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Un nouveau Fresson de Bernard Plossu !

22oct

Chouette !

Paraît _ le 28 octobre prochain _ un nouveau Couleurs Fresson de Bernard Plossu, aux Éditions Textuel !

Plossu couleur Fresson : exposition, Nice, Théâtre de la photographie et de l'image, 21 déc. 2007-16 mars 2008

Et lui s’intitule « Tirages Fresson « …

Bernard Plossu : tirages Fresson

Pour commode rappel, ceci :

Mon amitié avec Bernard Plossu remonte à notre rencontre, à la librairie Mollat, en décembre 2006.
Et le 31 janvier 2014, j’ai reçu Bernard Plossu dans les superbes salons Albert-Mollat
pour un très riche entretien (de 60‘) à propos de son « L’Abstraction invisible », déjà aux Éditions Textuel _ le livre était paru le 18 septembre 2013.
Pour écouter cette mine richissime d’informations sur le parcours photographique de ce sublime regardeur pudique qu’est Bernard Plossu,
voici un lien au passionnant podcast de cette conversation d’une heure entre nous deux, en janvier 2014, dans les salons Albert-Mollat, à Bordeaux : https://www.mollat.com/podcasts/bernard-plossu.
Ainsi que l’article que j’ai consacré, le 16 février suivant, à cet entretien merveilleux et si riche sur le parcours d’une vie de création photographique de Bernard Plossu :
Depuis l’ouverture, le 3 juillet 2008, de mon blog En cherchant bien sur le site de la librairie Mollat,
j’ai multiplié les articles concernant les expositions _ tout particulièrement celles à la Galerie Arrêt sur l’image, de notre amie Nathalie Lamire-Fabre, à Bordeaux, parmi lesquelles, du 3 décembre 2015 au 26 janvier 2016, la magique exposition intitulée « Italie Couleur Fresson« … _ et les livres de photos de Bernard Plossu ;
parmi lesquels articles, ceux-ci :
_ le 15 juillet 2008 : «  »
Voilà donc l’article un peu détaillé que j’avais à cœur de consacrer au si merveilleux travail _ sublime ! _ des tirages Fresson de mon ami Bernard Plossu,
que je place _ Bernard, qui le sait, me le dit lui-même en notre entretien (lien), chez Mollat, le 31 janvier 2014, à 52’45 très précisément ! _ au pinacle de la photographie !!! J’adore cette sensualité si extraordinaire (et pudique) des tirages Fresson…
Et depuis 52’30 jusqu’à 55’ 50 de ce podcast d’une heure (lien),
Bernard Plossu parle très précisément de ce somptueux procédé Fresson,
ainsi que de l’histoire familiale des Fresson :
Théodore-Henri _ le fondateur de la maison : 1865-1951 _, son petit-fils Pierre _ 1904-1983 _, son arrière-petit-fils Michel _ il avait 74 ans en 2014 : né en 1936, il vient hélas de décéder ce mois d’août 2020 _, et maintenant son arrière-arrière-petit-fils Jean-François Fresson _ âgé de 35 ans en 2014, au moment de notre entretien chez Mollat… _,
dont le laboratoire se trouve à Savigny-sur-Orge, 21 rue de la Montagne Pavée ;
soit l’histoire d’une amitié et absolue confiance entre eux de 45 ans, à la date de cet entretien, le 31 janvier 2014 : Bernard Plossu travaille avec les Fresson depuis le mois de mars 1967, nous dit-il.
Nous pouvons donc y rajouter aujourd’hui 6 ans et demi de plus d’amitié et absolue confiance entre Bernard et les Fresson, de pères en fils…
La parution de ce Tirages Fresson aux Éditions Textuel constitue donc un événement à marquer d’une pierre blanche dans le monde de la photographie.
Voilà ! C’est dit !
Ce jeudi 22 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

En forme d’adieu à une amie de près de cinquante années : Françoise Talazac

30août

Françoise Talazac nous a quittés vendredi 28 août dernier, à Pau,

apaisée.

Nous nous connaissions depuis janvier 1972, à Bayonne

_ elle, la biarrote, de la rue de Larralde,

à la rayonnante personnalité ; et à l’humour puissant.

Je me souviens, aussi, qu’elle m’avait fait connaître alors Juan Manuel Serrat…

Elle reposera dans le caveau familial d’Estenos.

Pour rendre hommage à son amitié de toujours,

la berceuse tendre de l’Ave verum corpus, de Mozart,

par exemple par Nikolaus Harnoncourt…

Ce dimanche 30 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Disparition d’un penseur lucide et singulier (et ami) : Bernard Stiegler

08août

Hier, brièvement de passage au pays basque, je consulte sur mon i-phone le site du Monde,

et j’apprends avec stupéfaction la disparition de l’ami Bernard Stiegler :

Bernard Stiegler, philosophe de la technique au parcours atypique, est mort

Un peu plus tard,

un autre article

sur le site du Figaro :

Bernard Stiegler, penseur des mutations contemporaines, est mort à 68 ans

Bien sûr, une rubrique nécrologique retrace _ quasi nécessairement _ le parcours de vie du défunt,

en plus d’une présentation résumée de son œuvre,

ainsi que de l’impact culturel de celle-ci.

Et ces deux articles nécrologiques ne manquent pas de citer son ouvrage (atypique) Passer à l’acte,

paru aux Éditions Galilée en 2003 ;

ouvrage dans lequel Bernard Stiegler narrait en toute liberté et vérité les circonstances _ atypiques, en effet, et plutôt anecdotiques, eu égard à l’œuvre (d’une vie) qui allait en surgir : à chacun d’en juger sereinement _ de la naissance de son œuvre philosophique,

via son amitié toulousaine avec Gérard Granel,

puis son autre amitié avec Jacques Derrida.

Ce qui m’apparaît sidérant

est de ne considérer l’apport philosophique singulier (!) de Bernard Stiegler

qu’à travers le tamis _ probablement supposé incontournable ! en plus de forcément journalistiquement pittoresque… _ des circonstances, peu banales, de la naissance et maturation de sa réflexion, en situation de confinement forcé, à Muret.

Et je ne dirai rien, ici, de l’abject tombereau d’immondices

auxquelles se livrent et déchaînent gratuitement l’ignorance, l’inculture et la méchanceté crasse

de ceux qui prennent la peine d’infliger une « opinion » (de lecteurs superficiels _ pestitentiellement nauséabonds : l’époque massivement déculturée (et décérébrée !) s’exprime ! _ de la seule notice nécrologique de leur journal) sur un penseur dont ils méconnaissent, bien sûr, totalement _ et pour cause ! profondément crétinisés qu’ils sont… _ la moindre pensée…

Pour ma part,

je m’honore d’avoir à diverses reprises _ fidèlement suivies _ m’être entretenu, pour la Société de Philosophie de Bordeaux _ le 15 mars 2003 au CAPC de Bordeaux ; puis le 18 novembre 2004, dans les salons Albert Mollat _, avec un penseur profondément lucide

et original _ dont le travail me tenait profondément à cœur ! _,

dont je suivais, ouvrage après ouvrage, le cheminement original du lucidissime penser exploratoire…

Regrettant seulement

que ces divers entretiens avec Bernard Stiegler aient eu lieu _ notamment celui du 18 novembre 2004, dans les salons Albert Mollat, rue Vital-Carles _ avant que la librairie Mollat ait pris l’iniative de les enregistrer sur podcasts, ou avec des vidéos _ dont persiste une trace…

Demeure cependant l’accessibilité de ces articles-ci de mon blog _ ouvert, lui, le 3 juillet 2008 _ :

_ le 7 juin 2009 : 

_ le 31 mai 2009 : 

_ le 26 octobre 2009 : 

_ le 18 novembre 2009 : 

Avec reconnaissance et admiration,

Ce samedi 8 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : la sublime jubilatoire sublimation du deuil brutal d’un ami : le « Tombeau » sur la mort de Monsieur Blancrocher, de Johann-Jakob Froberger, par Gustav Leonhardt, et/ou Bob van Asperen

21mai

Bien sûr,

il y a quelque part du paradoxe à ranger parmi les « Musiques de joie »
le sublime Tombeau sur la mort de Monsieur Blancrocher, de Johann-Jakob Froberger
(Stuttgart, 18 mai 1616 – Héricourt, 7 mai 1667) :
« Tombeau fait à Paris sur la mort de Monsieur de Blancheroche »,

« lequel se joue fort lentement, à la discrétion, sans observer aucune mesure »…
Une mort survenue une soirée de novembre 1652 lors d’une chute dans un escalier, chez lui,
et en la présence en personne de l’ami Froberger…
La joie, en effet paradoxale, vient de la sublimité de l’écriture musicale
_ « sans observer aucune mesure », si ce n’est celle de l’adéquation de la musique à l’intensité-profondeur de la peine éprouvée, et donc très simplement ad libitum, tant pour le compositeur que pour l’interprète _
pour se situer à la hauteur terrible de l’effroi du chagrin de la perte
et de la soudaineté de l’accident.
À aussi sublime œuvre, donc, de la main du compositeur,
doit tenter de répondre la hauteur et parfaite justesse _ sans boursouflure, ni maniérisme, forcément _ de l’interprétation…
Je viens de ré-écouter,
pêchées dans le désordre honteux de ma discothèque 
_ certains CDs me demeurant, malgré mes efforts, trop partiels encore, de rangement, encore cachés ; et par là inaccessibles _,
deux interprétations magistrales, en leur diversité même, de Bob van Asperen,
en 2000 et en 2004,
dans le double CD AEolus titré « Le Passage du Rhin », CDs AE 10024, sur un clavecin original Ruckers,
et dans le CD AEolus titré « Pour passer la mélancolie », CD AEolus 100745, sur un clavecin original Labrèche ;
et une, sublimissime, de Gustav Leonhardt,
en 1997,
dans le CD Sony Classical Weckmann –  Froberger Toccatas & Suites K 62732, sur un clavecin d’après un Ruckers de 1624.
Oui, un extraordinaire chef d’œuvre de musique jubilatoire, en effet,
mise au défi de la plus profonde justesse d’inspiration du moment _ au concert, ou au disque _ de l’interprète.
De fait, c’est au concert, et à plusieurs reprises,
à Bordeaux même,
que j’ai découvert _ et goûté _ ce sublimissime Tombeau de Monsieur Blancrocher de Johann-Jakob Froberger,
sous les doigts de braise de l’immense Gustav Leonardt
_ s’Graveland, 30 mai 1928 – Amsterdam, 16 janvier 2012…
Ce vendredi 8 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Musiques de joie : la bonne humeur égale de l’ami Telemann, et la vivante compagnie de sa Musique de table, en 4 généreux CDs

04avr

Ce samedi très ensoleillé de début avril,

je reviens à l’excellente compagnie _ à la fois paisible et tonique : vivante ! _

de l’ami Telemann :

il n’est certes pas du genre à se pousser du col _ jamais ! _,

et sait très amicalement _ humainement ! _ varier les plaisirs musicaux qu’il nous donne.

Telemann a ainsi quelque chose de l’ami Jean de La Fontaine… 

J’ai donc opté aujourd’hui pour son recueil de plus de 4 heures de musique

_ Telemann est aussi un généreux ! _,

en 3 « Productions« , de musique de table,

Tafelmusik,

publié, en souscription, à Hambourg en 1733

_ et 206 personnes souscrivirent, parmi lesquelles, à Dresde, Pantaleon Hebenstreit et Johann Georg Pisendel, à Berlin, Johann Joachim Quantz, à Paris, Michel Blavet, et à Londres Händel _ :

chacune de ces « Productions » comportant

_ je cite in extenso le titre de la publication originale _

« une Ouverture avec la Suite à 7 instruments,

un Quatuor,

un Concert à 7,

un Trio,

un Solo,

et une Conclusion à 7,

et dont les instruments se diversifient par tout ;

composée par George Philipp Telemann,

Maître de Chapelle de L. A. S. le Duc de Saxe-Eisenach, et le Margrave de Bayreuth ;

Directeur de la Musique à Hambourg« .

Et j’alterne à l’écoute deux interprétations

de ma discothèque,

toutes deux publiées _ je le note _ en 1989 :

le quadruple album _ Teldec 8.35670 244 688-2 _ du Concentus Musicus Wien,

sous la direction de Nikolaus Harnoncourt,

et le quadruple album _ Archiv 427619-2 _ du Musica Antiqua Köln,

sous la direction de Reinhard Goebel.

Et je regrette au passage que l’excellent ensemble Florilegium

ne nous ait pas encore gratifiés d’une intégrale de cette Tafelmusik !

Telemann est un ami de la meilleure compagnie _ la plus humaine… _ qui soit :

d’humeur égale et toujours bienveillante ;

en une œuvre constamment vivante, ouverte et variée.

Ce vaste _ et ordonné _ recueil

modestement intitulé « Musique de table« 

est d’un constant régal,

en sa variété superbement accomplie

de « goûts réunis« …

Ce samedi 4 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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