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Splendeur absolue des « Sonates » pour piano de Mozart, interprétées par le claviériste Robert Levin sur le propre piano de Mozart dans la Grande Salle du Mozarteum de Salzbourg : un sublime cofffret de 7 CDs ECM…

22sept

C’est un événement discographique absolument marquant

que la parution du coffret de 7 CDs ECM 2710-16 des « Sonates pour piano » de Mozart, interprétées par le merveilleux claviériste américain Robert Levin _ né le 13 octobre 1947 à New-York _,

dans la Grande Salle du Mozarteum de Salzbourg, sur le propre pianoforte Anton-Gabriel Walter _ d’autour 1782... _, de Mozart ;

enregistrées en février 2017 et février 2018, en une prise de son proprement magistrale de Markus Heiland….

Le résultat musical _ sans égal _ est tout simplement prodigieux.

Ce jeudi 22 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Ecouter le piano de Lars Vogt aussi dans Mozart…

19sept

En recherchant une parution de CDs à venir de Sonates _ pour piano _ de Mozart,

voilà que je suis tombé par hasard sur un CD qui n’avait pas, jusque là, attiré mon attention ; je veux dire son CD Ondine ODE 1318-2, « Lars Vogt Mozart Piano Sonatas K280 – K281 – K31#0 – K333« ,

enregistré à Berlin en mai 2016 et janvier 2019, et paru en 2019 _ il est vrai qu’à cette période je ne m’aventurais guère hors de mon domicile...

Et que, de plus, ce CD Ondine de Lars Vogt a probablement peu trainé, ni duré, sur les tables des disquaires…

 

Ce lundi 19 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le merveilleux (chaleureux, élégant, et très généreux) Lars Vogt vient de nous quitter…

06sept

Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970 – Nuremberg, 5 septembre 2022),

musicien magnifique,

pianiste, chef d’orchestre, créateur du merveilleux Festival Spannungen,

vient de nous quitter, hier _ cf ce bref article du Figaro sous la plume de Christian Merlin : « Lars Vogt, le pianiste à la baguette communicative«  _,

à trois jours de son 52e anniversaire,

emporté par la récidive de son cancer _ cf cet article de la rédaction de ResMusica : « Décès du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt« , qui, assez étonnamment, ne dit rien de ce que Lars Vogt a fait pour son si merveilleux Spannungen Festival de Heimbach…

Cf aussi cet article chaleureux « Décès du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt«  de La Croix, sous la plume d’Emmanuelle Giuliani, mais qui, elle non plus, ne mentionne pas le Festival Spannungen de Heimbach, que Lars Vogt avait créé et continuait de diriger…

Et aussi, celui-ci, très bien détaillé, dans Télérama, sous la plume de Sophie Bourdais, attentif cette fois au si impressionnant Festival Spannungen de Heimbach, ainsi qu’à la si attachante généreuse personnalité de Lars Vogt : « Mort du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt« … Avec une vidéo (de 43′ 41) d’un concert (du Concerto Jeunehomme de Mozart), qu’il dirigeait dans la cour de l’Hôtel de Sully, à Paris… Ainsi que cette autre (de 6’55), bouleversante, du dernier concert (toujours Mozart…) que Lars Vogt a dirigé dans la cour de l’Hôtel de Sully, cet été…

Un nouveau CD, intitulé « Mozart Clarinette Works« , sous la direction de Lars Vogt, avec les merveilleux Concerto K. 622 et le Quintette K. 582 _ mais hélas pas le bouleversant Trio (avec piano) des Quilles, K. 498 : Lars Vogt aurait pu en être le magnifique pianiste… _doit paraître pour le label Mirare _ le CD MIR 626 _, le 22 septembre prochain,  avec Raphaël Sévère, le Quatuor Modigliani, et l’Orchestre de chambre de Paris…

Mais aussi un autre, un peu plus tard, avec les Concertos pour piano n°9 et 14 de Mozart, toujours à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris…

Et encore un troisième, en une nouvelle interprétation, avec le cher Ian Bostridge, du « Voyage d’hiver » de Schubert…

 

Et je renvoie ici à l’ensemble des 15 précédents articles _ en gras ici, les principaux d’entre eux _, sur ce blog « En cherchant bien« , que j’ai consacrés, depuis le 17 octobre 2009, à Lars Vogt,

le directeur de Spannungen, le pianiste, le chef d’orchestre :

_ le 17 octobre 2009 :  »

_ le 20 octobre 2009 : 

_ le 14 novembre 2009 : , un article essentiel sur son activité de direction de ce merveilleux Festival qu’il a créé…

_ le 13 janvier 2018 : 

_ le 2 novembre 2018 : 

_ le 3 novembre 2018 : 

_ le 3 septembre 2019 : 

_ le 31 octobre 2019 : 

_ le 4 mars 2020 : , le premier de ceux que j’ai consacré à son exceptionnel talent de pianiste ; d’autres venant très vite s’y adjoindre…

_ le 18 janvier 2022:  

 

_ le 11 mars 2022 : , voilà !

_ le 12 mars 2022 : , aussi.

_ le 13 mars 2022 : 

_ le 5 avril 2022 : 

_ le 19 juillet 2022 :  ; hélas…

_ Et aujourd’hui, 6 septembre 2022, celui-ci… 

Merci, l’artiste !

Tu nous demeures bien présent par la grâce probe et si élégante de tout ce si beau et si vivant travail réalisé avec tant de talent

tel qu’il est conservé par ces disques…

Un dernier mot :

en ouverture de son interprétation, avec son orchestre Les Siècles, de « Daphnis et Chloé » de Ravel, à l’église Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean de Luz ce 5 septembre 2022,

François-Xavier Roth, très ému, a dédié ce concert à la mémoire de Lars Vogt, dont il venait d’apprendre le décès,

m’a confié mon ami Bernard Brevet, présent à ce concert…

Ce mardi 6 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

L’enivrante magie du violon magistral (et de Transylvanie) de Johanna Martzy (1924 – 1979)…

24août

Le coffret de 9 CDs Warner « Johanna Martzy Her Columbia Gramophone Recordings«  _ Warner 0190296488573 _

nous restitue l’enivrante magie du violon transylvanien de Johanna Martzy (Timisoara, 26 octobre 1924 – Zurich, 13 août 1979)…

Merci à l’article « Légende » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en date du 21 août dernier, de nous avoir rappelé, à l’occasion de la parution de ce précieux coffret de 9 CDs Warner, l’excellence de cette violoniste virtuose…

LÉGENDE

Willem Mengelberg la dirigeant à Budapest en 1943 fut soufflé : belle fille certes, mais d’abord un violon si parfaitement joué, avec cette pointe de paprika, une pure fantaisie dans les accents, un archet très libre tel celui des ménétriers de sa Transylvanie natale _ la Transylvanie natale aussi de Béla Bartók (Nagyszentmiklós, 25 mars 1881 – New-York, 26 septembre 1945)….

Peu après elle s’exile, fuyant la montée des Nationalistes hongrois. Apatride comme tant d’autres de ces Hongrois de Roumanie, elle s’installe en Suisse, remporte en 1947 le Concours de Genève.

À l’avènement du « long playing », Elsa Schiller, muse de Deutsche Grammophon, lui fait graver quelques pièces de virtuosité puis deux concertos : le 4e de Mozart avec Jochum, parfait de style, d’expression pudique, et le Dvořák, piquant mais nostalgique, d’un caractère bien trempé en accord avec la battue fouettée de Fricsay : on n’a pas fait mieux _ c’est dire !

Walter Legge, alerté, lui signe un contrat. Cadeau de noces, le Concerto de Brahms avec son Philharmonia et Kletzki. Résultat : magie pure_ voilà ! _ , un archet infini, des phrasés affirmés (Hubay avait dû les lui souffler) ; jamais le Finale ne fut si hongrois et pourtant si peu appuyé.

La poignée d’enregistrements qu’elle concéda à His Master’s Voice suffira à faire son art légendaire, et ses long playing la lubie des collectionneurs. Après ce Brahms d’anthologie _ oui _, rien que du grand répertoire classique, le Mendelssohn deux fois, surtout le 3e Concerto de Mozart où l’on croirait entendre dans l’Andante La Comtesse des Noces (Sawallisch n’y est pas pour peu).

Legge avait rendu les armes, Martzy lui avait fait comprendre qu’elle seule était maîtresse à bord, par l’art, mais aussi par le carnet de chèques _ cf aussi la remarque de Nicolas Derny sur sa rupture avec Legge. Elle enregistrerait ce qu’elle voulait, et d’abord les Sonates et Partitas de Bach, l’Évangile d’Enesco puis de Menuhin, qu’aucun archet féminin n’avait osé aborder au disque. Lecture claire, ardente, qui fait tout entendre de ce violon polyphonique _ voilà.

Puis, délivré absolument de Legge, pour Electrola, tout ce que Schubert aura écrit pour le violon et le piano, ensemble resté magique, plus proche du ton si humain d’un Busch que de ceux qui s’y risqueront ensuite.

Tout cela n’avait pas été réuni depuis un ancien coffret Toshiba réservé au marché japonais, l’éditeur proposant ici une nouvelle mouture sonore conçue par Art et Son Studio qui rend plus sensible ce jeu ardent _ oui _, son art étant admirablement détaillé par la plume de Nicolas Derny dans un essai qui fera date.

LE DISQUE DU JOUR


Johanna Martzy


Her Columbia Grammophone Recordings

The Complete Warner Classics Edition

CD 1


Johannes Brahms (1833-1897)
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 77
Philharmonia OrchestraPaul Kletzki, direction

CDs 2-4


Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Les Sonates et Partitas pour violon seul (Intégrale)
Sonate No. 1 en sol mineur, BWV 1001
Partita No. 1 en si mineur, BWV 1002
Sonate No. 2 en la mineur, BWV 1003
Partita No. 2 en ré mineur, BWV 1004
Sonate No. 3 en sol majeur, BWV 1005
Partita No. 3 en mi majeur, BWV 1006

CD 5-7


Franz Schubert (1797-1828)
Sonate pour violon et piano en ré majeur, D. 384
Sonate pour violon et piano en la mineur, D. 385
Rondeau brillant pour violon et piano en si mineur, D. 895
Fantasie pour violon et piano en ut majeur, D. 934
Sonate pour violon et piano en sol mineur, D. 408
Sonate pour violon et piano en la majeur, D. 574 « Grand Duo »
Jean Antonietti, piano

CD 8


Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64


Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Romance pour violon et orchestre No. 1 en sol majeur, Op. 40
Romance pour violon et orchestre No. 2 en fa majeur, Op. 50
Philharmonia OrchestraPaul Kletzki, direction

CD 9


Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, K. 216


Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64
Philharmonia OrchestraWolfgang Sawallisch, direction

Johanna Martzy, violon

Un coffret de 9 CD du label Warner Classics 0190296488573

Photo à la une : la violoniste Johanna Martzy – Photo : © Warner Classics

Quel violon !!!

Ce mercredi 24 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Tomber un peu par hasard sur l’interprétation, très douce, du Requiem de Mozart par Carlo-Maria Giulini…

20juil

Le hasard vient de me donner l’occasion de découvrir l’interprétation par Carlo-Maria Giulini du Requiem K. 626 de Mozart, que j’avais ignorée jusqu’ici ;

et dont certains m’avaient très fort vanté la réalisation…

Pour des raisons qui m’échappent en partie,

Giulini (Barletta, 9 mai 1914 – Brescia, 14 juin 2005) est un chef _   » L’élégance de son style, l’engagement et l’élévation spirituelle de ses interprétations ont suscité une reconnaissance quasi unanime des critiques comme des mélomanes dans le monde entier« , résume ainsi wikipedia… _ dont je n’ai guère fréquenté les réalisations discographiques ;

à la différence d’un Leonard Bernstein (Lawrence, 25 août 1918 – New-York, 14 octobre 1980) ou d’un Nikolaus Harnoncourt (Berlin, 6 décembre 1929 – Sant Georgen im Attergau, 5 mars 2016),

mais aussi, par exemple, d’un Istvan Kertesz (Budapest, 28 août 1929 – Herzliya, 16 avril 1973)) ou d’un Mariss Jansons (Riga, 14 janvier 1943 – Saint-Petersbourg, 1er décembre 2019), parmi quelques chefs plus ou moins contemporains de Carlo-Maria Giulini (1914 – 2005) dont les discographies suscitent mon enthousiasme et ma curiosité…

Ce CD Sony Classical 8 86977 21022 8 que je viens de me procurer, curieusement ne comporte aucune date, ni d’enregistrement, ni de parution _ l’enregistrement a eu lieu à Londres les 19-20-21 avril 1989…

Ses solistes sont Lynne Dawson, Jard van Nes, Keith Lewis _ ténor (né le 6 octobre 1950 à Methven, en Nouvelle-Zélande), dont j’ai pu apprécier les qualités, qui m’ont marqué, au Grand Théâtre de Bordeaux, dans Mozart, La Clémence de Titus _, et Simon Estes ;

avec The Philharmonia Chorus & Orchestra…

Avec la même distribution de chanteurs, mais cette fois avec il Coro e Orchestra Sinfonica di Roma della RAI-Radiotelevisione Italiana, on pourra regarder _ avec impression de kitsch… _ cette vidéo en concert à Rome le 5 décembre 1991…

Au-delà de l’impression _ un peu étrange à l’écoute de ce CD _ d’être transporté trente ans en arrière,

je dois reconnaître aussi être sensible à la qualité de douceur de la direction souple, aérienne, tendre et poétique, de Carlo-Maria Giulini…

Ce mercredi 20 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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