps nécessaire à l’élaboration d’un millésime et d’un objet -, le cinéaste Jérôme de Gerlache a filmé matali crasset et Stéphane Derenoncourt, propriétaire d’un domaine _ situé à Sainte-Colombe (Côtes de Castillon) _ qu’il cultive en biodynamie. Il a enregistré leurs analyses sur les métiers de vigneron et de designer ; et s’est aussi attaché aux gestes des souffleurs du CIAV de Meisenthal, qui ont œuvré sur Vino sospeso. Cela a donné naissance à Saison[s], l’histoire d’une création, un court-métrage d’une trentaine de minutes duquel se dégagent des portraits sensibles, des parallèles et des points communs : la passion, le rapport à l’homme, l’importance de la main, de la transmission aussi. Dans le cadre de «Renversant !», le film est présenté en séquences de cinq minutes sur des écrans disséminés tout le long du parcours. Pour mieux comprendre _ voilà : et c’est crucial pour les visitants _ , à chaque étape thématique, que, dans le vin et le verre qui l’accompagne, c’est le partage, le travail d’équipe, qui compte.

Exposition Art et Design Renversant
Une exposition de la Cité du Vin de Bordeaux du 15 mars au 30 juin 2019.

 

Une très remarquable exposition,

élégante, éclatante, splendide…

Ce vendredi 15 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

En parcourant l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel…

14mar

En parcourant,

avec un vif plaisir,

l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens,

 

je m’attache à y relever

tout ce qui y concerne

Saint-Jean-de-Luz et Ciboure…

Les séjours qu’y fit Maurice Ravel,

bien sûr _ et ce qu’il y fit, composa _ ;

mais aussi toutes les personnes _ et correspondances _

ayant un lien _ affectif fort _ avec 

ce coin de son « pays natal« ,

ainsi qu’il se plaît à l’écrire à maintes reprises…

En commençant par les membres de la famille Gaudin

_ dont la « tante Gachuch« , ou Gachoucha, c’est-à-dire Gracieuse Billac,

qui veillait sur les enfants de la maisonnée Gaudin, en leur domicile du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ; 

Gachoucha Billac étant la grand-tante maternelle de Maurice Ravel… ;

et quand Maurice Ravel et Magdeleine Gaudin-Hiriard s’écrivent

(cf les lettres du 8 octobre 1910 et du 24 novembre 1914),

il lui écrit « ma chère cousine« , page 246 ;

et elle, elle signe « votre cousine« , page 403… _ :

surtout Marie Gaudin (1879 – 1976)

et sa sœur Jane Gaudin-Courteault (1880 – 1979),

qui furent les amies de toute la vie de Maurice Ravel.

Et je remarque que ses séjours-là

sont, pour Ravel,

comme un très salutaire baume de jeunesse ;

et de reviviscence…

À suivre…

Ce jeudi 14 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Sur l’expression « Croce e delizia » : de la Traviata (I, 5) au film « Croce et delizia » de Simone Godano

02mar

L’expression « Croix et délice« 

qu’utilise Virginie Despentes

en son article du Monde des livres d’hier vendredi 1er mars

_ cf mon article _

a continué de me travailler.

Et voici que ce samedi matin,

en ma revue de presse _ quotidienne _ sur le web,

sur la page de La Repubblica, 

à la page Spettacoli,

je tombe _ par serendipité de ma curiosité vagabonde et ouverte, et boulimique aussi _

sur ceci :

Gassmann: « Il cinema deve raccontare questo clima di paure e diritti calpestati »

Repzine L’attore innamorato di Bentivoglio in ‘Croce e delizia’, già in sala

di ROCCO GIURATO

Soit

l’information on ne peut plus factuelle

de la sortie ce 28 février sur les écrans italiens

d’un film,

de Simone Godano,

portant précisément ce titre

de Croce e delizia !!!

Et peu après,

toujours par la Repubblica,

j’apprends aussi _ car je l’ignorais jusqu’alors _ que cette expression intriguante

de « Croce et delizia« 

provient du livret de Francesco Maria Piave

pour l’opéra de Verdi La Traviata,

à la scène 5 de l’Acte premier :

Et c’est Alfredo qui chante :

« Un dì felice, eterea,

mi balenaste innante,

e da quel dì, tremante,

vissi d’ignoto amor.

Di quel amor che è palpito

del universo entero

misterioso altero

croce e delizia al core« .

Sur une page de présentation de ce film,

j’ai découvert en effet ceci :

L’espressione « Croce e delizia » si riferisce all’amore, che, come in molti sanno, è spesso tormento e nello stesso tempo motivo di gioia.
A definirlo per la prima volta così è stato Francesco Maria Piave nel libretto de La Traviata, una delle opere più famose di Giuseppe Verdi.
In particolare è Alfredo a cantare, nella quinta scena del primo atto: « Di quell’amor che è palpito/dell’universo intero/misterioso, altero/croce e delizia al cor« , descrivendo l’emozione che lo lega a Violetta, che non è certo un buon partito.

Anche nel film Croce e delizia, diretto Simone Godano, c’è una persona che non è esattamente la migliore da sposare, visto che è un po’ « ruspante » ed è dello stesso sesso dell’individuo che desidera portarla all’altare, cosa che taluni ritengono sconveniente.
Variante delle commedie matrimoniali in cui le famiglie tentano di osteggiare le nozze dei loro cari, l’opera seconda del regista di Moglie e marito è stata accostata da alcuni a Ferie d’agosto di Paolo Virzi, perché parla di una vacanza e perché mette a confronto due nuclei diversi che più diversi non si può: i Castelvecchio, che sembrano avere una mentalità aperta ma in realtà sono vanitosi e narcisisti, e i Petagna, più tradizionali, conservatori e « semplici« .
La risata, nel film, nasce dalle differenze fra i due gruppi, e anche dalle tenute di Alessandro Gassmann, tutto canotte, tute acetate e ciabatte. L’attore, che ha amato la maniera scanzonata in cui il film affronta il tema della diversità, ha fatto una bella scoperta sul set: la verve comica di Jasmine Trinca, che dal canto suo ci tiene a dire che non è snob come il personaggio che interpreta, venendo da una famiglia normalissima. Se l’attrice premiata con il David di Donatello per Fortunata interpreta la figlia di uno dei due « piccioncini« , il suo possibile fratello acquisito ha il volto di Filippo Scicchitano. Quest’ultimo è al suo secondo sodalizio artistico con Fabrizio Bentivoglio, con cui ha condiviso il set del film che l’ha lanciato: Scialla!, di Francesco Bruni. Bentivoglio ha già lavorato anche con Gassmann: ne Gli ultimi saranno ultimi, di Massimiliano Bruno.

Croce e delizia è un film che non prende le parti di nessuno (« Non ci sono buoni e cattivi« , dice il regista), ma va contro l’omofobia. A firmare il copione è stata Giulia Steigerwalt, che di pregiudizio aveva parlato anche in Come ti mi vuoi. La sceneggiatrice ha già collaborato con Godano per Moglie e marito. E’ anche la compagna di Matteo Rovere, che ha prodotto il film. Completano il cast Lunetta Savino, volto noto soprattutto della nostra tv (Un medico in famiglia) e Anna Galiena, apparsa nel 2016 ne La pazza gioia.

Et j’apprends aussi que cette expression est même devenue proverbiale pour tous Les Italiens…

Voici donc le Trailer officiel (de 1′ 38″) de ce film

Croce e delizia

de Simone Godano.

Et voici aussi

cette interview _ bien intéressante _ de cet excellent acteur

qu’est Alessandro Gassmann

_ je l’avais découvert dans le très beau film de Ferzan Ozpetek Hammam, en 1997, il y a vingt-deux ans déjà ! ;

Alessandro Gassmann (né en 1965 ; il a 54 ans) est le fils des acteurs Vittorio Gassman (1922 – 2000) et Juliette Mayniel (née en 1936, elle vit toujours) _

à propos de ce même film :

Repzine, 

Alessandro Gassmann : « Oggi si ha paura delle diversità, il cinema ha il dovere di raccontarlo« 

Cf aussi cette double interview

d’Alessandro Gassmann et Fabrizio Bentivoglio,

toujours sur le site de La Repubblica, le 22 février :

‘Croce e delizia’, Gassmann e Bentivoglio coppia gay :

« Le nuove famiglie sono fabbriche d’amore« 

Voilà

assez probablement _ j’ignore son degré de familiarité avec la langue italienne _

ce qui a conduit Virginie Despentes,

écrivaine et cinéaste,

a utiliser cette expression de « Croix et délices« 

pour caractériser sa lecture maintenant des Carnets _ si puissants, en effet _

de la sublime Goliarda Sapienza…



Une ultime remarque _ de bienheureuse sérendipité _  :

Le film « Croce e delizia » de Simone Godano

a été tourné, devinez où ? :

À Rome et Gaeta :

lieux éminemment goliardiens !!!

Il y a bien un génie des lieux !

Ce samedi 2 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa

l' »Abécédaire passionné du Béarn » : suite et fin de lecture ; un grand bravo !

19déc

Ce jour,

j’ai poursuivi ma lecture des 28 articles

constituant l’Abécédaire passionné du Béarn,

aux Éditions Gascogne,

et dirigé par Jean Marziou.

Bien sûr, les articles sont de qualité un peu diverse,

et d’intérête _ du moins au départ _ un peu inégaux

_ mais à l’arrivée,l’art et le style transcendent souvent l’objet ou thème de départ… _  ;

il n’empêche,

il en est de vraiment excellents et fort réjouissants.

Par exemple,

en plus du passionnant et très fouillé article Émigration d’Ariane Bruneton,

j’ai beaucoup apprécié aussi l’article Wellington,

centré sur l’histoire de l’impressionante présence anglaise,

surtout, même si pas seulement, à Pau,

par Christophe Labes. 


De même,

l’article absolument passionnant _ et donc bien trop court ! _ de Crestian Lamaison,

Us et coutumes !

qui entr’ouvre mille et mille portes !..


Et j’ai beaucoup apprécié la qualité à la fois poétique et géographique

du très bel article Eaux vives en Béarn,

d’Alain Cazenave-Piarrot ;

de mêmee que l’engagement passionné autant que lucide et instructif

d’Yves Salanave-Péhé _ maire de Monein _ 

en son article Lacq

 

Un très beau travail, donc,

que cet Abécédaire béarnais !!!


Et un grand bravo à toute l’équipe de ses réalisateurs !

Et à l’idée de départ de Jean Marziou.

Ce mercredi 19 décembre 2018, Tituss Curiosus – Francis Lippa

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