Posts Tagged ‘temps

2021 : pour le 700e anniversaire de la mort de Dante en 1321, publication de la traduction française du « Dante » d’Alessandro Barbero

28sept

Dans l’article « Dante en son temps »,
à la page 13 du _ décidément bien intéressant _ numéro de juillet-août 2021 des Lettres françaises,
je découvre,
sous la plume de Baptiste Eychart,
une excellente présentation d’un remarquablement intéressant _ et singulier _ aperçu sur Dante (Florence, 1265 – Ravenne, 1321),
d’Alessandro Barbero, d’abord historien, en son « Dante »,
qui paraît en traduction française aux Éditions Flammarion.
Dante

« Je ne cherche pas à expliquer pourquoi, sept cents ans après la mort de Dante, il vaut encore la peine de lire La Divine Comédie : je raconte la vie _ voilà, en son détail le plus précis possible à l’historien-chercheur d’aujourd’hui… _ d’un homme du Moyen Âge, qui eut des parents, des oncles, des tantes et des grands-parents, qui alla à l’école, tomba amoureux, se maria et eut des enfants, s’engagea dans la politique et fit la guerre, connut des succès et des malheurs, la richesse et la pauvreté. Sauf que cet homme est _ aussi _ l’un des plus grands poètes qui aient jamais foulé la terre. »


C’est ainsi que l’auteur _ Alessandro Barbero, historien, né à Turin le 30 avril 1959 _ de cette biographie trépidante _ voilà qui met l’eau à la bouche ! _ nous plonge au cœur de la société violente et multiforme du XIIIe siècle, retraçant ici une bataille au côté d’un Dante chevalier, dévoilant là les mystères entourant son mariage alors qu’il était encore enfant. Dante fut un citoyen aisé de Florence, la plus riche ville italienne, c’est-à-dire, à l’époque, la plus riche d’Europe. Une ville guelfe, protégée par le pape, amie du roi de France, où l’on trouvait en abondance argent, immigrants, commerces, chantiers… Dante, lui, ne s’intéressait pas aux affaires, il vivait de rentes et pouvait s’adonner à ses passions, l’étude et l’écriture.
Vers l’âge de trente ans, il se découvrit une autre passion, la politique, et s’y jeta à corps perdu – ce qui lui valut le bannissement de la ville.
En associant la rigueur historiographique à la clarté de l’écriture, comblant les lacunes des précédentes biographies, Alessandro Barbero brosse le portrait vivant d’un homme de son temps, éloigné de la sacralisation du Poète à laquelle nous sommes habitués.
 
Voilà une approche magnifique par le très riche tissu des lieux, des temps et des personnes,
qui personnellement me plait bien
Et qui a plu à René de Ceccatty,
ayant lu en italien ce très remarquable travail historiographique d’Alessandro Barbero,
René de Ceccatty a aidé ce livre à obtenir l’aide du CNL afin qu’en soit réalisée une traduction en français ;
par l’excellent _ et bon connaisseur de Florence, lui-même… _ Thierry Laget
La démarche d’Alessandro Barbero me fait penser au magnifique travail pionnier de l’extraordinaire historien italien,
le turinois _ lui aussi _ Carlo Ginzburg
Ce mardi 28 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Désir de montrer à partager 4 images : « Palerme, 2011″, « Port-Cros, 2011″, « Purroy, 2018″ et « Giverny, 2010″, du présent « Tirages Fresson »…

30nov

Ce lundi matin,

ce simple bref courriel-ci, à l’ami Bernard Plossu :

Cher Bernard,

au final de mon mois de novembre passé à scruter le plus attentivement possible et de long en large ton admirable « Tirages Fresson »,
 
je m’avise à nouveau que je ne dispose pas d’image (accessible du moins maintenant sur le web)
d’aucune de mes 4 images préférées :
_ page 18 : « Palerme, 2011 »
_ page 53 : « Port-Cros, 2011 »
_ page 68 : « Purroy, 2018 »
_ page 80 : « Giverny, 2010 »…
 
Pourrais-tu m’en adresser par courriel une reproduction, afin que je puisse les insérer aux citations que je fais d’elles, au moins dans mon article de conclusion du 22 novembre :
Et au passage, je m’étonne d’ailleurs un peu de l’absence de ces 4 images-là sur le web… Serais-je donc le seul à les porter au pinacle ?..
 
J’aimerais aussi que tu me narres brièvement les circonstances singulières de ces 4 émotions photographiques éprouvées par toi, sur place, en 2010, 2011 et 2018 _ et qui ont déclenché ton clic photographique… _,
à Palerme, Port-Cros, Purroy et Giverny ;
 
et donnes un très rapide commentaire, a posteriori _ 10 ans, 9 ans et 2 ans plus tard, par conséquent _, face à ces 4 images qui demeurent aujourd’hui de ces 4 émotions-là saisies alors _ en 2010, 2011 et 2018 _ sur le vif :
pour aider éventuellement les humbles regardeurs que nous sommes, le livre sous les yeux, à mieux comprendre aussi les stupéfiants chocs de joie que nous, à notre tour, éprouvons _ hic et nunc _ face à ces images,
qui ont atteint, par-delà les temps de vie écoulés, à une sidérante éternité iconique
grâce à ton génial clic photographique, au tirage lumineux des Fresson, et encore au beau travail de l’éditeur de l’album, qu’il ne faut pas oublier non plus…
 
J’espère ne pas trop te déranger ainsi…
Mais mieux partager sur mon modeste blog l’époustouflant plaisir de ces images revêt une certaine importance pour moi…
 
Montrer une image est une sorte d’équivalent à donner à écouter une musique : nos phrases s’avérant toujours un peu faibles face aux si riches directes expériences sensorielles ;
ainsi que face aux œuvres qui en témoignent, et demeurent et restent…
 
Excellente journée !
 
Francis,
à Bordeaux, où il fait très beau ce lundi…

Ce lundi 30 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Bernard Plossu, photographe : sa rencontre avec Garrett List, musicien (1943 – 2019)

24oct

 

De l’ami Bernard Plossu,

en plus de son nouveau et très attendu « Tirages Fresson » (aux Éditions Textuel)

(cf mon article d’hier :  ),

aux Éditions Yellow now (que dirige Guy Jungblut),

paraît aussi maintenant « La Rencontre » _ quel beau titre ! _ ;

dont voici un beau texte de présentation,

de Marie-Pierre Lahaye _ épouse et veuve de Garrett List (Phœnix, Arizona, 1943 – Liège, décembre 2019) _ :

« Ce livre, c’est l’histoire d’une rencontre qu’une chanson de Garrett List délicieusement impertinente a provoquée. Écrite avec son ami poète Ed Friedman dans les années 1970 à New-York City, Fly Hollywood est parvenue aux oreilles d’un photographe français, un peu vagabond et au talent fécond, Bernard Plossu, qui lui aussi avait vécu sur deux continents _ Europe et Amérique. Il a fallu une galeriste liégeoise avertie _ et merveilleuse !_, Véronique Marit, pour que ces deux artistes qui partagent la même intuition poétique et la même façon d’être au monde se rencontrent enfin… puis un éditeur généreux autant que visionnaire _ oui _, Guy Jungblut, pour que l’idée de célébrer « la rencontre » prenne racine… mais il n’était pas prévu que celui qui nous avait réjouis avec sa musique s’éclipse avant que La Rencontre ait eu le temps de voir le jour. Ce livre tombe à point nommé. Fly Hollywood !!!« 

Rencontrer,

je veux dire rencontrer vraiment,

est chose assez rare, et infiniment précieuse,

en une _ passablement courte _ vie humaine.

Sur ce sujet,

cf mon article du 26 octobre 2016 :  ;

en réalité un texte rédigé en 2007,

et, en effet, retrouvé ! _ et auquel je tiens beaucoup.

La rencontre, la bonne rencontre, doit être (et instantanément !) perçue, ressentie,

et surtout saisie _ tout un art

tant de promptitude que de délicatesse ! _ :

sinon,

sous les auspices de l’immensément généreux, mais aussi terriblement impitoyable Kairos,

elle est _ irrattrapable ! _ à jamais enfuie ;

et néant pour toujours.

Vie, temps, mort, éternité,

vrai présent,

telles sont les harmoniques splendides de la rencontre.

Au passage,

un très amical salut à l’extraordinaire bonne fée liégeoise qu’est Véronique Marit _ quelle sacrée personnalité ! _ ;

ainsi qu’à Guy Jungblut _ l’excellent éditeur-concepteur des très belles Éditions Yellow Now _,

rencontré une première fois à Aix-en-Provence, à la galerie La NonMaison de la chère Michèle Cohen,

pour l’occasion de la parution du _ sublimissime ! _ « Plossu Cinéma« 

(cf mon article fouillé du 27 janvier 2010 :  ) ;

et une seconde fois à Bordeaux, à la Galerie Arrêt sur l’image, de la chère Nathalie Lamire-Fabre,

pour l’occasion de la parution des délicieux « À boire et à manger » et « À table !« 

(cf mon article du 9 février 2018 :  ) :

tous ces livres parus aux Éditions Yellow now. 

Fly Hollywood ! La chanson est bien là.

Ce vendredi 23 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Daniele Carnovich, basse, nous a quittés : La Compagnia del Madrigale perd un de ses fondateurs… La grâce à dimension d’éternité de la sublime musique

25sept

Avec ses amis Rossana Bertini, soprano, et Giuseppe Maletto, tenor,

Daniele Carnovich a fondé en 2009 l’ensemble La Compagnia del Madrigale

_ un ensemble absolument merveilleux consacré à l’interprétation des Madrigaux _

créé en se séparant, alors, de l’ensemble, lui aussi magnifique, La Venexiana

(fondé, avec Rossana Bertini, en 1995, par le contre-ténor Claudio Cavina _ décédé, lui, le 30 août dernier, à l’âge de 58 ans ; cf mon article du 31 août dernier :  _),

auxquels ces chanteurs appartenaient.

Daniele Carnovich,

qui vient de décéder le dimanche 20 septembre dernier, à l’âge de 63 ans,

était né à Padoue, en 1957 ;

et il vivait à Fontarabie _ juste en face d’Hendaye _,

avec son épouse la mezzo Maite Arruabarrena (née à Renteria en 1964),

et leurs deux enfants, Angela et Andoni.

Pour célébrer l’œuvre musical discographique de Daniele Carnovich,

je renvoie ici à mes articles de ce blog à propos de quelques miraculeuses réalisations de La Compagnia del Madrigale,

articles en date des 1er juin 2018, 20 janvier 2019, 5 décembre 2019 et 18 juin 2020 :

 ;

 ;

 ;

et  .

Sans oublier cet article du 24 mars 2020 consacré au sublime coffret Glossa GCD 920929 de l’intégrale des Madrigaux de Monteverdi, par la Venexiana, où Daniele Carnovich tenait la partie de basse :

Daniele Carnovich a beaucoup travaillé aussi avec Jordi Savall : une fidélité de pas moins de quarante ans…

Bien sûr la vie est une maladie mortelle ;

mais c’est une raison supplémentaire _ et surtout fondamentale ! _ de bien apprendre à jouir _ au mieux _ de ses plus sublimes instants,

tels ceux, musicaux, que peuvent nous offrir des concerts, ou encore des disques :

des moments où le temps _ se tenant, pour lors, avec un peu de « tenue« , et avec une relative consistance (capable, qui sait ?, de devenir mémorable…) _ est à même de nous livrer _ gracieusement ! _ accès au bonheur puissant de ce ténu et frêle _ infiniment précieux par là… _ sublime _ voilà ! _ hors-temps-là de l’éternité !

Et cela _ cette aptitude à saisir à la volée, à l’instant, ce qu’offre le fugace Kairos qui passe _ s’apprend tout au long d’une vie…

Merci la vie !!!

Ce vendredi 25 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Le dénouement du récit de « Piccola » : le 27 septembre 1990, le lendemain même du décès d’Alberto Moravia, et à son domicile

23août

Ce dimanche matin, à 9h 26,

je viens d’achever ma lecture du Piccola de Rosita Steenbeek.

Son récit romanesque autobiographique,

qui débute, page 7, sur un quai de la Stazione Termini, à Rome,

en instance du départ de la narratrice, Suzanne – Rosita, en un train de wagons-lits vers Catane, ou plutôt Taormina (page 9).

commence,

et si je calcule bien _ 1957 + 27 = 1984 ! _puisque la narratrice, Suzanne (Rosita Steenbeek est née le 25 mai 1957), a « échappé à tant de guet-apens » « pendant vingt-sept ans« ,

l’été 1984

_ ou plutôt l’été 1985,

au moment tu tournage de Ginger et Fred, de Fellini (le film sortira le 15 janvier 1986), dans lequel Suzanne – Rosita fait partie des figurantes (cf pages 35 à 41)… _ ;

pour s’achever, à Rome, le 27 septembre 1990,

soit juste le lendemain (« il était mort la veille à neuf heures« , page 396 ; « Il avait pris sa douche. Il s’était rasé. Je l’ai trouvé comme ça« , a raconté Irena, la gouvernante de Pincrini – Moravia)

du décès _ soudain ! _ d’Edoardo Pincrini (Alberto Moravia est décédé, chez lui, à Rome, Lungotevere della Vittoria, 1, le 26 septembre 1990, à neuf heures du matin),

dans le bureau même de l’écrivain, que la narratrice avait tenu à revoir alors :

« au pied de l’immeuble, au-delà de la fenêtre, le Tibre coulait toujours, avec une indifférence provocante« , page 396…

Page 127, en ouverture du chapitre 2 de Piccola,

est narrée la toute première rencontre _ esquivée alors, pour raison de migraine… _ de Suzanne, la narratrice (ou Rosita Steenbeek) avec Edoardo Pincrini (ou Alberto Moravia), au Grand Hôtel, à l’occasion d’une conférence de presse pour la sortie d’un film _ sans plus de précision _, dont le scénario est tiré d’une des (29) œuvres de Moravia ayant donné lieu à un film :

ce peut être en 1987, pour le film L’Attenzione, de Giovanni Soldati,

en 1988, pour La Ciociara, de Dino Risi,

ou en 1989, pour La Cintura, de Giuliana Gamba.

Page 128, la rencontre effective entre Suzanne (Rosita  Steenbeek) et Edoardo Pincrini (Alberto  Moravia) adviendra cependant, très vite, quelques jours plus tard, et sur un rendez-vous que prit alors Suzanne – Rosita, au domicile de Pincrini – Moravia :

« un réalisateur hollandais voulait entrer en contact avec Pincrini. il préparait un documentaire sur la célébrité et la solitude » (page 128).

Quant au chapitre 3,

il débute, page 197, par une référence à « la première du dernier film de Leoni« -Fellini

_ soit La Voce de la luna, qui eut bien lieu à Rome le 31 janvier 1990 _,

à laquelle, grâce à une invitation de Pincrini-Moravia, assistent Suzanne-Rosita Steenbeek et son amie néerlandaise, elle aussi, et colocataire, alors, dans un appartement sur l’Aventin, Heleen _ un appartement sur le bel Aventin que quittera bientôt Suzanne pour retourner dans sa petite pension dans le Ghetto ; avant de finir par dénicher miraculeusement, au mois de juin 1990, son infiniment précieuse cellule monacale de la Via del Sudario, en une annexe paradisiaquement tranquille de l’église San Giuliano dei Fiamminghi…

Les 202 pages de ce récit passionnant et très documenté _ par le détail très précis (et particulièrement riche !) des conversations de Rosita avec Moravia et avec Fellini _ du chapitre 3

se déploiera l’année 1990, donc :

du 31 janvier, pour la date de la première romaine du film La Voce della Luna, de Fellini,

au 27 septembre 1990, le lendemain de la mort de Moravia, très précisément.

Alors que le premier chapitre (pages 7 à 125) était centré sur les relations tumultueuses et compliquées _ sado-masochistes _ de Suzanne – Rosita Steenbeek avec Roberto Chiaramonti, un très ombrageux psychiatre sicilien,

et le second (pages 127 à 196), sur l’amitié très riche, et un peu ambiguë, entre Suzanne -Rosita et Edoardo Pincrini – Alberto Pincherle, dont le nom de plume est Alberto Moravia,

le chapitre 3 (pages 197 à 399), le plus développé des trois, va inclure dans un trio de relations amoureuses complexes de Suzanne – Rosita Steenbeek,

Marcello Leoni – Federico Fellini ;

qui en devient, surtout, le pôle principal…

Certes, Suzanne – Rosita avait fait partie d’innnombrables figurant(e)s sur le tournage du Ginger et Fred, de Fellini, en 1986 ; mais même si celle-ci avait croisé à quelques reprises le cinéaste lors de ce tournage, cela était demeuré superficiel :

« _ ah, mais nous nous connaissons ! Quand donc nous sommes-nous rencontrés ?

Je lui rappelais que je me trouvais parmi les figurants de son précédent film« , tourné en 1986, page 199…

Et le récit détaillé _ passionnant ! _ des conversations-entretiens privés de Suzanne – Rosita avec Marcello Leoni – Federico Fellini,

comme celui des conversations-entretiens privés avec Edoardo Pincrini – Alberto Moravia,

est, sans conteste, un trésor infiniment précieux de ce roman autobiographique romain…

Mais le récit autobiographique romain s’interrompt là,

au domicile d’Alberto Moravia, le 27 septembre 1990 _ juste le lendemain du décès de l’écrivain _,

sans rien dire de ce qu’ont pu être les rapports ultérieurs de la narratrice avec Federico Fellini,

qui mourra, à Rome, trois années plus tard : le 31 octobre 1993…

Ce dimanche 23 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

Chercher sur mollat

parmi plus de 300 000 titres.

Actualité
Podcasts
Rendez-vous
Coup de cœur