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Musiques de joie : le sublime velours extatique des Lieder de Richard Strauss, dont le vertigineux Morgen, par la voix longue et profonde de l’immense Jessye Norman

24juin

Parmi les sommets de l’art de la mélodie et du lied

_ que ce soit avec piano ou avec orchestre _,

les contributions extatiques de Richard Strauss

(Munich, 11 juin 1866 – Garmisch-Partenkirchen, 8 septembre 1949)

dont les Quatre derniers Lieder, op. 150 (composés en 1948),

ou Morgen, op. 27 n°4 (composé en 1894, en cadeau de mariage à son épouse soprano Pauline de Ahna) ,

impressionnent durablement le plus profondément…

Voici,

pour ce matin de début d’été qui promet d’être chaud,

le velours intense de la voix longue et profonde de Jessye Norman

(Augusta, 15 septembre 1945 – New-York, 30 septembre 2019),

par exemple dans sa sublime _ probablement inégalée _ interprétation de Morgen

_ écoutez-en le podcast _

dans le _ très justement bien connu et célébré _ CD Decca 475 8507,

enregistré à Leipzig au mois d’août 1982,

avec le Gewandhausorchester de Leipzig dirigé par Kurt Mazur.

Et encore en une vidéo,

pour l’inauguration du Festival  de Salisbury, en 1991.

Ou les capacités d’extase de la voix et du chant.

Ce mercredi 24 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Sur le riche CD Bartok-Korngold du Goldner String Quartet et Piers Lane…

24fév

Ce jour,

lundi 24 février 2020,

sur son très riche blog Discophilia,

Jean-Charles Hoffelé

consacre un bel article intitulé Quintettes du Danube

au CD Hyperion CDA 68290

des Quintettes avec piano

de Bela Bartok (1881 – 1945)

et Eric Wolfgang Korngold (1897 – 1957,

par le Goldner String Quartet et Piers Lane…

À relier à mes articles

du 30 août 2019 :  ;

et 9 février 2020 :  .

QUINTETTES DU DANUBE

Le Quintette de Bartók a enfin _ oui ! _ de la chance au disque _ en effet ! Tout juste hier, Vilde Frang et ses amis _ dont le pianiste Alexander Lonquich _ lui offraient une lecture tempétueuse _ impressionnante, magnifique ! Cf mon article du 30 août 2019 :  _, Piers Lane et les Goldner le replacent plus aisément _ probablement _ dans la filiation brahmsienne _ et viennoise, des circonstances de sa composition, en 1903-1904 _, adoucissant les hungarismes _ oui _, donnant aux harmonies une tonalité dorée _ oui _ plutôt nouvelle Vienne _ déjà.

Feraient-ils l’œuvre trop belle ? En tous cas, j’écoute fasciné ces jeux de timbres savamment composés, ces danses suggérées, l’étoffe plus soie que velours _ sans doute… _ de cet ensemble qui prend la lumière dans une œuvre si volontiers sombre. Mais les cinq amis savent aussi que Bartók flirte ici avec les audaces _ oui _ de la Vienne nouvelle, la sensualité des archets _ oui _ évoquent parfois le monde de Joseph Marx.

Le couplage avec le grand Quintette de pure fantaisie qu’Erich Wolfgang Korngold composa en 1923 (soit vingt ans après celui de Bartók) après le succès remporté par Die tote Stadt semblait une évidence, mais les deux œuvres regardent dans des directions contraires _ en effet ! _, Bartók imaginant un nouveau monde alors même qu’il est encore immergé dans Brahms, Korngold jouant les équilibristes _ voilà _ entre un monde de fantaisie et des instants abyssaux _ oui.

De cette ambivalence _ voilà _, Piers Lane et les Goldner rendent compte avec un brio certain, rendant justice à une œuvre qui se sera entendue jusque-là pour échapper à ses interprètes _ comme à ses potentiels auditeurs.


LE DISQUE DU JOUR

Béla Bartók (1881-1945)


Quintette avec piano en ut majeur, Sz. 23, BB 33


Erich Wolfgang Korngold(1897-1957)


Quintette avec piano en mi majeur, Op. 15

Piers Lane, piano
Quatuor Goldner, direction

Un album du label Hypérion CDA68290

Photo à la une : © DR

Ce lundi 24 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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