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Enfin de justes mots en français sur Venise : Jean-Paul Kauffmann, en son sensuel « Venise à double tour »

13juin

Longtemps je me suis irrité 

contre l’incapacité de la plupart des Français à trouver des mots justes

sur Venise

_ cf ma série d’articles du second semestre 2012 (26 août, 4 septembre, 31 octobre, 23 décembre et 30 décembre) :

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Et là,

je découvre le Venise à double tour de Jean-Paul Kauffmann

_ qui, lui, valorise, au passage, le regard sur Venise, et de Sartre, en son trop méconnu La Reine Albemarle, ou le dernier touriste ; et de Lacan, via divers témoignages, dont le La Vie avec Lacan, de Catherine Millot, ou le film de Gérard Miller, Rendez-vous chez Lacan ; et, de Lacan lui-même, sa conférence, Le Triomphe de la religion.

Enfin un Français vraiment curieux _ et de fond ! il s’y consacre à plein temps ; et tout le temps qu’il faut vraiment à sa quête : au moins plusieurs mois…de la Venise la plus intime et la plus secrète _ qui est _ ;

à l’instar de ce vrai vénitien _ retrouvant sa Venise quittée un long moment (pour des raisons de travail loin d’elle) _ que fut le Paolo Barbaro (Ennio Gallo, 1922 – 2014)

de son merveilleux et magique _ un indispensable !!!! _ Petit Guide sentimental de Venise

_ un titre français absurde, pour cette merveille qu’est son Venezia La Città ritrovata _ L’idea di città in una nuova guida sentimentale… Et il se trouve que la traductrice de ce trésor est Nathalie Castagné, avec laquelle je me suis entretenu le 9 avril dernier chez Mollat…

Tenter de « retrouver« 

étant pour Jean-Paul Kauffmann _ comme cela avait été le cas pour le vénitien Paolo Barbaro (l’ingénieur hydraulicien Ennio Gallo) de retour en sa chère cité un trop long temps quittéela clé du regard curieux, intensif et infiniment patient que Jean-Paul Kauffmann va porter des mois durant sur Venise, via sa quête, que rien n’arrête, de maints trésors cachés (tenus sous de puissants scellés) de celle-ci, en vue de se mettre une seconde fois en présence d’une image singulière dont la source _ en quelque sombre église vénitienne, lui semble-t-il _ n’a jusqu’ici pas été localisée par lui

Au départ du récit, le trésor à « retrouver« 

se situerait, dans l’esprit du chercheur du moins, en quelque sanctuaire d’église un peu obscure, pénombreuse…

D’où le choix radical d’inspecter seulement des églises, à l’exclusion de tout autre monument : palais, scuole religieuses, musées, etc… : il est déjà bien malaisé de parvenir à remettre la main sur une si précieuse _ minuscule _ aiguille en une si _ gigantesque _ meule de foin…

La quête présente de Jean-Paul Kauffmann est donc précisément ciblée, du moins en son presque anodin _ ou futile, mais tout de même marquant, et surtout carrément obsédant _ départ

_ et ne serait-ce pas là, mais à son corps défendant, cela nous devons le lui accorder, seulement un hitchcockien Mac Guffin (le terme est prononcé à la page 49) ? _ :

« retrouver«  _ et il y parviendra, même si ce sera, in fine, très obliquement, et ailleurs que là où il cherchait… : il le confiera in extremis, à la toute dernière page de ce récit _, re-éprouver la sensation _ étrangement puissante : au point de l’amener-contraindre à s’installer, lui, ainsi, plusieurs mois durant à Venise… _ éprouvée lors de son premier _ très éphémère _ passage _ plutôt que séjour : ce fut très court, et même évanescent… _ à Venise, l’été 1968 ou 1969, l’auteur ne se souvient même plus très bien de l’année, de retour d’un long voyage en Crète, Grèce et Yougoslavie ;

et pas vraiment « retrouvée«  telle quelle, en sa singularité du moins, depuis, lors de fréquents _ et même réguliers _ séjours à Venise, cette sensation

(face à « une peinture qui miroite« , page 19 ;

et à la toute fin du récit reviendra l’expression : « la fameuse peinture qui brillait dans la pénombre lors du premier voyage« , page 327 _ le verbe « miroiter » étant, mine de rien, diablement important ! même si l’auteur semble n’y prêter à nul moment attention, ni même ne s’y attarde : pas un seul mot de commentaire réflexif ou méditatif ne lui est consenti… _) ;

en dépit des nombreux séjours renouvelés _ depuis 1988 (son retour du Liban) tout particulèrement _ de l’auteur en cette ville, accomplis précisément pour confronter cette étrange et toujours puissante _ bien que vague _ émotion primale éprouvée jadis _ sur le mode d’une étrange obsédante « douceur« … _ face à une image « miroitante » bien réelle _ mais en quelque sorte égarée en les arcanes-tiroirs de sa mémoire, faute, aussi, de pouvoir en situer (et retrouver, revisiter, revoir) le lieu singulier de la scène-événement primitive _ à la sensation d’un présent qui la rafraîchirait, ou pas ; afin de comprendre peut-être enfin les raisons de cette marquante impression d’alors :

« depuis cinquante ans, je ne cesse de revenir bredouille _ de mes recherches de cette peinture à Venise. La poursuite exigerait d’être menée plus rondement _ en s’y consacrant pleinement, méthodiquement et exclusivement : systématiquement. La chasse _ voilà ! (cf l’exergue du livre, emprunté à Pascal : « Nous ne cherchons jamais les choses, mais la recherche des choses« …)_ n’a rien donné jusqu’à présent. On n’attrape pas une ombre _ brouillée, pas assez consistante, parce que demeure aussi mal localisé le site de l’advenue de l’émotion insidieuse persistante à laquelle donna lieu cette peinture « miroitante » : « qui brillait dans la pénombre » de quelque sanctuaire sacré, pensait-il…

En tout cas, je m’obstine _ à rechercher-retrouver le lieu (très probablement une église) de cette « image miroitante » puissante. L’obstination plus que la force d’âme m’a permis dans le passé de résister à l’enfermement« , nous confie-t-il alors à la sauvette, sans  s’y attarder, page 18.

Alors, en effet _ en situation (sauvagement rude) d’otage, au Liban, du 22 mai 1985 au 4 mai 1988 _, « je devais à tout prix identifier (des) épaves de la mémoire. Ce jeu _ actif et exigeant _ me permettait _ lui seul _ de tenir debout _ en tant que personne encore un peu humaine. Il consistait à mettre un nom _ précis ; pensons aux animaux qui ne possèdent pas cet atout… _ sur des moments, des scènes, des événements qui n’étaient que des flashs _ évanescents et étrangement forts à la fois. Et la relative cohérence (avec trous, cependant) de la mémoire est bien ce qui peut assurer tant bien que mal, de bric et de broc, l’unité infiniment complexe (et toujours un peu problématique : à trous…) de l’identité de toute personne humaine (via des mots, tout particulièrement, qui donnent un contour un peu précis, et tenu, formé, à ces images le plus souvent flottantes) : les philosophes nous l’apprennent. D’où la tragédie d’effondrement irrémédiablement destructeur d’Alzheimer…

Ces impressions, je les avais vécues naguère, mais leur contour _ voilà _ était _ _ estompé » _ cf ici ce qu’apporte comme ressource essentielle et fondamentale le concept idéal d’idée (jusqu’à le sacraliser en Idée) chez Platon…

Et pages 19-20 :

« dans l’enchaînement des séquences qui ont composé ce séjour _ passé _, de nombreux espaces vides, en tout cas mal comblés _ laissés vagues, indistincts et confus _, m’ont toujours empêché de localiser avec précision _ voilà ! _ l’image _ vénitienne _ disparue : une peinture qui miroite _ voilà ce qui demeure d’elle encore ; et à quoi se raccrocher : le miroitement lumineux d’une peinture ; on remarquera aussi le retour, à plusieurs reprises, et à des moments de révélation cruciaux, du mot « illumination«  Qu’avais-je vu exactement ? Je n’ai cessé _ depuis _ de le chercher _ dans les églises de Venise. Les églises ouvertes _ déjà explorées jusqu’ici dans l’espoir de cette retrouvaille _ n’ayant rien donné, je vais à présent me tourner vers les églises fermées _ au public depuis lors. L’objet _ perçu-aperçu une fois, autrefois : « miroitant«  _ de ma quête y est enfoui _ et donc à exhumer-retrouver et revoir : voici le nouveau défi (très concret, très matériel, lui) qui vient se surajouter à (et en) cette quête sensitive, à partir de ce qu’a laissé émotivement comme trace fugace conservée, la mémoire.

Mais on ne déverrouille pas si facilement une église, surtout vénitienne, avec ses tableaux, ses autels incrustés de gemmes, ses sculptures _ tout cela évidemment très précieux.

Venise _ la richissime alors _ a thésaurisé _ voilà ! _ un patrimoine artistique d’exception _ et qui, d’ailleurs, donne assez vite carrément le vertige, à la visite de cette accumulation-surdose exhibée de trésors : notre capacité d’attention-concentration comporte en effet des limites ; et se lasse-fatigue plus vite que les muscles de nos jambes parcourant (jubilatoirement) le labyrinthe des Calli, à Venise. De l’air ! Je pense ici à ma propre sensation d’étouffement éprouvée tout particulièrement en l’église des Carmine, face à l’impossible (à mes yeux !) accumulation des toiles peintes accrochées partout sur les murs, sans le moindre espace vide d’un peu de respiration ; une impression jamais ressentie en aucune église ailleurs qu’à Venise, par exemple à Rome… Ni encore moins en France. Réglementé et surveillé jalousement. (…)

Beaucoup d’églises sont _ désormais _ fermées à jamais _ peut-être _, faute de prêtres et de fidèles _ et même de Vénitiens continuant à vivre-résider à demeure dans la Venise insulaire même : chaque année cette Venise insulaire perd de ses habitants. Certaines, menaçant ruine, soutenues par des étais, sont interdites pour des raisons de sécurité _ certes : et plus que les usures naturelles du temps même, c’est le défaut d’entretien de la part des hommes qui défait-déchiquète, jusqu’à l’irréversibilité, un jour, de la ruine, les monuments : le défi de les restaurer devenant, à un certain seuil de décomposition, matériellement insurmontable. Quelques unes ont changé d’affectation _ faute de capacité suffisante d’entretien de toutes par l’Église ou les autres institutions qui en ont la responsabilité, aujourd’hui. Elles sont transformées en musées, bureaux, entrepôts, appartements, ou encore salles de spectacle _ et pouvant re-devenir alors, à l’occasion, accessibles à une visite.

Les églises closes de Venise, surtout celles qui s’ouvrent _ comme capricieusement _ de temps à autre, suscitent en moi un état de frustration insupportable _ : suscitant le défi ultra-vif et on ne peut plus concret de remédier à cette frustration de visite par ses propres efforts et sa sagacité, quasi héroïquees, à obtenir de les faire exceptionnellement ré-ouvrir… Impossible de prévoir leur accès. (…)

Mon séjour à Venise, je vais le consacrer _ voilà ! du sacré se cachant effectivement en cette entreprise kauffmannienne… _ à _ tâcher de _ forcer les portes _ le plus souvent, et il faut le souligner, belles, ou du moins profondément émouvantes ; cf là-dessus l’œuvre picturale particulièrement touchante de Roger de Montebello ; qui a choisi de carrément vivre (depuis 1992) à Venise _ de ces sanctuaires _ puisque ce ne peut être qu’en un tel sanctuaire ecclésial qu’eut lieu le miracle si marquant (et désormais obsédant) de la rencontre de « la peinture qui miroitait«  Approcher _ quel sport herculéen ! _ des administrations réputées peu localisables _ déjà leurs sous-officines se cachent à force de discrétion ! _, régentées par une hiérarchie aussi contournée qu’insaisissable. La burocrazia _ abusant bien peu charitablement et jusqu’à l’absurde de son pouvoir (de refuser d’ouvrir).

J’ai repéré depuis longtemps _ voilà : ces verrous, chaînes et cadenas sont des provocations pour la passion de la curiosité ! _ diverses églises toujours cadenassées.« 

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L’enquête, narrée en les moments les plus décisifs _ d’avancée, ou blocage et impasse : ils forment des étapes, des paliers haletants du parcours de recherche _ de son défilement, se révèle bien sûr passionnante déjà par son détail, savoureux ; et amène l’auteur à méditer, au passage, sur la peut-être plus lointaine origine _ que ce flash vénitien de 1968 ou 69 _ de cette persistance mémorielle de l’impact de l’émotion éprouvée face à une telle image origine liée, nous le découvrirons, à l’histoire en amont, durant l’enfance, de la formation même de la sensibilité religieuse _ et catholique davantage que chrétienne _ de Jean-Paul Kauffmann. Et c’est là un des éléments forts et fascinants de ce livre…

Sur cette distinction entre « chrétien » et « catholique« , cf les éclairantes remarques de l’auteur aux pages 130-131 :

« Le côté catholique l’emporterait _ l’auteur reste prudent _ davantage (que le côté chrétien) chez moi _ à la différence de son épouse Joëlle.

Le rapport _ tridentin, jésuitique peut-être même _ à l’image, au visible, au spectacle. La dialectique de la loi et du désir. Et cette façon d’avoir listé les sept péchés capitaux ! Ce sont tout de même ces vices qui mènent _ partout _ le monde _ Jean-Paul Kauffmann leur est en effet très sensible. Reconnaissons aussi que, à part l’avarice et l’envie _ deux passions tristes _, ils donnent du sel à notre condition humaine _ laquelle serait bien plate et fade sinon…

Voilà pourquoi je me sens _ très sensiblement, sinon sensuellement même, mais oui _ lié à cette religion _ catholique.

La rémission des péchés est une invention géniale _ diabolique ? Il n’y a aucune faute, aussi grave soit-elle _ vraiment ? _, qui ne puisse être remise. Avec le catholicisme, on trouve toujours des arrangements _ en en payant le prix (assez infime) de la contrition : c’est plutôt commode ! Quiconque commet une faute sait qu’il sera _ toujours _ accueilli à bras ouverts et reconnu _ pardonné ! _ en tant que pécheur.

La vraie indignité n’est pas d’enfreindre, mais de prétendre _ auprès de l’autorité maternelle ecclésiale, qui ne pardonnerait pas cela ! _ ne pas avoir enfreint« …

Et aussi ceci, page 144 :

« Le catholicisme, religion de l’incarnation _ et du mystère de la présence réelle dûment éprouvée _, on le ressent à Venise plus qu’ailleurs _ thèse cruciale décisive pour le devenir personnel existentiel de Jean-Paul Kauffmann lui-même ; et sa fidélité singulière aux séjours vénitiens.

Ce corps souvent nié ne cesse ici _ tout spécialement, à Venise _ d’être _ hyper-sensuellement _ glorifié. S’il existe une ville qui nous fait croire à l’ambivalence du christianisme, qui a toujours su jouer supérieurement _ Venise est aussi la cité des ridotti… _ sur la dialectique du bien et du mal, c’est bien _ la marchande et habile _ Venise.

La peinture traite de sujets sacrés, mais elle ne cesse d’exalter _ tridentinement et post-tridentinement, pour séduire _ la nudité, la chair, la beauté des corps _ des anges et des saints.

Je sais bien que les liens entre la religion catholique et la culpabilité ne sont plus à démontrer, mais ils me semblent manquer _ pour ce qui concerne le penchant mis sur la culpabilité _ dans « la ville contre nature » » _ qu’est décidément Venise (le mot est de Chateaubriand) ; la Venise de ce « grand vivant«  qu’a été Casanova, probablement le Vénitien emblématique de sa ville, si on le comprend bien, à revers des clichés… Et Sollers appartient lui aussi à cette famille d’esprits (portés sur le charnel)…

La superbe expression « grand vivant« , empruntée à Cendrars, se trouve à la page 318 :

« En 1988, quelques semaines après ma libération _ du Liban _, je suis allé me réfugier _ raconte ici Jean-Paul Kauffmann _ dans la ville d’eau de Karlovy Vary en Tchécoslovaquie, l’ancienne Karslbad. (…) J’étais sonné, indifférent. Je ne ressentais _ voilà le péril _ aucun appétit, aucune sensation. Ma seule envie _ voilà, au milieu de cette terriblement asséchante acédie  _ était d’aller visiter le château de Duchcov _ anciennement Dux _ où Casanova _ le Vénitien par excellence ! _ avait vécu les dernières années de sa vie comme bibliothécaire du comte de Waldstein. (…) On avait pris à tort mon souhait pour un caprice. Ce n’était pas une lubie. Je me sentais perdu, je ne savais pas à quel saint me vouer _ voilà. Casanova n’était pas un saint, mais certainement un homme selon mon cœur _ voilà le cri du cœur de Jean-Paul Kauffmann ! Ce n’était pas tant le don Juan libertin qui m’importait que le « grand vivant » (Cendrars), l’homme supérieurement libre _ oui _, toujours gai _ voilà ! _, dépourvu de tout sentiment de culpabilité _ pleinement dans l’alacrité… Sa devise, « Sequere deum » (Suis ton dieu), n’était pas si éloignée du « Ne pas céder sur son désir » de Lacan _ qui plaît bien, aussi, à Jean-Paul Kauffmann. Cette visite à Duchcov m’avait redonné un peu de tonus » : cette confidence personnelle de Jean-Paul Kauffmann nous en apprend pas mal sur sa religion personnelle, pas très éloignée, au final, de la philosophie sensualiste du bonheur d’Épicure et Lucrèce…

A relier à ce passage-ci inaugural du récit, pages 15-16-17 (du chapitre premier) :

« Pourquoi choisir Venise ? Pour mesurer le chemin parcouru _ le livre est aussi une sorte de bilan (heureux) de vie (désirante). Venise n’est pas « là-bas », mais « là-haut », selon le mot splendide de Casanova. Il existe sans doute bien des hauteurs de par le monde où l’on peut jouir d’une vue étendue sur le passé, mais je n’en connais pas d’autres où l’histoire nous saisisse à ce point pour nous relier _ voilà : c’est ici l’objectif _ à notre propre vie _ vue d’en-haut. (…) Comme toute chose ici-bas _ dont l’individualité des vivants sexués _, Venise va vers sa disparition. C’est un achèvement qui n’en finit pas, un terme toujours recommencé, une terminaison inépuisable, renouvelée, esquivant _ voilà _ en permanence l’épilogue _ et lui survivant. La phase terminale, on l’annonce depuis le début. Elle n’a pas eu lieu. Elle a déjoué _ par son combat permanent de survie et résilience contre ce qui la menace au quotidien _ tous les pronostics. Cette conclusion ne manquera pas de survenir pour nous tous ; Venise, elle, passera _ encore _ à travers.

Voilà pourquoi la Sénénissime représente pour moi la ville de la jouvence et de l’alacrité » _ où reprendre des forces, mieux encore qu’à Duchcov ; et revoici ce mot décisif : « alacrité« 

Et page 67 :

« S’il y a une ville qui n’est pas dans la nostalgie, c’est bien Venise. Mon envoûtement _ voilà _ vient peut-être de là. Elle fait totalement corps _ voilà, en ses formes maintenues contre vents et marées… _ avec son passé. Aucun regret _ ici _ de l’autrefois. Aucune aspiration au retour. Pas besoin d’un déplacement. La translation du temps, on y est  » _ en voilà le secret…

C’est ici l’analogue pour le temps, de ce que, pour l’espace, René de Ceccatty, en son Enfance, dernier chapitre, nomme, à la page 306, la « télétransportation« … Voir là-dessus mon article du 12 décembre 2017 : .

Et déjà pouvait se lire page 87 :

« On ne s’ennuie jamais _ l’ennui serait-il l’ennemi insidieux principal de Jean-Paul Kauffmann ? _ dans une église vénitienne.

Le champ visuel paraît illimité _ mais est-ce bien un avantage ? Il suffit à l’œil de se fixer _ mais le peut-il aisément, face à pareille profusion de propositions : accablante ? _ dans n’importe quelle direction pour être mis face _ voilà _ à la réalité (sic) des corps : corps suppliciés, corps extatiques. Toute cette chair _ voilà _ exhibée !

Ici, l’incarnation règne en maître« …

Ce jeudi 13 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Nathalie Castagné racontant les passionnants Carnets de Goliarda Sapienza

27avr

Au Studio Ausone,

le 9 avril dernier,

Nathalie Castagné,

la traductrice en français des Carnets de Goliarda Sapienza (1924 – 1996)

_ mais aussi la principale découvreuse (mondiale !) du talent exceptionnel de Goliarda :

celle grâce à qui Goliarda a enfin (après la France) été reconnue en Italie même,

et puis partout dans le monde, à sa juste et pleine valeur d’écrivain d’exception !  _

nous a raconté cette œuvre passionnante

_ de toute façon posthume ;

et l’écriture des extraits présentés ici de ces Carnets court de 1973 à 1993 _

qui n’a certes pas été conçue comme une œuvre

par son auteure,

qui n’écrivait strictement, ici, que pour elle-même,

sans la moindre intention d’une quelconque publication

chez quelque éditeur que ce soit…

Voici le podcast de cet entretien (de 48′)

que j’ai eu avec Nathalie Castagné :

très vivant !

il introduit idéalement à l’écriture si vibrante de Goliarda…

Ces Carnets de Goliarda Sapienza sont parus le 3 janvier

aux Éditions du Tripode,

par les soins de Frédéric Martin.

Grand merci à Nathalie !

dont une brève excellente vidéo (de 5′) de présentation de ces Carnets

est aussi accessible sur le site de la librairie Mollat.

Ce samedi 27 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Nathalie Castagné à la Compagnie des auteurs sur France-Culture : précieuses précisions sur la vie de Goliarda Sapienza

10avr

En avant-première à la parution prochaine

de mon propre entretien avec Nathalie Castagné

hier à 18 heures au Studio Ausone,

mercredi 3 avril dernier,

à l’émission La Compagnie des auteurs, sur France-Culture,

et à l’occasion de la très marquante publication, ce mois de janvier 2019,

des merveilleux Carnets de Goliarda Sapienza,

a eu lieu un très riche et très éclairant entretien de Nathalie Castagné

avec Matthieu Garrigou-Lagrange

à propos de la vie _ très riche et fort diverse, kaléidoscopique même : en archipel… _ de Goliarda Sapienza.

Son écoute (de 56′) est passionnante.

Et en complément de ce podcast,

voici aussi une très remarquable interview de Nathalie Castagné

pour Un dernier jour avant la fin du monde,

en date, elle, du 24 décembre 2015 :

Interview de Nathalie Castagné


Nathalie Castagné est écrivain et traductrice de l’italien. Elle est l’auteur de L’Harmonica de cristal (Seuil) et, sous le pseudonyme d’Eilahtan, de Perséphone (récit poétique, La Différence) et Sebastian ou la perdition (La Différence).
Entre essais, poèmes et romans, elle a traduit plus d’une trentaine d’ouvrages ainsi que des livrets d’opéra. Comme vous l’avez compris, l’œuvre de Goliarda Sapienza est entre ses mains _ oui : on ne saurait mieux dire ! _, et c’est à ce sujet qu’Un dernier livre avant la fin du monde a eu le plaisir de l’interroger…


Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs en quelques lignes ?


*Méditerranéenne, mais liée à l’Europe centrale (ma mère était polonaise), j’ai eu le sentiment de trouver pleinement ma terre en me mettant à chanter, vers dix ans. Ma première passion a ainsi été pour le chant lyrique, que l’écriture a fini par supplanter, après des années de division entre ces deux chemins, l’un et l’autre nécessaires et vitaux. J’avais fait entretemps un peu de philosophie et beaucoup de séjours en Italie, qui ont commencé à m’en apprendre la langue, déjà pratiquée, parmi d’autres, dans le chant.

Vous êtes à la fois écrivain et traductrice, par quoi avez-vous commencé ? Est-ce la traduction qui vous a poussée vers l’écriture ou l’inverse… ?

*J’ai commencé par l’écriture, plus de quinze ans avant de faire la moindre traduction (autre que scolaire…). Traduire a été pour moi le fruit du hasard, puis a plus ou moins relevé du mariage de raison, à l’exception de quelques grandes aventures comme L’Art de la joie.

Les textes que vous traduisez sont-ils toujours une demande d’éditeurs ?

*Oui, à l’exception d’un autre livre qui me semblait lui aussi m’être en quelque sorte destiné, La Virgilia, de Giorgio Vigolo. Pour celui-là, finalement publié aux éditions de La Différence en 2013, j’ai cherché un éditeur pendant bien deux ans. Mais dans des cas de moindre nécessité intérieure, j’ai le plus grand mal (et même une véritable incapacité) à me proposer.

En tant que traductrice êtes-vous avant tout rattachée à des maisons d’éditions ou à des écrivains ?

*Ni aux uns ni aux autres ; mais la seule fois où il m’a fallu choisir – pour Goliarda Sapienza justement -, c’est l’écrivain qui l’a emporté.

Comment avez vous découvert Goliarda Sapienza ? L’Art de la joie est-il le premier texte que vous avez lu d’elle ?

*Oui, L’Art de la joie est le texte par lequel j’ai découvert Goliarda Sapienza. Voici comment les choses se sont passées : à la fin de 2003, on (c’est-à-dire Frédéric Martin, qui à l’époque y travaillait) m’a appelée des éditions Viviane Hamy, pour qui j’avais déjà fait quelques traductions, et quelques notes de lecture, pour me demander si je pouvais lire un livre déniché par Waltraud Schwarze, une célèbre agente allemande, livre qui avait à peu près tout contre lui (très long, passé inaperçu lors de sa publication dans son pays d’origine, œuvre d’une femme morte depuis plusieurs années), mais qui ne ressemblait à rien de connu et qui était susceptible d’intéresser Viviane. J’ai accepté et, au début janvier 2004, j’ai commencé à lire, et lu quasiment d’un trait, le roman, à la fois survoltée de découvrir quelque chose d’aussi prodigieux et inquiète à l’idée que le livre pourrait ne pas tenir la distance. Et j’ai été totalement convaincue de la nécessité de réparer l’injustice subie par ce roman _ voilà ! _ en lui offrant la chance d’une nouvelle publication – fût-elle en langue et pays étrangers _ et ce fut un imense succès ! aux répercussions mondiales…

Comment décririez-vous Goliarda Sapienza à travers son œuvre et, par la suite, le témoignage d’Angelo Pellegrino ?
Qu’est-ce qui vous a le plus touchée/marquée dans son œuvre/sa vie ?

*Singulière, libre, irréductible… _ oui _ et parfois immensément fragile (mais jamais faible). Ce sont ces traits par lesquels je la décrirais qui m’attirent dans sa personne. Elle peut se fourvoyer, mais n’a pas de petitesse _ c’est très important. Et son sens poétique – et cosmique – me frappe _ oui _, alors qu’elle se réclame du matérialisme _ celui d’Epicure et Lucrèce, qu’a traduits Angelo Pellegrino. De même, quelque chose de rare résulte du mélange, chez elle, de rationalité revendiquée et de passion.
Mais je ne peux oublier, dans son œuvre et sa vie, alors confondues, la façon dont elle s’est coupée de tout (tout le superflu et l’extérieur, bien sûr), dont elle a renoncé à tout _ oui _, pour mener à bien l’entreprise de L’Art de la joie. Et il me faut bien dire que ce sont d’abord des pages de ce livre – sa première Partie en entier ; les retrouvailles avec Carmine, ensuite ; les toutes dernières pages du roman – qui me viennent à l’esprit si l’on me demande ce qui m’a le plus marquée de ce qu’elle a écrit. Mais peut-être aussi parce que c’est par là que je l’ai connue…
Quant à ce qui me touche le plus dans sa vie, c’est le fait qu’à cause des refus éditoriaux répétés, notamment de L’Art de la joie, elle ait quasiment cessé d’écrire, et vécu ce qui l’avait rendue justement triomphante – son accomplissement artistique le plus profond sans doute – comme la mise au monde d’un enfant mort-né _ d’où l’idée proprement géniale d’Angelo Pellegrino de lui offrir, en 1976, ces carnets, afin que, sans la moindre visée de publication, simplement pour elle-même, de temps en temps, et à sa simple inspiration ou fantaisie, elle continue à écrire quelque chose ; à l’écart de l’idée même d’œuvre…

Comment expliquez-vous l’enthousiasme que son œuvre est capable de déclencher ?

*Par le fait que, loin de l’idée selon moi aberrante des “êtres de papier”, Goliarda Sapienza met sa chair et son sang _ rien moins ! voilà _ dans les personnages qu’elle crée – je préfèrerais dire : qui lui viennent _ oui et s’imposent à sa vision-transcription d’eux. Et dans ceux qu’elle ressuscite (ceux de la “vie réelle”), par l’engagement _ intense et calme, dominé, à la fois _ de son écriture, également. C’est du reste ce trait-là que j’aurais dû citer comme étant celui qui m’enthousiasme moi-même (mais… qui m’enthousiasme, plutôt que me marquer ou me toucher).

Comment expliquez-vous le refus des éditeurs italiens de publier L’Art de la joie pendant près de vingt ans ?

*Par le scandale que la première partie quasi sadienne du roman (avec inceste, matricides, homosexualité, masturbation…) a dû _ leur _ inspirer _ quant à la visée de publication en vue de tel et tel lectorat envisagé-escompté… _, mais aussi par l’indifférence souveraine de Goliarda à ce qui se faisait, à ce qui “doit se faire”, en littérature également _ oui : les normes lui indiffèrent ; ou même elle les exècre ! Ajoutons à cela, peut-être, qu’elle était assurément ingérable, chose peu appréciable pour un éditeur… Et aussi qu’au bout d’un moment, elle-même n’y a plus cru ; ses tentatives, s’il y en avait encore, devaient être vidées d’énergie.

Comment s’est passée sa première publication en France aux éditions Viviane Hamy ?

*A la suite de l’envoi de ma note de lecture, Viviane a immédiatement décidé de publier le livre. A peine la traduction terminée, la première page du roman, avec la photo de Goliarda jeune qui allait l’illustrer en couverture, a été envoyée à divers libraires, critiques, etc. Le livre entier, en épreuves, a dû aussi être envoyé à un certain nombre de gens, avec l’avance voulue pour leur donner la chance de lire quelque chose d’aussi long, avant la fournée écrasante de la rentrée littéraire, à laquelle L’Art de la joie allait participer. Bref, le feu _ éditorial _ a pris et a été entretenu _ par l’énergique et dérerminé Frédéric Martin _ sans relâche. Et au moment de la parution, le succès _ auprès tant des libraires, des médias, que des lecteurs _ a été fulgurant _ voilà. Il a très vite fallu faire des tirages en plus de ce qui était prévu…

Comment s’est faite la collaboration avec Le Tripode par la suite ?

*Frédéric Martin, qui avait quitté les éditions Viviane Hamy, et créé sa propre maison d’édition, a pris, selon le souhait d’Angelo Pellegrino, la suite de la publication de l’œuvre de Goliarda Sapienza. Le désir d’Angelo et de Frédéric était que j’en continue la traduction, je me sentais moi-même attachée _ voilà _ à cette œuvre et à celle _ Goliarda _ qui l’avait sortie des profondeurs d’elle-même (sans parler des liens d’amitié qui s’étaient créés autour de l’aventure et de l’événement de L’Art de la joie) : et c’est ce qui l’a emporté, ainsi que je vous l’ai dit, dans une situation conflictuelle qui m’a profondément navrée, car j’étais attachée à Viviane aussi.

Lettre ouverte et Le fil de midi, deux textes rassemblés dans Le fil d’une vie pour l’édition française _ aux Éditions Viviane Hamy _, sont beaucoup plus morcelés, chaotiques, que ses autres récits _ ultérieurs _ autobiographiques. La période à laquelle ils ont été écrits (crise existentielle, psychanalyse) peuvent l’expliquer ; peut-on dire qu’ils sont le terreau, désordonné, des textes qui ont suivi (plus fluides et construits, plus distanciés aussi) ?

*Je pense – comme je l’ai écrit dans la préface au volume qui les rassemble – qu’ils sont pour une part le terreau de L’Art de la joie, ce que j’ai appelé son archéologie ; en revanche ils ne me semblent pas être celui des textes autobiographiques qui ont suivi, ceux d’après le roman, qui ont plutôt sans doute bénéficié de la décantation _ voilà _ inhérente à l’énorme travail de transmutation de l’œuvre de fiction _ et la puissante libération de l’imageance de Goliarda.

Peut-on dire que L’Art de la joie, seul texte fictionnel de Goliarda Sapienza, est une forme d’aboutissement de ses récits autobiographiques ?

*S’il faut s’en tenir à la chronologie, on ne peut pas le dire, puisque la plupart de ces récits autobiographiques sont postérieurs à L’Art de la joie. Cet unique “vrai” roman – chargé d’éléments de la vie de Goliarda, mais les débordant et les transmuant – serait plutôt l’autre versant du premier grand projet qu’elle avait conçu, celui qui devait réunir – et qui j’espère, un jour, réunira – ses divers récits autobiographiques sous le titre d’Autobiographie des contradictions.

Existe-t-il beaucoup de textes encore inédits en Italie ? En France ? (Est-ce des textes autobiographiques ? Des poèmes ?)

*Il reste, inédits en France, un recueil de poèmes, Ancestrale, un recueil de courtes nouvelles, Destino coatto, le Journal, ou les Carnets, de Goliarda, publié en deux volumes en Italie (Il vizio di parlare a me stessa et La mia parte di gioia), mais qui seront peut-être _ ce fut bien le cas _ rassemblés en un seul en France – c’est à cette traduction que je travaille actuellement –, un dernier roman autobiographique, mais dont le personnage central n’est pas Goliarda, Appuntamento a Positano, la correspondance _ a priori bien intéressante ! _  et enfin le théâtre, mais pour ce dernier, j’ignore si le Tripode a l’intention de le publier.
En Italie, la correspondance va bientôt paraître, je pense. Le théâtre, je ne sais pas. Il me semble que tout le reste de l’œuvre a paru ou reparu chez Einaudi, sauf – pour l’instant en tout cas – Lettera aperta et Il filo di mezzogiorno, sans doute encore disponibles dans d’autres éditions, et qu’on ne peut donc leur “reprendre”.

*

Merci à Nathalie Castagné pour sa collaboration et pour avoir fait traverser _ oui ! _ l’œuvre de Goliarda Sapienza au-delà des frontières italiennes, à commencer par celle de la langue.

Nathalie Castagné, ou la passeuse de Goliarda.


Post-scriptum :

Nathalie Castagné est aussi la traductrice d’un livre splendide, éblouissant dans sa profonde minutieuse justesse, et qui m’a personnellement beaucoup marqué, Petit Guide sentimental de Venise _ c’est-à-dire Venezia ritrovata… _, du vénitien Paolo Barbaro : le plus beau livre qui existe pour découvrir vraiment _ à pied dans les calli, et en bateau sur les canaux et parmi la lagune…la vraie Venise.

Cf la série de mes cinq articles _ d’août à décembre 2012 _ de déambulations vénitiennes,

lors de ma participation au colloque Un Compositeur moderne né romantique : Lucien Durosoir (1878 – 1955), en février 2011, au Palazzetto Bru-Zane :

Et Nathalie est aussi la traductrice en français des premiers romans _ dont La Première extase _ de mon amie romaine Elisabetta Rasy.

Sur Elisabetta à Rome,

cf mon article du 22 février 2010 :   ;

article dans lequel j’ai inséré le texte (de 2004) de ma lecture _ enchantée ! _ d’Entre noustexte que j’avais intitulé Sur les chemins de la présence : tombeau de Bérénice avec jardin.

« Goliarda Sapienza, croix et délices » : deux pages consacrées aux « Carnets » de Goliarda dans Le Monde des Livres de ce vendredi 1er mars

01mar

Le Monde des Livres de ce jeudi 1er mars 2019

consacre deux pleines pages

aux extraordinaires Carnets de Goliarda Sapienza :

d’abord un article de l’écrivaine cinéaste _ assez trash _ Virginie Despentes,

intitulé Goliarda Sapienza, croix et délices,

assorti de cette précision liminaire :

 

« Les Carnets de l’écrivaine italienne, morte en 1996, auteure de L’Art de la joie, révèlent une femme pudique et intense, d’une vitalité indestructible.

Virginie Despentes les a lus« .

Mais de Goliarda Sapienza, Virginie Despentes reconnaît aussi

qu’elle n’avait lu jusqu’ici que L’Université de Rebibbia _ sur le séjour de Goliarda en prison…

Et un entretien de Florence Noiville

avec l’éditeur français de Goliarda Sapienza,

Frédéric Martin :

« Frédéric Martin, à la tête des Éditions du Tripode,

entretient un intense rapport avec l’œuvre de Goliarda Sapienza, dont il dirige la parution en français » :

« Les Carnets,

cette force vitale qui passe à travers la langue »

_ Frédéric Martin n’étant guère disert sur la part cruciale de la reconnaissance (universelle ! Italie comprise : mais oui…) du génie de Goliarda par sa traductrice (et véritable découvreuse !!!) en français.

Cf aussi mes embryons d’articles précédents

des 4 et 5 janvier derniers :

et

Et surtout

ma proposition d’Index _ utile ! _ pour ces sublimes Carnets,

le 10 janvier suivant :

 

Et je salue au passage

Nathalie Castagné,

la traductrice _ en français _ si remarquable

de l’œuvre entier de Goliarda Sapienza

_ ainsi que sa révélatrice au monde entier !

y compris même en Italie !!! Il faut y insister…  _,

avec laquelle j’aurai le très insigne plaisir de m’entretenir chez Mollat

le mardi 9 avril prochain :

retenez bien cette date ! 

Ce vendredi 1er mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

Travail de préparation pour un possible Index des Carnets de Goliarda Sapienza

10jan

Curieux de comprendre le mieux possible

les subtilités et complexités des Carnets pour elle-même

de Goliarda Sapienza,

qui viennent de paraître ce jeudi 3 janvier aux Éditions du Tripode

dans la magnifique traduction de Nathalie Castagné,

_ cf mes deux précédents articles (préparatoires à une vraie lecture commentée de ce chef d’œuvre)

des 5 et 6 janvier dernier :

et

 _

voici, ce jeudi 10 janvier 2019,

un travail préparatoire à l’établissement d’un Index un peu commode

_ aux lecteurs de ce chef d’œuvre _

afin de préciser un peu qui est qui

parmi les personnages qu’évoque

_ mais pour elle-même seule ! ces Carnets n’étant pas destinés à une quelconque publication de son vivant _

Goliarda…

Après quelques échanges

_ d’ajustement (quant à la pertinence des attentes prévisibles des lecteurs) _

avec Nathalie Castagné

_ la mieux placée en France pour juger de la pertinence et fonctionnalité de ces précisions

et de leur hiérarchisation _,

voici le résultat _ provisoire _ de mon archivage et hiérarchisation

de ces données utiles ;

précédé de quelques mots d’introduction

(de notre correspondance et harmonisation) :

Chère Nathalie,
voici comment je me suis efforcé de mieux hiérarchiser mes curiosités _ exhaustives à donner le tournis, dirait notre ami René, si ordonné…
Et en espérant aussi ne pas vous provoquer un tel tournis…
En bleu et gras
celles et ceux qui me paraissent constituer le cercle fort (ou plutôt  les cercles : « en archipel ») des plus proches de Goliarda (et les plus fréquemment cités).
En rouge,
d’autres qui suscitent fortement, eux aussi, pour des raisons diverses, ma curiosité ;
et en rouge et gras, selon l’intensité de cette curiosité mienne…
Et en noir,
ceux qui me paraissent moins importants…
Les institutions aussi sont bien intéressantes :
le Circolo della Rosa _ siégeant Via dell’Orso, 36, à Rome _,
le groupe d’écriture (exclusivement féminin, semble-t-il) auquel participa Goliarda _ à préciser ! _,
la Casa della Donna _ de la Via del Governo Vecchio, 9 (au Palazzo Nardini), à Rome _,
le Centro Sperimentale di cinematografia di Roma, où elle trouva un travail : enseigner l’art de la diction,
par exemple…
En osant espérer, donc, que ce regard curieux mien est positif pour vous,
qui êtes devenue si proche, par votre minutieux travail, de Goliarda ;
et aussi _ plus délicatement, forcément _ d’Angelo, si pleinement impliqué dans ces Carnets de Goliarda.
Bon séjour parisien !
Excellentes et fécondes rencontres !
Et saluez bien de ma part l’ami René.
Francis
Angelo Pellegrino (nommément, ou par un « nous ») : page 19 (158 occurrences) : connu par Goliarda en 1975 (page 409), devenu son mari et légataire universel ; et celui qui édite ses œuvres. Né à Palerme, le 2 août 1946.
Citto Maselli : page 20 (52 occ.) : compagnon pendant 17 ans (de 1947 à 1964) de Goliarda, qui l’a quitté, mais conserve de fidèles amicales relations (y compris professionnelles, cinématographiques) avec lui ; cinéaste ; et demeuré un communiste orthodoxe… Il ne désirait pas avoir d’enfant. Né à Rome, le 11 décembre 1930.
Stella (?) : page 21 (1 occ.)
Giuseppe Sapienza : page 21 ( occ.) : le père de Goliarda. 17 mars 1884 – Palerme, 24 novembre 1949.
Piera Degli Esposti : page 23 (9 occ.) : actrice italienne de théâtre et de cinéma, auteur de L’Histoire de Piera. Née à Bologne le 12 mars 1939.
Ercolino Maselli : page 31 (7 occ.) : père de Citto et Titina Maselli
Carlotta : page 32 (8 occ.) : en réalité, il s’agit là de trois personnes différentes !
_ d’abord, la première Carlotta évoquée à la la page 32 (1 occ.), est Carlotta Wittig, amie d’Angelo (et sa précédente compagne avant Goliarda), actrice et réalisatrice italienne. Née à Bologne.
_ ensuite, aux pages 42 et 101, la seconde Carlotta (?) dont il s’agit ici (2 occ.), a connu une enfance napolitaine : élevée au Sacré-Cœur de Naples, comme Bambolina (= Ida Petriccio di Vada) et Graziella Lonardi Buontempo, elle est peut-être née en 1928, comme Graziella, ou 1923, comme Ida Petriccio di Vada.
_ enfin, la troisième Carlotta évoquée aux pages 145 à 150 (5 occ.), c’est-à-dire la comédienne principale de la tournée, début 1989 (Bologne, Teatro Duse ; Lugo di Romagna, Teatro Bellini ; Sabaudia ; Naples ; Orte ; Pineto ; Rome, Théâtre A. ; Castellamare…), du drame en 3 actes Febbre (de 1927) de Pier Maria Rosso San Secondo (Caltanisseta, 30 novembre 1887 – Lido di Camaiore, 22 novembre 1956), est en fait Manuela Kustermann ; qualifiée par Goliarda de « originaire du Nord« , et de « folle de pouvoir, narcissique et hystérique« . Manuela Kustermann n’a pas encore 44 ans, en ce début 1989 de la tournée théâtrale de Febbre (page 148), un drame en trois actes de Pier Maria Rosso San Secondo (de 1927) ; et son anniversaire tombe effectivement le 9 mars (page 150). Manuela Kustermann est la compagne de l’important homme de théâtre qu’est Giancarlo Nanni (évoqué page 138). Née à Rome le 9 mars 1946.
Ruggiero Di Lollo : page 33 (29 occ.) : peintre vivant à Gaeta et ami très proche d’Angelo et Goliarda. Né à Agnone (Molise), le 9 juin 1943.
Michel (?) : page 35 (1 occ.) : apatride d’Europe centrale, suicidé à Turin, chez une amie (mars 1977)
Giacomino (Russo ?) : page 36 (3 occ.) : patissier à Positano (déjà décédé en avril 1992, page 454)
le garçon de la pension à Trieste : page 37 (2 occ.)
Vera (?) : page 40 (6 occ.) : amie qui meurt d’une leucémie, en janvier 1979
Graziella (Lonardi Buontempo) : page 42 (1 occ.) : riche et célèbre napolitaine, mécène d’artistes, née en 1928, amie de Bambolina (= Ida Petriccione di Vada) et Carlotta (?), toutes les trois napolitaines (cf l’expression « trois petites filles au Sacré-Cœur de Naples« ) ; hôtesse d’une fête pour les 70 ans d’Alberto Moravia (en novembre 1977). Naples, 1928 – Naples, 20 décembre 2010.
Carlotta (?) : page 42 (2 occ.) : napolitaine, et amie de Graziella Lonardi Buontempo et Bambolina ( = Ida Petriccio di Vada), qui ont toutes les trois approximativement le même âge (nées dans les années vingt) et ont été élevées au Sacré-Cœur de Naples. En novembre 1977, cette Carlotta-là a donc plus ou moins 50 ans. 
Alberto Moravia : page 42 (3 occ.) : écrivain italien, ami de Goliarda. Rome, 28 novembre 1907 – Rome, 26 septembre 1990.
Bambolina (et Bambu) : page 42 (5 occ.) : Ida Petriccione di Vada ; riche amie d’origine napolitaine, à laquelle Goliarda vola des bijoux, à Rome : ce qui valut à Goliarda son internement à la prison de Rebibbia. Naples, 29 octobre 1923 – Rome, 11 janvier 2016.
Luna (?) : page 43 (1 occ.)
Franca (Angelini ?) : page 44 (7 occ.) : amie de Goliarda ; a voyagé en Chine. Rome, 12 juin 1930 – Rome, 6 décembre 2014.
le père de Ruggiero Di Lollo : page 44 : en train de mourir en novembre 1977
Goliardo Sapienza : page 54 ( occ.) : mort noyé (assassiné par des fascistes) le 16 mai 1921.
Silverio Blasi : page 79 (6 occ.) : cinéaste italien, mari de Paola Morandi, et fidèle ami, qualifié d’ « ami de guerre » (page 311). Rome, 17 novembre 1921 – Rome, 27 avril 1995.
Titina Maselli : page 79 (12 occ.) : sœur de Citto, peintre et scénographe italienne. Rome, 11 avril 1924 – 22 février 2005.
Isa Bona Bartalini : page 79 (21 occ.) : grande amie de Goliarda, en deuil de son compagnon Andrea Gaggero en septembre 1988. Piombino, 30 janvier 1922 – Rome, 1996.
(?) Lussu : page 83 (1 occ.) : peut-être Emilio Lussu, antifasciste italien, auteur de Uomini contro (Armungia, 4 décembre 1890 – Rome, 5 mars 1975) ; ou plutôt son épouse, Joyce Salvadori Lussu, amie antifasciste de Goliarda, avec laquelle Goliarda voyagea à Istambul en 1960. Florence, 8 mai 1912 – Rome, 4 novembre 1998.
Bruno Corbi : page 83 (2 occ.) : membre du PCI (cf page 277)
Giorgio Amendola : page 83 (1 occ) : membre du PCI
Umberto Terracini : page 83 (1 occ.) : antifasciste italien
Eugenio Montale : page 83 (1 occ.) : poète italien, Prix Nobel de littérature en 1975.
Marco (?) : page 84 (1 occ.) : dit du mal des artistes ; cf page 233 : peut-être (?) s’agit-il de Marco Francisci di Baschi, ambassadeur (Angleur, 1920 – Rome, 1er juillet 1998) cf page 233 
Antonio (?) : page 89 (3 occ.) : tient une ferme dans les Alpes
Lidia (?) : page 89 (3 occ.) : compagne d’un séjour en montagne dans les Alpes
Rosemarie (?) : page 89 (3 occ.) : compagne d’un séjour en montagne dans les Alpes, coiffeuse
Pilu (Panigali) : page 90 (5 occ.) : jeune amie rousse, lectrice du work in progress de L’Arte delle gioia, Via Denza ; déjà décédée en avril 1992 (page 454) : amie de Goliarda, qui lui a offert son tout premier carnet le 1er janvier 1969 ; et qui lui a présenté Angelo en 1975 
Tonia (?) : page 90 (1 occ.)
Haya Harareet : page 90 (7 occ.) : actrice israélienne (cf Ben Hur), amie de Goliarda. Née à Haifa le 20 septembre 1931.
Marilu (Carteny) : page 90 (6 occ.) : costumière ; épouse du cinéaste Giulio Questi (page 177) ; et amie de Bianca Delle Nogare (cf page 396) ; amie chère de Goliarda (page 396)
Mirella (Acconciamessa) : page 90 (4 occ.) : autre amie chère de Goliarda, compagne d’Aggeo Savioli. Rome 23 avril 1929
Dominique (Maillard) : page 92 (3 occ.) : ami de Goliarda ; architecte français, rencontré à Positano.
Tonello (?) : page 92 (3 occ.) : en lien aussi avec Cesare Garboli (page 160)
Tutino (?) : page 93 (1 occ.) : conseille à Goliarda de faire des coupes à L’Arte della gioia
Leoncillo (Leonardi) : page 93 (6 occ.) : sculpteur céramiste, ami proche de Goliarda, décédé subitement dans sa voiture stationnée juste en bas de chez elle, à Rome. Spolète, 18 novembre 1915 – Rome, 3 septembre 1968.
Edda (Albertini ?) : page 93 (2 occ. ?) : compagne de Leoncillo et/ou chanteuse lyrique (page 390). Trente, 31 mai 1926 – Rome, 14 janvier 1988.
Vitti (?) : page 94 (1 occ.) : veuf de Vera, décédée de leucémie en janvier 1979
Luchino Visconti : page 95 (au moins 11 occ.) : cinéaste italien. Goliarda a plusieurs fois travaillé avec lui. Milan, 2 novembre 1906 – Rome, 17 mars 1976.
Gigi Vanzi : page 97 (26 occ.) : ferrarais, cinéaste, ami de Michelangelo Antonioni, ferrarais lui aussi ; mari d’Eleonora (?) ; et grand ami de Goliarda. Ferrare, 8 juin 1924 – Rome, 22 janvier 1992.
Antonello (?) : page 97 (1 occ.)
Eleonora (?) : page 97 (6 occ.) : probablement l’épouse de Gigi Vanzi.
Rinaldo (Ricci) : page 97 (1 occ.) : assistant metteur en scène de Citto Maselli
Bianca (Delle Nogare) : page 97 (4 occ.) : scénographe ; épouse de Giangiacomo Feltrinelli de 1947 à 1955 ; maîtresse occasionnelle de Giulio Questi, le mari de Marilu Carteny (page 177) ; amie chère de Goliarda (page 396)
Lollo (?) : page 97 (3 occ.) : fut assistant metteur en scène de Citto Maselli (page 440)
Terry (Vaina ?) : page 98 (1 occ.) : ami de Pilu ; a son anniversaire au mois de février ; architecte d’intérieur ; ami de Graziella Lonardi Buontempo.
ma mère (Maria Giudice) : page 98 ( occ.) : la mère de Goliarda. Codevilla (Lombardie), 27 avril 1880 – Rome, 5 février 1953.
Cesare de Seta : page 99 (1 occ.) : architecte italien
Luce d’Eramo : page 100 ( occ.) : écrivaine italienne
la mère de Tonello (?) : page 101 (1 occ.) : exemple de femme misogyne
Pietro Nenni : page 104 (3 occ.) : membre du PCI.
Sandro Pertini : page 104 (3 occ.) : Président de la République (1978 – 1985), ami des deux parents de Goliarda. Stella, 25 septembre 1896 – Rome, 24 février 1990.
capitaine Mark : page 106 (1 occ.) : propriétaire d’un bar à Gaeta en 1978-79
Lina (Wertmuller ?) : page 106 (5 occ.) : cinéaste et femme de théâtre ; directrice du Centro Sperimentale della cinematografia, à Rome ; amie de Goliarda. Née à Rome le 14 août 1928.
Elvira (?) : page 113 ( occ.) : codétenue à Rebibbia
Anna (?) : page 113 ( occ.) : mère d’Elvira
Maurizio  (?) : page 113 ( occ.) : compagnon d’Elvira
Annamaria (?) : page 113 ( occ.) :  codétenue à Rebibbia
Nancy (?) : page 113 ( occ.) : codétenue à Rebibbia
Bruno (?) : page 114 ( occ.) : toxicomane décédé, ami d’une codétenue de Rebibbia
Rosalba (?) : page 114 ( occ.) : codétenue à Rebibbia
Patrizia (?) : page 115 ( occ.) : codétenue à Rebibia
Messia (?) : page 116 ( occ.) : codétenue à Rebibbia
Lola (?) : page 117 ( occ.) : codétenue à Rebibbia
Rosella (?) : page 119 ( occ) : codétenue à Rebibbia
Anna Magnani : page 122 (6 occ) : actrice italienne. Rome, 12 avril 1916 – Rome, 8 juillet 1988.
la Bruschi (?) : page 125 (1 occ.) : codétenue à Rebibbia
Renata (?) : page 125 (2 occ.) : codétenue à Rebibbia
Peppino (?) : page 131 ( occ.) : le concierge de la Via Denza, à Rome 
Andrea Gaggero : page 131 (14 occ.) : ancien prêtre et communiste, ami de Goliarda, décédé d’un cancer du cerveau, compagnon d’Isa Bartalini. Mele (Ligurie) , 12 avril 1916 – Bucine (Toscane), 8 juillet 1988.
Pier Paolo Pasolini : page 132 ( occ.) : cinéaste italien, assassiné. Quartiere Santo Stefano, 5 mars 1922 – Ostie, 2 novembre 1975.
Luca Coppola : page 137 (7 occ.) : acteur, ami de Goliarda, assassiné à Mazara del Vallo, avec son ami Giancarlo Prati, le 21 juillet 1988. Né en 1957.
Adele Cambria : page 137 (12 occ.) : journaliste et écrivain, amie de Goliarda. Reggio Calabria, 12 juillet 1931 – Rome, 6 novembre 2015.
Mara (Blasetti ?) : page 137 (1 occ.) : fille du cinéaste Alessandro Blasetti ; amie de Goliarda
Giancarlo (Nanni) : page 138 (1 occ.) : important homme de théâtre italien, ami de Goliarda : c’est lui qui l’engage, début 1989, pour la tournée du drame en trois actes Febbre (de Pier Maria Rosso San Secondo), de 1927. A fondé à Rome, avec sa compagne la comédienne Manuela Kustermann, en 1968 le Teatro La Fede (Via Portuense 78) ; puis en 1989 la Fabbrica dell’Attore (Via Giacinto Carini, 78). Rhodes, 27 mai 1941 – Rome, 6 janvier 2010.
Spriano (?) : page 139 (1 occ.) : récemment décédé au mois de septembre 1988
Dario Bellezza : page 140 (1 occ.) : écrivain et poète. Rome, 5 septembre 1944 – Rome, 31 mars 1996.
Elsa Morante : page 140 (7 occ.) : écrivaine italienne. Rome, 18 août 1912 – Rome, 25 novembre 1985.
Carlotta (= Manuela Kustermann) : pages 145 à 150 (5 occ.) : elle est la comédienne « folle (de pouvoir), narcissique et hystérique » (page 145) dont parle Goliarda lors de la tournée, début 1989 (Bologne, Lugo di Romagna, Sabaudia, Naples, Orte, Pineto, Rome, Castellamare), du drame Febbre de Pier Maria Rosso San Secondo (Caltanisseta, 30 novembre 1887 – Lido di Camaiore, 22 novembre 1956). Manuela Kustermann n’a pas encore 44 ans, en ce début 1989 de la tournée de Febbre (page 148) ; et son anniversaire tombe effectivement le 9 mars (page 150). Née à Rome le 9 mars 1946.
frère (?) de Carlotta (?) : page 145 (1 occ.) : inclus avec sa sœur Manuela Kustermann dans les qualificatifs « du Nord » et « fous (de pouvoir), narcissiques et hystériques« . 
Soldani (?) : page 145 (1 occ.) : comédien d’abord pressenti pour le rôle du Pr Remoli dans Febbre, début 1989 : le rôle de Luigi Remoli sera finalement tenu par le comédien Carlo Cartier. Autres acteurs de cette tournée de 1989 : Giorgina Cartalini, Bruno Burbi, Giovanni Arcante et Andrea Zuccolo.
Wanda Capodaglio : page 148 (1 occ.) : actrice italienne. Asti, 1er janvier 1889 – Castelfranco di Sopra, 30 août 1980.
Cosetta Civardi : page 148 ( occ.) : sœur de Goliarda ; et de petite taille. Née en 1905.
Gino (Gattamelata ?) : page 148 (2 occ.) : régisseur de théâtre, napolitain
Lella (?) : page 149 (1 occ.) : épouse du précédent
Leopoldo Trieste : page 149 (1 occ.) : acteur italien. Reggio Calabria, 3 mai 1917 – Rome, 25 janvier 2000. 
Giuditta (?) : page 151 (1 occ.) : actrice
Natalia (?) : page 151 ( occ.) : fille d’un fleuriste
Federico (?) : page 155 (2 occ.)  : ami bolonais de Simona Weller, homosexuel
Simona Weller : page 155 (8 occ.) : peintre et membre du Circolo della Rosa. Née à Rome en 1940.
Mascia (?) : page 159 (1 occ.) : repasseuse, à Catane
Cesare Garboli : page 160 (4 occ.) : écrivain italien, ami de Goliarda. Viareggio, 5 avril 1928 – Rome, 11 avril 2004.
Rosa (?) : page 160 (12 occ.) : l’ouvreuse du cinéma de Gaeta, l’Ariston ; amie de Goliarda
Carminuccio (= Carmine ?) : page 161 (3 occ.) : le vendeur d’œufs de Gaeta
Emilia Cosmo : page 161 (1 occ.) : à Gaeta
Armenio Cosmo : page 161 (1 occ.) : à Gaeta
Oliva (?) : page 164 (2 occ.) : tient un bar à Campodimele
Patrizia (?) : page 165 (18 occ.) : amie de Goliarda et Angelo à Formia, « campanienne de l’intérieur » (page 385)
Gianni (?) : page 168 (14 occ.) : ami médecin gynécologue à Formia, mari de Patrizia, de père sicilien (page 385)
Elena (? ) : page 166 (? )
Wang (?) : page 166 (2 occ.) : patron d’un restaurant chinois à Gaeta
la sœur de Wang (?) : page 166 : patronne du restaurant chinois
Nastassja Kinski : page 16 (?) (18 occ.) : actrice de cinéma allemande. En 1990, tourne avec Citto Maselli L’Alba et Il Segreto. Goliarda lui enseigne la diction italienne. Née à Berlin le 24 janvier 1961.
Valeria Golino : page 169 (2 occ.) : actrice de cinéma italienne
Ornella Muti : page 169 (2 occ.) : actrice de cinéma italienne
Rosa (?) : page 171 (? occ.) : membre du Circolo della Rosa
la Migale (?) : page 171 (1 occ.) : membre du Circolo della Rosa
Elena (Gianini Belotti ?) : page 171 ( occ.) : membre du Circolo della Rosa
Zoltan (Rakosi) : page 171 (2 occ.) : poète émigré de Hongrie (18-9-1885 – 27-2-1970), ami de Goliarda. Kézdivasarhely, 18 septembre 1885 – Budapest, 27 février 1970. 
Virna Lisi : page 173 (1 occ.) : actrice de cinéma italienne
Claudia Cardinale : page 173 (1 occ.) : actrice de cinéma née à Tunis
Stefania (?) : page 174 (1 occ.) : actrice de cinéma 
Elena Maselli : page 176 (7 occ.) : née Labroca (1903-1981), épouse d’Ercole Maselli, mère de Titina et Citto.
Barbara (?) : page 177 (2 occ.) : amie de Claudio ? (page 178)
Licia Civardi : page 177 ( occ.) : sœur de Goliarda. Née en 1906, Licia meurt en juillet 1991.
Olga Civardi : page 177 ( occ.) : sœur de Goliarda. Née en 1913
Giulio (Questi) : page 177 (1 occ.) : cinéaste ; mari de Marilu Carteny ; et amant occasionnel de Bianca Delle Nogare (pages 90, 97, 177, 396). Bergame, 18 mars 1924 – Rome, 3 décembre 2014
Claudio (?) : page 178 (1 occ.) : ami de Barbara (?) (page 172) 
Gino Pellegrino : page 203 (3 occ.) : père d’Angelo
Federico Lenzitti : page 203 (2 occ.) : fils de Beppe Lenzitti
Beppe Lenzitti : page 203 (1 occ.) : père de Federico
Lina Pellegrino : page 204 (5 occ.) : épouse de Gino Pellegrino et mère d’Angelo
Claudia Pellegrino : page 206 (1 occ.) : sœur de Beppe Pellegrino, tante d’Angelo
Rosario (?) : page 209 (1 occ.) : beau-frère d’Angelo
Ivanoe Civardi : page 211 ( occ.) : frère de Goliarda. Né en 1909
Carlo Marx Sapienza : page 211 ( occ.) : frère de Goliarda ; meurt en octobre 1989 (page 217). Né en 1911
Libero Sapienza : page 211 ( occ.) : frère de Goliarda. Né en 1909
Nunzio (= Nando) Sapienza : page 212 (9 occ.) : cousin de Goliarda, fils de l’oncle Ferdinando Sapienza ; décédé en avril 1989, à l’âge de 48 ans (page 257)
Carlo mon neveu : page 215 ( occ.) : neveu de Goliarda (fils de Licia Civardi) ; décédé peu après avril 1989
Anna Sapienza : page 217 ( occ.) : épouse du fils (?) de l’oncle Ferdinando Sapienza
Giovanni Sapienza : page 277 ( occ.) : fils de l’oncle Ferdinando Sapienza ; et cousin de Goliarda
Restivo (?) : page 218 (1 occ.) : délateur de Giuseppe (Peppino) Sapienza, père de Goliarda
Cesare Zavattini : page 220 (7 occ.) : cinéaste italien, ami d’Isa Bartalini. Luzzara, 20 septembre 1902 – Rome, 13 octobre 1989.
Lilia Hartman : page 223 (1 occ.) : fille d’Isa Bartalini
fils de Lilia (?) : page 223 (1 occ.) : petit-fils d’Isa Bartalini
grand-mère d’Isa Bartalini (?) : page 223 (1 occ.)
Anna (?) : page 224 (1 occ.)
Domiziana (?) : page 226 (8 occ.) : amie de Goliarda et Angelo, épouse de Virgilio (?), propriétaires d’un Agriturismo dans la province de Caserte
Virgilio (?) : page 226 (3 occ.) : ami de Goliarda et Angelo, et mari de Domiziana (?), propriétaires d’un Agriturismo dans la province de Caserte
leurs filles, Sara (?) et Samanta (?) : page 226 (2 occ.) : cf page 344
Bruno Corbi fils: page 227 (2 occ.) : fils de son père Bruno Corbi
Bruno Corbi père : page 227 (2 occ.) : d’Avezzano ; membre notable du PC (cf page 83). Avezzano, 4 février 1914 – Avezzano, 25 novembre 1963.
la mère de Bruno Corbi fils : page 229 (1 occ.)
Renata (?) : page 230 (5 occ) : codétenue de Rebibbia, autodestructrice
Francesco (?) : page 230 (2 occ.) : le fils de 3 ans de Renata
Roberto (?) : page 231 ((1 occ.) : le compagnon de Renata
Romana (?) : page 232 (2 occ) : étudiante actrice
Aggeo (Savioli) : page 233 (1 occ.) : assistant-réalisateur de Citto Maselli, et critique à l’Unita ; mari de Mirella Acconciamessa. Poggio Nativo, 19 juillet 1927 – Rome, 6 février 2017
Marco Francisci di Baschi : page 233 (1 occ. ?) : ambassadeur (cf page 84 : est-ce lui le Marco qui « dit du mal des artistes » ?). Angleur (Belgique), 1920 – Rome, 1er juillet 1998.
Leonardo Sciascia : page 235 (1 occ.) : écrivain sicilien. Racalmuto, 8 janvier 1921 – Palerme, 20 novembre 1989.
Renato Guttuso : page 235 (1 occ.) : peintre sicilien. Bagheria, 26 décembre 1911 – Rome, 18 janvier 1967.
Nazim Hikmet : page 235 (3 occ.) : poète turc, de gauche. Salonique, 15 janvier 1902 – Moscou, 3 juin 1963.
Antonella Blasi : page 237 (1 occ.) : fille de Silverio Blasi et Paola Morandi, décédée d’un cancer à l’âge de 12 ans
Paola Morandi : page 238 (4 occ.) : épouse de Silverio Blasi, mère d’Antonella et de deux autres filles
deux filles (?) de Silverio et Paola Blasi : page 238 (1 occ.) : splendides enfants, nées tardivement (à partir de 1981)
Gaston (?) : page 239 (2 occ.) : ami (français ?) de Goliarda, amateur de théâtre (page 409)
Daniela (?) : page 241 (1 occ.) : codétenue de Rebibbia, autodestructrice
Vizzini : page 241 (1 occ.) : gardienne de la prison de Rebibbia
les filles de Domiziana (? et Virgilio ?) : page 243 (3 occ.) : Sara (?), l’aînée, et Samanta (?), la cadette (p. 439)
Mariarosa (Cutrufeli) : page 243 (1 occ.) : membre du Circulo de la Rosa, écrivaine féministe. Auteure de La Briganta. Née à Messine, le 26 janvier 1946.
Natalia Ginzburg : page 244 (7 occ.) : écrivaine italienne, amie de Goliarda. Palerme, 14 juillet 1916 – Rome, 7 octobre 1991.
Galgani : page 245 (1 occ.) : dentiste à Rome
Sofia De Notaristefani : page 246 (1 occ.) : exemple de « grande Ancienne« 
Filippo Turati : page 257 (1 occ.) : avocat socialiste antifasciste. Canzo, 26 novembre 1857 – Paris, 29 mars 1932.
Vincenzo (?) : page 257 ( occ.) : oncle de Goliarda
Cesare (? Zavattini ? Garboli ?) : page 258 (2 occ.) : lequel ? un des artistes que le PCI incitait à refuser ;
de même que Ercolino Maselli, Luchino Visconti, Gigi Vanzi, Leoncillo Leonardi, Titina Maselli…
Cesare (?) : page 261 (1 occ.) : témoin de l’assassinat par noyade de Goliardo Sapienza le 16 mai 1921 
Manfredi : page 261 (1 occ.) : autre témoin de l’assassinat par noyade de Goliardo Sapienza
Tante Grazia Centola : page 264 (2 occ.) : aimée de Libero Sapienza (aussi p. 281)
Vittorio De Sica : page 276 (2 occ.) : cinéaste italien. Sora, 7 juillet 1901 – Neuilly-sur-Seine, 13 novembre 1974.
Alessandro Blasetti : page 276 (3 occ.) : cinéaste italien. Rome, 3 juillet 1900 – Rome, 1 juillet 1987.
Alberto Bevilacqua : page 277 (1 occ.) : écrivain italien. Parme, 27 juin 1934 – Rome, 9 septembre 2012.
Umberto Eco : page 277 (1 occ.) : sémiologue et écrivain italien. Alexandria, 5 juillet 1932 – Milan, 19 février 2016.
Ezio Bartalini : page 278 (3 occ.) : socialiste italien antifasciste (1884 – 1962), père d’Isa Bartalini. Monte San Savino, 24 juin 1884 – Rome, 17 décembre 1962.
Francesca (?) : page 279 (1 occ.) : une élève de Ruggiero Di Lollo
Elena Gianini Belotti : page 281 (3 occ. ?) : pédagogue féministe ; amie de Goliarda. Née à Rome le 2 décembre 1929.
Salvo Randone : page 283 (3 occ.) : acteur italien. Syracuse, 25 septembre 1906 – Rome, 6 mars 1991.
Sveva : page 285 (9 occ.) = Matilde Cassano Del Gratta : riche amie de Goliarda, décédée à Milan le 19-11-2018.
Giulio Petroni : page 286 (1 occ.) : cinéaste et écrivain italien. Rome, 21 septembre 1917 – Rome, 31 janvier 2010.
Luisa Spagnoli : page 288 (2 occ.) : PDG italienne célèbre, créatrice du Bacio perugina. Pérouse, 30 octobre 1877 – Paris, 21 septembre 1935.
Elsa (Morante ?) : page 288 : de conversation banale (?)
Josi (?) : page 292 (1 occ.) : tient le Bar della Francese, à Gaeta
Laura (?) : page 292 (1 occ.) : tient le Bar La Triestina, à Gaeta
Professeur Mignano : page 299 (1 occ.) : décédé subitement en vacances à Gaeta
Giovanni Raboni : page 300 (2 occ.) : traducteur de Proust en italien. Milan, 22 janvier 1932 – Parme, 16 septembre 2004.
le Maure géant : page 301 (2 occ.) : fils du propriétaire du bar La Triestina, à Gaeta
Maître Giorgianni : page 305 (2 occ.) : avocat
Nera Grossi Carini : page 305 (1 occ.) : actrice née en Lombardie (1883 – 1943)
Maître Aniello Izzo : page 306 (1 occ.) : avocat
Roberto Mazzucco : page 311 (1 occ.) : dramaturge italien, décédé le 6-11-1989 ; en son hommage, a lieu une cérémonie de commémoration au siège du syndicat des écrivains, en avril 1990. Rome, 1927 – Rome, 6 novembre 1989.
Dacia Maraini : page 311 (2 occ.) : écrivaine italienne (cf page 387 : séance de groupe chez Laura (Lilli). A eu des activités à la Casa della Donna. Née à Bagheria le 3 novembre 1936.
Elisabetta Blasi : page 311 (1 occ.) : fille aînée de Silverio Blasi et Paola Morandi
Giovanna Ferrantelli : page 313 (2 occ.) : amie des Blasi
Melita (?) : page 320 (2 occ.) : hôte de Goliarda et Angelo à Salonique
Guido (?) : page 321 (1 occ) : patron de Melita à Salonique
Tommaso (?) : page 332 (1 occ.) : mari d’Adele Cambria, amie de Goliarda (cf p. 137)
Letizia (?) : page 333 (2 occ.) : milanaise, lombardo-sarde, amie de Goliarda (cf page 452)
Alice Ceresa : page 335  (1 occ.) : écrivaine italienne. Bâle, 25 janvier 1923 – Rome, 21 décembre 2001.
Giuseppe Neri : page 335 (2 occ.) : écrivain, ami de Ruggiero Di Lollo, le peintre ami d’Angelo et Goliarda
Rodolfo Di Biaso : page 335 (1 occ.) : poète italien, né en 1937
Sandro Dori : page 335 (1 occ.) : acteur italien, né en 1938
Gianfranco De Santis : page 339 (1 occ.) : ami d’Angelo Pellegrino
Michelangelo Antonioni : page 340 (4 occ.) : cinéaste italien, ferrarais, ami de Gigi Vanzi, ferrarais lui aussi. Ferrare, 29 septembre 1912 – Rome, 30 juillet 2007.
Giulia Urso : page 341 (1 occ.) : actrice amie de Goliarda
Chiara Belliti : page 341 (10 occ. ? ou 1 ?) : éditrice et traductrice, amie de Goliarda. Née à Pistoia.
Cesare Garboli : page 345 (2 occ.) : écrivain italien, ami de Goliarda. Viareggio, 5-4-1928 – Rome, 11-4-2004.
Ottavia (?) : page 346 (1 occ.) : habite le village de Campodimele
le fils (?) de Pavolini: page 348 (?) (1 occ.) : communiste dont le père (Alessandro Pavolini, 1903-1945) était fasciste
Alida Valli : page 361 (1 occ.) : actrice italienne. Pola (Istrie), 31 mai 1921 – Rome, 22 avril 2006.
Maria Schell : page 361 (3 occ.) : actrice suissesse. Vienne, 15 janvier 1926 – Preitenegg, 26 avril 2005.
Paola Borboni : page 361 (1 occ.) : actrice italienne. Parme, 1er janvier 1900 – Bodio Lomnago, 9-4-1995.
Chiara (?) : page 367 (9 occ.) : amie d’un acteur sicilien ; et mariée à Maurizio, architecte, en octobre 1991, page 420.
Goliarda cite plusieurs Chiara : à mieux identifier et distinguer.
acteur sicilien (?) : page 367 (2 occ.) : acteur sicilien, ami de Chiara (?)
Chiara Martinetti : page 367 (1 occ.)
acteur sicilien (?) : page 367 (1 occ.) : ami de Chiara (?)
Azzarita : page 369 (2 occ.) : secrétaire de la production de deux films de Citto Maselli, avec Nastassja Kinski : L’Alba et Il Segreto, en 1990
La Diaz (?) : page 374 (1 occ.) : amie de Goliarda, camarade (de l’Accademia) ; cf aussi page 454
Titina De Filippo : page 374 (2 occ.) : comédienne italienne. Chiaia, 27 mars 1898 – Rome, 26 décembre 1963.
Marcello Mastroianni : page 375 (1 occ.) : acteur italien. Fontana Lisi, 28 septembre 1924 – Paris, 19 décebre 1996.
Ingrid Bergmann : page 375 (1 occ.) : actrice suédoise. Stockholm, 29 août 1915 – Londres, 29 août 1982.
Roberto Rossellini : page 375 (1 occ.) : cinéaste italien. Rome, 8 mai 1906 – Rome, 3 juin 1977.
Sonia (?) : page 377 (1 occ.) : fille de Nastassja Kinski. Née le 2 mars 1986
Gerardo (?) : page 377 (1 occ.) : coiffeur
Bice Valori : page 384 (1 occ.) : actrice italienne, avec talents d’imitation. Rome, 13 mai 1927 – Rome, 17 mars 1980.
Donatella (?) : page 384 (1 occ.) : reçoit à dîner
Giulia (?) : page 384 (2 occ.) : travaille dans un salon de thé de luxe (cf aussi page 441)
neveu (?) de Guidarello Giorgi : page 384 (1 occ.) : garçon présent au dîner, artisan forgeron
Guidarello Giorgi : page 384 (1 occ.) : membre du PCI
Alessandra Tancredi : page 385 (1 occ.) : productrice à la télévision 
 Anna Rosa (?) : page 386 (1 occ.) : s’occupe d’une revue littéraire (?)
Laura (Lilli) : page 387 (2 occ.) : journaliste et écrivaine ; membre du groupe d’écriture (le Circolo della Rosa ?), à la soirée Dacia Maraini (« fait un sale coup« , page 421 : dit ce qu’elle pense de toutes les présentes !). Rome, 11 mars 1937 – Rome, 31 décembre 2014.
mari (?) de Sveva (= Matilde Cassano Del Gratta) : page 388 (1 occ.) : déjà décédé en date de mars 1991
Maurizio (?) : page 388 (3 occ.) : un ami architecte de Chiara (? cf page 367 ; et page 420 : mariés en octobre 1995)
fille de Patrizia (?) et Gianni (?) : page 391 (1 occ.) : à Formia
Riccardo (?) : page 391 (1 occ.) : ami de Patrizia (?) et Gianni (?) à Formia
jeune sculptrice (?) page 391 (1 occ.) : amie de Patrizia (?) et Gianni (?) à Formia
(Francesco ?) Cundari : page 393 (1 occ.) : ami d’Angelo, à Gaeta ; peut-être avocat à Caserte
Raffaella (?) : page 393 (4 occ.) : apprentie cinéaste (et a 30 ans en 1991) ; amie de Goliarda depuis dix ans (1981)
Giovanna (?) : page 393 (2 occ. ?) : mère de Raffaella (à Gaeta, cf page 408) 
grand-mère de Raffaella (?) : page 393 : fut secrétaire de Marie Curie et possède une vieille maison de famille
3 sœurs (?) et 1 frère (?) de Sveva (= Matilde Cassano Del Gratta) : page 388 (1 occ.) : dont Selena et Giovanni qui ont survécu à leur sœur, décédée le 19 novembre 2018
Rodolfo Ferrari : page 396 (1 occ.) : chef d’orchestre italien (Modène, 1865 – Rome, 10 janvier 1919 ?), exemple d’artiste traqueur
ami d’Angelo (?) : page 397 (1 occ.) : invité à Gaeta en mai 1991
Antonella (?) : page 398 ((1 occ.) : danseuse qui travaille aussi à Paris ; et vit entre Paris, Rome et Gaeta
(Giorgio) Cusatelli : page 398 (2 occ.) : germaniste, professeur à l’université de Pavie. Parme, 10 janvier 1930 – Parme, 24 décembre 2007
Giangiacomo Feltrinelli : page 399 (1 occ.) : éditeur et militant d’extrême-gauche ; marié à Bianca Delle Nogare entre 1947 et 1955. Milan, 19 juin 1926 – Segrate (Milan), 14 mars 1972.
Claude (?) : page 399 (1 occ.) : compagne de Raffaella (?), mulâtresse
Caterina D’Amico : page 401 (2 occ.) : sous-directrice du Centro Sperimentale della cinematografia, à Rome
Montserrat (?) : page 401 (1 occ.) : épouse espagnole d’un ami (?) du groupe Patrizia-Gianni à Formia
le père du Maure (?) : page 401 (1 occ.) : patron du bar La Triestina à Gaeta
la mère du Maure (?) : page 401 (1 occ.) : patronne du Bar La Triestina à Gaeta
Ippolito Nievo : page 401 (1 occ.) : écrivain romantique italien. Padoue, 30 novembre 1831 – noyé en mer, 5 mars 1861.
Valeria (?) : page 403 (2 occ.) : secrétaire du Centro Sperimentale della cinematografia, à Rome
Marianino (?) : page 404 (1 occ.) : « petit fripon » à Gaeta, connu par Goliarda il y a vingt ans (1971). L’a aidée à Rebibbia
le beau Bruno (?) : page 404 (1 occ.) : Marianino se battait avec lui Via Denza à Rome (Parioli)
(Eduardo) De Filippo : page 404 (4 occ.) : dramaturge italien. Chiaia, 24 mai 1900 – Rome, 31 octobre 1984.
la Gara (Daniela Gara ?) : page 405 (1 occ.) : décédée en juin 1991, une des camarades féministes de l’occupation du Governo Vecchio (= le Palazzo Nardini, Via del Governo Vecchio, 9, devenu La Casa della Donna), le 2 octobre 1976, et jusqu’en 1984
Giancarlo Fusco : page 405 (1 occ.) : écrivain, scénariste et acteur : « petit grand » décédé. La Spezia, 1er juillet 1915 – Rome, 17 septembre 1984.
(Gerardo ?) Guerrieri : page 405 (1 occ.) : autre « petit grand » décédé ; dramaturge ; et un moment (en 1945-46, avant Citto Maselli) compagnon de Goliarda. Matera, 4 février 1920 -, Rome, 24 avril 1980.
Vincenzo (?) : page 408 (1 occ.) : shooté à l’héroïne, à Gaeta
Dario Fo : page 409 (1 occ.) : dramaturge italien, Prix Nobel de littérature en 1997. Sangiano, 24 mars 1926 – Milan, 13 octobre 2016.
Paolo Poli : page 409 (1 occ.) : acteur italien. Florence, 23 mai 1929 – Rome, 25 mars 2016.
la Fichera (?) : page 410 (2 occ.) : amie de Goliarda et de Lina Wertmuller, peut-être au Centro Sperimentale della cinematografia…
Luciana (?) : page 413 (1 occ.) : employée au Centro Sperimentale della cinematografia, où a travaillé Goliarda à enseigner la diction
Peppino Navarra : page 415 (1 occ.) : gardien à Gaeta
Rosella Valente : page 416 (1 occ.) : possède un pré situé entre des rochers à Gaeta
Elsina De Giorgi : page 423 (1 occ.) : exemple de personne particulièrement superstitieuse.
fille (?) de Gigi Vanzi : page 426 (1 occ.)
petite-fille de Gigi Vanzi : page 426 (1 occ.)
la femme de Sandro Pertini, Carla Voltolina : page 432 (1 occ.)
(?) Karpov : page 435 (1 occ.) : donne des cours auxquels assiste Goliarda, angoissée de perdre son poste au Centro Sperimentale  della cinematografia, à Rome
Claudia (?) : page 435 (2 occ.) : auteur d’un roman ; peu ponctuelle
Luisa (?) : page 436 (2 occ.) : la petite sœur de Rosa l’ouvreuse de l’Ariston à Gaeta
Gaetano (?) : page 438 (6 occ.) : chirurgien esthétique à Gaeta
la mère de la propriétaire du bar (?) : page 438 (1 occ.) : au bar La Triestina à Gaeta
Giuliano Ferrara : page 438 (1 occ.) : dirige une émission à la télévision. Né à Rome le 7 janvier 1951.
Laura, Consuelo, Anna Maria, Pia, Elda, Alessandra : page 439 (1 occ.) : élèves de Goliarda
Daniele, Amerigo, Massimo, Giacomo : page 439 (1 occ.) : élèves de Goliarda
Eduardo (De Filippo ?) : page 440 (cf page 404)
Chiara (?) : page 440 (? occ.) : a un mari bouddhiste
mari bouddhiste (?) de Chiara (2 occ.) : page 440
Zefirina (?) : page 445 (1 occ.) : fiancée de Gaetano, le chirurgien esthétique de Gaeta
Sœur Rosina (?) : page 446 (1 occ.) : infirmière à l’hopital de Gaeta
Arianna (?) : page 453 (1 occ.) : amie de Goliarda, Patrizia et Simona
Annalisa (Diaz Cao) : page 454 (1 occ.) : amie de Goliarda et Patrizia, membre du Circolo della Rosa. Née à Cagliari le 19 janvier 1935.

Ce jeudi 10 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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