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L’humour réjouissant du « Covid fan tutte » de Mozart et Minna Lindgren (d’après Da Ponte) : en une vidéo de 100′ accessible sur la toile

02nov

De Finlande,

est actuellement accessible sur la toile

une très réjouissante adaptation du « Cosi fan tutte » de Mozart et Da Ponte

devenu « Covid fan tutte« 

_ d’une durée de 100′ _,

en une transposition _ actualisée ! et remarquablement drôle… _ du livret original de Da Ponte

par la librettiste finnoise Minna Lindgren.

Et sous la direction orchestrale d’Esa-Pekka Salonen.

 

Distribution :

Despina : Karita Mattila

Fiordiligi : Miina-Liisa Värelä

Don Alfonso : Tommi Hakala

Dorabella : Johanna Rusanen

Ferrando : Tuomas Katajala

Guglielmo : Waltteri Torikka

et aussi

Gestionnaire d’interface : Sanna-Kaisa

Palo Mouzart : Ylermi Rajamaa

Virus du Covid : Natasha Lommi

Interprète langue des signes : Outi Huusko

Musique : Wolfgang Amadeus Mozart

Livret : Minna Lindgren, d’après Da Ponte

Direction musicale : Esa-Pekka Salonen

Mise en scène : Jussi Nikkilä

Décors : Mark Väisänen

Costumes : Erika Turunen

Lumières : Mikko Linnavuori

Chorégraphie : Riikka Räsänen

Sur scène, les chanteurs répètent Die Walküre lorsqu’ils sont soudainement interrompus. La direction ayant été licenciée et la nouvelle d’un virus mondial se répandant rapidement, les Wagnériens sont soudainement invités à interpréter une satire moderne de la situation.

Covid fan tutte revisite de manière satirique l’opéra classique de Mozart en adaptant son scénario pour refléter l’expérience de la Finlande pendant la crise du coronavirus.

Avec la soprano Karita Mattila et dirigée par Esa-Pekka Salonen, la production suit avec légèreté la vie quotidienne des Finlandais, ponctuée par les conférences de presse du gouvernement et des experts.

Le livret est de Minna Lindgren ; la musique est (presque) à 100 % de Mozart.

Ce lundi 2 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

L’ineffable tendresse douloureuse du « Soave sia il vento » du « Cosi fan tutte » de Mozart…

29oct

Ce matin,

écoutant France-Musique _ l’émission de Jean-Baptiste Urbain, peu avant 9h (à 8h 50, très précisément)… _ sur l’auto-radio de la voiture, entre deux courses dans l’agglomération,

soudain l’ineffablement tendre et un peu douloureux du « Soave sia il vento« , du « Cosi fan tutte » de Mozart,

ici avec les voix de Sandrine Piau, Léa Desandré et Florian Sempé…

Quelle merveille !

Et qui me rappelle une merveilleuse _ voire miraculeuse _ séquence _ de leçon de chant (à une cantatrice) _

du si beau film de Bernardo Bertolucci, « La Luna« …

Et dire que je connais quelques personnes qui font profession de mépriser Mozart :

je les plains…

Ce jeudi 29 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

La douceur consolatrice de Concertos pour piano de Mozart, par Francesco Piemontesi…

24oct

À la recherche d’une musique un peu consolatrice _ de ces temps angoissés _,

par exemple,

le beau CD Linn Records CKD  544

des Concertos pour piano et orchestre n° 25 et 26 de Mozart

sous les doigts de Francesco Piemontesi,

et avec le Scottish Chamber Orchestra dirigé par Andrew Manze…

Ce dimanche 25 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Jouir de la merveilleuse finesse de détail de la « Betulia liberata » telle que vient nous l’offrir, au CD, Christophe Rousset…

10oct

En écoutant avec toute l’attention requise le double CD Aparté A235 de la Betulia liberata de Mozart

que vient nous proposer ce mois d’octobre Christophe Rousset

_ cf mon article d’hier  _,

on ne sait ce qu’il faut admirer le plus,

de ce chef d’œuvre trop méconnu encore d’un Mozart de 15 ans ;

ou de l’interprétation magnifique qu’en donnent Christophe Rousset, à la tête de son orchestre Les Talens Lyriques,

le chœur Accentus,

et les chanteurs solistes de cette Betulia liberata,

que sont Sandrine Piau (Aminta), Amanda Forsythe (Cabri & Carmi) _ sopranos _, Teresa Iervolino (Giuditta) _ mezzo-soprano _, Pablo Bemsch (Ozia) et Nahuel Di Pierro (Achior) _ ténors.

Le genre de l’oratorio

créé, à Rome, par Giacomo Carissimi (Marino, 18 avril 1605 – Rome, 12 janvier 1674),

s’est déployé superbement, en particulier dans l’Italie des XVIIe et XVIIIe siècles

_ l’oratorio (dépourvu de mise en scène) permettait, aussi, aux amateurs passionnés d’opéra de suppléer à celui-ci, interdit de représentation durant la période du carême….

Et il est tout naturel que le jeune Mozart se soit vu proposer, le 13 mars 1771 _ et cela pour la toute première fois de sa jeune carrière de compositeur _, à Padoue,

de s’adonner à la composition d’un oratorio…

Ce qui est assez stupéfiant, est le degré de perfection auquel a d’emblée atteint le jeune homme Mozart

dès ce coup d’essai ;

et qui vient nous enchanter aujourd’hui dans ce merveilleux double CD dans la réalisation de Christophe Rousset…

L’article Conversion de Jean-Charles Hoffelé, auquel je renvoyais hier,

soulignait parfaitement la parfaite tension dramatique que le génie dramaturgique _ bien reconnu _ de Mozart _ en toute sa musique _ a donné à son oratorio ;

et que Christophe Rousset a su parfaitement insuffler à son interprétation _ et ses interprètes _

telle que captée ici au disque.

Et les incarnations des chanteurs sont, en effet, elles aussi, très intenses :

on admire tout particulièrement l’art et le timbre de voix de cette somptueuse mezzo qu’est Teresa Iervolino,

en la radieuse Giuditta ;

mais aussi les deux magnifiques ténors que sont

Pablo Bemsch, en Ozia _ un rôle-clé et quasiment omniprésent : une superbe performance !.. _

et Nahuel Di Pierro, en Achior, à la très remarquable présence impérieuse… 

Voilà donc un apport de grand choix à la discographie mozartienne.

Ce samedi 10 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Enfin un enregistrement libéré (ardent ! ) de la « Betulia liberata » K. 118/74c du jeune Wolfgang Amadeus Mozart, à Padoue, en 1771, sous la direction ici de Christophe Rousset

09oct

La « Betulia liberata« ,

un oratorio pour Padoue composé en 1771, lors de son premier voyage en Italie, par un jeune Wolfgang Amadeus Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – Vienne, 5 décembre 1791) de 15 ans,

sur un livret de Pietro Metastasio (Rome, 3 janvier 1698 – Vienne, 12 avril 1782),

ne comportait jusqu’ici que des enregistrements discographiques assez anciens ;

parmi lesquels

un sous la direction de Mario Rossi, en 1952 (pour le label Cantus Line),

et un autre sous la direction de Vittorio Gui, en 1977, pour Philips.

Hier, 9 octobre, sous le titre « Conversion« ,

Jean-Charles Hoffelé nous propose

sur son excellent site Discophilia,

une recension d’une version davantage théâtralisée de cette mozartienne Betulia liberata de 1771,

sous la direction de Christophe Rousset,

pour le label Aparté : AP 235 (en 2 CDs) ;

que voici :

CONVERSION

Vittorio Negri en savait les beautés, et l’enregistra _ en 1977 _ pour Philips, ayant trouvé sa Judith, Birgit Finnilä, mais il retenait la verve dramatique de l’ouvrage dans le carcan de l’oratorio _ voilà _, ce à quoi en restèrent ses successeurs ; alors qu’à la RAI, Mario Rossi s’y montrait dès les années cinquante _ en 1952, pour le label Cantus Line _ bien plus enflammé, ayant Schwarzkopf _ serait-elle donc un facteur assuré de « flammes » ?.. _ dans ses chanteurs.

Enfin, Christophe Rousset rend à cette Betulie libérée son théâtre, celui qu’un Mozart gamin _ de 15 ans, en 1771 _ voulait à toute fin ; d’ailleurs à Padoue comme dans toute l’Italie, les oratorios n’étaient rien d’autre que des opéras sur des sujets bibliques écrits _ détour oblige… _ pour le temps du Carême.

Les deux « actes » fusent d’ardeur et de virtuosité ; même la discussion théologique sur le Dieu unique entre Achior et Ozia n’en apaise pas la tension.

Magnifique, Teresa Iervolino, le Rinaldo _ de Haendel _ du moment _ au Festival de la Vallée d’Itria, en 2018 _, fait oublier que Judith n’est pas le personnage principal de cette parabole sur la conversion : son grand air lorsqu’elle s’apprête à partir, parée de ses bijoux, au camp d’Holopherne, son retour devant les portes de la ville une fois la décollation accomplie, sacrent une chanteuse de première grandeur _ voilà ! _ qu’entourent une distribution exemplaire, de l’Amital virtuose de Sandrine Piau à l’Achior de Nahuel Di Pierro _ un chanteur que j’apprécie beaucoup, personnellement _, mais il faut saluer d’abord l’Ozia de Pablo Bemsch, ténor assuré, vocaliste brillant, dont l’air de révolte stupéfie _ voilà.

Chœur et orchestre ardents, décidément Christophe Rousset est dans les secrets du jeune Mozart.

LE DISQUE DU JOUR

Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
La Betulia liberata, K. 118/74c

Sandrine Piau, soprano (Amital)
Amanda Forsythe, soprano (Cabri, Carmi)
Teresa Iervolino, mezzo-soprano (Giuditta)
Pablo Bemsch, ténor (Ozia)
Nahuel Di Pierro, ténor (Achior)

Accentus


Les Talens Lyriques


Christophe Rousset, direction

Un album de 2 CD du label Aparté AP235

Photo à la une : le claveciniste et chef d’orchestre Christophe Rousset – Photo : © DR

Une œuvre (pour l’Italie de 1771) ici en quelque sorte rajeunie…

Ce vendredi 9 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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