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Le violon de braise (et de velours) de Théotime Langlois de Swarte dans Leclair, Vivaldi (et Locatelli), avec Les Ombres (de son frère Sylvain Sartre)…

23fév

Juste paru le vendredi 18 février dernier,

un électrisant _ de braise et de velours _ CD Vivaldi – Leclair – Locatelli du brillantissime violoniste Théotime Langlois de Swarte,

avec Les Ombres, l’ensemble que co-dirige _ avec Margaux Blanchard _ le frère de Théotime, Sylvain Sartre _ leur mère est Bertille de Swarte, née entre 1956 et 1961 ; Sylvain Sartre est né le 28 août 1979, à Périgueux ; et Théotime Langlois de Swarte, est né en 1995 (sans davantage de précision jusqu’ici) à Céret ; cf mon article du 22 juin 2021 : « «  _ :

le CD Harmonia Mundi HMM 902649, intitulé « Violin Concertos« , comportant deux Concertos _ RV 179a et RV 384d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741), deux Concertos _ opus 7 n° 5, en la mineur, et opus 10 n°3, en ré majeurde Jean-Marie Leclair (1697 – 1764)et un Concerto _ opus 3 n°8 _ de Pietro Locatelli (1695 – 1764) ;

en un enregistrement d’avril-mai 2021, dans la Grande Salle de l’Arsenal de Metz.

Il est intéressant de comparer l’interprétation, ici, en ce CD, avec l’ensemble Les Ombres, de Théotime Langlois de Swarte, des deux Concertos pour violon, op. 7 n°5 et op. 10 n°3, de Jean-Marie Leclair,

avec celle de Leila Schayegh, avec son ensemble La Cetra Barockorchester Basel, dans les CDs que celle-ci a consacrés à l’intégrale _ en 3 volumes _ des 12 Concerti per violino , op. 7 et op. 10, de Jean-Marie Leclair,

en l’occurrence, dans le volume III, pour le premier cité (op. 7 n°5), et dans le volume II, pour le second (op. 10 n°3) _ cf mes deux articles des 5 février 2022  et 9 mars 2020 :  «  » et « «  ; des enregistrements effectués à Bâle en mai 2019 et juin 2020… _ :

des enregistrements qui m’avaient énormément séduit.


Pour ajouter encore un peu plus à cette comparaison d’interprétations de ces deux violonistes éminemment virtuoses,

on peut aussi regarder et écouter cette vidéo (de 60′) d’un concert Leclair – Vivaldi (intitulé « De Venise à Paris« ) de Théotime Langlois de Swarte avec ces deux mêmes Concertos pour violon de Jean-Marie Leclair, mais, cette fois, avec l’Opera Orchestre national de Montpellier Occitanie, en une prise de vue enregistrée un peu plus tôt dans l’année 2021 : le 21 janvier…

Eh bien, pour ces deux Concertos-là de Jean-Marie Leclair,

j’opte pour l’alternance délicate et splendide de la braise et du velours de Théotime…

De même qu’en la comparaison, pour le Concerto opus 3 n°8 (extrait de L’Arte del violino) de Pietro Locatelli, avec l’enregistrement d’Elizabeth Wallfisch avec les Raglan Baroque Players sous la direction de Nicholas Kraemer _ en un coffret de 3 CDs Hyperion CDA 66721/3) _, en 2010, le jeu de Théotime et des Ombres, est, cette fois encore, c’est très net, mille fois plus vivant, souple, dense, profond…

En ajoutant que les précisions historiques données dans le livret par la notice d’Olivier Fourès, intitulée « Histoires de familles« ,

sont particulièrement intéressantes en montrant comment les parcours des trois compositeurs choisis pour ce superbe et passionnant CD, Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741 _ fils de Giovanni-Battista Vivaldi (Brescia, 1655 – Venise, 14 mai 1736) _), Jean-Marie Leclair (Lyon, 10 mai 1697 – Paris, 22 octobre 1764 _ fils d’Antoine Leclair (passementier et musicien lyonnais) _) et Pietro Locatelli (Bergame, 3 septembre1695 – Amsterdam, 30 mars 1764), se sont très effectivement croisés, et pas seulement physiquement, et à plusieurs reprises…

On voyageait beaucoup en cette Europe du XVIIIe siècle…

À Turin, depuis 1701 jusqu’en 1703, le jeune Antonio Vivaldi est élève du violoniste Francesco-Lorenzo Somis, dit Ardi (Turin, 1633 – Turin 1736) ; dont le fils Giovanni-Battista Somis (Turin, 25 décembre 1686 – Turin, 14 aoît 1763) sera quelques années plus tard, toujours à Turin, le maître de violon de Jean-Marie Leclair.

De même qu’à Rome, en 1724, le vénitien Antonio Vivaldi, alors au faîte de sa brillante carrière, rencontre le jeune violoniste bergamasque Pietro Locatelli _ qui fut à Rome élève d’Arcangelo Corelli (Fusignano, 17 février 1653 – Rome, 8 janvier 1713) _, qui ne tardera pas, bientôt, de venir rejoindre à Venise Antonio Vivaldi, avant son établissement définitif à Amsterdam, en 1729.

Et en 1728, alors que le lyonnais Jean-Marie Leclair vient se fixer définitivement à Paris, il a l’occasion, cette même année-là, de rencontrer à la cour de Kassel, le très brillant Pietro Locatelli.

Ensuite, ce dernier, fixé définitivement, donc, à Amsterdam à partir de 1729, recevra de régulières visites de Jean-Marie Lclair, venant l’écouter en concerts…

À travers leurs très notables _ et bien connues _ différences de composition et de jeu, et la variété des formations de chacun d’eux,

Vivaldi, Leclair et Locatelli ont ainsi eu, au cours de leur vie et carrière de par l’Europe, de fructueux échanges, et influences réciproques, au travers des singularités reconnaissables de leurs idiosyncrasies.

Et c’est un peu toute cette subtilité-là que nous donne à très judicieusement percevoir et ressentir, par son choix _ et les délicates et nettes nuances de son jeu musical _ de ces 5 concertos de violon,

ce très brillant musicien qu’est Théotime Langlois de Swarte

en ce superbe CD enrgistré pour Harmonia Mundi.

Ce mercredi 23 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

Quand le message de la bouteille à la mer reçoit une réponse : un bienvenu retour aux cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel…

03avr

Hier, coup de fil surprise d’une personne membre d’une des familles cibouro-luziennes apparentées à Maurice Ravel !

Qui, tapant sur Google quelques mots-clés de ses propres centres d’intérêt _ familiaux, à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure _,

a eu, immédiatement accès à quelques uns de mes articles, commençant de lui apporter des réponses à des questions que cette personne se posait, en vain, jusque là…

Et qui souhaitait s’entretenir plus précisément avec moi, pour s’aider à trouver de nouvelles précisions ;

pour commencer…

D’où échange d’informations détaillées.

Ce qui m’a permis d’apporter aussitôt de pertinentes réponses à des éléments de recherche demeurés non identifiés jusque là…

Ainsi ai-je pu enrichir tout spécialement mon article du samedi 8 juin 2019 : ,

à propos du faire-part de décès de Monsieur Edmond Gaudin, décédé chez lui à Saint-Jean-de-Luz _ 41 rue Gambetta, la Grand’ Rue _ le 28 décembre 1920, en sa 77éme année

Je viens donc de mettre en rouge les magnifiques apports de ce jour à cet article vieux de bientôt deux ans…

Un article à relire, par conséquent…

Mais mon correspondant m’a aussi soumis, de son propre chef, un élément d’interrogation particulièrement original, qui va susciter un travail de recherche absolument passionnant ;

et que je peux seulement annoncer ici, sans rien en déflorer…

Nous découvrirons plus tard ce qui en sortira, ou pas.

Bien des documents _ et de diverses formes _ ayant trait à cette personnalité si discrète (et secrète) de Maurice Ravel, dorment encore dans bien des tiroirs de plus ou moins lointains _ ou proches _ cousins et amis de Maurice Ravel…

La recherche a besoin d’aliments documentaires divers ;

puis d’un travail de fond sérieux et approfondi sur eux, et leurs connexions…

Bref, il est réjouissant de découvrir qu’une recherche méthodique et patiente, désintéressée, visant exclusivement le progrès de la connaissance, indépendamment de tout projet éditorial, peut ainsi rencontrer une lecture attentive et passionnée qui y trouve de petits éléments de réponse, en aliments à sa propre curiosité _ familiale ici : nous sommes dans de la micro-histoire…

À suivre…

Ce samedi 3 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

Et encore : la date de naissance de « Tante Bibi », le 22 août 1855

12juil

Et voici que la mise en ligne de mon article  ,

telle une bouteille lancée à la mer,

a suscité, hier à 13h 56, le commentaire _ inespéré _ suivant :

« Très intéressantes recherches !

Je pense que cela vous intéressera, j’ai trouvé l’acte de naissance de Bernardine Bibal dans les registres d’état civil de Saint-Jean-de-Luz en date du 22/08/1855.« 

Donnée qui entre parfaitement dans la fenêtre des hypothèses que j’avais esquissées, au sein des diverses naissances de la fratrie des enfants du couple Pierre Bibal – Victoire Dupous,

en mon article du 1er juin dernier

En revoici donc l’extrait :

Mademoiselle Bibal _ dont j’ignorais jusqu’ici (soit le 1er juin) l’existence _

est la sœur cadette _ ici (dans le Remerciements paru le lundi 23 novembre 1936 dans la Gazette de Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz) sans prénom _ de la défunte, Annette Bibal Gaudin

_ celle-ci et Annette sont en effet les deux filles survivantes des enfants de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1810 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855) et son épouse Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – ?  _ j’ignore toujours la date de son décès _) ; Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous, qui se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843, eurent de nombreux enfants (au moins huit sont déjà aisément accessibles), tous nés à Saint-Jean-de-Luz et dont pas mal _ la majorité _ sont décédés précocement : Jean-Baptiste (1844 – Rochefort, 18 février 1871, matelot) ; Annette (29 avril 1845 – novembre 1936, l’épouse, puis veuve, en 1920, du premier Edmond Gaudin) ; Pascal (1846 ou 47 – ? _ j’ignore toujours la date de son décès _, le peintre, mari de Dorotea Iburuzqueta, et père du peintre François-Ignace Bibal, de Grégoire, de Marie, d’Elise et de Joseph Bibal) ; Marie (1847) ; Léon-Pierre (1849 – 28 avril 1884, peintre lui aussi) ; Justine (1850 – 31 mars 1854) ; Marie (1852 – 13 septembre 1855) ; Marie-Martine (1853 – 15 octobre 1870) ;

j’ignore le rang (et l’année de naissance : 1851 ? 1854 ? 1855 ?) de cette demoiselle Bibal (et « Tante Bibi« ), la seconde et maintenant ultime survivante, en ce mois de novembre 1936, au sein de cette très resserrée fratrie des enfants Bibal-Dupous… _ ;

soit _ et voici l’énigme résolue ! _ la fameuse « Tante Bibi«  _ son prénom n’est pas indiqué : elle doit être très âgée (et peut-être à traiter avec des pincettes : en conclusion de sa lettre à Marie Gaudin, du 20 octobre 1921, Maurice Ravel n’écrit-il pas ceci :

« Je vous embrasse goxoki _ tendrement, en basquetoutes les trois _ Marie Gaudin (née en 1879 : le 3 mars), la destinataire de cette lettre ; puis la mère de Marie, Annette Bibal-Gaudin (née en 1845, le 29 avril) ; et enfin sa nièce Annie Courteault (née en 1913, le 26 septembre), qui vivent toutes les trois à Saint-Jean-de-Luz : Annie est en effet élève au cours Sainte-Odile à Saint-Jean-de-Luz… _, ainsi que la tante Bibi, si elle s’y prête » (= se laisse embrasser !)… _

que ne manquait pas de saluer, chaque fois un peu malicieusement, dans ses lettres à son amie Marie Gaudin _ cf outre cette lettre du 20 octobre 1921 (page 764 de la Correspondance), celles du 15 août 1930 (page 1250) et du 3 janvier 1933 (page 1300) ; ainsi que les remarques là-dessus en mon article du 27 mars 2019 : … _, Maurice Ravel

_ et que j’avais pris, à tort, pour la tante _ certes côté Bibal, et non pas côté Gaudin, ni encore moins côté Ravel-Billac ! _ Dorotea Ibuzurqueta-Bibal, l’épouse de Pascal Bibal, et donc la belle-sœur d’Annette : j’ignore _ encore _ les dates des décès de Pascal Bibal (peintre important, pourtant !) et Dorotea Iburuzqueta-Bibal ; de même que j’ignore _ encore _ celle du décès de cette vieille demoiselle Bibal _ ; mais en un cas comme celui de la belle-sœur Dorotea Iburuzqueta-Bibal, le faire part aurait dit « Madame Bibal« , ou « Madame Pascal Bibal« , ou « Madame veuve Bibal« , et pas « Mademoiselle Bibal« , comme c’est mentionné ici ! ; cette formulation-ci est donc décisive !

et celle-ci pouvait encore moins (!!) être la tante Billac, la chère « tante Gachucha«  de Maurice, née en 1824 _ le 15 mai _, et décédée avant 1916 (cf la lettre à Marie Gaudin du 20 septembre 1916, page 537 de la Correspondance, qui parle d’elle au passé : l’imparfait) : quel âge aurait donc atteint la tante Gachucha Billac en 1921, 1930 et 1933 ?! : 97 ans, 106 ans, 109 ans… Que ne s’en est-on donc pas rendu compte !

Fin de l’incise.

Extrait intéressant à relire, un mois et douze jours plus tard !

Mais c’est à un tel rythme _ à hoquets _ que progresse _ cahin caha, par paliers _ la recherche.

Cf aussi _ autre hoquet, palier suivant _ mon article du 8 juin :

Grand merci donc au musicien _ pianiste ainsi que compositeur ; et qui connaît un peu (voire beaucoup) Saint-Jean-de-Luz, et les musiciens raveliens… _ qui me fait part de sa connaissance.

C’est aussi par de tels échanges que le savoir et l’intelligence des choses et de ce qui a été, avance un peu,

par hoquets, par paliers.

Plus que jamais à suivre !

Ce vendredi 12 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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